Voici la suite pour ceux qui sont intéressés !

Notez bien que ce n'est pas moi qui l'ait écrite mais une amie : Petitefolle. Si vous voulez voir ses histoires, vous pouvez passer par mon profile elle est dans mes auteurs favoris. En tout cas je vous les conseille vivement !!

Concernant cette deuxième partie, je la trouve parfaite, exactement que je la ressentais et comme j'imaginais les choses. Mais je dois bien avouer que l'histoire ( les deux chapitres donc ) est très personnelle pour elle comme pour moi, et je ne serai pas surpris que vous qui lisez ne soyez pas autant emballés que nous.

Quoiqu'il en soit, bonne lecture !

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Point de vue de Mélissa

Je regarde cette étoile. Cette étoile un peu bancale qui orne mon poignet gauche. Elle commence à disparaître. Mais pourtant, je sais qu'elle réapparaîtra bientôt. De nouveau, le sans coulera des plaies rouvertes de mon poignet. Je le sais. Mais je ne peux rien faire contre. Cette étoile est si belle. Elle mérite de revivre. Je sais que la lame que j'ai cachée retrouvera sa place dans ma main, et à nouveau entaillera ma chair tendre… Tendre mais pourtant défigurée. Dire que je voulais le faire maintenant. Je ne peux pas. Je n'en ai pas le courage. Non. Ce n'est pas un manque de courage. C'est juste de la lassitude. Pour le moment, je ne veux qu'une chose. Dormir et oublier. Oublier. Cela me semble impossible. Je sais qu'a mon réveil ma peine sera à nouveau là. Je touche ma joue glacée. Je sens la chaleur de mes larmes la réchauffée peu à peu. Je sert les points. Pourquoi est-ce que je pleure ? J'ai si mal. Je voudrais hurler ma peine. Je voudrais me transpercer le cœur d'un coup de poignard. Je voudrais me transpercer le ventre avec une épée. Je voudrais sentir le sang sortir de ma gorge ouverte. Je m'allonge et sens ma gorge nouée. Je me met à sangloter. Pourquoi ? Pourquoi ? Tant de questions sans réponses…

Pourtant, il y'a deux heures tout allait bien… Il y'a deux heures je ne savait pas. Un mois de bonheur. Quatre mois de souffrance en espérant oublier. Et un mois où tout semblait s'être arrangé. Ce dernier mois anéanti en deux heures à peine… Je ferme les yeux, les larmes continuant à couler, et je me souviens…

Je suis dans la salle sur demande. Heureuse. Enfin heureuse. Il doit me rejoindre. Je suis si heureuse. Au début, nous nous entendions bien. Nous nous étions rencontrés lors d'une fête organisée pour la victoire de ce premier match de quidditch de l'année, emporté par Gryffondor, victoire de ma maison sur Serpentard. Bien sûr, j'avais déjà entendu parler de lui. Comment aurait-il pu en être autrement ? Lors de cette soirée, nous avons parlé. Nous nous sommes tout de suite bien entendus. Le lendemain, nous échangions des petits mots… Bien sûr, nul n'était au courant. Cela me plaisait. J'en parlait à quelques amis. Ils étaient heureux de me voir heureuse. Puis je suis tombée amoureuse de lui. Pour la première fois de ma vie j'ai réellement aimé. Lui seul a su, de toute ma vie, touché mon cœur à ce point. Je souris. Cela fait maintenant six jours que nous sortons ensemble. Je suis heureuse. Je repense à ce qu'un ami m'a dit :

« Il te fera souffrir… Mélissa fais attention s'il te plait ! Tu souffriras à cause de lui. »

Je me souviens de l'avoir regardé en souriant :

« Je sais cela. Je sais que je souffrirai à cause de lui. Mais pour le moment, je suis heureuse. Pour la première fois, j'aime quelqu'un. Je suis vraiment heureuse. Laisse moi l'être. Je sais parfaitement que je souffrirais. Je suis prête à courir le risque. »

Il m'avait regardé. M'avais assuré de son soutien.

