Hello!

Alors voilà le quatrième chapitre! Encore une fois, merci beaucoup pour vos reviews! C'est vraiment sympa =3 Puis, j'aime bien savoir ce qu'on pense de ma fanfic :3

Encore merci! Bacci! :3


«Sebastian!»

La petite Marquise poussa un soupire de soulagement; elle était sauvée. Ciel et Sebastian l'avaient retrouvée! Dans quelques minutes ce cauchemar serait fini...Et elle rentrerait chez son fiancé pour se laver, se glisser dans les couvertures chaudes de son lit et dormir...Qu'est ce qu'elle se sentait mal...Les substances illicites qu'on lui avait injecté en étaient sûrement en cause...Son corps nu fut secoué par un frisson. Elle sentit une main légère parcourir son buste, son cou avant de s'arrêter sur ses lèvres et de les caresser.

«Sebastian...J-J'ai...eu si peur, murmura-t-elle, toujours dans le brouillard

-Je sais Mademoiselle...Ils n'auraient pas dû vous traiter ainsi...J'en suis navré...

-J-Je ne comprends pas..., souffla-t-elle en fermant les yeux de fatigue.

-Aurais-je surestimé votre intelligence? rit-il»

La demoiselle rouvrit difficilement les yeux et croisa deux lueurs rouge sang dans la pénombre. Apeurée, elle tenta de se dégager de ses liens mais Sebastian posa sa main sur son ventre et la plaqua sur l'autel.

«O-Où est Ciel...

-Vu l'heure qu'il est, mon jeune Maître doit être au pays des rêves...

-Mais...V-Vous êtes venu...me sauver...n'est-ce pas?»

Le démon ne répondit pas mais au contraire, il se concentra sur le corps de la captive. Elle était là, offerte, sans défense! Pourquoi ne pas en profiter alors? Sa main gantée descendit rapidement le long de son ventre avant de s'arrêter sur le sexe de la marquise. Les yeux de celles-ci se rouvrirent d'un coups...Elle sentit un long doigt caresser son intimité avant de s'introduire en elle. Elle poussa un cris de surprise. Plus elle gesticulait, plus le corps étranger se faisait présent. Le rouge lui montait aux joues. Cette sensation...c'était la même que celle qu'elle avait éprouvée la dernière fois que Sebastian l'avait séchée. Elle tourna la tête sur le coté et tenta de garder ses lèvres fermées alors que le majordome rajoutait un autre doigt.

«Cela doit vous aider à vous sentir mieux, n'est-ce pas Mademoiselle?»

La marquise leva les yeux au ciel. Son rythme cardiaque s'était emballé autant que sa respiration. Au bout d'un moment, le diable ressortit ses doigts, provoquant ainsi un gémissement à sa victime avant de s'attaquer aux liens qui la maintenaient sur l'autel. Une fois libérée, il passa un bras sous ses genoux, un derrière son dos et la souleva doucement. La portant ainsi en mariée, il se dirigea vers une sorte de trône surplombant le sanctuaire, s'y assit, posa la jeune aristocrate sur ses genoux et la cala contre son torse.

«...S-Se-Sebastian..., souffla-t-elle, hagarde encore sous l'effet des substances

-Reposez-vous, Mademoiselle Elizabeth...D'autant que le spectacle devrait vous plaire, murmura la créature de l'enfer en caressant sa joue de porcelaine.»

Elle aurait aimer lui demander de quel spectacle il s'agissait mais la fatigue l'en empêcha. Aussi, se contenta-t-elle de s'appuyer davantage contre le serviteur de son fiancé, cherchant ainsi une source de chaleur. Comme s'il avait compris son geste, ce dernier l'enlaça avec poigne. L'aristocrate sursauta lorsque les bras de Sebastian entrèrent en contact avec sa peau nue. Le vêtement du majordome avait changé, elle en était sûre. La laine du Yorkshire dans laquelle son costume avait été fait, était réputée pour sa douceur, or, la matière qu'elle sentait ressemblait davantage à du latex. Cela étonna fortement Elizabeth...Comment avait-il pu se changer en quelques secondes? Il avait beau être exceptionnel, comme le disait Madame Red, aucun humain ne pouvait se dévêtir puis enfiler une nouvelle tenue en si peu de temps...Quelque chose vint se poser sur son petit nez recourbé. Cela la chatouillait...Elle voulait éternuer...En ouvrant doucement ses yeux, elle comprit qu'il s'agissait d'une simple plume noire...Mais, d'où sortait-elle? Elle eut la réponse en levant son regard. Malgré la pénombre de la pièce, elle parvint à distinguer une immense paire d'ailes noires (d'où émanait certainement ladite plume), ainsi que deux lumières vives. Elle voulut crier mais une main gantée se plaça sur sa bouche et étouffa son hurlement avant même qu'elle ne le commença. Les yeux, couleur rubis, de la créature se posèrent sur sa captive.

