(Bon, je suis hyper contente que vous aimiez au moins un peu mon histoire :) en tout ca je m'éclate à l'écrire! :D)
Ça y est, elle y était. Armée de son fusil de poing à sa ceinture et d'un fusil de haute précision qu'elle transportait dans son dos, elle écoutait le commandant Shepard qui donnait ses ordres dans la petite navette de transport.
- Il risque d'y avoir une bonne garnison de soldats de Cerberus qui vont arriver juste après nous. On entre, on s'empare des infos et on dégage le plus vite possible, compris?
Maddie hocha la tête, resserrant à sa taille la ceinture qui alimentait son champ de protection. Elle avait refusé de porter une armure lourde, qui l'encombrerait. Après tout, elle s'en était toujours tirée sans rien, même sans écran de protection! Elle n'eut pas le loisir de réfléchir trop à cela, qu'ils arrivèrent déjà au débarcadère de la base au sol. La porte de la navette s'ouvrit bruyamment et la troupe de trois soldats débarquèrent à toute vitesse, s'abritant aussitôt derrière deux grosses caisses de cargaisons. Maddie jeta un coup d'œil rapide sur l'ensemble de la salle. Elle était remplie de caisse de cargaison en métal et était surplombée par un couloir en verre dans lequel deux hommes de Cerberus patrouillaient. Quoique maintenant ils ne patrouillaient plus! Les deux soldats courraient, apparemment en direction d'un escalier qui venait vers eux.
- Ils ont dû appeler des renforts. Il faudra faire vite, siffla Garrus, en chargeant son arme de pointe.
Maddie prit une grande inspiration, chargeant son arme de poing et se plaçant en position pour tirer dès que les deux hommes apparaîtraient à l'embouchure du couloir. Le temps sembla ralentir, elle sentait son cœur battre dans ses tempes. Elle retint sa respiration, ferma les yeux un instant et quand elle les rouvrit, elle sentit une montée d'adrénaline envahir son corps. Tout semblait se passer au ralenti… Et quand les deux soldats de Cerberus apparurent, elle tira rapidement trois coups de fusil dans le premier qui s'effondra aussitôt au sol. Garrus, lui, avait achevé le deuxième et Shepard était déjà debout, en route vers les labos.
- Allez, allez, allez!, cria-t-elle en s'engouffrant dans un autre couloir qui partait vers ce qui semblait être des labos.
Maddie courut derrière la commandante, talonnée par Garrus. Ils débouchèrent après quelques pas sur une grande salle blanche qui contenait plusieurs consoles.
- Maddie, prenez la première, Garrus, celle du fond, je m'occupe de celle près de la baie vitrée, ordonna Shepard.
Maddie obéit aussitôt, allumant la dite console et scannant l'écran. Elle sortit de sa poche une clé USB et la brancha sur le côté de l'écran tactile, transférant toutes les infos qui lui semblaient utiles. Alors que le téléchargement était à la moitié, Maddie entendit des pas de course qui venaient vers eux.
- On a de la compagnie!, cria-t-elle en se baissant pour se mettre à l'abri derrière la console.
À peine quelques secondes plus tard, quatre soldats de Cerberus firent irruption dans la salle, suivis de deux autres qui se cachait derrière le cadre de porte. Maddie sentit la panique monter en elle, elle se trouvait juste derrière la première console, qui essuyait tous les tirs. En tout cas, ils ne récupéreraient rien de celle-ci… elle devait être complètement HS, vu les étincelles qui descendaient juste devant ses yeux. Elle tourna le regard vers Alice Shepard, qui, cachée derrière sa console, rechargeait son fusil d'assaut. Leurs regards se croisèrent alors et Maddie sentit une bouffée de courage l'envahir. Si Shepard croyait en elle, c'est qu'elle le méritait! La commandante compta jusqu'à trois et à la fin du décompte, Maddie se leva d'un bond pour faire feu sur les ennemis. Elle se rebaissa rapidement, question de recharger et de se remettre à l'abri. Une fois cela fait, elle se releva, mais ne trouva plus aucun homme debout. Elle se retourna vers Shepard et aperçut Garrus, au fond de la salle, debout, son arme à longue portée posée sur son épaule.
