Bonjour à tous ! Je suis absolument désolée pour cette absence prolongée, mais j'ai eu quelques petits problèmes avec l'écriture de ce chapitre, et je ne regerette pas d'avoir attendu, finalement ! J'ai fait beaucoup de tentatives et n'étais jamais satisfaite du résultat. J'ai écrit beaucoup de choses non-postées cette année, et principalement du drama / torturé. Je ne savais plus écrire de l'humour, et la reprise a été dure. C'est un peu différent, mais je l'espère, toujours amusant.

Cette fic devait être sérieuse à la base ( est-il utile de préciser que j'ai lamentablement raté ? ^^) mais je ne parvenais pas à écrire ce que je voyais. Maintenant, j'y arrive, mais je dois continuer dans le style comique. Donc, il y a un peu des deux, mais j'ai tout fait pour que cette fic reste humoristique tout le temps ! ^^

Vous l'aurez compris, je ne peux pas donner de date de parution. Il ne faut pas se dire que j'abandonne ma fic,etc. je l'aime bien trop pour cela, et j'ai passé cette année en pensant à elle et en culpabilisant de ne pas savoir la continuer, de ne pas essayer assez. Il ne faut pas se dire que je ne publie plus ou que j'abandonne. Comme certains publient à des intervalles d'une semaine, pour moi, cette fois, c'était presque un an. Mais je continuerai cette fic, je vous l'assure ! Et le chapitre dix est en cours d'écriture. Rassurés ? ^^

J'ai été cependant très touchée par certains commentaires et mps me demandant si j'abandonnais. Je remercie particulièrement Mikky-story, qui m'a rappelé au bon moment que j'avais une fic à écrire... Et tous les autres, MissTako-chan, etc ! Et un grand merci à Noweria qui a corrigé ce chapitre, bien que je n'aie pas toujours pris en compte ses remarques, car elles changeaient quelque chose au personnage.

Beaucoup d'entre vous ont reviewé chaque chapitre, j'en suis vraiment ravie et touchée ! Merci beaucoup ! Il est malheureusement possible que je n'aie pas répondu à toutes les reviews... J'ai un peu déserté fanfiction pendant l'année, même si c'était pratiquement mon seul loisir, je n'ai pas vraiment suivi de fics etc. Je suis sincèrement désolée de ne pas toujours avoir répondu aux reviews, oubliant parfois, reportant à plus tard... Désolée ! Elles m'ont toutes fait très plaisir, en tout cas ! Merci beaucoup ! Si vous êtes toujours là et dans le cas, n'hésitez pas à vous manifester, que je m'excuse plus personnellement et que je vous réponde !

Merci d'avoir reviewé et suivi cette fic, je suis pour ma part super contente d'avoir fait rire tant de gens et d'écrire pour un public aussi sympathique ! J'espère ne pas vous décevoir ! Biiisous à tous !

Disclaimer : L'univers d'Harry Potter appartient à JK Rowling.

Rating : K/ K+ par là... c'est gentil tout cela ! ^^

Personnages principaux : Voldemort/Harry, Godric, Salazar.

Godric et Salazar parlent toujours latin mais on les comprend toujours parfaitement, c'est génial. ^^

Rappel : Rowena a en charge toute l'école et en est désespérée d'avance, Helga est coincée entre deux époques et doit se charger malgré elle des communications présent/futur (ou passé, selon le point de vue), Salazar entraine Harry et a réveillé tout le dortoir de Gryffondor un peu avant de commencer la journée, Godric et Voldemort ont essayé de cuisiner un ragoût, Severus et Salazar sont officiellement en guerre ( et Salazar a pris cette mystérieuse machine qui fait tic-tac avec lui, parce que ça ennuyerait sûrement le maitre des potions.) et Dumbledor et Salazar vont se livrer une bataille polie mais féroce pour la direction de l'école. Un certain Galunderg s'est pris une baffe de Rowena dans un lointain passé. ( il reviendra, lui, même si vous, vous ne l'avez jamais vu. ^^ )

Bonne lecture à tous !

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Le serpent et le crapaud.

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Dolores Jane Ombrage fut tirée de son sommeil d'une manière toute à fait charmante en cette douce matinée de Novembre : des élèves criant de douleur, des suppliques et le délicieux bruit de corps s'effondrant dans l'herbe tendre, épuisés.

La grande inquisitrice sourit et sortit de son lit, curieuse de savoir qui avait l'art de la réveiller d'une manière si parfaite. Elle enfila ses chaussons – roses, comme il se doit- et se dirigea vers la fenêtre, collant disgracieusement son nez sur la vitre. Un sourire réjoui étira ses lèvres, et un rire de petite fille trop gâtée résonna dans la pièce. Décidément, ce Salazar Serpentard, quel homme !

~oOo~

Ledit Salazar, quant à lui, pestait. Plus que d'habitude, s'entend. Ces élèves étaient des incapables, tous autant qu'ils étaient. Surtout ce garçon rondouillard avec cet air ahuri. Et ce garçon aux cheveux roux (quel manque de goût !). De même que ce garçon aux cheveux bruns avec un… (comment cela s'appelait-il déjà ?... ah oui, pyjama ! ) pyjama tout à fait ridicule, donc. Des trèfles, et des bonhommes courant après un ballon. Ri-di-cule. Par ailleurs, ce dernier phénomène tenait la main d'un garçon, lui aussi absolument ridicule. Le noble Serpentard chercha des yeux son apprenti personnel, adoré et godricien. Qu'il trouva dans une position aussi grotesque que les autres, soufflant comme s'il avait fait cinq tours du lac ( il n'en était pourtant qu'à deux. Quelle déchéance.). Il inspira profondément, ferma les yeux, expira lentement… Reprit une profonde inspiration et cria aussi fort qu'il le pouvait :

- BANDE D'INCAPABLES ! NE ME DITES PAS QUE VOUS ÊTES DÉJÀ FATIGUÉS ? FRANCHEMENT, MAIS QU'EST-CE QUE VOUS CROYEZ ? QUE VOUS ALLEZ ÉCHAPPER AUX MAUVAIS SORTS EN COURANT COMME DES FILLETTES ? ET VOUS AVEZ AUTANT DE CARRURE QUE DES ASTICOTS CREVE-LA-FAIM! VOUS ESPÉREZ ATTIRER LES DONZELLES ? ALLEZ, TOUT LE MONDE DEBOUT ! VOUS REFAITES CINQ TOURS DU LAC !