«Je sais bien que mon apparence est disgracieuse, mais hurler ainsi ne ferait que perturber les festivités.»

Elle écarquilla davantage ses prunelles vertes montrant ainsi son incompréhension, accentuant ce qui semblait être un sourire sur les lèvres du démon. Elle profita de l'amélioration de son acuité pour le contempler dans les moindres détails. Son visage était toujours aussi beau. Sa peau était sans aucune tâche, comme à l'ordinaire d'ailleurs, d'un blanc immaculé, provoquant un vrai contraste avec la noirceur de ses cheveux. En levant son regard, elle remarqua que, cachées parmi la chevelure d'ébène, se trouvaient deux cornes noires, recourbées qui encadraient son visage. Ce dernier, mis à part les cornes, lui semblait «humain», bien que ses yeux ressemblaient davantage à des rubis phosphorescents. Son regard se focalisa maintenant sur le torse de la créature. Même si elle se trouvait serrée contre lui, elle parvenait à voir que celui-ci était dénudé, et surtout parfait, taillé comme celui d'un Apollon. Les bandes de latex que la marquise avait senti, protégeaient les avant-bras de Sebastian. De là où elle était, elle ne pouvait pas vraiment voir ce qui constitué les habits des membres inférieurs de son geôlier, mais elle croyait avoir distingué un pantalon et des bottes à talon aiguilles, en latex noir.

Son apparence n'était pas disgracieuse...Elle n'était juste...plus humaine du tout...

Soudain, elle fut tirée de ses pensées, par un bruit sourd. Les portes de la pièce s'étaient ouvertes laissant entrer plusieurs hommes trainant par les bras, une jeune fille rousse, dénudée. Ils la posèrent violemment sur l'autel et l'y attachèrent.

«...C-C'est M-Mildred, murmura la marquise d'une voix pâteuse.

-Effectivement, j'ai tenu à ce que vous soyez réunies tôt ou tard, lui répondit-il en souriant.

-...Q-Qu'est ce qui va se passer?, soupira-t-elle en fermant les yeux

-Mais, une fête, Mademoiselle, une très belle fête, lui dit-il en calant davantage la tête de sa captive contre son torse.»

L'aristocrate se laissa aller. Les gémissements de son amie lui semblaient bien loin, puis, quand des cris et des bruits de lames se firent entendre dans la salle, Elizabeth s'était déjà endormie. Après quelques instants, Sebastian glissa deux doigts dans la bouche de la demoiselle. Bien vite, il sentit sa langue s'enrouler autour et ses lèvres mordiller sa main. Une minutes après, elle reprit connaissance et se rendit compte de ce qu'elle avait fait de manière inconsciente, aussi, elle rouvrit bien vite la bouche, libérant ainsi les doigts du démon qui se contenta de caresser les lèvres de la marquise.

«Vous êtes enfin réveillée, Mademoiselle Elizabeth?

-..., souffla-t-elle

-Vous avez raté le début des festivités...Quel dommage...»

Elle regarda les doigts de Sebastian qui ressemblaient davantage à des griffes tant les ongles étaient longs et acérés. Mais ce n'était pas cela qui l'intriguait. Elle semblait beaucoup plus intéressée par la couleur du liquide dégoulinant sur les gants. Celle-ci était rouge vermeille...comme du «sang, pensa la britannique.» Ses yeux s'agrandirent d'effroi. Mildred! Où était Mildred?! Elle tenta de sortir péniblement de l'étreinte démoniaque mais le majordome la tint fermement. Elle parvint cependant à se redresser légèrement, ce qui lui permit d'avoir une meilleure vue sur la salle. Elle poussa un cri. Son amie avait été dépecée...Ses organes avaient été mis dans divers récipients en argent sur l'autel. A coté du trône où Sebastian et elle étaient assis, se trouvait une petite table basse en acajou sur laquelle un verre de cristal, empli du même liquide rouge, était posé. Les yeux de la marquise d'agrandir d'horreur...Le démon s'en rendit compte, il se pencha alors sur elle, et lui caressa gentiment les cheveux, comme pour la rassurer.

«M-Mildred...I-Ils l'ont...V-Vous l'avez...

-Les jeunes vierges ont un goût...unique..., dit-il en passant sa langue sur ses babines. Un plat digne du diable de majordome que je suis.

-...

-Mais vous aussi, Mademoiselle, vous vous êtes régalée, ne le niez pas, ajouta-t-il d'un air narquois.»

En entendant cela, Elizabeth crut qu'elle allait vomir. Le sang...C'était celui de Mildred! On lui avait fait lécher le sang de son amie. Elle prit son courage à deux mains et osa plonger son regard dans celui de son bourreau. Celui-ci lui sourit. Etrangement, elle ne parvint pas à soutenir son regard et se sentit engourdie, au bord d'un gouffre.

