Rating : M
Pairing : Franada, USUK.
Warning : Encore très Frères Scott de mon humble avis :/
Disclaimer : Quand Hetalia sera à moi, on verra Québec qui fait chier Canada en demandant l'indépendance avec son Référendum qu'a servit à RIEN pendant que les Colocs sortent leur album au club Soda.
Note : B'zour, b'soir, dépendamment de votre position planétaire par rapport à la mienne. Je précise que Matthew garde son petit accent québécois x) Oui, et dites-vous que je trouve que la plupart des gens d'ici prononcent les voyelles assez graves, mais bon, tapez un humoriste québécois sur YouTube comme… Pierre Hébert, Philipe Laprise, Philippe Bond ou Maxim Martin pour voir un peu comment on parle si vous ne voyez vraiment pas du tout xD
Alors, là, les gens, vous devez entendre la chanson citée. Cette chanson, la voix de l'artiste… Bon sang, c'est bouleversant. Aussitôt qu'elle commence, j' la mets sur replay quelques heures, histoire de l'entendre un peu plus… Avec des chanteurs comme ça, des fois, j' me demande comment Justin(e) Bieber fait pour avoir autant de fans ._.' Bref~
EDIT : J'ai recommencé à écrire après un bail à ne plus avoir d'idées pour ce bébé… uhm, disons que Johnny Cash m'aide vachement avec sa voix grave et sa reprise de Nine Inch Nails. Du côté de bien des fics, je suis sans idées, et je sais que j'ai longuement délaissé celle-là, alors, excusez-moi, mais l'inspiration va et vient assez aléatoirement pour moi, récemment. J'avais une prose de FrUK très longue sur un Arthur dépressif et suicidaire, qui m'a tenue quelques joues jusqu'à trois mille mots, mais bon, pour l'instant, c'est mort. Je ne promets PAS de suite rapide à toutes les fics, mais je vais essayer de faire les temps d'attente moins longs.
Voyant Canada parler de Hockey, les équipes, donc, les français/européens pourraient ne rien comprendre… Donc, Canada adore le Canadien de Montréal, et on gagne jamais — j'écoute jamais, et je me fous du Hockey, mais je dit on, donc c'est encré loin… Et c'est souvent les Bruins de Boston ou les Flyers de Philadelphie qui nous torchent raide. Enfin, on s' faiy battre par tout le monde, et les gens sont très fort à vous haïr si vous aimez une autre équipe que notre association de loosers. Comme exemple, mon père est allé à un bar à Québec un soir où on — Les Nordiques de la ville précédente — avait perdu contre les Bruins avec un tee-shirt des Bruins — il s'est fait mettre dehors raide par les clients, alors qu'il savait pas trop pourquoi, parce qu'il avait pas vu le match. Encore un autre truc à dire, même après des années, le but d'Alain Côté était bon en viarge, tabarnaque — j'ai des amis bleus dans mon audience ? * concert de criquet *
Je crois aussi que le prochain chapitre sera sûrement le dernier, donc, j'essaierai de le faire très long, et de tout révéler, et de finir bien pour Lud et Feli x)… Quoique, ça risque de moyennement vous plaire xD… C'est assez OC pour Feli, je sais que vous avez compris depuis lurette que Cuba, c'est pas l'île des communistes.
« Parle-moi du Soleil qui parle de la pluie »
Quatrième Chapitre
Assez pour continuer
Par Pervy Otaku
« Tell me how I should live
I have nothing more to give
Gotta go, now I know
Where you are »
— If You Can Hear This, Nomy.
« Hm, fait que… fait que... euh… on se r'voit à l'école dans deux heures, han ? » Matthew regardait Francis de sa plus petite stature, ses yeux encore rougis par ses larmes de la veille, mais son expression sereine et entichée, ses yeux indigo s'enfonçant dans les pupilles bleues du Français, l'air de quand même espérer qu'on lui répondît par l'affirmative.
