AN : Hey, voilà enfin le nouveau chapitre, désolée pour l'attente, j'espère que vous n'avez pas laissé tomber.

Lucie96 : Merci pour ta review, elle n'apprend pas encore que Damon est le détective dans ce chapitre mais cela viendra et j'espère qu'il te plaire quand même.

SweetyK : Merci pour ta review, oui c'est vrai que Ty est un boulet mais bon je suis pour le Klaroline alors autant dire que Tyler n'est pas mon personnage préféré =). Je suis très contente que mon Daroline te plaise vu que tu avais dit que tu n'aimais pas ce couple habituellement.

En tout cas, bonne lecure, on se retrouve en bas )

Le lendemain matin, le soleil était à peine levé que Damon se réveilla sur les coussins rigides du canapé de son salon. Caroline, quant à elle, était toujours dans les bras de Morphée, se remettant doucement des aventures de la veille.

Le détective alla se cherchait une poche de sang et constata en ouvrant son placard qu'il ne contenait aucune chose comestible pour un humain. La belle blonde allongée dans son lit en ce moment, ne tarderait probablement pas à se lever, son estomac réclamant la nourriture qu'il ne possédait malencontreusement pas.

Pour remédier à la situation, il enfila en vitesse une chemise et un pantalon et partit à l'épicerie qui se trouvait au coin de sa rue. C'était une chance d'avoir beaucoup de choses à proximité, car le tas de ferraille qui lui servait de voiture lui avait plus d'une fois fait défaut ces derniers temps.

Ne connaissant pas très bien la jeune femme, il n'avait aucune idée de ses goûts culinaires, c'est pourquoi il joua la prudence en achetant un peu de tout ce qui était susceptible de composer un petit déjeuner. Ce n'était pas dans les habitudes du vampire de prendre soin de qui que ce soit, puisqu'il vivait seul depuis qu'il avait achevé sa transition, cela dit, s'occuper de Caroline était venu naturellement, si bien qu'il ne remarquait même pas son changement d'attitude lorsqu'il était en sa présence.

Pendant que Damon arpentait les étroits rayons de la boutique de quartier, Caroline se réveillait soudainement dans le lit de celui-ci, un cauchemar étant venu troubler son paisible sommeil. Des traces de larmes parcouraient ses joues et sa respiration était saccadée, son cœur tentait, quant à lui, de retrouver son rythme normal.

Elle pensait trouver du réconfort dans les bras de celui qui l'avait accueilli, toutefois, elle arriva dans un salon vide et après être passée dans les autres pièces, elle constata qu'il n'y avait aucune trace du détective.

Les nerfs de la belle blonde, éprouvés par ses récentes mésaventures, lâchèrent une nouvelle fois et les larmes retrouvèrent leur place aux coins de ses yeux.

Une dizaine de minutes plus tard, Damon escalada les marches jusqu'à son appartement et se rendit compte, arrivé devant la porte, qu'il avait oublié ses clefs dans les poches de sa veste, qu'il ne portait évidemment pas. Il aurait facilement pu escalader la façade si une fenêtre avait fortuitement été ouvert, ce n'était cependant pas le cas, et taper sur celle-ci pour que Caroline la lui ouvre ne serait probablement pas la façon la plus agréable de la réveiller.

Il frappa donc simplement à la porte et, étrangement, il n'obtint aucune réponse. Il entendit néanmoins des sanglots étouffés et craignit soudain qu'il ne soit arrivé quelque chose à sa nouvelle colocataire. Se réprimandant de l'avoir laissé seule, il défonça la porte et ce qu'il trouva derrière l'étonna d'abord, puis l'ému : Caroline était appuyée contre le mur, la tête entre ses mains, le corps secoué de sanglots.

« Hé, Caroline, c'est moi, ça va aller. » Tenta de la rassurer Damon, comme elle ne bougea pas, il se dit qu'elle était probablement sous le choc et l'approcha délicatement. Il la prit ensuite doucement dans ses bras et caressa sa chevelure soyeuse.

Pendant tout ce temps, il n'eut de cesse de lui susurrer des paroles réconfortantes à l'oreille, ce qui eut le don de calmer la jeune femme. Après plusieurs longues minutes de silence de sa part, elle releva les yeux vers lui et bégaya entre les flots de larmes :

« Je… je… je suis désolée, je c-croyais que c'était Tyler ou… ou… les hommes d'hier. »

« Ceux-là ne te feront plus rien, je me suis occupé d'eux. » Lui assura-t-il, il y avait probablement quelqu'un de plus important derrière cette affaire mais il ne voulait pas l'inquiéter et il la protégerait du mieux qu'il pourrait.

