Voici enfin la sixième intervalle qui sera la première de ce deuxième chapitre de la fic. Attention, âmes sensibles s'abstenir.

CHAPITRE II : PEUR INTERIEURE

Intervalle 06 : Investigation

Personnages :

Point Man – Eclaireur du F.E.A.R.

Rowdy Betters – Coordinateur du F.E.A.R.

David Raynes – Capitaine du F.E.A.R.

Edward « Ed » Wilkes Jr – Lieutenant du F.E.A.R.

Josh Dayton – Sergent du F.E.A.R.

Lorsque vous reprenez conscience, vous sentez un courant frais renfermé vous laissant des frissons. C'est alors que vous ouvrez les yeux, et apercevez les décors en noir et blanc. Votre vue vous jouerait-elle un sale tour ? On aurait dit comme des miasmes envahissant toute la zone autour de vous.

Musique Jouée (Fatal Frame 3 OST – Himuro Mansion)

Vous vous relevez et contemplez la zone. Le lieu ressemblait à une vieille maison complètement détruite. Devant vous, une poutre était abattue sur le chemin de l'escalier en face, elle avait d'être restée comme ça depuis très longtemps. Les toiles d'araignées gisaient en maitre dans ce lieu, cet endroit étrange devait vraiment être ancien.

C'est alors que vous sentez une présence juste derrière, vous regarder. Puis vous vous retournez brusquement, et finalement, personne n'était présent. Vous voyez alors une porte d'entrée à l'endroit où vous pensiez être observé, seulement elle avait l'air d'être scellée, impossible de l'ouvrir. Et ces miasmes qui vous aveuglent tellement, vous vous demandiez ce qui vous arrive et quel est cet endroit.

Peut-être qu'en allant plus loin, vous trouverez des réponses. En évitant la poutre abattue sur le chemin, vous montez prudemment les escaliers, mais une grande angoisse vous hantait. Ces miasmes vous mettaient suffisamment mal à l'aise, avec l'impression d'être observé, tellement que votre respiration en jouait.

Lorsqu'en montant, une grande flamme s'alluma d'un coup sur une bougie à votre droite. Le choc que vous aviez pu avoir !

Vous ne saviez vraiment pas ce qui se passait, et plus loin, moins encore. Mais peut-être qu'il y a un lien avec tout ce qui vous arrive, en avançant, vous sauriez peut-être sur quoi vous êtes tombé. Dans le centre de la pièce, vous voyez un grand trou au sol. Aucune idée de quoi il a pu être provoqué. Des tas de débris trainaient tout autour. A droite, il y avait un genre de masque fâché sur un mur et à votre gauche se situait une porte coulissante. Il doit peut-être s'agir d'une maison abandonnée.

En s'approchant de la porte, vous sentez que les miasmes autour de vous s'accumulaient, peut-être y a-t-il quelque chose derrière ? A ce moment, vous entendez comme une voix émanant de l'autre salle.

? : Vous…ne pouvez pas vous enfuir.

Vous faites alors coulisser la porte, vous ne voyez personne dans cette salle, c'était un grand couloir ou plusieurs cordes pendaient au sol.

Musique Jouée (Fatal Frame 1 OST – Another Hallway)

Ce couloir était sombre, il y avait plein de cordes partout. Et toutes ces cordes dans une maison ne vous dit rien qui vaille. Mais cet endroit était plutôt grand pour une maison, et le design utilisé n'est pas vraiment occidental. On dirait plutôt un manoir japonais. Les décors de cet endroit vous laissent penser qu'il y a du avoir des tas de choses qui se sont déroulées ici.

En passant à travers les cordes, vous apercevez au fond du couloir, une personne marchant à côté d'un grand miroir. Votre respiration n'en faisait plus que de vous jouer des tours, en avançant prudemment vers le fond, vous longiez donc le mur, et passez tout doucement votre tête vers le coin ou est partie cette personne. Un stress énorme vous assaillait, quand vous remarquez qu'il n'y avait plus rien à cet endroit. La personne qui était passée vous était familière. Elle avait des cheveux noirs et courts.

Puis vous regardez en face de vous, un grand miroir qui vous reflétait. Mais aussi, démontrait à vos arrières, la présence de Yoshino Takigawa ! La femme que vous aviez entrevue!

Yoshino : Vous êtes…..un prisonnier !