« Oui, oui, mon cœur, » Francis se pencha pour lui embrasser le front, posant les mains derrière la tête du garçon, jouant tendrement avec les mèches blond sombre du plus jeune, lui caressant les pommettes avec le pouce, restant immobile un instant, le temps de respirer l'odeur semblable à celle de l'érable du garçon, puis se reculant juste un peu pour dire, « Ce soir, je t'emmène quelque part de chic, veux-tu ? »
Le Canadien leva les yeux vers lui, et hocha doucement la tête, en se serrant contre Francis, qui le balança avec lui, rythmant sa respiration par la nervosité. Francis Bonnefoy nerveux ? Good God, y s' passait des choses étranges cette semaine. Alfred les regarda faire quelques longues minutes de plus, jusqu'à ce que le Français finisse par sortir. L'Américain le regarda marcher en jouant avec ses céréales devenues molles à force de tremper dans le lait.
Matthew tituba jusqu'à une chaise sur la table, et se laissa tomber avec un sourire sur le siège, riant doucement. Alfred sourit en le regardant, bien content que l'histoire avec Francis se terminât aussi bien et rapidement. L'aîné des Jones rayonnait, et même lorsqu'Alfred se moqua de lui en lui disant qu'il ressemblait à une jeune vierge fraîchement déflorée, il se contenta de sourire en disant que ça n'avait aucune importance.
« Je… vas prendre une douche, » annonça son frère, se levant en se prenant les pieds dans le tapis, claudiquant comme un homme ivre vers le deuxième, Alfred lui criant de ne pas s'étaler, le Canadien lui disant simplement qu'il était con. Le son de la douche arriva deux minutes après, et à l'instant, Alfred se leva pour aller jeter le contenu de son assiette dans l'évier, et faire rentrer les céréales molles dans drain, regardant son détesté repas du matin partir dans les tuyaux, lui faisant un adieu silencieux de la tête, bien heureux de ne plus le voir.
.oO0Oo.
La journée avait commencé dans le genre des plus normales, mais Alfred commençait à se douter que même la plus normale des journées pouvait devenir le pire des Enfers. La journée avait commencé en mathématique, avec le vieux pervers de Mr Adnan qui matait Kiku durant tout le cours. Une heure complète à reluquer les fesses du japonais lorsqu'il retournait à son siège, et aussi à se moucher. Par deux fois il avait fait sortir un Est-Européen pour qu'il aille vider la poubelle. Si c'était pas la belle vie, ça…
Et maintenant, comme il l'attendait depuis hier, ils avaient enfin un cours de littérature. Il avait préféré délaisser Matthew et Francis qui ne se lâchaient pratiquement plus lors des récrés, le Français venant même avec son amoureux jusqu'à ses cours, partant en lui ébouriffant doucement les cheveux, tout en essayant de ne pas faire paraître plus qu'avant leur relation même s'il devait en avoir envie. Il avait aussi préféré laisser Gilbert et sa bande de oufs tranquilles, et se diriger tout de suite vers le cours pour voir Arthur.
En arrivant, il remarqua que la porte était fermée, mais ce n'était rien d'exceptionnel. Arthur devait lire, ou quoique ce soit comme ça. Alors il frappa doucement à la porte et attendit fébrilement qu'on lui réponde. Il se dandina sur ses pieds, fourra les mains dans les poches pour éviter de jouer avec, et jeta des coups d'œil furtifs à la poignée pour voir si elle tournait.
« Oui, qu'est-ce que je peux pour toi ? » demanda un homme dans la petite cinquantaine avec des cheveux bruns et bouclés à l'air méditerranéen lorsque la porte s'ouvrit. Alfred le regarda complètement con pendant quelques secondes, jetant un coup d'œil par-dessus l'épaule de l'homme dans la classe pour voir si Arthur n'était pas là, finalement, mais rien.
« Euh… m'sieur, euh… il est où Arthur ? » Il sentait la nervosité monter en lui. Quoi ? Où était l'Anglais ? Il devait— devait le voir ! Absolument, y avait pas moyen qu'il ne le voie pas aujourd'hui. Il devait le voir pour lui dire que ce qui s'était passé dans sa voiture n'était pas juste des hormones d'ado trop élevées par le contact…
L'homme sourit en passant une main dans ses cheveux, tirant quelques boucles au passage en regardant l'expression un peu affolée d'Alfred, « Ah, Mr Kirkland a dit qu'il était malade hier, tu sais. C'est important, mon garçon ? » Il pencha la tête à gauche, l'air de se demander ce qui se passait dans la tête du jeune homme en face de lui.