Aux vues des protestations épuisées qui commençaient à monter,il n'avait peut-être pas été assez convaincant. Bien. Peut-être que les obliger à faire cinq tours DANS le lac serait plus efficace. La natation, c'est utile également, après tout.

~oOo~

Ombrage fouillait fébrilement dans sa commode à la recherche d'une tenue plus seyante que ses habituelles jupes. Cet homme était parfait, et elle l'aurait. Après dix minutes de dérangement intensif, elle finit par mettre la main sur ce qu'elle cherchait. Une merveille de simplicité et d'élégance, toute en fourrure et en perles. Rose, la fourrure et les perles. Elle prit un bain aux huiles essentielles ( lavande et vanille ), se brossa les dents avec son meilleur dentifrice à la menthe tout en se demandant si son shampoing à l'abricot n'aurait pas été mieux que celui à la fraise, et enfila sa robe. Mhf, elle devait avoir rétréci au lavage. Tant pis, c'était d'autant plus sexy. Les habits moulants étaient à la mode, ces temps-ci. Elle brossa ses cheveux bruns fadasse, et mit sa plus belle pince à cheveux pour l'occasion. Elle étala une généreuse couche de rose à lèvres( rose un jour, rose toujours !) sur sa bouche aussi épaisse que le reste de son corps et se regarda dans la glace. Il manquait quelque chose. Mais quoi ?

Soudain, l'illumination la saisit : du fard à paupières ! Elle n'en avait pas mis ! Vite, son plus beau fard à paupières ! Il avait une nuance de rose tout à fait adorable.

Elle s'aspergea copieusement de parfum à l'orchidée, et s'admira dans le miroir. Quelle belle femme elle était, tout de même !

Enfilant ses habituelles chaussures à talon d'un rose aussi passé que les murs de sa chambre, elle se dit que conquérir un homme de cette réputation ne serait pas facile. Mais elle avait du charme, et comme dit le dicton : à cœur amoureux, rien d'impossible ! ( enfin, quelque chose de cet acabit.)

Et elle sortit de ses appartements en sautillant.

~oOo~

PLOUF.

Et voilà, le dernier était à la flotte. Salazar se frotta les mains d'un air satisfait. Si ces imbéciles de Gryffondor faignants ne souhaitaient pas passer leur journée dans l'eau, il devraient nager. Il sourit, heureux d'avoir trouvé le moyen de leur faire faire un peu d'exercice…. Jusqu'au moment où un cri déchira le silence (déjà relativement entrecoupé par des « hhhh mais il est fou blup hhhhh ») .

- AAAAAHHH ! Je ne sais pas nager ! Au secours, quelqu'un ! Hurla Harry en se débattant d'une manière qui aurait pu être comique s'il n'avait pas été si désespéré.

Ron se décida à lui porter secours lorsqu'il émergea lui-même. Malheureusement, Harry, complètement terrifié, se débattait énergiquement. Si bien que Ron ne parvenait plus à le tenir, et ne sachant pas fort bien nager à la base…

Salazar soupira et enleva sa robe de sorcier.(1) Il allait chevaleresquement porter secours aux deux élèves décidément pas doués, se préparant mentalement à un emploi du temps très chargé. Il rajouta « apprendre à nager à mon apprenti » à la grille horaire de celui-ci, et plongea.

~oOo~

Dolores, toute rose vêtue, arpentait les couloirs en chantonnant. Elle allait faire une petite surprise à son amour, et elle était certaine que dès qu'il l'apercevrait, magnifique dans sa robe légère et gracieuse, il tomberait à genoux, foudroyé par sa prestance. Et s'il ne lui atterrissait pas dans les bras à ce moment, une fois qu'il aurait appris à la connaître, ce serait chose faite. Elle était ambitieuse, sournoise et aimait faire du mal aux gens « pour leur bien ». Cet homme semblait partager ses goûts, et à eux deux, ils pourraient faire tant de choses… Le ministère ne serait plus qu'un vague souvenir. Un monde nouveaux, de nouveaux dirigeants, de nouveaux protocoles…

Ombrage sourit encore, et son gloussement sucré se répercuta sur les épais murs de pierre un long moment après son passage.

~oOo~

BAF. Un coup de coude, un. Le dixième en deux minutes. Depuis qu'il avait plongé, le serpent avait déjà reçu : dix coups de coude, trois coups de genoux, six gifles et deux coups de poing. Sans compter son dos littéralement lacéré par les ongles de Harry qui s'agrippait à lui, paniqué, et les cris aigus qu'il poussait.

Salazar progressait mètre par mètre vers le bord du lac, reculant, avançant à nouveau, reculant encore…

« Heureusement que le garçon n'est pas très costaud » se dit-il.

BAF. Onze coups de coude.

« Par contre, il a des os solides. Il est un peu maigre, ce gosse. Faudra le remplumer. » SBLAF. Quatre coups de genoux.

Salazar soupira et entoura plus fermement la taille de son apprenti, un bras le soutenant tandis que l'autre tâchait de retenir les coups.

BAF !

Il commençait vaguement à se demander si le garçon ne le faisait pas un peu exprès…

Dix minutes plus tard, ils étaient allongés l'un sur l'autre dans l'herbe, trempés et plutôt mal en point. Les autres gryffondors se taisaient, eux aussi sortis de l'eau, et tentaient de se faire oublier.

C'est à ce moment qu'une sorte de gros bonbon passant par toutes les nuances de rose arriva en sautillant d'un air guilleret. Puis stoppa net devant la scène qui s'offrait à elle.

SON Salazarinouchet allongé sur cette loque de Potter, le dos en sang et dégoulinant. SON Salazar qui aurait pu être si sexy ainsi, si il n'avait pas été allongé sur Potter en soupirant, ses mains sur les hanches de se bon à rien !

Avant que les élèves présents n'aient le temps de réaliser ce qu'il se passait, elle hurla d'une voix suraigue :

- SALAZAR SEPENTARD ! COMMENT PEUX-TU ME FAIRE ÇA ! COMMENT PEUX TU FAIRE ÇA ?

Le mage noir releva la tête du cou de son élève, hébété. La seule chose qui lui venait à l'esprit en ce moment était un très inélégant et pitoyable :

- Hein ? Euh, je veux dire, je vous demande pardon ?