(Musique OFF)

Vous vous retournez directement, elle n'était pas derrière vous. Peut-être que ce miroir montrait seulement….un esprit ? Cela vous intriguait tellement, vous vous approchez délicatement du miroir, observant sa glace cristalisée, jusqu'à ce que vous le voyez refléter…..des vingtaines de bras, derrière vous, s'approchant pour vous attraper ! Des genres de voix d'aide retentirent dans la salle.

Musique Jouée (Fatal Frame 1 OST – More Ropes)

En vous retournant une nouvelle fois, effrayé, pour se trouver face à face avec ces rangées de bras, vous n'apercevez rien du tout à vos arrières. Puis en vous retournant directement vers le miroir, vous le voyez toujours refléter les bras flottants, qui alors dans le reflet, se rapprochèrent de plus en plus du miroir et d'un seul coup, traversèrent la glace en la brisant et vous attrapèrent avec ses multiples bras, vous absorbant.

Lorsqu'au fond de tous ces bras en train de vous attraper, une main humaine à son tour en sortit et vous agrippa très rapidement, et tout devint flou.

Betters : Vous dormez mon vieux ? C'est pas le moment, vous savez.

Le coordinateur du F.E.A.R. vous tenait l'épaule pour vous réveiller, vous aviez du vous endormir pendant la route, c'était un sacré cauchemar.

Betters était en train de vous amener sur votre lieu de mission en voiture, deux jours ont passé depuis l'assaut du complexe Mattrick à Fairport. La nuit venait de tomber à Tokyo, cela ne vous rassurait guère après avoir fait ce rêve.

Betters : J'ai prévenu et expliqué la situation au gouvernement Japonais de nos activités ici. Ils nous demandent de reconnaitre la zone, et proposent leur aide pour arrêter Armacham. Voilà qui fera un bon entretien des relations entre nos deux pays. Bien, nous approchons de la résidence. Vous allez vous introduire dans la maison en empruntant une petite allée et vous entrerez par la porte de derrière. Une fois à l'intérieur, Dayton vous rejoindra par la porte d'entrée.

Ayant compris vos ordres, vous hochez la tête.

Betters : Pendant ce temps-là, Raynes et Ed passeront par le toit. On ne sait pas si des membres d'Armacham seraient présents à l'intérieur afin de surveiller la zone. Quoi qu'il en soit, votre objectif est d'intercepter cette réunion entre Aristide et son collègue Vecchio. Bien, voici la résidence. Les gars vous êtes en position ?

Dayton : C'est quand vous voulez.

Ed : Nous aussi, on est prêts !

Betters : Ok, c'est parti !

Le coordinateur se gara sur le trottoir juste à côté de la maison. Ensuite, vous sortez de la voiture. Betters vous fit un signe d'encouragement, vous dégainez votre Pistolet AT-14 prêt pour l'assaut !

Musique Jouée (FEAR OST – Insertion)

Vous vous dirigez vers la petite allée située entre deux maisons dont celle que vous deviez pénétrer. Ca avait l'air d'être un quartier plutôt tranquille et mignon. Vous traversez l'allée jusqu'à apercevoir un petit jardin à l'arrière de la maison. Seulement un grillage allait vous faire obstacle afin d'accéder dans la propriété furtivement. Vous escaladez alors ce grillage, puis sautez dans le jardin. La porte de derrière était située devant vous.

Intéressé, vous contemplez le petit jardin japonais dans cette cour. Celui qui l'avait réalisé devait vraiment être passionné par ce paysage miniature. Stressé par la situation, le fait de regarder cette petite cascade coulant sur des galets vous relaxait. Vous étiez trop perturbé par vos rêves et ces choses qui apparaissent quand vous ne vous en doutiez pas, vous en perdiez votre calme. Et c'est important d'être en paix avec soi-même.

Mais, ce n'était pas le moment de trainer ici. Vous deviez poursuivre votre mission et vos objectifs. Quelque peu relaxé, vous attrapez la poignée de la porte et étrangement, celle-ci n'était pas fermée à clef. Ca voudrait bien dire qu'une certaine activité était présente dans la maison. Vous pénétrez à l'intérieur et vous vous retrouvez dans le couloir du rez-de-chaussée.

Musique Jouée (FEAR OST – Musique dans l'hopital abandonné)

Vous voilà maintenant dans la maison, il faisait grandement sombre, vous allumez donc votre lampe torche pour éclairer ce qu'il y a autour. Vous observez juste à votre droite une porte que vous ouvrez doucement. A l'intérieur, il y avait un débarras. Armacham s'en servaient t'ils pour y placer tous les objets plus ou moins inutiles ? Pourtant, ça ne leur ressemble pas.