Alfred se mordit la lèvre inférieure, puis recula en disant, « Ouais. Ouais, a lot, m' sieur. » Et dans un éclair, il courait en bas, descendant les escaliers quatre à quatre, arrachant presque la porte de son casier alors qu'il prenait ses clés de maison et son passe du métro, pour courir comme un fou vers la station, ne se préoccupant pas en cet instant de la retenue qu'il allait sûrement se chopper.
.oO0Oo.
L'appartement d'Arthur n'était même pas verrouillé, alors Alfred s'était permis d'entrer sur sa propre volonté. La première chose qu'il remarqua, c'était le calme. Juste le calme. Tout était propre, et rien ne semblait être sur le sol. Alfred se joua quelques scénarios effrayants dans la tête, et s'avança timidement, en lançant, « Ar-Arthur ? »
Il détailla l'endroit, les armoires bien fermées, le cendrier avec juste un peu de cendres dedans. Rien qui n'indiquait quoique ce soit de suspect. Rassuré, fusse-t-il juste un peu, le jeune homme s'avança encore un peu dans le minuscule appartement, sentant l'odeur du thé bon marché, cette odeur si apaisante qui ne lâchait pas Arthur, pas plus que l'odeur amère des cigarettes. Et l'odeur de son appartement, celle qui ressemblait à l'odeur d'une vieille grand-mère.
Lorsqu'il n'y eut pas de réponse, l'Américain accourut vers le petit salon, sans y voir l'Anglais. Alors, il répéta son nom, d'une voix un peu tremblante. Alfred commençait vraiment à s'inquiéter, alors, il le rappela encore une fois, puis se tut, et se contenta d'écouter. En écoutant seulement quelques secondes, il entendit de faibles sanglots. Arthur ? Oui, sûrement. Qui d'autre aurait pu être ici, hein ?
Alfred entra doucement dans la chambre, oubliant la discrétion, et regardant dans la pénombre la forme d'Arthur qui pleurait sur le lit, secoué de durs sanglots espacés de quelques dizaines de secondes. L'Américain jura, et s'approcha doucement de l'Anglais, juste un peu plus petit et tellement plus chétif que lui. Il s'étendit près de lui, et le prit dans ses bras, fourrant son nez dans les mèches rebelles de ses cheveux, pressant son dos contre son torse, ne l'obligeant pas à le regarder ou à lui faire face s'il ne voulait pas.
Ce fut Arthur qui se retourna lui-même, pleurant toujours, se collant désespérément à lui comme un noyé à une bouée dans la tempête. Il cacha son visage dans son cou, et le serra tellement fort qu'il craignit qu'il ne l'asphyxie un peu, mais Alfred ne pouvait moins s'en préoccuper. Arthur était dans ses bras, et s'il le fallait, il n'irait pas à l'école dans l'après-midi, et réparerait ses dégâts.
« C'est à cause de moi que tu pleures ? Ne mens pas, je sais que j'y suis pour quelque chose… » Alfred lui caressa doucement la nuque, murmurant à son oreille de la voix la plus douce qu'il pouvait faire ramper hors de sa gorge, écoutant encore les sombres hoquets d'Arthur.
Se calmant un peu, l'Anglais le regarda dans les yeux, ces yeux verts qu'il n'arriverait jamais à oublier même lors de la fin du monde, puis, sa voix rauque lui dit tout bas, « Je… j'avais arrivé à oublier un peu, en devenant froid, en n'aimant plus, m-mais toi… » Il se serra à nouveau contre lui, se roulant en boule contre son épaule, « Mais toi, Alfred, tu… tu bouleverse tout. Tu m'as embrassé comme si c'était ton dernier acte et que c'était ce qui importait le plus au monde, mais… Pourtant, tu m'as rappelé… lui, et je… je pensais avoir passé par-dessus, mais je… j'avais juste endormi le traumatisme… »
Le britannique eut un petit hoquet, et Alfred s'empressa de le rassurer, « Arthur, t' sais que j' te ferais jamais, jamais d' mal, l' vieux. J' veux pas te blesser, j' veux pas qu' tu chiales à cause d' moi non plus. J'ai dix-huit ans, j' suis un idiot pas fini, mais j' te ferais pas d' mal si tu veux pas d' moi, et si tu veux, alors j' t'en ferais pas non plus. J' t'en ferais jamais. » Il continua de lui caresser la nuque et les épaules sous son chandail, regardant les yeux verts entrouverts d'Arthur.