- T'as dit « euh » ! s'exclama un voix étouffée de sous Salazar.

- COMMENT POUVEZ-VOUS ! FRICOTTER AINSI AVEC UN ÉLÈVE, UN GARÇON QUI PLUS EST ! C'EST INADMISSIBLE ! VOUS VALEZ MIEUX QUE ÇA VOYONS ! COMMENT POUVEZ-VOUS ?

- Quoi ? Enfin, je veux dire… Je ne fricote avec personne, enfin madame !

L'illumination se fit.

- Vous voulez dire, moi avec … LUI ? AAAAHH ! Hurla le noble maitre des potions et poisons, se détachant précipitamment de Harry, qui hurlait lui aussi à l'idée.

- Je vous savais tarée, mais pas à ce point ! s'exclama le jeune homme.

Un grand « POTTER, RETENUE ! » retentit en même temps que « HARRY, ÉLOQUENCE ! »

Le pauvre Harry rentra grimaçant tandis que les garçons de son dortoir admiraient silencieusement la scène qui se déroulait devant eux.

~oOo~

Une souris… un grooosse souris qui courait, droit devant lui ! Il fallait qu'il l'attrape, vite ! Il sentit son corps s'étendre, frottant contre les dalles froides du manoir. Il tendit la gueule, s'apprêtait à sentir le sang chaud de sa victime couler dans la mâchoire alors qu'il déchirait la chair tendre de sa proie encore frétillante ( même si il aurait pu la gober tout rond, il avait toujours préféré se délecter de la saveur d'une souris condamnée…), quand soudain une enclume surgit devant lui. Elle se transforma lentement en oreiller. Il referma sa gueule dessus, et au lieu du goût délectable du sang, se répandit le long de sa langue le goût âcre de l'encre. Il tenta de recracher, mais une couverture épaisse lui bloquait tout mouvement brusque, et il entendait derrière lui de sinistres craquements, comme des gonds d'une vieille porte se détachant…

Nagini se réveilla en sursaut, sifflant de terreur. Un rêve. Ce n'était qu'un rêve. Ouf !

Il voulu ramper vers la chambre de son maitre, mais une couverture/porte/oreiller/encrier/gourde se rappela à son « bon » souvenir lorsqu'il s'aperçut qu'il était toujours coincé…

Il pesta pour la forme, et se laissa tomber, déjà épuisé par cette journée qui s'annonçait…particulière. Entre deux jurons serpentardiens, il priait pour que Voldemort le trouve VITE.

~oOo~

-RRRRRRRRRR…zzzzzzzz…RRRRRRRRRRR….zzzzzz

Une porte s'ouvrit lentement, précautionneusement. Un léger grincement retentit, tirant une grimace à l'homme, qui aurait préféré passer inaperçu. Il se tendit, attendant, anxieux.

-RRRRRRRRRRrrrrzzzzzzzzz

Il soupira de soulagement. L'Autre ne s'était pas réveillé. Il jeta un rapide coup d'œil à la pièce, avisa l'hurluberlu au babillage habituellement incessant allongé de tout son long, son oreiller serré contre son cœur, et sourit. Il se retira tout doucement, et referma la porte en menaçant l'inévitable grincement en un « chut ! » éloquent.

Il s'avança dans le couloir, la moquette étouffant ses pas. Il était encore tôt, et le soleil était toujours couché. Lorsqu'il fut suffisamment loin de la chambre, Voldemort ouvrit une fenêtre et respira lentement la fraîcheur de cette fin de nuit. Il resta un moment à contempler les étoiles, paisible, avant de refermer les volets et se diriger vers les escaliers sombres et gigantesques, à l'image du manoir dans lequel il avait élu domicile. Après quelques minutes de marche, il arriva à la cuisine, encore marquée par leur précédente tentative. Il ne mangerait pas à la salle habituelle, cette fois. Il appela un elfe et lui intima d'amener le déjeuner au petit salon.

Il emprunta un couloir étroit et délabré, respirant l'ancienneté. La grandeur déchue de ses habitants de jadis hantait les lieux, oppressante, offrant un contraste surprenant entre la décadence visible et la magnificence cachée sous la poussière. Le seigneur des ténèbres accéléra le pas, bifurquant et contournant les obstacles avec une aisance trahissant son habitude.

Voldemort poussa la porte du salon plongé dans la pénombre où, il y a près de cinquante ans de cela, trois éclairs verts étaient sortis de sa baguette, brisant la vie de ceux qui l'avaient laissé, ceux qui n'avaient mérité l'existance même. Des moldus dont l'âme était aussi sale que leur sang… Sa propre famille, cette déchéance… Un sourire cruellement satisfait orna ses lèvres. Il les avait arraché à leur demeure, nettoyant, purifiant les lieux de sa simple présence. Bientôt, oui bientôt le monde serait à nouveau sain. Il s'attabla, toujours le sourire aux lèvres, et se servit un grand bol de lait rempli de céréales chocolatées. Dans quelques instants, la paix des lieux serait troublée par un homme, qui en quelques heures à peine avait réussi à le faire désespérer comme Dumbledore lui-même n'avait su le faire en quelques décennies. Mais en attendant, il savourait le chocolat et le lait, détendu.

On peut être un mage noir et aimer le chocolat, après tout !

~oOo~

Godric se réveilla doucement, les premiers rayons de soleil perçant les rideaux. Il s'étira, bailla et sourit joyeusement, à présent parfaitement réveillé et prêt pour nouvelle journée pleine de joie et de plaisir. Il sauta dans la baignoire, peina pour ouvrir cette chose étrange qui faisait couler de l'eau ( il avait vu les Sefles le faire, donc il devait le faire. Il ne serait pas dit que des Sefles feraient quelque chose mieux que lui, foi de Gryffondor ! ). Une demi-heure plus tard, habillé de rouge et or, il descendit bruyamment les escaliers, un grand sourire aux lèvres. Direction : la cuisine !

Il ouvrit brutalement la porte quelques dix minutes plus tard ( il s'était perdu. Il avait toujours eu un sens de l'orientation hors du commun, n'allez pas croire le contraire, mais il y avait beaucoup de couloirs dans ce manoir...) en hurlant :

- Sefles, au pied ! J'ai faim, debout là-dedans !

Il se récolta par la même occasion quelques centaines de regards mauvais, mais un elfe se dévoua pour lui adresser la parole, murmurant que le petit maître était un impoli arriviste et incapable mais que le grand maître avait ordonné d'obéir au petit maître et que donc il obéissait car il était un bon elfe, oui monsieur !