Ensuite, vous avancez dans le couloir puis à votre droite, se trouvait un petit salon ou vous pénétrez. Il y avait un coffre qui n'avait pas l'air d'être utilisé depuis beaucoup de temps, une petite table au milieu. Et au fond de la pièce, il y avait une sorte d'autel ou les bougies étaient éteintes et inutilisées depuis longtemps, et dessus un cadre représentant un jeune homme plutôt mignon, il y avait des écritures en japonais dessus.

Vous ne connaissiez pas le japonais, mais étrangement….vous arriviez à traduire la fin du texte. Comment pouviez-vous comprendre les derniers mots alors que vous n'aviez jamais étudié les hidéogrammes japonais ? Vous pouvez comprendre ces quelques lettres : A.S.O.U

Serait-ce l'identité de ce garçon sur la photo ? Serait-il décédé ? Cela voudrait dire qu'il habitait cette maison, si un mémorial a été établi dans cette pièce. Mais alors, qu'est ce qui lie Armacham à ce lieu si cette personne sur la photo pourrait peut-être le propriétaire ou alors l'un d'eux ? Pourtant, la photo avait l'air de dater de quelques années et les bougies d'être envahies par la saleté, alors que le restant de la pièce avait l'air d'être correct esthétiquement. Armacham se metteraient t'il à faire le ménage ?

Vous sortez du petit salon par l'autre entrée, vous revoilà dans le couloir avec deux autres portes à votre gauche et une en suivant le couloir. Vous continuez le couloir, cherchant l'entrée, puis vous ouvrez délicatement une porte pas très loin. C'était une salle de bain, un lavabo se trouvait en face de vous, et n'avait pas l'air d'être utilisé depuis longtemps. Le miroir en face avait l'air en revanche d'être régulièrement entretenu. Vous regardez la glace éclatante de ce miroir, puis à ce moment vous apercevez des rangées de bras, juste derrière vous ! Les mêmes que dans votre rêve !

En vous retournant affolé, vous constatez qu'il n'y avait rien. De nouveau, vous regardez le miroir et ils avaient disparus. Est-ce que c'est un rêve….ou la réalité ? Bien qu'effrayé par ces évènements étranges, vous continuez d'observer la salle et vous voyez une douche située à gauche, qui n'avait pas l'air d'avoir servie elle aussi depuis longtemps. Vous sortez ensuite de la salle de bain, et continuez dans le couloir. Une porte était située à votre gauche juste en face de ce qui avait l'air d'être l'entrée. Au fond du couloir à droite, vous trouvez la porte d'entrée.

Soudainement, quelqu'un cassa la petite vitre de la porte. Un choc vous prenait le dessus. Puis, au-delà de la vitre, vous apercevez un visage que vous connaissiez. Il s'agissait de Dayton.

Dayton : Hé, mon pote. Pourquoi vous aviez été aussi long ? En attendant, vous pouviez m'ouvrir la porte qu'on soit quitte tous les deux ?

La porte était malheureusement fermée à clef. Et vous ne voulez pas faire plus de bruit afin d'attirer l'attention, si jamais la zone était surveillée à l'intérieur. Mais par chance, vous apercevez une clé sur le comptoir qui avait l'air d'ouvrir l'entrée. Vous l'attrapez et la logez dans la serrure, puis un déclic se fait entendre, débloquant la porte. Dayton l'ouvrit et entra dans la maison.

Dayton : Bon, nous y voilà. On a peu de temps pour reconnaitre la zone avant qu'ATC soit sur les lieux. Nous allons d'abord inspecter le rez-de-chaussée, puis nous rejoindrons le capitaine et le lieutenant à l'étage.

Vous retraversez le couloir en compagnie du sergent couvrant vos arrières. Pointant votre arme devant, vous êtes prêt à tout pour contrer une attaque surprise. Dayton observa le salon que vous aviez visité tout à l'heure.

Dayton : Hum...c'est un salon trop bien nettoyé pour que ce soit les propriétaires. Vous ne vous en doutiez pas, non ?