« Je sais, je sais, Alf… » Il lui embrassa la joue, plaçant ses mains sur ses épaules pour le repousser facilement en cas de surdose. Alfred sourit. Il voulait qu'Arthur aille bien avec lui, alors, il irait mieux pour lui, c'était décidé. Comment pouvait-il bien le consoler en allant mal lui-même ? Arthur allait tellement plus mal, et il voulait qu'il aille tellement plus bien…
L'Américain lui embrassa le front, et Arthur serra ses épaules un peu plus fort, mais Alfred ignorait si c'était pour lui dire qu'il pouvait aller plus loin, ou si c'était pour lui dire qu'il en avait assez. Pour voir, il resta immobile, et attendit la réaction sûrement prochaine du britannique, respirant calmement en se disant que s'il était repoussé, ce n'était pas plus grave que ça. Il allait devoir s'avouer déçu, mais ça serait la vie.
« Je… je prendrais soin d' toi, si c'est c' que t'as besoin, » souffla-t-il contre la peau délicieusement tiède du britannique, sentant des frissons monter le long de son échine simplement à le toucher ainsi, à l'avoir ainsi plaqué contre lui… Il sentit Arthur se détendre au moins juste un peu, cessant d'enfoncer ses doigts dans son dos, et son propre cœur arrêta d'écraser l'accélérateur. Alfred respira lentement, et attendit. Il allait passer une vie à attendre, et sûrement était-ce son esprit rêveur d'adolescent, mais il s'en savait presque capable.
Arthur sourit doucement, et eut un petit rire, séchant ses larmes du revers de la manche de son vieux polo gris bon marché, serrant le bout des manches dans ses mains, et se collant contre l'adolescent, qui le regarda faire en songeant qu'il avait peut-être réussi à amadouer ne serait-ce qu'un tout petit peu, pour l'instant présent. Le britannique eut un soupir en ouvrant ses yeux émeraudes, brillants dans la pénombre, brillant de son humeur paisible, et Alfred pensa — oui, juste un instant si décisif —, qu'il pourrait faire des choses bien inconsidérées pour ce scintillement dans les yeux du plus vieux…
« You're so, so sweet, Alfred… »
.oO0Oo.
« Ouah, il est ÉNORME ! »
« T-tant que ça ? U-uuh… »
« Oui, on dirait… une aubergine… »
« Mh, oww… v-vous pouvez arrêtez d'en parler… ? »
« Vite, faut mettre d' la glace dessus ! » s'exclama Alfred en se levant d'un bond, laissant Francis seul dans le salon avec Matthew, étendu sur le canapé, sur le ventre, le tee-shirt remonté jusqu'à la nuque, dévoilant une large ecchymose noirâtre sur la peau légèrement tannée de son dos, courant de son côté droit jusqu'au milieu du dos, près de la colonne vertébrale. Et elle ne semblait pas des plus agréables à porter, puisque le jeune Canadien avait la tête enfouie entre ses bras à sangloter, visiblement dans de grandes douleurs.
« Tu penses-tu qu'il m'a cassé une côte ? » demanda-t-il d'une toute petite voix en levant ses yeux indigo larmoyants vers le Français agenouillé près de lui. Le plus vieux lui sourit d'un air préoccupé, regardant en coin le bleu aussi long et large que son bras sur le dos de l'adolescent, il se gratta la pommette, et soupira.
