AN : Big excuse pour ne pas avoir posté depuis une éternité (j'exagère à peine), surtout que je n'ai pas vraiment d'excuse valable ce coup-ci, mais bon ce chapitre est plus long (pour me faire pardonner ^^). J'espère que vous lirez et merci pour les reviews (je serais ravie d'en avoir encore plus d'ailleurs, on a le droit de rêver non ?). Ah et je voulais juste dire que la mort de Klaus m'a déprimé et que j'écrirais de nouveau sur lui et Caroline… plus tard ^^ Je ne pense pas qu'il soit vraiment mort mais quand même, c'est une erreur monumentale. Bref, sur ce, je termine mon discours et vous laisse lire en toute tranquillité mdr, Bonne lecture .
Le matin suivant, Damon se réveilla bien décidé à ce que l'épisode de la veille ne se reproduise pas, même s'il en avait très envie. Il resta quelques minutes étendu de tout son long sur son grand lit vide. Le pâle soleil d'hiver venant de la fenêtre éclairait son torse musclé, apportant à son corps de vampire de la chaleur, dont il manquait depuis bien longtemps. Son envie de se lever s'était évaporée aussi vite qu'elle était apparue, après tout il devait la jouait professionnelle. Cette femme était mariée à son client, à la fin ! Non, son agacement, lui, ne s'était absolument pas évaporé… Bien au contraire.
Le détective se décida enfin à se lever, ou il finirait par être en retard. Il se doucha, l'eau brûlante apaisant ses muscles, faisant taire ses pensées incessantes. Ayant passant un peu trop de temps dans sa salle de bain, Damon fut obliger de boire son sang en vitesse et froid, ce qui n'arrangea en rien son humeur exécrable.
Il sortit ensuite, mit ses clefs de voiture dans le contact et Ô joie ! Elle ne démarra… pas le moins du monde. Le ciel était contre lui, sa journée semblait être de celles où on ferait mieux de rester sous la couette. Cependant, il était déjà debout et il avait du travail. Il se mit alors à courir jusqu'à l'arrêt de bus, à vitesse humaine bien sûr. Il arriva juste à temps pour attraper celui qui allait au centre-ville, là où Miss Forbes faisait son shopping le samedi. Il aurait pu le rater, avec la chance qu'il semblait avoir, mais il ne faut pas exagérer, Damon pouvait seulement supporter une certaine quantité de mal chance avant de perdre son calme.
Dès qu'il mit le pied sur le trottoir, en sortant du bus, il entra en collision avec un passant et senti un liquide brûlant se répandre sur sa chemise blanche toute neuve. L'odeur vint alors à lui… Du café ! Mer-veil-leux ! Il se retourna près à invectiver la personne responsable, cette idée disparue cependant à la seconde où il vit de qui il s'agissait.
Caroline Forbes, quant à elle, avait également prévu un discours de reproche à la personne qui s'était subitement mise en travers de son chemin. Elle releva alors la tête de son gobelet de café à moitié vide et rencontra une paire d'yeux bleus comme la mer en été. Sa bouche s'ouvra sous le coup de la surprise, elle était bouche bée. Elle lui présenta alors ses excuses, ce qu'il l'étonna fortement :
« Je suis désolée… j'aurais dû regarder où j'allais… Oh j'ai complétement ruiné votre chemise. »
En voyant son air embarrassée, Damon sentit le besoin de la rassurer : « Oh, ne vous en faites pas pour ça mademoiselle, ce n'est qu'une chemise. » Ce n'était absolument pas le genre de chose que dirait habituellement le détective, lui qui était si attaché à la mode. Il ne pouvait, toutefois, pas s'en empêcher, il se ramollissait à chaque seconde passée avec cette fille. Le plus inquiétant est qu'il s'en préoccupait peu.
« Laissez-moi au moins vous aider, je n'habite pas loin, je peux vous prêter une chemise de mon mari. »
Damon le savait bien qu'elle n'habitait pas loin… Il rétorqua : « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée » Que penserait son mari ? Surtout qu'il le payait pour qu'il prouve l'existence d'un quelconque amant. Ce n'était pas faute de vouloir accepter sa proposition, loin de là.
« Allons, vous n'allez pas rester comme cela toute la journée, je ne vous ai pas brûlé au moins ? » demanda-t-elle, inquiète.
« Non, ne vous inquiétez pas » En réalité, ce n'était qu'à moitié vrai. Il avait été brûlé, mais étant un vampire, sa peau s'était immédiatement régénérée.
Elle lui demanda de la suivre et Damon ne se sentit plus le cœur a lui refusé, il restait un homme. Après qu'elle eut ouvert sa porte, elle entra, le détective l'imita, hésitant. Elle alla chercher une chemise et la lui tendit en lui disant : « Elle sera probablement un peu large, vous pouvez utiliser la salle de bain, c'est la première porte sur votre gauche. »
Damon acquiesça et la remercia dans un chuchotement dû à sa gorge nouée. Il était intimidé. Damon Salvatore était intimidé ! S'il s'était imaginé cela, il aurait trouvé cela absurde. Il suivit les instructions de son hôte et alla se changer dans la salle de bain, où tout respirait le luxe. Il observa ce qui l'entourait, il vit les parfums et lotions de Caroline et il sourit en pensant à son odeur enivrante. Le rasoir de Tyler posé juste à côté, le ramena tristement à la réalité.