«-...C-Ciel..., murmura-t-elle

-Ne vous inquiétez pas, Mademoiselle Elizabeth, je vais bien m'occuper de Monsieur Ciel.»

La jeune fille trembla dans les bras de la créature. Ses paupières devenaient de plus en plus lourdes...Son corps s'engourdissait...Etait-ce la mort qui la prenait dans une dernière étreinte?

Bien loin de là, au même moment, le soleil rouge sang de l'Enfer se couchait pour laisser place à une lune couleur suit. Un brouillard intense s'éleva sur le domaine démoniaque. «Peut-être est-ce l'équivalent de la nuit? pensa un blondinet de dix ans». Alois, allongé dans son lit, regardait ce phénomène avec attention. Cela allait être sa première nuit en Enfer...Enfin, sa première depuis qu'il avait repris conscience. Bien qu'il eut dormi presque toute l'après-midi et dévoré le plat que Timber lui avait apporté, il était encore fatigué et était sur le point de se rendormir quand des bruits de pas le firent sursauter. La porte de la chambre s'ouvrit, laissant ainsi le petit Lucas entrer dans la pièce. Celui-ci était vêtu d'une chemise de nuit noir dont l'ourlet était fait de fils d'or. Il fit un signe à son grand frère avant de tirer la main de Claude qui le suivait. Voir le démon agir comme un véritable père fut quelque chose d'étrange pour l'ancien comte. Le monstre s'accroupit devant le lit du plus jeune, le souleva et le borda, en lui caressant les cheveux. Le petit garçon agrippa la main blanche de son père et joua doucement avec.

«Lucas, il est l'heure. Demain tu ne pourras pas te lever si tu ne dors pas.

-M-Mais Père...

-Non, allez, le réprimanda-t-il en déposant un baiser sur le front.»

Claude allongea davantage le garçonnet dans les oreillers moelleux avant de remonter les couvertures.

«Fais de beaux rêves, lui dit-il en caressant ses cheveux cheveux bruns.»

Quand le petit fut endormi, ce qui ne prit pas longtemps, l'araignée se releva et s'avança vers le lit de l'aîné où il se rassit. Alois le regarda l'air méfiant, ce qui provoqua une sorte de sourire sur les lèvres du démon. Il leva alors la main, le blondinet ferma les yeux se préparant à recevoir une gifle, et se contenta de caresser la chevelure de son fils.

«Cla-...Père...

-Qu'y-a-t-il?

-Si je m'endors...Rien ne va disparaitre, hein?, lui demanda-t-il, inquiet.

-Je ne pensais pas que l'Enfer pourrait te plaire à ce point...Tu es pourtant entouré de monstres, lui répondit la créature infernale en lui caressant du bout des ongles une de ses mèches dorées

-M-Merci, murmura l'enfant en agrippant le bras de son père.»

L'araignée posa ses fines lèvres sur le front de son protégé avant de remonter les couvertures sur son corps. Jamais Claude ne fut aussi tendre avec lui quand ils étaient encore sur Terre...Hannah avait donc raison...Les démons pouvaient avoir des sentiments très forts pour leur famille...L'instinct grégaire surement? Le garçon plongea sa tête dans les nombreux oreillers et se laissa aller au sommeil. Le diable resta aux cotés du blond un moment jusqu'à ce qu'Hannah entra dans la chambre. Celle-ci posa un baiser sur le front de ses deux enfants avant de tendre la main à son mari.

«Viens te reposer, tu travailles vraiment trop! On dirait que tu es à la botte de Spears! ricana la démone

-Spears est à ma botte! rectifia-t-il

-Oh? La hiérarchie a changé? sourit-elle

-Cette affaire a tout fait valser en éclat...Heureusement qu'on peut compter sur Michaelis pour limiter les dégâts sur Terre avec sa secte...Les Humains sont si...méprisables, si misérables...pfff

-Pourquoi tu ne le rejoins pas, d'ailleurs?

-Le Seigneur Michaelis cède facilement à la gourmandise...Les jeunes vierges humaines...Elles ont un goût vraiment particulier...Alors je pense qu'il se fait plaisir en même temps. En ce qui me concerne, je préfère torturer les âmes damnées, et mes esclaves...C'est bien plus jouissif..., sourit-il en léchant la branche de ses lunettes.»

Dans la nuit noire, une ombre se glissa dans la chambre d'un célèbre comte. Celui-ci était debout, contemplant ses jardins par une fenêtre.

«Alors? Lizzi?

-...»

Son regard se tourna vers son majordome qui resta silencieux...limite impassible.

Alors, Ciel s'effondra, en larme, sur le sol, pleurant la perte du dernier membre qui comptait pour lui.

A suivre :D


Désolée pour le temps que j'ai mis à publier ce chapitre, mais j'ai eu une tite panne d'inspiration. :p (rien de très grave)! :3 J'espère que ça vous a plu! :D