« Mmh… avec un gamin qui ignore ce qu'il fait comme Ivan, je ne serais pas surpris si ça serait plus que ça… » Il lui jeta un regard désolé, tandis que le malheureux joueur de hockey laissait échapper un long gémissement. Francis soupira encore une fois, puis passa une main dans ses cheveux blonds, puis tapota la tête du garçon, « Mais avec un peu de repos, ça devrait s'arranger, n'est-ce pas, mon adorable Mathieu ? »
En arrivant dans le salon, Alfred manqua de crier à la population mondiale de se mettre à couvert. Car oui, la seule manière de faire fâcher Matt, c'était que son équipe préférée soit mise hors course par les Bruins ou les Flyers… Ou encore, de lui annoncer plus ou moins directement qu'il ne pourrait pas participer au prochain match. Et Francis ne savait rien de l'amour inconditionnel que Matt portait à ce fichu hockey, mais avant qu'il ne puisse lui dire de la fermer, il prononça les mots qui lui seraient fatals, « Ce n'est que quelques entraînements et un match de manqués, n'est-ce pas, mon chou ? »
« PAS PENTOUTE ! » éclata subitement Matthew, voulant se lever, mais échouant misérablement en sentant son bleu gargantuesque dans le dos, et se recroquevillant sur lui-même en gémissant, se maudissant d'avoir eut cette réaction excessive avec un tel bleu. Alfred soupira, et déposa le paquet de glace sur le dos du hockeyeur, qui lâcha un long soupir de bien-être, faisant presque rougir Alfred, et donnant sûrement des pensées perverse à Francis qui s'excusa en prétextant une envie pressante, le nez écrasée dans la main. « T'imagines pas comment ça me tirait, c' t'affaire-là… Mmh… »
L'Américain regarda son jumeau, et se pencha à côté de lui, et lui enleva ses lunettes pour qu'il s'étende avec plus de confort. Matthew grommela un merci en soupirant encore une fois d'aise en sentant le paquet de glace sur sa peau qui brûlait, l'air de se trouver aux anges, et ne bougeant même plus d'un poil. Alfred lâcha la respiration qu'il retenait, et se laissa tomber sur le fauteuil juste à côté du canapé.
« Y a un truc bizarre, tout de même… » commença Matthew d'une voix presque inaudible, les yeux fermés par la réflexion et le Soleil qui lui arrivait dans les yeux à cause de la baie vitrée juste devant lui. Alfred tourna le regard vers lui, regardant son jumeau avec curiosité, pour l'inciter à continuer. « Ivan, habituellement, il adore plaquer le monde dans 'bande, ou la zamboni — et il se fait jamais, mais jamais mal, aussi —, mais, là, aujourd'hui… Il a tout interrompu directement, et il a dit que l'entraînement était fini pour la journée. C'est drôle, mais… j' suis certain qu'y boitait en allant au vestiaire. C'est vraiment weird… »
Alfred rigola en disant qu'il devait s'être blessé aussi de l'écrasant comme ça dans la bande, rien de plus, cachant bien le fait qu'il sache tout. L'Américain mentait très mal, mais heureusement, Matthew ne chercha pas plus loin en voyant Francis arriver avec un large sourire. Alfred s'éclipsa en disant avoir un rendez-vous urgent, courant de se préparer en haut, laissant sa place à Francis, qu'il vit préférer du coin de l'œil laisser Matthew se servir de ses cuisses comme oreillers.
Ouais, il entendait bien Francis poser des questions. Pourquoi Alfred a-t-il arrêté le foot, mon chou ? Et Matthew répondait qu'Alfred s'était un peu lassé dernièrement, et même dire avec une voix moyennement autoritaire que ça ne les regardait pas, seulement Alfred. Il eut un sourire en se disant que son frère était plus que certainement le meilleur qu'il pouvait bien avoir.
.oO0Oo.
Côtoyer Arthur dans les prochains jours se révéla plutôt mouvementé pour Alfred — une véritable montagne russe hors de contrôle était la meilleure description qu'il avait pu trouver. Le britannique qui avait d'abord été si calme envers lui était instable. Tantôt collé contre lui, les yeux fermés et semblant calme, et l'instant d'après, en furie encline à le traiter de noms et à lui lancer des trucs au visage. Une fois calmé, il se mettait à pleurer en s'excusant mille fois, ne se comprenant plus lui-même à ce qu'Alfred pouvait voir.