« Merci. » Dit-elle, et elle ne parlait pas seulement des kidnappeurs, elle le remerciait aussi pour l'avoir accueilli chez lui, et pour l'avoir consolé quelques minutes auparavant.

« Je t'en prie » se contenta-t-il de répondre.

« Allez princesse, il faut que tu manges un peu, je ne voudrais pas te laisser mourir de faim » Il lui annonça en lui tendant sa main, qu'elle s'empressa de prendre en acquiesçant, son estomac criant famine.

Il s'assirent tous deux à la table de la cuisine et Damon posa sur celle-ci tout ce qu'il avait acheté. Caroline commença par manger du pain à la confiture et regarda le beau brun avec un regard interrogatif.

« Tu ne manges pas ? » Elle questionna.

« Mon organisme n'a pas besoin de nourriture humaine pour fonctionner » Expliqua-t-il évitant le regard de la blonde, de peur d'y voir de la gêne, du dégoût ou de la peur. Il ajouta « Je peux manger, si ça te met mal à l'aise ».

« Non, ne t'inquiète pas pour moi, je te suis déjà reconnaissante de m'accepter chez toi… je ne sais pas ce que j'aurais fait autrement. » Confia-t-elle avec un petit sourire triste.

« Tout le plaisir est pour moi » Déclara le détective pour lui remonter le moral, et aussi parce que c'était la vérité (il n'était pas du genre à mentir pour faire plaisir à qui que ce soit).

Elle lui offrit son plus beau sourire, ce qui n'était pas peu dire, et continua la conversation :

« Le jeune homme qui nous a aidé à nous enfuir hier… qui était-ce ? » Demanda-t-elle, curieuse de ce lien qui semblait le lier à Damon.

Celui-ci s'éclaircit la gorge, n'appréciant pas plus que de mesure (pour ne pas dire pas du tout) parler de sa vie privée. Il prit toutefois son courage à deux mains, vu qu'il en connaissait déjà pas mal sur elle, ce n'était que justice qu'elle sache quelque chose de lui en retour :

« Hum… c'est mon petit frère, mais on ne se fréquente plus beaucoup. » Répondit-il en baissant les yeux, perdu dans un énième souvenir d'enfance, la nostalgie envahissant son regard azuré.

« Oh » Fut tout ce que Caroline réussit à dire. Que faisait-on dans ce genre de situation ? Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle était désolée puisqu'elle n'avait rien à faire dans leurs histoires de famille, puis, cela ne lui ramènerait pas son frère.

A cet instant, Damon se leva pour aller faire chauffer de l'eau, échappant ainsi à la conversation personnelle qui s'installait peu à peu. Quand l'eau commença à bouillir, il y déposa une plante et se retourna vers Caroline :

« Est-ce que tu me fais confiance ? » Lui demanda-t-il. Elle n'eut pas besoin de réfléchir bien longtemps à cette question : même si elle ne le connaissait que depuis quelques jours, il avait déjà prouvé plusieurs fois qu'elle pouvait compter sur lui. C'est pourquoi elle répondit affirmativement à sa question.

« Il faut que tu boives ça, je vais t'expliquer. » Annonça-t-il en lui tendant la tasse fumante, sur laquelle elle souffla immédiatement pour refroidir le liquide brûlant.

« Les vampires ont le pouvoir d'hypnotiser les humains et de leur faire faire ce qu'il leur chante, cette plante empêche un humain de devenir leur cible. Etant donné que ceux qui s'en sont pris à toi hier étaient de mon espèce, je pense qu'il serait sage que tu consommes cette plante régulièrement. » Expliqua-t-il pendant qu'elle buvait avec un regard attentif.

« D'accord, ça me va… ce n'est pas si mauvais que ça. » Plaisanta-t-elle pour alléger l'atmosphère.

Le beau brun lui sourit en retour et ils restèrent un moment perdu dans la contemplation de l'autre, les yeux dans les yeux, aucun d'eux n'osant briser leur contact visuel. Les pensées du vampire commencèrent à dériver et son esprit vagabonda, s'imaginant ce que cela ferait d'avoir les lèvres de Caroline sur les siennes. Il sortit alors soudainement de sa torpeur en se levant brusquement, causant un sursaut de la blonde.

« Que dirais-tu d'aller t'habiller. » Proposa-t-il pour se changer les idées (celles-ci s'égarant dans des domaines dangereux).