Quand j'y repense, maintenant, je me demande quand est-ce que je vais commencer à souffrir. J'en suis là de mes pensées quand j'entend des pas dans le couloir. Je sourit. Il est là. Je tourne ma tête vers lui en souriant. Mais mon sourire s'efface instantanément. Je crois que je sais déjà.

« Sirius ! Tout va bien ? » demande-je en m'approchant de lui, plus inquiète que je ne le laisse paraître. Il me regarde.

« Mélissa. » Je sais la suite. J'attends quand même. « On ne peut pas rester ensemble. »

Je savais qu'il allait me dire ça. Pourtant. Quelque chose se passe en moi. J'ai une sorte de blocage. J'ai l'impression que mon cœur cesse de battre. Qu'une épaisse couche de glace se forme autour. Puis… Je pleure. Je ne peux m'en empêcher. Les larmes coulent. J'essai de ne pas sangloter trop fort… Il s'approche de moi. Je ne sais plus ce que je fais. Il me prend dans ses bras. Je m'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. J'espère que mes pleurs lui feront réaliser. Je voudrais hurler. Je suis trop faible. Trop perdue. Je ne peux même pas décrire le désespoir que je ressent. J'ai tellement mal. Rien ne pourrais traduire ma peine.

Je commence à me calmer. Il faut que je soit forte. Pour moi-même. Je me redresse un peu. Je murmure à Sirius, la gorge nouée, la voix tremblante et chargée d'émotions contradictoires… Haine. Amour. Désespoir. Peur. Tellement d'émotions :

« Tu es un monstre Sirius. Un monstre incapable d'aimer. Tu devrais passer ta vie seul. »

Je me détache de lui. J'aurais tant aimer lui dire que je l'aime. Je voudrais tant lui dire ce que je ressens au plus profond de moi. Mais je ne suis pas sûre de le savoir moi même. Il me regarde. Il me dit qu'il sait.

Je sort de la salle, essayant de garder un maintien digne. A peine quelques mètres plus loin, la douleur est trop forte. Je pose mes mains sur mon cœur. Je me plie en deux. Les larmes inondent le sol en pierre. Je tombe. J'ai si mal. Je tape le sol. Mes mains me font mal. Je m'adosse contre un mur. Je replie mes genoux. Je pleure. Encore et encore. J'entends des pas à côté de moi. Je lève les yeux. Il est là. Il s'agenouille et me prends dans ses bras. Je pleure. Il me semble que mes larmes sont intarissables. Je doit lui dire quelque chose…

« Tu m'as brisé le cœur Sirius. Je ne pourrais plus jamais aimer. »

C'est fait. Je lui ai dit. Il me serre dans ses bras, puis saisit mon menton et l'oblige à le regarder dans les yeux. Ce que j'y voit achève de me tuer. Il souffre. Il souffre tant. Il me dit :

« Jure moi que tu feras tout pour aimer ! » Il me supplie presque. « Promet moi que tu ne feras pas l'erreur de ne plus y croire ! »

A ce moment là, je me suis levée et je me suis enfuie dans les couloirs de l'école. Je me suis retournée une dernière fois, et je l'ai vu s'asseoir là où j'étais quelques instants auparavant. Je ne sais pas si mes yeux m'ont joué un tour, mais il me semble l'avoir vu pleurer…

Et là, aujourd'hui, je suis là. Allongée dans mon lit, les yeux dans le vague, les larmes coulant sans interruption sur mes joues. Dire qu'il y a quelques heures j'était heureuse pour la première fois depuis des mois. Et qu'aujourd'hui me voici à nouveau dans ces limbes où j'ai errer tant de temps.