Parfois, il le trouvait assis sur son balcon, les jambes dans le vide, à gratter des notes triste sur sa guitare, fredonnant une chanson de James Blunt ou Leona Lewis, quelque chose de britannique et d'instrumental, qu'Alfred ne connaissait pas, puisqu'il était plutôt du genre dance ou tektonik, sans trop cracher sur le reste des genres, par contre. « What have I become, my sweetest friend ? Everyone I know, goes away… » chantait-il lentement, les yeux dans le vide du douzième étage, sa voix couvrant à peine le bruit de la circulation en bas. « And you could have it all, my empire of dirt. I will let you down, I will make you hurt… »
Arthur le rendait horriblement triste, mais perdre ce qui rendait ses journées un peu moins stressantes et le fait de manger moins embêtant, le fait de vomir après, un peu par automatisme moins culpabilisant, et comme une problème réglable n'était pas une option — de plus que c'était de sa faute à lui, s'il était comme ça. Alfred se posait tellement de questions : Arthur avait-il essayé d'en finir à cause de cette expérience ? Avait-il voulu arrêter de combattre les pensées et les souvenirs l'assaillant en tentant de s'arracher les mains, pour voir ses poignets pendouiller misérablement au bout de ses bras ?
Il commençait à connaître la peur que sa mère avait, celle dont elle avait parlé à son père peut avant qu'ils n'aillent à Cuba. La peur de le trouver pâle et froid, ayant finalement vaincu l'hiver tenace ayant pris pour siège son esprit, les bras mollement serrés contre le corps, une flaque boueuse et rouge sous lui. L'Américain devait avouer qu'il se sentait aussi très coupable d'avoir infligé de telles peurs à sa pauvre mère, cette femme qui avait tellement de mal à déjà le nourrir parce qu'il n'était pas comme les autres depuis l'enfance, parce qu'il n'aimait pas qu'il soit ce genre de personne, et qu'il en était un autre.
Et c'était simplement maintenant qu'il voyait une autre partie d'Arthur, celle avait laquelle il savait qu'il aurait du mal à vivre si jamais quelque chose avançait entre eux, s'ils arrivaient à passer par-dessus cette grande bosse dans leur relation. Ses abus d'alcool étaient assez fréquents, et il oscillait chaque fois entre être assez câlin un moment — en se montrant horriblement peu sûr de lui-même, comme s'il s'en voulait d'avoir repoussé ses avances il y avait quelques jours —, puis déprimé, avant de passer à une colère impressionnante pour la moindre des choses. Effrayé, il se réfugiait dehors et l'autre venait le retrouver en pleurant, s'excusant mille fois en lui demandant pourquoi il s'occupait tellement de lui alors qu'il le traitait comme une sous-merde.
« C'est parce que j' t'aime, voyons, idiot ! »
La réponse n'avait jamais manqué de le surprendre, et même de le faire encore plus sangloter, geindre en se plaignant de son sort à lui, et pas du sien. Il disait qu'il ne méritait pas de s'occuper d'un vieil alcoolique grincheux comme lui, et méritait une gentille copine compréhensive qui s'occuperait de lui, et lui ferait au moins à manger au lieu de toujours commander à la pizzeria du Chinatown. Alfred se contentait d'hausser les épaules en le serrant doucement, essayant de comprendre ce qui pouvait bien se passer dans la tête d'Arthur. Et se creuser ainsi la tête lui semblait bien sûr très vain…
.oO0Oo.
Rendu au dernier jour où il pouvait écourter la patience de son père et supporter ses appels de plus en plus venimeux, et surtout d'inquiéter Matthew, Alfred préparait ses sacs en se demandant si avoir passé une semaine avec un Arthur en loque et manquer cinq jours de cours avait pu aider, ou s'il aurait été mieux de le laisser cuver tout seul.
Le son de la guitare s'était arrêté depuis un moment, et son sac restait près de la porte, et lui prenait une gorgée de coca, regardant le plafond en se demandant s'il avait au moins pu l'aider le moindrement. Il savait bien que non, mais c'était difficile de savoir que l'avenir était une chose aussi incertaine, maintenant. Avec un soupir, il Alfred jeta la bouteille en marchant vers le balcon, ne s'annonçant pas pour tomber nez-à-nez sur une scène qui le fit presque crier.