En effet, aucun signe d'activité des propriétaires n'est présente dans cette maison. Au départ, vous pensiez que cette résidence appartenait depuis longtemps à Armacham. Mais le fait de retrouver des objets et décors qui normalement ne devraient pas intéresser ATC vous dit le contraire. Seulement, pourquoi avoir tout laissé ici ? Les voisins ne se seraient jamais demandés où sont passés les propriétaires ? Ou alors, ces derniers seraient de mèche avec Armacham ?

A côté du petit salon, il y avait la porte des toilettes, qui ne vous intéressait guère. Vous vous intéressiez à la porte du fond, en l'ouvrant vous accédez à une salle de lumière à couleur rougeâtre. En avançant, vous voyez plein de lavabos et une table au fond. Cette pièce ressemblait plus clairement à un laboratoire. Mais qui n'avait rien avoir avec ATC ou leurs projets illicites.

Dayton : On dirait un labo servant à développer des photos. Ce qui pourrait signifier que les propriétaires seraient peut-être des reporters ou alors photographes. Mais pourquoi Aristide s'est intéressée à donner rendez-vous dans cette maison, si elle est bien habitée par des gens?

Ici aussi, l'endroit avait l'air d'être inutilisé depuis un moment. La pièce reste cependant propre et entretenue, comme les autres. Tout ça, devenait de plus en plus étrange. Vous sortez de la pièce avec votre compagnon. En retraversant le couloir vers l'entrée, votre lampe torche et celle de Dayton se mettaient à grésiller.

Dayton : Mais, qu'est ce que…non, c'était rien. Peut-être un léger défaut ?

C'était étrange, on dirait que les lampes de torche brouillaient quelque fois sans aucune raison. Vous poursuivez par la porte située en face de l'entrée, vous vous apprêtez à l'ouvrir. Dayton vous mettait en garde.

Dayton : Attention, soyez prêt à tout.

Puis vous ouvrez la porte. Il faisait plus sombre ici que dans le couloir, en avançant vous observez à votre gauche, une cuisine et un comptoir. Il y avait un salon au centre de la pièce, mais aussi un canapé avec des fauteuils, une grande télé et à côté du comptoir se trouvait un téléphone pas très récent. Celui qui habitait ici doit être fanatique des anciens modèles, probablement.

Dayton : Ce doit être le salon. Cet endroit parait tout aussi propre que dans le couloir. Regardez, il y a un comptoir ici, et leur cuisine est derrière. Ca fait depuis longtemps que je rêve d'avoir la même chose chez moi…..enfin, revenons au plus important. Allons à l'étage, retrouver nos supérieurs.

Vous empruntez les escaliers avec Dayton pour accéder à l'étage, tout en marchant assez doucement. Il valait mieux rester prudent, du moins tant que vous n'aviez pas retrouvé le restant de vos compagnons. Une fois à l'étage, vous avancez vers l'intersection du couloir montrant une porte sur le côté et une autre au fond. Puis, vous entendez du mouvement dans la salle située à côté de vous.

Dayton : Oh…il y a du mouvement, ici.

Dayton et Vous, avancez furtivement vers la porte, vous vous mettiez le long du mur afin de vous mettre en position. A côté Dayton, vous fit signe d'ouvrir la porte. A cet instant, vous l'ouvrez d'une manière directe et rapidement, vous pénétrez à l'intérieur pointant votre arme devant vous, avec Dayton juste derrière vous couvrant.

Ed : Hé, calmos les gars ! C'est nous !

Tout allait bien, ce n'était que vos coéquipiers qui examinaient la pièce.

Dayton : Vous aviez failli prendre une balle, Lieutenant.

Ed : Encore heureux que vous ne l'aviez pas fait, parce que je vous jure que mon fantôme reviendrait vous hanter.

Raynes : Cesse de faire le pitre, s'il te plait. On a encore du pain sur la planche ici avant qu'Aristide soit sur les lieux.

Raynes à côté, observait des étagères. C'était une chambre ou quelqu'un devait y résider. Au fond, il y avait un lit avec un bureau à côté, une petite table au milieu de la pièce, une armoire à vêtements à votre gauche. Vous avez l'impression que la personne qui dormait dans cette chambre devait aimer la couleur bleue. La plupart des décors dans cette pièce étaient d'une couleur azur.

Raynes : La plupart des livres dans cette étagère, concernent des volumes de photographies, de journalisme et aussi d'évènements mystérieux déroulés au Japon il y a longtemps. Il y a toute une collection d'appareils photos anciens et récents à l'intérieur.