Caroline attendait dans le salon que Damon sorte, elle devenait folle en imaginant les muscles du jeune homme, qu'elle avait aperçu moulés sous sa chemise blanche. Qu'est ce qui n'allait pas chez elle. Une jeune femme correcte, mariée de plus, ne devait pas s'imaginer ce genre de choses. Surtout si le mari de la femme en question n'était pas l'objet de ses fantasmes. Elle fut brutalement sortie de ses pensées provocatrices par le bruit des pas de Damon qui fit irruption dans le salon, avec la chemise de son mari. Il faut avouer que Caroline ne put s'empêcher de trouver Damon beaucoup plus beau que son mari, la comparaison lui «étant venue en le voyant ainsi dans une de ses chemises.
Damon, pour briser le silence empli de tension, lui fit une proposition : « Que diriez-vous que je vous offre un nouveau café pour remplacer celui que vous avez renversé ? Et pour vous remercier de votre hospitalité par la même occasion. » Pour la première fois depuis des années, le vampire ne sentait peu sûr de lui, appréhendant d'être rejeté. Il faut dire que les filles ne lui résistaient jamais, mais là, ce n'était pas pareil : c'était Caroline Forbes ! Et elle était mariée. Pourquoi son stupide cerveau ne cesser de lui rappeler ce fait, ce n'est pas comme s'il allait l'oublier d'un coup…
Elle accepta immédiatement son invitation, puis se sentit coupable d'avoir accepté avec autant de ferveur. Décidemment ce jeune homme chamboulait toutes ses habitudes. Elle se rendit soudain compte qu'elle ne connaissait pas même son nom et s'empressa de remédier à ce problème.
Il répondit et, faisant semblant de ne pas déjà le savoir, lui demandé le sien. « Caroline Forbes »
« Enchanté Miss Forbes », associant le geste à la parole, il lui prit la main et y posa tendrement ses lèvres. Caroline fut parcourue d'un frisson et continua la conversation pour cacher son trouble :
« Salvatore, c'est Italien ? »
« Oui, j'ai emménagé en Amérique à la naissance de mon petit frère » Damon dut chasser les souvenirs douloureux de Stefan, qu'il n'avait pas vu depuis plus d'une décennie.
Caroline ne dit rien, le voyant ému, mais se dit qu'il était définitivement attirant, le fait d'être Italien ne faisait qu'ajouter à son charme. Ils arrivèrent devant un petit café où le détective venait souvent, ils s'installèrent au bar et le serveur les interpela.
« Alors Damon, tu t'es trouvé une nouvelle amie ? Tu as fait fort cette fois » lança-t-il avec un air appréciateur.
Caroline se mit à rougir violemment et son sourire s'étira jusqu'à ses oreilles. Ce qui était tout à fait inapproprié, elle en avait conscience. Damon, extrêmement gêné que son ami ai visé dans le mille à propos de ses sentiments, eut un petit rire nerveux et lui recommanda d'arrêter de dire des bêtises.
Ils commandèrent leur café, Damon remarqua que Caroline le buvait noir. D'accord, admettons que cela n'avait pas grande importance, mais Damon était sous le charme et alors, le moindre détail prenait une importance capitale à ses yeux.
Elle sortit ensuite son porte-monnaie pour régler le serveur mais le vampire lui rappela qu'elle était son invitée et elle le remercia alors en souriant. Damon ne pouvait déjà plus se passer de son sourire envoutant. Il était pendu à ses lèvres et cela l'énervé d'être à la merci d'une femme qu'il n'aurait probablement jamais. De plus, il venait de la rencontrer, mais que lui avait-elle fait ?
Ce dont il ne se doutait pas, était que Caroline ressentait la même chose, se sentant coupable vis-à-vis de Tyler. Si seulement elle savait qu'il avait envoyé l'homme avait qui elle buvait tranquillement son café pour découvrir son potentiel amant (qui, cela dit en passant, était une pure invention concoctée par l'imagination débordante de son mari)… En pensant cela, elle se rappela qu'elle devait rentre à l'heure pour le déjeuner et regardant sa montre, constata qu'elle serait en retard si elle ne s'en aller pas sur le champ. Alors, à contre cœur, elle salua son interlocuteur et partit précipitamment, laissant un vide dans le cœur de celui-ci.
Cependant, il retrouva bien vite espoir lorsqu'un objet sur la table attira son regard : Caroline venait d'oublier son porte-monnaie. Il allait la revoir très vite. Il sourit à cette idée, ne se souciant absolument pas d'avoir enfoncée sa mission un peu plus dans l'oubli. A ce moment, Damon était un vampire heureux…