« Arthur, qu'est-ce que tu fous ? »
L'autre se retourna vers lui, et lui fit un drôle de sourire, regardant à nouveau en bas, vers les nuages de voitures minuscules qui klaxonnaient, s'accrochant au garde-fou, mais le corps penchant vers la gravité, et le vent jouant avec ses cheveux, « T-tiens, Al… t'es pas parti. » Ce n'était pas une question, mais un fait dit avec une certaine déception. La rage au cœur, l'adolescent le tira rudement vers lui, le faisant tomber avec lui vers l'intérieur, surprenant et faisant paniquer au moins autant que lui l'autre, qui trembla légèrement, « Alfred… laisse-moi donc… si tu me dis des choses comme celles de l'autre jour, je peux pas supporter de te décevoir avec mes conneries… »
« Tu me déçois pas, je serais pire que toi, dans ton cas ! » Il répliqua avec une grande rapidité, le serrant à lui briser les os, se rappelant le jour où il ne l'avait lui-même pas laissé faire, et craignant qu'Arthur ne fut plus décidé que lui, il le serra encore plus fort, en s'occupant à peine de sa respiration plus difficile. « Je veux pas te perdre… s'il te plaît, si tu comprends ce que j'ai dit l'autre fois, tu devrais savoir à quel point j' fais pas ça par charité, ni par plaisir, ni par devoir… Juste, par amour, sérieusement… »
À son tour, Arthur serra ses bras, grondant quelque chose d'une voix étranglée, « Bon sang… bon sang… toi… » C'était comme s'il le maudissait et le bénissait en même temps, comme s'il venait à le haïr, ou à retourner ses sentiments à la fois. Le remercier et l'envoyer paître en une seule phrase. En un seul mot. Il se retourna vers lui avec un visage déterminé, se défaisant avec une petite difficulté de son étreinte pour s'asseoir à califourchon sur lui, et le regarder de ses yeux verts, murmurant d'une voix qui le fit pratiquement agoniser de surprise, « Alfred, montre-moi… montre-le moi, et fais-le moi… comme tu disais l'autre jour… comme tu le dis maintenant… »
« Tu… t'es sûr ? » Alfred se sentit comme s'il le poussait à la chose, mais il secoua la tête et pressa ses lèvres presque contre les siennes, à la commissure, son corps s'appuyant dans le sien comme si c'était la seule et unique place à laquelle il était destiné, l'adolescent retournant son visage en tenant le sien lestement en place, ses lèvres se soudant aux siennes, le corps d'Arthur se tendant dans l'appréhension de la suite.
Les vêtements d'Arthur trouvèrent rapidement chemin vers le sol, tandis que l'autre tentait gauchement de lui enlever son sweatshirt et son tee-shirt, ses doigts engourdis se prenant dans les nombreux plis des vêtements trop grands, puis les mains se posant sur la peau tannée et chaude, se rassurant en serrant les larges épaules contre sa forme plus fragile. Alfred trouva son corps froid, mais réceptif lorsqu'il plaçait des baisers sur la clavicule et le haut du dos de l'autre, qui frissonnait longuement, creusant sa peau de ses doigts, le pressant d'aller plus vite.