Caroline rougit et dit « Je voudrais bien… seulement elles sont toutes chez moi et… je n'ai pas particulièrement envie d'y remettre les pieds de sitôt. »

« Je peux aller les chercher pour toi si tu veux… mais j'aurais besoin de ta permission pour quelque chose… » Confessa-t-il en détournant les yeux, puisqu'il était encore question de sa nature vampirique.

« Oh et qu'est-ce donc ? » Questionna-t-elle, intriguée par les paroles de son interlocuteur.

« Eh bien, cela rendrait les choses beaucoup plus faciles si je pouvais hypnotiser ton mari pour qu'il me laisse entrer… et je pourrais par la même occasion lui ordonner de ne pas te chercher. » Expliqua-t-il.

« Oui, fais-le » Autorisa-t-elle, rassurée que son mari ne viendrait plus l'importuner après cela… ce serait toujours un problème de moins, ce genre d'occasion ne se refuse pas.

« D'accord, c'est arrangé, je reviens dans un quart d'heure » Déclara-t-il avant de décrocher sa veste du porte manteau.

Cependant, une exclamation de la blonde mis une entrave à sa détermination.

« Non Damon attends ! » Comme il s'était arrêté à l'entente de ses paroles, elle poursuivit :

« Puis-je venir avec toi ? » La vulnérabilité qui s'était immiscé dans sa voix attendri le cœur mort du vampire.

« Bien sûr Princesse. » Il l'appela ainsi pour la deuxième fois et Caroline appréciait beaucoup cette note de tendresse à laquelle elle n'avait pas été habituée avec son mari. Damon, d'un autre côté, ne put que remarquer que la présence de la blonde l'adoucissait de plus en plus… et elle n'était là que depuis la veille. Une partie de lui en n'était agacé, et l'autre partie était trop sous le charme de la jeune femme pour se soucier de ce fait.

Le vampire prit la main de la blonde dans la sienne et ils partirent en direction de son ancienne résidence. Ils prirent cette fois la voiture de Damon, qui eut quelque peu honte de son état, étant donné que Caroline n'habitait pas la porte à côté.

Dès qu'il eut arrêté le moteur, Damon partit en quête des affaires de la jeune femme, non sans lui indiquer de rester en sécurité dans la voiture en son absence, envahit par un besoin de la protéger (il n'y avait plus vraiment de place pour le doute : la blonde aurait pu faire de lui ce qu'elle voulait). D'ailleurs, elle n'appréciait pas de recevoir des ordres mais elle comprenait qu'il se soucie d'elle après tout ce qui lui était arrivé et ne fit donc pas de remarque (certainement aussi parce qu'elle se sentait flattée d'être importante à ses yeux après si peu de temps. Elle aurait pu penser qu'il était comme ça avec tout le monde mais sa condition de célibataire sans attache ne pouvait que démentir cette hypothèse). Elle attendit patiemment sur le siège passager, en regardant la silhouette élancée du beau brun disparaître dans la demeure des Lockwood.

Damon, à l'instant où il entra profita de la surprise peinte sur le visage de Tyler pour l'hypnotiser :

« Tu ne chercheras plus Caroline et si jamais tu la croises dans la rue, tu l'ignores. Et ne m'appelle plus, l'enquête est bouclée, tu te fiches bien de ce que Caroline fait de sa vie à présent. » Ses pupilles se dilatèrent, achevant d'imprimer ses paroles dans la mémoire de sa victime, qui répéta docilement ce qu'on venait de lui ordonner.

Après ça, le vampire utilisa sa vitesse surhumaine pour aller récupérer toute les affaires de Caroline, qu'il rangea dans un sac trouvé dans la chambre des époux (qui ne l'étaient plus tout à fait) et il s'éclipsa avant même que Tyler ne soit sorti de la transe qui succède souvent l'hypnose.

Il regagna son tas de ferraille et démarra en trombe, une Caroline calme et sereine à ces côtés. Un problème de moins sur la liste.

Malheureusement, dès qu'un problème était rayé, un autre pointait le bout de son nez : quand ils arrivèrent en bas de l'appartement du détective, Stefan l'attendait sur le perron, un sac de voyage à ses côtés.

AN : Voilà, n'hésitez pas à me donner votre avis, parce-que si je n'ai pas beaucoup de reviews je serais probablement peu motivée et le chapitre arrivera moins vite… comme c'était le cas pour celui-ci (encore désolée ^^). Bonne journée ou bonne nuit,

A la prochaine,

Claire.