Lors de ma dernière sortie à Pré au Lard, un samedi il y a environ deux semaines, j'ai rencontré un garçon. Par l'intermédiaire d'amis communs. Le mercredi suivant je sortais avec. J'étais heureuse, pour la première fois depuis des mois. Tous ces mois où les journées se succédaient, où je pensais à Sirius, où je pleurais encore et encore à cause de lui, pour lui, par amour pour lui. Malgré ce qu'il m'avais fait, je l'aimais toujours. Nous continuions à nous voir, à nous parler, comme si de rien n'était. Quelque fois, je lui ai dit la vérité. Que je l'aimais toujours. Il me demandai pardon. Pardon de m'avoir fait si mal. Pardon de ne plus savoir aimé. Il était perdu. Aussi perdu que moi. Mais le temps faisant son œuvre, les choses s'amélioraient. Pour moi du moins. Pour lui, je ne sais pas. Ce dernier mois, je me détachais de plus en plus. Puis, la rencontre de Gabriel m'a changée. Je me suis sentie revivre.

Mais pourtant, quelque chose est venu tout bouleverser . Samedi dernier, Gryffondor a de nouveau gagné un match, mais contre Poufsouffle cette fois. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, mais j'ai bu. Encore et encore. Gabriel me suivait partout, me protégeait. Un moment, il voulut aller voir un ami. Cet ami était Sirius. Je me suis alors avancée. M'a main s'est levée, pour finalement s'abattre sur la joue de celui qui m'avait tuée. Je lui ai dit ce que je ressentais, encore une fois :

« Tu m'as tuée. Espèce de salop ! Je suis morte par ta faute ! » Je me suis enfuie en pleurant.

Mes amis m'ont soutenue, Gabriel est arrivé et est resté avec moi le restant de la soirée.

« Il m'a tué, tu me fais revivre… »

Lui ai-je répéter je ne sais combien de fois.

Quelques jours sont passés. Le mercredi suivant, j'étais dans le parc, j'ai revu Sirius au loin, entouré de ses amis. J'étais avec les mien. Je le regardais de temps en temps. Je suis partie. Le surlendemain, j'étais seule dans la salle sur demande. La pièce était la même que lors de cette soirée. Il est venu. Il m'a regardé. Il m'a dit :

« Je sais que tu étais ivre. Ce que tu m'a fait, même si je n'en ai rien laissé paraître, m'a fait mal. »

Mes larmes se sont mises à couler. Nous avons parlé. Il m'a dit certaines choses que je n'aurai jamais pensé qu'il me dirait. Les plaies de mon cœur se sont rouvertes. La glace qui avait un peu fondue, a fondue encore plus. Puis il est parti. J'aurais tant aimé lui dire une chose que je ne pourrais dire, une chose irréalisable :

« Dis moi juste que tu m'aimes et je serais la plus heureuse… »

Mes pensées s'embrouillent. Je suis revenue dans ma chambre, agonisante. Je ne sais pas si je l'aime encore. Je pense que c'est le cas. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Je suis perdue. Seule. Complètement seule. Il me faudra du courage.

Je ne sais absolument pas que faire. Pour l'instant, je ne fais rien. J'attends. Je verrais bien ce qu'il se passera. J'espère pouvoir connaître à nouveau l'amour, auprès de Gabriel. Il est si bon. Je ne veux pas qu'il souffre à cause de moi. En plus, je crois que lui m'aime. Je ne veux pas qu'il souffre par ma faute.

Je suis si perdue. Je ne sais que faire…

Je regarde cette étoile et me dis une chose…

Quoiqu'il m'ai fait… Il aura toujours une place spéciale dans mon cœur. Lui, le premier que j'ai réellement aimé. Lui, qui, malgré ce qu'il m'a fait, aura toujours cette place en mon cœur gelé…Lui, le seul que j'aurai aimé de cette façon. Lui, mon véritable premier amour...

FIN

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Merci à Alex d'avoir écrit cette partie, ça m'a fait super plaisir ! J'aurai pas pu faire mieux ! Gros bisoux à toi !

Et si vous avez aimé, détesté ou quoi que ce soit, n'hésitez pas à le dire je transmettrai :)