Ed : Faut croire que les personnes qui habitaient ici étaient intéressés par ces vieux mythes. Et puis, si ils tiennent une galerie d'appareils photos, c'est qu'ils seraient peut-être eux-mêmes photographes ou journalistes, logiquement.

Dayton : C'est bien ce que je pensais. En bas, ils détiennent un labo servant à développer des photos. Par contre, on n'a retrouvé aucun cliché présent dans la salle. Et il n'y a aucune trace de l'activité des propriétaires dans cette maison, pourtant je pensais que ce lieu appartenait à Armacham.

Raynes : C'est étrange, en effet. Pourtant, tout parait normal. Patron, vous en pensez quoi ?

Betters : Dur d'avoir son opinion. Peut-être qu'Armacham essayerait de tromper les gens si jamais ils entraient par effraction, ainsi personne ne se douterait qu'ils complotent quelque chose ici. Après, ce n'est juste qu'une supposition.

Ed : C'est bizarre...en entrant par la fenêtre, j'avais comme l'impression que cette maison était..…morte. Comme si….on avait pris toute vie à l'intérieur. Pourtant, le lieu n'a pas l'air d'être abandonné, et les affaires des proprios sont toujours là.

Betters : Ecoutez, il reste encore un peu de temps avant que la réunion ne commence. Continuez à fouiller l'endroit, pour essayer d'en savoir un peu plus sur ces lieux, et dès le moment venu, mettez-vous en position.

Raynes : Bien compris.

Votre équipe et vous sortez de la chambre. A présent, il fallait bien se cadrer, car le couloir était assez étroit et vous constituez une équipe de quatre soldats. Vous prenez le couloir à votre gauche accompagné par vos camarades.

Ed : Hein ?

Dayton : Qu'y a-t-il, Lieutenant ?

Ed : Bizzare…

Raynes : Quoi ? Qu'est ce qui t'arrive, encore ?

Ed : Non….rien. On y va.

En avançant dans ce couloir, vous sentez comme….la légère impression qu'on vous observe. Pourtant, la maison avait l'air d'être vidée dans toutes pièces.

Raynes : Nous allons d'abord pénétrer dans la salle au fond. Vous, venez.

Vous approchez de la porte, vos camarades restaient à l'arrière pour vous couvrir. Des fois, vous vous dites que le rôle d'éclaireur est un sacré fardeau. Après avoir ouvert la porte, vous entrez le premier dans la pièce, suivi du capitaine et du restant de l'équipe.

Dayton : On dirait une autre chambre….plus masculine.

Raynes : En effet. Hum…il y a l'air d'avoir plus de bouquins ici que dans l'autre chambre. Regardez cette étagère au fond.

Dayton : Je crois qu'ils doivent être encore plus passionnés par la littérature que nous dans ce pays. C'est vraiment intéressant.

Raynes : Ici, il n'y a quasiment que des livres parlant de folklorisme, anciennes légendes nippones et des théories sur l'autre monde.

Dayton : Théories sur l'autre monde ? Huh…vous y croyez, vous, mon capitaine ?

Raynes : Je n'en sais rien. Quoi qu'il en soit, le type qui a réalisé ce bouquin devait être un sacré passionné, sur la première page, son nom est inscrit : Kunihiko Asou.

Asou ?! Vous vous rappeliez à présent, que la photo du garçon que vous aviez vue en bas dans le petit salon portait le même nom. Serait-ce une coincidence ? Peut-être est-ce un prédécesseur de ce garçon décédé ? Et cette chambre….pourrait-elle être la sienne ? Le lit à votre droite avait l'air d'être resté inutilisé encore plus longtemps que ceux des autres chambres. Puis juste à côté, il y avait une étagère ou il rangeait différents objets, peut-être qu'il s'en servait dans son travail.

Raynes : Je parierai que la personne qui loge ici est un expert du folklore. Il devait en faire son métier.

Dayton : Ouais, sur son bureau, il y a aussi plein de dossiers sur le folklore et divers revues de journaux. Seulement, impossible de déchiffrer les textes. Il nous aurait fallu un traducteur.

Raynes : Je ne vois vraiment pas en quoi tout ça intéresserait Armacham sur des folkloristes et des photographes. Ce n'est pas ce qui les intéresse.

Dayton : A mon avis, y a autre chose….

Raynes : Probablement….

Vous observez Ed à côté de vous. Il avait l'air d'être contrarié depuis un moment.