D'une traite.

Puis il daigna signaler au « petit maître » que le Maître déjeunait au salon et qu'il allait l'y conduire.

.

- C'est plutôt sale par ici, c'est normal ?

- …

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- Dis-moi, Sefle, tu n'essaierais pas de me duper ?

- …

.

- Cette partie du manoir à l'air déserte. Tu cherches à me duper, m'emmener dans un couloir sombre –enfin, plus que celui-ci- et m'égorger en te repaissant de ma chair ! Je le sais, tu es démasqué, infâme créature infernale !

- …

.

-Voici le petit salon, Petit Maître, le Grand Maître y est déjà.

- Humf…

Godric regarda suspicieusement la créature, tentant de savoir si oui ou non il allait se faire égorger puis dévorer, voir dévorer puis égorger, voir même égorger en étant dévoré.

Mais il était un Gryffondor, un vrai, un dur ! Aussi, il empoigna son épée, et poussa la porte en hurlant, l'arme brandie en position de combat.

- !

- AAAAAAAAhhhhhhhhh !

-AAAAAAHhhhhhh !

-AAAAAHHHH mais par Merlin qu'est-ce qui vous prend ?

-…

- Non mais on a pas idée, j'ai failli lâcher ma cuillère ! Qu'est-ce qui vous prend, vous êtes cinglé ou quoi ?

« Notez que je m'en doutais déjà… » Ajouta mentalement le terrible mage noir.

- Mais non mais c'est lui ! Dit Godric en pointant du doigt l'endroit où s'était trouvé l'elfe il y a encore quelques secondes.

Elfe qui avait mystérieusement disparu. Voldemort haussa un sourcil.

- Lui qui ?

-Lui, le Sefle qui m'a conduit jusqu'ici.

- Et ?

- Et il voulait m'embrocher ! D'ailleurs je suis certain que c'est un piège, il faut sortir d'ici au plus vite, ils vont nous encercler puis nous sauter dessus, découper nos chairs de leurs dents pointues tout en piaillant hystériquement, jubilant de nous voir ainsi défaits, …

-Godric…

-… et ils se repaîtront de notre désespoir comme ils se repaissent de leurs repas immondes, découperont nos os pour en faire des aiguilles à tricoter, riant de leur misérable voix suraiguë, sautillant dans tous les sens…

-Godric…

-…saccageant le manoir de leurs pieds tordus, un rictus sauvage aux lèvres, leurs doigts décharnés griffant les tableaux et les murs, leurs corps maigrelets s'entrechoquant alors qu'il danseront autour de nos corps sans vie, chantant dans leur langue païenne la victoire de la trahison assassine…

-Godric…

-… telle le veut la tradition instaurée par leurs misérables ancêtres, et ils boiront le vin de nos réserves, dévasteront nos cultures, ravageant les villages et leurs habitants, et d'autres viendront, leurs oreilles captant au loin les chants de victoire de leurs compatriotes, et chanteront à leur tour leurs mérites immondes, créant une vague de panique dans tout le pays, les chevaliers en armes ne pourront plus rien pour notre bonne vielle Angleterre, tout sera brûlé, pillé, saccagé, les cris des enfants et lamentations de ceux qui ont tout perdu résonneront dans nos campagnes…

-GODRIC !

-… et… Oui ?

- Tais-toi, assieds-toi et mange.

-Oui.

Il failli dire : « Oui Salazar » mais il se retint. Pourquoi diable avait-il eu l'impression d'être en face de ce dernier ? Son petiot n'était pourtant pas un mage noir sanguinaire et cruel, se moquant allègrement des sentiments des autres. Il était tout mignon, son petiot, il n'aurait pas fait de mal à quiconque, il en était persuadé. Et puis, cette tragédie qui l'avait frappé, si jeune…

-…

-…

- Quoi encore ?

-C'est quoi ? Demanda le mage moyenâgeux avec un sourire contrit.

Voldemort soupira. La journée allait être longue. Il regarda l'homme en face de lui, mi-consterné,mi-exaspéré. L'autre le regardait attentivement, ses yeux bleu-vert pétillant légèrement, le sourire barré par ses cheveux châtains. Le mage noir soupira de nouveau, et consentit enfin à répondre à la question du lion.

- Des céréales chocolatées, on les met dans du lait et puis on les mange, avec ceci –il brandit la cuillère- comme ça – il plongea la cuillère dans le bol et la porta à ses lèvres, mâchant lentement-.

Godric le regarda, et fronça les sourcils.

- Dis donc mon jeune ami… Je sais ce qu'est une cuillère et je n'ai pas besoin de leçons pour m'en servir !

- Que vous dites… Marmonna le mage noir.

-Comment ?

- Rien, rien.

Godric sourit.

-Oh mais je ne t'en veux pas, après tout tu ne pouvais pas deviner.

Puis son sourire devint éblouissant et il s'exclama :

-Oh mais tu bois du lait ! C'est très bien, je suis fier de toi mon petiot, le lait c'est bon pour la santé ! Tu devrais boire une tisane avec, ça te renforcerait, tu es tout pâle…Tu devrais sortir plus, tu sais ! Et changer les tentures. Et restaurer cette partie de manoir, elle est aussi crasseuse que le bureau de Salazar ! Pourquoi ne l'as-tu pas fait ?

« Euh, réponse convenable… Ah ! »

- Et bien… Il prit un air triste… vous voyez, c'est que… Je n'ai pu m'y résoudre… C'est ici que mes parents furent tués et je ne peux même pas concevoir d'enlever leurs dernières traces, c'est si cruel…

Il leva le regard vers Godric, des larmes roulant sur ses joues.

« Hehe, je suis le meilleur. Je n'allais tout de même pas lui dire que les lieux de mon premier avada étaient sacrés à mes yeux ! … Par contre, je trouve que je pleure un peu trop facilement depuis qu'il est là... »

L'Emmerdeur pâlit considérablement et sembla sur le point de dire quelque chose, mais se ravisa. A la place, il prit Voldemort dans ses bras pour le premier câlin de la journée, et le deuxième dans la vie de Tom.

Le dit Tom se fustigea mentalement pour en avoir encore trop fait et pesta silencieusement alors que le Gryffondor le serrait dans ses bras. Il aurait voulu finir ses céréales avant d'aller prélever du venin à Nagini pour une potion de Trace.