- Je vise mieux de long, rigola-t-il.
- Bon, pas le temps de s'amuser, on doit retourner à la navette, dit Shepard en se dirigeant tout de suite vers la sortie.
Maddie s'empara de sa clé USB, peut-être avait-il réussi à récupérer quelques données quand même. Aussitôt fait, elle prit la suite du commandant, toujours suivie par Garrus.
- Vous vous battez bien et vous visez juste, lui dit ce dernier en la rattrapant.
Maddie n'eut pas le temps de répondre, ils arrivèrent à l'embarcadère aussitôt.
-Shepard, dépêchez vous, j'essuie des tirs de navettes ennemis! On doit dégager!, grésilla une voix dans leurs radios.
Ils redoublèrent de vitesse et se jetèrent dans la porte grande ouverte de la navette, qui décolla dès qu'ils eurent posé un pied à bord. Derrière eux, les tirs fusèrent et quelques uns atteignirent la porte avant qu'elle ne soit refermée. Soudainement, Maddie senti une douleur brûlante qu'elle connaissant bien dans son bras droit, au niveau du biceps. Un résonnement métallique se fit entendre dans la cabine, puis la porte se referma entièrement. La jeune femme baissa son regard vers son bras, où une balle l'avait frôlée. Elle se mordit la lèvre inférieure, se laissant tomber sur son siège, agrippant son bras pour arrêter l'hémorragie.
- Vous êtes touchée?, demanda Shepard.
- Juste une égratignure, souffla Maddie.
- Bonne au tir et orgueilleuse sur le tas. Je crois que vous avez fait le bon choix commandant, dit Garrus en prenant place sur son siège tranquillement.
Maddie rigola à la remarque du Turien et rétorqua :
- Vous êtes pas mal dans votre genre aussi.
Garrus rit aussi à sa réponse et lui jeta la petite trousse de secours.
- Essayez de ne pas salir les bancs de la navette, répliqua-t-il.
Shepard prit place à côté de Maddie et insista pour observer sa blessure.
- Ce n'est peut-être rien de grave, mais il ne faut pas la laisser sans rien. Vous irez voir le Docteur Chakwas dès que nous arriverons sur le Normandy. En attendant, serrez-moi ce bandage soldat.
Maddie remercia le commandant et obéit en serrant bien son bandage.
- Alors comme ça c'est vous, la grande blessée, dit le Docteur Chakwas en voyant arriver Maddie avec son bras ensanglanté.
- Ce n'est qu'une égratignure, dit-elle de nouveau, elle en avait vu d'autre.
- C'est moi le médecin ici, c'est moi qui juge de la gravité de vos blessures. Laissez-moi voir.
Maddie enleva doucement et douloureusement le bandage qui serrait son biceps droit. Le Docteur, à l'aide de sa lampe de poche observa la blessure avec attention. La balle n'avait fait que frôler sa chair, mais avait quand même causé quelques dégâts au passage.
- Vous avez besoin de points de suture, dit Chakwas en sortant d'un tiroir une petite trousse à raccommoder.
- Quoi! Mais ce n'est rien Docteur, protesta-t-elle.
- Qu'ai-je dis quand vous êtes entrée?
- Que c'était vous le médecin ici, mais je ne…
- Voilà, la coupa-t-elle, JE suis le médecin et vous êtes MA patiente. Donc JE décide si je vous couds le bras ou non.
- Et vous en faites quoi de la liberté médicale?, grommela Maddie en travers de ses dents.
Le Docteur fit comme si elle n'avait rien entendu et commença son travail. Maddie se fit un plaisir de ne pas ciller un seul instant, question de montrer que tout cela était bien inutile.
- Voilà, c'est terminé, déclara Chakwas quelques instants plus tard, alors que Maddie était toute raccommodée.
- Merci Docteur, répondit-elle en descendant de la table d'observation, les dents serrées.
- Et pensez à sourire avec ça, lui lança Chakwas alors que Maddie quittait la salle.