Dayton : Ca va, Lieutenant ? Depuis tout à l'heure vous aviez l'air soucieux.

Ed : …..vous avez pas cette impression bizarre ?

Raynes : Quelle impression bizarre ?

Ed : Lorsqu'on était dans le couloir….j'avais le doute…..qu'on nous épiait…

Dayton : Vous êtes stressé, mon Lieutenant.

Ed : Non. J'suis tout à fait sérieux, là. Depuis qu'on est entré dans cette maison, j'ai ressenti quelque chose de louche.

Dayton : Vous avez ressenti quoi ? Un fantôm… !

A cet instant, un bruit venait de retentir dans l'armoire au fond de la pièce, vous faisant réagir ainsi que vos coéquipiers.

Dayton (chuchote) : Bordel, c'est quoi ça ?

Ed (chuchote) : Maintenant, vous voyez de quoi je veux parler, Sergent.

Vous approchez de l'armoire ainsi que le Lieutenant Wilkes, prêts à faire coulisser la porte.

Raynes (chuchote) : Faites attention. On ne sait pas ce qui nous attend derrière.

Ed vous fit signe de le couvrir pendant qu'il ouvrait la portière. Vous pointez alors votre arme vers l'armoire qui coulissait tout doucement. Le moment était intense. Raynes et Dayton fixaient leurs fusils vers la portière. C'est alors qu'après l'ouverture….

Ed : Vide….

Raynes : C'est étrange….on aurait juré que le bruit venait de l'intérieur.

C'est alors qu'un autre bruit retentissait juste au-dessus de l'armoire. Cela remettait en garde toute l'équipe.

Ed (chuchote) : Et merde….encore !

Raynes regarda le plafond de l'armoire et vit une trappe.

Raynes (chuchote): Attendez…qu'est-ce que c'est ?! Ed, ouvre ça.

Ed (chuchote) : Tout de suite, mon capitaine.

Ed, trempant de sueur, monta sur l'étagère de l'armoire et attrapa tout doucement la trappe. Toute l'équipe était sous pression, comme vous. Pointant votre arme vers la trappe, vous attendez le signal. Puis, le lieutenant la fit coulisser très lentement. Et à la fin de l'ouverture, subitement…

Quelque chose de sombre bondit de la trappe sur Ed !

Ed : WHOOAAAH !

Ed était pris d'une grosse frayeur qui le fit tomber de l'étagère en arrière sur le sol. Vous et vos équipiers étaient sous le choc de la surprise, vous étiez à deux doigts de faire feu. La chose avait sautée sur le plancher.

Raynes : Rien de cassé, mon vieux ?

Ed : J…J'ai eu de meilleurs jours.

? : Maaaaaaw !

Ce bruit venait de derrière. Vous regardez alors ce qui avait retenti ce son. Il s'agissait de ce qui avait bondi de la trappe. En fait…..ce n'était qu'un chat. Ce qui fit hilarer le sergent Dayton.

Dayton (rire) : C'est un chat qui vous fait sursauter, Lieutenant ?

Ed : C'est bon, Sergent. Je suis votre supérieur quand même ! Je croyais m'attendre à autre chose et au final, c'est lui qui m'est tombé dessus.

Raynes : Dis-moi Ed. De la façon dont tu as sursauté, tu ne serais pas allergique à leurs poils par hasard ?

Dayton se mit à éclater de rire comme Raynes. Vous lâchez un sourire, amusé par la situation.

Ed : Oh, c'est pas vrai ! Vous allez pas tous vous y mettre non plus !

Dayton : Et ben mon vieux, c'est pas votre jour aujourd'hui ! Ahahahaha ! Regardez, il est juste là, votre fantôme.

Vous et votre équipe furent fixés sur le chat qui était attentionné par la situation et se tenait sur place. C'était un jeune chat noir très mignon qui vous observait avec vos collègues.

Ed : Hé ben. Tu m'en as foutu une de ses frousses, mais je suis content de te voir toi qu'autre chose.

Ed le caressa, le chat se mettait à ronronner en retour.

Ed : Hé, les gars. Regardez, il a un collier autour du cou, avec une inscription dessus. Ca doit être son nom...Ru...ri...Ruri.

Raynes : Ce qui devrait signifier qu'il appartient aux propriétaires de cette maison. Sinon, il ne serait pas ici. Mais alors, ça prouve qu'il y a bel et bien des gens qui habitent cet endroit, en fait!