NAGINI ! Merdum, où était-il passé ? Il ne l'avait pas vu depuis hier, c'était plus qu'inhabituel.

-hmmmggfffhh.

- Je suis là, je suis là. Je ne te laisserai plus jamais seul mon petiot.

- hmmmmmgggffffhh !

- Oui, moi aussi je trouve que la vie est cruelle, mais que veux-tu, on ne peut rien y faire…

-HHHmmmmmggggffffhhh !

- Non, je ne te laisserais pas, tu verras, je vais m'occuper de toi…

-mhgf.

- Comment ?

Voldemort réussi à se dépêtrer comme il pouvait de l'immonde robe de sorcier ( rouge et or !) pour dire :

- Je voudrais aller voir Nagini. C'est mon animal de compagnie, et je ne l'ai pas vu depuis hier, alors vous comprenez, je suis inquiet…

- Oh mais bien sûr ! Tu veux que je vienne avec toi mon petiot ?

- Non,non, merci ça ira, finissez de déjeuner.

- Tu es sûr ?

- Certain. Mangez à votre guise.

Godric se rassit et regarda son petit protégé s'en aller d'un air inquiet. Pauvre petit, il était si sensible…

~oOo~

Voldemort arpentait les couloirs du manoir, penché en avant, sifflant des « Naginiiiii ? Où es-tu passé ? Naginiiiii ? Mais qu'est-ce que je t'ai fait ? Naginiiiiiii ? »

Comme Voldemort aurait dû s'en souvenir, marcher courbé en deux en sifflant, regardant le sol, avait de fortes chances pour se terminer en chute mémorable.

En l'occurrence, il se trouve qu'en plus des escaliers gigantesques et des dalles mal fixées, le manoir avait beaucoup de murs. Trop peut-être.

BAM.

- Ahhh, putain de mur à la con, mais pourquoi y a-t-il tant de murs dans un manoir ?

L'honorable mage noir se frotta la tête tout en jetant un regard mauvais au mur, qui n'en sembla pas particulièrement affecté. Voire pas du tout. Cependant quand Voldemort lui envoya un sort vicieux, ses airs impassibles volèrent en éclat.

Re BAM.

- Aaaaah ! Protego !

Le bouclier s'éleva juste à temps, alors que le mur s'effondrait bruyamment autour de lui. Tom regarda les dégâts et pesta contre les mur trop/trop (mets plutôt « ou » a la place de ton /) peu solides ( ceci bien entendu, dépend de la manière dont on le percute…) et les serpents qui jouent la fille de l'air.

Il remit le mur en place d'un coup de poignet bien ajusté (2). Il repartit en pestant et surtout, surtout, en regardant devant lui.

~oOo~

Helga se réveilla courbaturée et de fort méchante humeur. Le pentacle avait refusé toutes ses tentatives d'amadouement, et elle avait vu passer SON oreiller et SA couette sans pour autant pouvoir ne fut-ce que les effleurer. Elle avait éternué toute la nuit à cause de ce maudit varcrax, et surtout, surtout, elle ne voyait pas la lumière du jour. Et Helga Poufsouffle avait horreur de ne pas savoir quelle heure il était. Elle commença donc à marmonner quelques sarcasmes à l'égard de Rowena qui semblait ne plus savoir calculer correctement ( négligeant le fait qu'elle aurait été incapable d'arriver à la moitié des statistiques obtenues) , ensuite sur Salazar et Godric qui auraient été incapables de se servir correctement d'un pentacle si leur vie en avait dépendu, puis sur le pentacle lui-même qui franchement, n'avait rien de mieux à faire que de passer les gens dans une autre époque, sur les ingrédients de potions archaïques qui faisaient éternuer, sur les chaudrons trop lourds et mal rangés, sur les sols froids de Poudlard et ses cachots sans ouvertures ( et même, une ouverture pour donner sur quoi ? De la terre, oui mâdâme, car un cachot Serpentardien, c'est profond, oui mâdâme.).

En clair, quand elle verrait Salazar, il allait l'entendre hurler. Et fort.

Lorsque dix minutes plus tard, elle en eut fini avec ses récriminations, elle commença à s'ennuyer. Elle admira ses ongles pendant trois/quatre minutes avant d'en avoir marre. Elle essaya de deviner le nom des ingrédients en fonction de leur aspect, sans regarder l'étiquette. Au bout de dix minutes, elle décida qu'elle les connaissait tous, ce qui n'était pas loin de la vérité, et commença à compter les dalles.

A quatre cent septante-trois, elle entendit des cris, puis le bruit d'une porte qui s'ouvre et des bruits de pas, de plus en plus forts.

Elle prit une grande inspiration et s'apprêta à hurler.

~oOo~

La première réaction de Rowena fut de hurler de terreur. La seconde fut de hurler d'incompréhension. La troisième et dernière fut de hurler de fureur. Elle hurla donc des hurlements hurlés dans un concert d'hurlements hurlés Elle hurla ses hurlements hurlés les lèvres ourlées car hurler des hurlements hurlés les lèvres ourlées donne des hurlements hurlés plus hurlés que des hurlements hurlés sans les lèvres ourlées car les lèvres ourlées hurlent les hurlements hurlés plus fort que les hurlements hurlés sans lèvres ourlées. En clair, il y eut beaucoup de hurlements hurlés les lèvres ourlées.

Elle fut réveillée par un Aliment Non-Identifié entrant en contact avec son visage. Elle ouvrit les yeux pour voir un liquide brunâtre sur des os encore entourés de chair mutilée. Elle s'écarta brusquement et regarda autour d'elle. De la salade à perte de vue, et l'Aliment Non Identifié se révéla être une cuisse de poulet parmi les quarante autres qui parsemaient la Grande Salle. Que ? Quoi ? Comment ? Qui ?

Le « qui ? » tombait sous le sens… Des élèves. De misérables petits êtres répugnants qui ne voulaient pas apprendre, préférant se rouler dans la bêtise et le poulet, pleurnichards et braillards, sauvages et dangereux. Dire qu'elle les avait presque trouvés sympathiques hier… Oh les immondes petits scélérats ! Ils allaient payer.