Le commandant avait demandé à voir tous les membres de son équipe à peine une heure après leur arrivée à bord. Ainsi, étaient réunis dans la salle de conférence Liara, Garrus, Vega, Joker et Maddie. La seule personne qu'elle ne connaissait pas était Joker, pilote du Normandy.
- Alors c'est toi qui fais avancer la carlingue comme ça…, s'amusa Maddie après leur présentation.
- La carlingue?, s'indigna faussement Joker. Le Normandy, ma petite, est un super vaisseau à la pointe de la technologie! Alors n'appelle pas mon bébé une carlingue!
Maddie rigola à sa réponse.
- Très bien Môssieur je respecterais votre bébé désormais!
À ce moment là, le commandant entra dans la pièce, et un silence s'installa sur la salle.
- Mes amis, commença Shepard. Comme vous le savez certainement, nous hébergeons présentement à bord le Primarque Turien, que nous avons récupéré sur Palaven. Nous sommes en route, depuis notre départ de la Citadelle, vers un point de rendez-vous pour organiser un sommet spécial entre Turiens, Galariens et Krogan. Malgré notre léger arrêt sur une des bases de Cerberus, nous serons à temps pour le rendez-vous qui se fera dans deux heures. À ce moment-là, montera un bord un représentant Galarien et un représentant Krogan, pour que l'on discute des possibilités d'aide qui pourraient être offertes pour défendre Palaven et la Terre. Je vous demande à tous de rester sur vos gardes et de vous ternir près à intervenir à tout moment. Nous pourrions avoir à partir en mission immédiatement après cette rencontre. Des questions?
Il y eut un moment de silence dans la salle, pendant lequel Maddie tenta d'assimiler toutes les infos qu'elle venait d'entendre. Elle se sentait plus que jamais au cœur du conflit. C'est sur ce vaisseau que se déciderait de l'aide qui sera offerte à la planète des Turiens, Palaven et à celle des Hommes, la Terre, toutes deux attaquées par les Moissonneurs… Et elle se trouvait en plein sur ce vaisseau là justement!
- Vous allez inviter un Krogan à gentiment discuter avec un Galrien et un Turien?, s'entendit demander Maddie, à sa grande surprise.
- Il y a un problème avec ça?, demanda calmement Shepard.
- Bah je sais pas, peut-être que vous avez manqué votre cours d'histoire à l'école, mais le génophage, ça vous dit quelque chose? Les Krogan ne voudront JAMAIS aidé ceux qui les ont mis dans cette merde…
- Commandant, commença Joker, j'avoue qu'avoir un Krogan à bord ne me rassure guère… surtout s'il y a des risques que leur petite conversation parte en vrille.
- Écoutez, expliqua Shepard, c'est notre seule chance de vaincre les Moissonneurs. Il faut s'unir et c'est déjà un miracle que ces trois peuples acceptent de se rencontrer pour discuter de l'aide qu'ils pourraient offrir. Et puis le Normandy est l'endroit rêvé pour ce genre de rencontre; il servira de terrain neutre. Je ne vous demande pas votre avis, seulement si vous êtes prêts à me suivre sur ce coup là.
Maddie se sentit soudainement un peu mal d'avoir défié le commandant. Elle avait raison, il fallait passer par-dessus les idées préconçues qu'ils avaient et en venir à un consensus. C'était capital. Question de survie.
- S'il n'y a pas d'autres questions, retournez à votre poste.
Tout le monde se leva et s'exécuta, sauf Maddie qui s'approcha du commandant. Une fois tout le monde partis, elle se lança :
- Commandant, je suis désolé de vous avoir confrontée.
Shepard lui offrit un sourire et répondit :
- Vous avez la tête sur les épaules et vous exprimez vos opinions. J'aime ça. Nous avons besoin de gens qui savent penser par eux-mêmes, croyez-moi. La prochaine fois ne vous gênez pas et faites pareille.
Alice Shepard lui fit un clin d'œil et sortit, laissant Maddie seule et plutôt satisfaite de cette nouvelle vie.
(À suivre!)