Dayton : Vous croyez que si on lui demande, il nous répondera mon capitaine ?

Raynes : Ce serait trop beau pour être vrai. (prend contact radio) Patron, nous avons peut-être trouvé des indices. Patron ?!

Ed : En tout cas, maintenant, je sais qui nous observait tout à l'heure. Pas vrai, Sergent ?

Dayton : Le fantôme d'un chat, revenu vous hanter mon vieux. Hahahaha.

Vous aussi étiez déjà plus rassuré de voir que ce n'était qu'un chat. Pourtant vous auriez juré qu'il s'agissait d'autre chose.

Raynes : Merde ! Pas moyen de contacter Betters. Il se passe quelque chose avec la radio.

Ed : Attendez….la mienne aussi, elle a perdu le signal extérieur.

Dayton : Pareil pour moi.

Raynes (se tournant vers Point Man) : J'imagine que vous aussi, aviez perdu le contact. Bon, écoutez, on n'a plus beaucoup de temps avant qu'Aristide soit ici, il faut que nous….

Puis subitement, la fenêtre éclata en morceaux par la suite de l'intrusion d'un mystérieux personnage ! Toute votre équipe se mit en position d'attaque.

Ed : MERDE ! Un ennemi !

Ce dernier armé d'un pistolet-mitrailleur se mit à viser vos coéquipiers, qui ciblaient l'individu mystérieux. Il avait de cheveux noirs et courts, puis un peu de barbe sur le visage. Et c'est alors que sa tenue vestimentaire vous rappelait quelque chose.

C'est à ce moment que le Capitaine Raynes baissa son arme en observant l'inconnu.

Raynes : Mais qu'est ce que…oh….non…mais je rêve….

Ed : Mon capitaine, ne baissez pas votre garde, qui sait de quoi il est capable !

C'est alors que l'inconnu se mit à regarder le capitaine qui tira un visage surpris.

Raynes : C'est pas vrai…..Mais oui ! C'est bien vous, Sergent !

? : Ca faisait un bail….mon capitaine.

Raynes : Ha ! J'aurai jamais cru vous revoir dans un endroit pareil !

Raynes frappa à l'épaule de l'inconnu en signe d'amitié. Le capitaine avait l'air de bien le connaitre, vous remarquez qu'il portait à son épaule, l'insigne du F.E.A.R., il faisait donc bien partie de votre unité.

Ed : Hé, mais attendez ! C'est quoi tout ce bordel ?! Vous le connaissez, mon capitaine ?

Raynes : Ah oui, je ne vous ai pas dit. Cet homme fait partie du F.E.A.R., il s'agit de mon ancien sergent, avant votre intégration dans mon équipe.

Dayton : Alors, c'est donc vous ? Le capitaine m'avait raconté que vous étiez un sacré dur à cuire. Je vois que ça en a tout l'air.

Ed : Hein ? C'est votre ancien soldat ? Ca alors, la surprise ! J'ai failli vous prendre pour un ennemi, mon pote !

? : C'est vos nouveaux partenaires, Capitaine ?

Raynes : Tout à fait. Voici Dayton, le sergent qui m'a été affecté après votre changement d'équipe. Et là, le Lieutenant Wilkes qui m'assiste beaucoup dans les missions périlleuses.

? : Enchanté, les gars.

Raynes (se tournant vers Point Man): Ah oui et pour finir, voici l'éclaireur de l'équipe, ce gars-là est comme vous, un sacré dur à cuire.

L'homme s'avança vers vous et vous serra la main, vous lui rendez la pareille.

? : Heureux de vous rencontrer. A ce que je vois, vous aviez l'air d'être un habitué des situations extrêmes, pas vrai ? Enfin, désolé d'être apparu aussi brutalement, mais c'était la seule façon de vous rejoindre.

Raynes : Mais dites-moi, Sergent. Qu'est-ce que vous êtes venu faire ici ?

? : Je ne suis plus Sergent, capitaine. Vous aviez oublié que j'ai monté de grade et qu'on m'a promu Lieutenant après avoir quitté votre équipe, il y a un an ?

Vous observez le capitaine Raynes dans ses pensées. Il devait repenser à quelque chose de plutôt perturbant suite à la réponse du Lieutenant.

Raynes : Hmm…vous ne m'aviez toujours pas dit ce que vous faisiez ici. J'aurai bien contacté Betters pour le prévenir de votre présence, mais impossible de le contacter sur la radio.