Elle se leva aussi dignement qu'elle put, essuya la sauce de ses cheveux et de sa robe ( étala serait plus exact dans le dernier cas), enleva les feuilles de salade de ses manches et avança d'un pas aussi altier qu'elle pouvait le faire au milieu des feuilles saucées et glissantes. Habile, la Dame évitait les obstacles, dérapait sans jamais tomber, et enfin, atteignit la porte. La démarche altière en avait pris un coup, mais elle n'était pas tombée ! Elle parcouru les couloirs aussi vite que la feuille de salade collée à sa chaussure le permettait, et arriva devant les dortoirs des Serdaigle, fulminante. La gargouille commença l'énigme, mais un grand « La ferme, ouvre ! » l'arrêta dans son élan. Reconnaissant la Dame, elle s'ouvrit dans un « clong » discret. Les pas de Rowena dans la salle commune étaient beaucoup plus bruyants, et ses grommellements doublés de petits cris hystériques l'étaient encore davantage. Elle monta les escaliers en une traînée bleue et bronze légèrement entachée de vert tendre et arracha à moitié la porte de ses gonds en déversant sa fureur sur ses élèves. SES élèves, ceux qui étaient censés être raisonnables et sages.

- BANDE DE PETITS SCÉLÉRATS ! VOUS M'AVEZ DUPEE SOUS VOS AIRS SAGES ET PAISIBLES, VOUS ETES AUSSI MONSTRUEUX QUE LES AUTRES ! AH VOUS AVEZ CRU POUVOIR EN RÉCHAPER, HEIN ? ET BIEN NON MES AGNEAUX, VOUS ALLEZ PAYER ! HAHAHA ! BANDE DE VERMINE DEGOUTANTE, S'IL N'EN TENAIT QU'À MOI VOUS SERIEZ DÉJÀ TOUS EXTERMINÉS ! MINABLES QUE VOUS ÊTES, JE CRACHE SUR VOS ANCÊTRES ET VOS MANIÈRES, VOUS NE MÉRITEZ PAS DE FOULER CE CHÂTEAU DE VOS PIEDS AUSSI INCULTES DE VOUS ! (3) .

Elle s'arrêta un instant pour reprendre son souffle. Elle avisa ses élèves, tête baissée, honteux, et décida qu'ils étaient encore récupérables. Elle s'en alla donc vers les Poufsouffles, histoire de battre le fer tant qu'il est chaud.

Elle s'en alla aussi vite qu'elle était venue, laissant ses élèves hébétés et repentants ( mais pas trop, c'est marrant, les batailles de poularde-salade…) pour se diriger vers les escaliers qu'elle dévala aussi élégamment que les précédents. Elle déboula dans la salle commune jaune et noire après avoir menacé la porte qui avait refusé de la laisser passer ( pas assez calme, elle lui en ficherait, du pas assez calme !), se dirigea directement vers les dortoirs et recommença sa tirade plus que vocale devant les Poufsouffles terrifiés.

Elle s'en alla directement après, tournant dans un élégant mouvement de robes, aspergeant les élèves de sauce décidément bien tenace.

Et elle s'en alla vers la tour des Gryffondor. Le tableau de Margolène la laissa passer dès qu'elle vit l'état de la Dame.

Et encore une fois, elle monta les escaliers plus vite que son ombre ( l'inclinaison solaire de la tour Gryffondor…) défonça à moitié la porte et hurla.

- DEBOUT ÉSPÈCE DE VERMINE DÉGOUTANTE ! AH ON S'AMUSE ? AH ON VEUT QUE JE DEVIENNE DINGUE ? MAIS VOUS NE M'AUREZ PAS ! dit-elle, le regard fou. JE NE VOUS LAISSERAI PAS SACCAGER LE CHATEAU, ET JE VOUS INSTRUIRAI, QUITTE A VOUS ATTACHER POUR FAIRE RENTRER UN QUELCONQUE SAVOIR DANS VOS TÊTES VIDES DE TOUT BON SENS ! JE VOUS BRISERAI, VOUS ET VOS TENTATIVES DE MUTINERIE, JE VOUS BRISERAI ET VOUS M'EN REMERCIEREZ LORSQUE VOUS AURAI APPRIS A COMPTER SUR AUTRE CHOSE QUE VOS DOIGTS OU VOS AMIS ! (4)

Elle allait repartir aussi sec, mais devant la porte, elle se ravisa.

- ET SUIVEZ-MOI !

Une voix timide osa poser LA question alors qu'ils se regardaient, gênés.

- Mais euh… en pantalon de nuit et sous-vêtements ?

-OUI !

La voix timide aurait mieux fait de se taire.

La Dame de sagesse et de tranquillité repartit donc, en direction des cachots, suivie d'une troupe de Gryffondor de tous âges très dépareillés. Si elle avait regardé derrière elle, elle aurait surpris des regards « elle est devenue folle » et « tu sais que tu me plais, toi ? ». Heureusement pour ses cordes vocales et les oreilles des élèves, elle n'en fit rien. Elle fut donc particulièrement décontenancée de trouver la langue de William en exploration scientifique de la bouche de Wulfric, et les grimaces et regards entendus se posant sur sa personne, quand elle se tourna brusquement vers les élèves, arrivés devant le mur de l'antre des Serpentard.

- Mais… Mais… William, lâchez votre ami immédiatement ! Mais qu'est-ce que vous faites ?

- Hhhhmmm… C'est pour la science, madame… Mhhhhhhmmm

- WILLIAMWULFRICRETENUE ! VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE ! CE N'EST PAS CONVENABLE ! DEVANT UN PUBLIC, ENFIN ! MAIS OU AVEZ-VOUS LA TÊTE ?

- Dans son cou, madame. Rétorqua Wulfric.

- FICHEZ LE CAAAAAMP !

Ce qu'ils appliquèrent immédiatement, contents du résultat de leur expérience et pressés de l'approfondir.

Rowena plissa les yeux devant leurs sourires réjouis.

- Restez.

- Comment ? Mais vous avez dit…

- Restez. Cela vous ferait trop plaisir.

Satisfaite de leur moue déçue, elle se tourna vers le mur, s'apprêtant à soudoyer bassement le gardien du mot de passe, et tomba nez à nez avec un élève de Serpentard mal réveillé.

- Squisspasss ?