« Oublie ça, tu veux que je te prouve que j' t'aime ? Alors tu vas attendre, toi… »
Les fesses étaient fermes et rebondies sous sa poigne douce lorsqu'il réussit à le débarrasser de son pantalon, la nervosité de l'autre le faisant se serrer avec désespoir contre lui, Alfred sentant dans une certaine manière qu'il aurait fait la même chose s'il aurait voulu qu'il le protège d'une chose ou d'une autre. Calmement, il lui chuchota de petits mots, caressant le dos couvert de sueur plus froides qu'avant, ses lèvres frôlant le cou jusqu'à la mâchoire de celui dont la tête se cachait dans sa nuque. « Calme-toi, c'est moi, je te ferai pas mal. Jamais de mal. »
Il fut loin de se calmer, mais rien n'empira. Continuant de le bercer lentement contre lui, le souffle un peu coupé par l'étreinte de l'autre, et un peu déçu du sexe mou contre sa cuisse habillé comparé au sien confiné dans son jean, Alfred le prit en main, et le caressa doucement, entendant de petits sons au fur et à mesure, et l'emprise d'Arthur sur con cou se serrant et se desserrant au fil des plaintes qui augmentèrent alors que le membre dans la main du jeune homme durcissait, le faisant sourire un peu, « C'est bien, comme ça ? Tu… aimes quelque chose, quelque chose que je peux faire ? »
« C-continue… juste… continue… A-alfred… a-ah… » Il murmurait, pantelant en rendant assez évident le fait qu'il ne se touchait lui-même pratiquement pas, et Alfred eut presque l'impression de toucher un vierge, quand il aurait dû être plus expérimenté que lui — lui qui n'avait pas fait grand-chose de plus que des trucs trop saoul avec Gilbert ou touche-pipi avec son frère dans sa jeunesse. Voulant prouver son hardiesse, il se laissa tomber sur le dos en soulevant Arthur facilement, pour prendre le membre en bouche, et entendre la voix de l'autre qui partait et déraillait entre le grave et le aigu, « B-bon sang… t-t'as pas besoin… L-lord… »
Il haussa les épaules en soutenant son ami qui frissonnait et avait du mal à se tenir, des spasmes agitant les hanches de l'autre au fur et à mesure qu'il semblait apprécier et se laisser aller, pantelant en glissant sur les coudes avec un certain fracas, enfouissant le visage dans ses bras en murmurant son nom, le psalmodiant presque avec ferveur, le corps agité de tremblements qui ne devaient pas être seulement du froid venant de la porte patio toujours ouverte.
Il ne mit pas longtemps à se relâcher en s'excusant plusieurs fois, se gagnant un autre haussement d'épaules de l'autre qui avala, se rasseyant en le laissant assis sur ses genoux, observant le petit corps maigre de son aimé qui se sera à nouveau contre lui, s'appuyant en retrouvant lentement son souffle, sa nervosité partie, ce qui fit sourire Alfred, qui le serra en embrassant son visage, attendri et aussi content et bien sûr heureux de lui avait fait plaisir.
Arthur se tourna vers lui, et le regarda avec un air d'attendre quelque chose d'autre à suivre, suite à cela, « Et le reste ? Tu… tu vas continuer, hein ? » Une insécurité perçait ses mots, et l'adolescent hocha la tête en le gardant contre lui, un petit sourire aux lèvres lorsqu'il l'embrassa doucement, le sentant frémir lorsqu'il joua avec et titilla sa langue, ses mains glissant dans son dos pour se placer sur ses hanches, le regardant sans penser à autre chose que de lui plaire, le faire sentir bien, et ne jamais le laisser partir de ses bras.
« T'es prêt ? Je t'attendrai autant de temps qu'il le faut — même dans une autre vie. »
Arthur roula des yeux, et sourit en enroulant ses bras autour de lui, « Cesse les grands mots de Casanova, ça te va pas et on dirait cet idiot qui sort avec ton frère. » Puis, il l'embrassa doucement, fermant les yeux, et se contenta de laisser ses pensées plus loin, et de simplement ressentir ce dont Alfred lui louangeait depuis l'autre jour, se pressant d'autant plus contre lui, avec simplicité, dégrafant lui-même sa ceinture avec une nouvelle sorte d'appréhension dans les yeux, mordant sensuellement sa lèvre inférieure, Alfred se sentant désormais d'autant plus serré dans ses vêtements devant ce changement, alors que d'instinct, il reprenait cette petite et délicate bouche qui lui était désormais offerte, l'embrassant avec empressement, se serrant contre lui en sentant une chaleur qui le brûlait de froid.
—That's it for today !—
Le prochain chapitre sera sûrement le dernier ! Ah, si j' m'y mets, en premier lieu… Régler le problème de tous en un chapitre, il sera bien long ^^' Bref '
En espérant que mon « lemon » ait su vous plaire, puisque je l'aime pas beaucoup :/''