Lieutenant : Quoi ?! Betters est dans le coin ?

Raynes : Nous sommes dans une mission importante, nous devons intercepter une réunion afin de capturer la présidente d'Armacham. Betters supervise la mission comme toujours.

Lieutenant : Ecoutez, capitaine. Vous m'excuserez, mais on a plus le temps de discuter, il faut absolument que je voie le commandant Betters, c'est vital !

Ed : Mais qu'est ce qui se passe, enfin ?!

Lieutenant : Je vous expliquerai plus tard. En attendant, il faut que vous m'emmeniez à Betters pour que je puisse le prévenir, et tout de suite !

Raynes : D'accord. On y va, maintenant !

Ed : Hé ! Mais capitaine ! Et la réunion, alors ?!

Raynes : Je vous laisse vous charger de ça, soyez prudents !

C'est alors que Raynes et le Lieutenant quittèrent la chambre à l'improviste. Vous laissant avec Ed et Dayton, se demandant comment ils allaient s'y prendre.

Dayton : Vous pensez aussi que c'est du lourd cette histoire ? S'il a du éclater une fenêtre pour nous intercepter, c'est que ça doit être plutôt grave.

Ed : J'en doute pas. Le pire, c'est qu'on a totalement perdu contact avec Betters, impossible de le contacter. J'espère juste qu'il s'est rien passé.

Dayton : Quoi qu'il en soit, Raynes et son ancien sergent s'occupent de le rejoindre. Nous, on va attendre ici qu'Aristide et son collègue se pointe. On a encore quelques minutes avant l'heure de la réunion.

Soudainement, quelque chose tomba dans une pièce à proximité de celle ou vous vous trouvez.

Ed : Vous avez entendu ça ? On dirait que ça vient…d'une pièce juste à côté.

Dayton : Ca me rappelle qu'il y a encore un endroit qu'on a pas exploré à cet étage.

Ed : Bon, écoutez. On se met d'accord pour que cette chambre soit notre lieu de regroupement, jusqu'à l'arrivée d'Aristide. Nous n'avons plus que quelques instants avant qu'elle ne se pointe. Il faut d'abord qu'on finisse de s'assurer que la zone est sous contrôle. Vous, mon pote. Allez voir ce qui s'est passé dans la pièce d'à côté, nous on reste là pour attendre votre rapport.

Dayton : Puis magnez-vous ! Ils peuvent arriver d'un moment à l'autre.

Vous sortez de la chambre, laissant vos compagnons en retrait. De retour dans le couloir, il faisait toujours aussi sombre. Puis, vous entendez à nouveau du bruit retentir dans la pièce à votre gauche. Le stress commençait à vous prendre le dessus. Vous approchez de la porte, et l'ouvrez doucement. Puis, vous éclairez l'intérieur avec votre lampe torche. Il faisait encore plus sombre que dans les autres pièces, ici.

C'était encore une chambre. A votre gauche, il y avait un lit avec des draps rouges, ainsi la pièce était très décorée d'une couleur rougeâtre. Vous voyez, juste à côté de vous, des sacs à main féminins accrochés sur le mur, il y avait des fleurs dessus.

La personne qui devait loger dans cette chambre serait une femme, vous devinez. Autour, il y avait des armoires et des poupées situées au-dessus. Peut-être une jeune fille ? Au fond de la pièce, il y avait un bureau et dessus, vous voyez un cadre couché à terre. Etait-ce cela qui faisait autant de bruit en tombant ? Le lieu ne vous paraissait guère rassurant et vous ne deviez pas trainer. Vous relevez alors le cadre. C'est alors que vous apercevez qu'à l'intérieur, il était vide !

Il devait probablement y avoir une photo auparavant. On aurait dit que quelqu'un l'avait retiré. Qu'est ce qui a bien dû se passer dans cette maison ? Vous vous posiez des questions en regardant la glace du cadre, montrant le reflet de votre visage. Votre main tremblait tellement que le miroir déviait un peu sur le côté.

C'est à cet instant que vous apercevez le reflet de quelqu'un dans la pièce vous observant, juste derrière vous !

Directement, vous vous retournez. Mais, vous recevez un coup de crosse sur le visage qui vous écroula à terre, et finissez par perdre connaissance.

? : On le tient ! Vite, évacuez-le et faites attention qu'il ne revienne pas à lui !