- VOUS N'ÊTES QU'UNE SALE POURRITURE NE MÉRITANT MÊME PAS MA CONSIDÉRATION ! JE VOUS MAUDIT, INFÂMES PETITES ORDURES, ET VOUS -elle pointa le reste des Serpentards qui s'étaient sagement réfugiés derrière les fauteuils de leur salle commune- VOUS, C'EST VALABLE POUR VOUS AUSSI ! VOUS N'ÊTES QU'UN RAMASSIS DE STUPIDITÉ ET D'INCONSCIENCE , DES INCULTES TOUS AUTANT QUE VOUS ÊTES, NE SACHANT RIEN FAIRE DE VOTRE INTELLECT QUI JE N'EN DOUTE PAS N'EST PAS TRÈS ÉLEVÉ ! VOUS VOUS VANTEZ DE TOUJOURS SAVOIR OU SONT VOS INTÉRÊTS ? AH BEN IL SERAIT FIER, SALAZAR, SI IL VOUS VOYAIT ! DES IMBÉCILES QUI NE PENSENT QU'A S'AMUSER, TOUS AUTANT QUE VOUS ÊTES ! DES ABRUTIS DONT LA STUPIDITÉ EST SI ÉLEVÉE QUE JAMAIS AUCUN ÉDIFICE N'ATTEINDRA LA MOITIE DE LA HAUTEUR ! VOUS NE VALEZ PAS MIEUX QUE LA PLUS PETITE POURRITURE PAYSANNE QUI RODE AUTOUR DU CHÂTEAU ! C'EST ÇA QUE VOUS VOULEZ ? PASSEZ VOTRE VIE A RAMASSER LES RESTES DES GENS PLUS INTELLIGENTS ET PLUS PUISSANTS QUE VOUS ? ET BIEN, VOYONS COMMENT VOUS ALLEZ VOUS EN SORTIR ! ALLEZ , SUIVEZ-MOI, BANDE DE CAFARDS IMBÉCILES !

ON VA VOIR CE QUE VOUS VALEZ EN RAMASSAGE DES CONNERIES DE VOS SEMBLABLES, ET DES VOTRES ! A LA GRANDE SAAAALLE !

Voyant que les élèves étaient trop occupés à la dévisager, stupéfaits et à présent parfaitement réveillés, elle empoigna le plus proche et le détacha manu militari de la porte à laquelle il s'était accroché durant sa tirade. D'un coup de baguette rageur, elle expulsa tous les autres qui s'emmêlèrent aux Gryffondor, jurant et criant. Elle repassa rapidement par les deux autres salles, ramassant des élèves quelque peu plus habillés, ayant prévu le coup.

C'est donc suivie de deux maisons à moitié dévêtues et de deux autres à moitié traumatisées que Dame Rowena Serdaigle, un exemple de grandeur et de sagacité, une Dame pour qui l'égalité dans la connaissance surpassait toutes les autres croyances, se rendit à la Grande Salle.

~oOo~

6h.

Severus Snape ronflait comme un bienheureux.

6h15.

Severus Snape bavait légèrement en serrant son coussin contre lui.

6h30.

Severus Snape se blottissait contre le coussin, encore sous les couvertures.

6h45.

Severus Snape souriait en se frottant contre le coussin.

7h.

Severus Snape changea de côté, tenant toujours son coussin.

7h15.

Severus Snape murmura en agrippant le coussin, mode « chat s'étirant ».

7h30.

Severus Snape se mit sur le ventre, encerclant toujours son coussin.

7h45.

Severus Snape émit un borborygme intéressant tout en repliant ses jambes vers l'oreiller.

8h.

Severus Snape mâchonna l'oreiller.

8h15.

Severus Snape tint son oreiller, souriant, replié sur lui-même, encerclant son oreiller et blottit sous les couvertures.

8h30.

Severus Snape se frotta à l'oreiller et agrippa la couette, souriant toujours, au chaud dans son lit douillet.

8h45.

Les élèves de Severus Snape, devant la porte depuis vingt-cinq minutes, commençaient à espérer.

9h.

Severus Snape se réveilla brutalement, un instinct quelconque lui signalant que non, on était pas samedi et qu'il devrait être debout depuis environ trois heures.

Il se leva aussi vite qu'il put, jurant, et chercha son réveil des yeux. Son réveil avait disparu. Et il avait comme une petite idée de qui était le coupable.

« Oh le salaud ! Oh le salaud ! Salazar Serpentard, à présent c'est la guerre ! »

Il fila dans la salle de bain, se rafraîchit en vitesse, sauta dans ses robes, les boutonna comme il put, jura en se rendant compte qu'il les avait mal boutonnées, les reboutonna, enfila ses chaussures et fila à sa classe, les lacets défaits, les cheveux en bataille.

Après trois dérapages, quatre trébuchements et six « J'ai faim ! », le maître des potions arriva à sa classe où les élèves attendaient, semblant se demander s'il fallait aller à la salle d'étude ou rester là. Dans les deux cas, on risquait le courroux de Snape.

Il ouvrit les portes brusquement, faisant sursauter les élèves, qui, trop occupés à discourir sur la solution la moins dangereuse, n'avaient pas vu leur professeur.

- Entrez. Silence. Cahiers. Tableau. Pas de commentaires. 10 points en moins pour Gryffondor.

Il s'installa à son bureau et fit comme si tout était absolument normal. Il aurait sans doute réussi si dix-sept élèves ne le fixaient pas, hésitants et quelque peu amusés.

Après dix minutes, Severus en eut marre et aboya un élégant : « Quoi encore ? »

Un Gryffondor, étonnamment, se dévoua pour répondre timidement qu'il n'avait pas donné les instructions.

- Et alors ?

- Ben… On fait quoi, comme potion, monsieur ?

- Vous ouvrez votre livre à la page que vous voulez et vous faites la potion que vous voulez. Mais elle ne doit jamais avoir été faite en classe et si elle n'est pas parfaite, je vous jure que vous allez le regretter !

Il sourit, satisfait de son effet. Effet légèrement gâché par le bâillement qu'il dut réprimer durant sa tirade. En plus, il avait faim. Salazar Serpentard allait payer.

Personne ne fit le moindre commentaire sur la tenue inhabituelle du professeur, ni sur son humeur encore plus sombre que d'habitude. Il grommelait des phrases sans queue ni tête à propos d'un réveil, d'un serpent et du calamar. Les troisième année Serpentard-Gryffondor se tinrent donc parfaitement silencieux, remuant consciencieusement leur potion sans chercher à faire exploser celle du voisin. Ils auraient tout le temps de commenter la nouvelle coiffure de leur professeur plus tard. Plus tard, et surtout, beaucoup plus loin de celui-ci.

~oOo~

Nagini chantait une sérénade. Sirupeuse et trop aiguë, mais il ne connaissait plus que celle-là. Il avait attendu trois heures, et chanté à peu près tout ce qu'il connaissait. Alors qu'il s'attaquait au refrain (5) ...

« Mon petit serpent chéri, viens, viens dans mon nid. Frotte tes anneaux contre les miens, oublie nos différents, on se battra demain… Regarde Jupiter, ses anneaux sont comme les tiens, si grands si beaux, oh mon serpent emmène-moi au septième ciel..Nanananaaaaanaaaaa, les étoiles brillent, nananaaaaannaaa tes yeux aussiiiiiii… » … Il entendit des pas. Ceux de Tom, il en était certain. Il n'y avait que cet humain qui marchait avec tant de détermination alors que le soleil venait de se lever.

- Naaagiiniiiiii ?

.

Nagini s'agita, sifflant des « Tom ici ! Ouhou, je suis là ! ». Le mage noir le mage noir arriva sur les lieux, vit l'état de la porte, les débris jonchant le sol, et écarquilla les yeux.

- Nagini ?

- Sous la couverture.

Voldemort souleva la couverture, et regarda son serpent d'un air étonné. A moitié coincé dans un reste de porte, couvert d'encre…

- Mais enfin qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Il s'est passé qu'il pleut des oreillers, des gourdes, des encriers, des parchemins, des plumes, et même des édredons !

Il crachota, furibond.

- Et il se trouve que tu étais introuvable ! Regarde-moi ! Non mais tu as vu ? Coincé dans un amas de métal tordu, reste de ce qui était ta porte ( non mais on a pas idée de faire des portes si lourdes !), allongé de manière grotesque parmis les restes d'encrier et autres objets barbares, après avoir parcouru escaliers et couloirs pour te retrouver… ET TU ME DEMANDES CE QU'IL SE PASSE ? SORS-MOI DE LA ! Maître indigne !

Le seigneur des ténèbres eut un mouvement de recul aux sifflements furieux de Nagini, puis se rapprocha de nouveau afin de le sortir de là. Il enleva les débris l'entourant, mais il restait un énorme problème… La porte. Enfin, ce qui avait été une porte.

- Si je tire là, ça fait mal ?

- Aaaaouch !

- Apparemment, oui. Je ne vois pas comment te sortir de là. Essayer un sort de découpe me parait franchement risqué…

- N'utilise surtout pas ce sort ! Tu veux me tuer ? Oh, je ne te savais pas si cruel ! Et moi, seul et abandonné pendant LA NUIT ENTIÈRE tandis que tu profitais d'un bon lit et d'une boisson chaude, avec un bon repas…As-tu seulement pensé à moi ? Moi qui t'ai aidé et soutenu, moi qui te tient chaud la nuit et qui te ramène les meilleures informations !

- Oui, j'ai pensé à toi, non, je ne suis pas venu te chercher, et si tu veux savoir pourquoi, eh bien c'est que pendant que des parchemins te tombaient dessus, Godric Gryffondor s'est retrouvé ici, en plein dans une réunion de mangemorts. ET j'ai bel et bien été dans mon lit avec une boisson chaude ( une tisane ! Une tisane, tu te rends compte !) mais j'étais ficelé et le repas que j'ai mangé, je l'ai cuisiné moi-même avec l'autre hurluberlu qui me traite comme un adolescent fragile et adorable ! En plus, ce ragoût était complètement raté.

- Tu te moques de moi ?

- Non.

- Tu es sérieux ?

-Oui.

- Hihi…Ahahahahaha ! Yek yek yek ! Mouhahahaha ! Oh, et tes mangemorts ? hihihi…

- Renvoyés chez eux pour la journée… Si tu n'arrêtes pas de rire immédiatement, je te laisse là !

- Mouhahahahahaaaaa !

- Je ne savais pas qu'un serpent pouvait rire… Et je vais vraiment te laisser là !

- Moi non plus ! Mouhahahahaa ! .

.

- Tom reviens ! Ne me laisse pas là !

.

- Je m'excuse !

.

- Pense à la porte ! Il y a une réunion de prévue !

.

- Aaah, te revoilà. Je savais que tu ne me laisserais pas.

- Ce n'est pas pour toi, c'est pour la porte. Dit-il froidement.

Et il tira d'un coup sec sur le corps de Nagini, bien qu'il restât précautionneux et beaucoup plus doux que ce qu'il n'y paraissait. Le serpent gémit plaintivement des « attention, tu me fais mal ! Aie, espèce de brute ! » Comme la porte semblait s'être prise d'affection pour le serpent, Voldemort dû finalement se résoudre à utiliser un sort de découpe après avoir écouté à trois reprises les récriminations de son serpent. « tu tires trop fort ! Mais aie ! Et tu recommences en plus ? Mais tu veux ma mort ! » Serpent qui hurla de terreur en voyant le sortilège se diriger droit sur lui pour finalement atterrir deux centimètres au dessus de son corps, le délivrant de son amie la porte. C'est qu'elle commençait à devenir encombrante.

Le mage noir s'adoucit en voyant Nagini trembler et marmonner des insultes à son encontre. Il le prit doucement dans ses bras et lui siffla qu'il était vraiment un pleutre, mais un pleutre adorable.

Ce à quoi Nagini répondit qu'il n'était pas adorable, qu'il était terrifiant et que non mais oh ! Pour qui le prenait-il ? Une peluche ?

Voldemort sourit sans répondre et l'emporta dans sa chambre, où il referma ses plaies à présent désinfectées, sous les plaintes incessantes de Nagini. C'est que ça coupe, un pot d'encre cassé.

~oOo~

Godric commençait à s'inquiéter. Il arpentait les couloirs depuis plus de dix minutes, et aucune trace de son petit protégé. Il avait le moral fragile, il fallait le surveiller. Ce n'était jamais bon de laisser quelqu'un s'enfoncer dans la dépression. Et depuis le temps que les parents du petit étaient morts, il lui semblait qu'il était déjà assez profondément dedans ! Il bifurqua à droite, marcha un moment, prit le couloir de gauche, la troisième porte en face de lui, avança encore un peu, perdu dans ses pensées.

Une sensation dérangeante le fit revenir à la réalité. Il était dans un laboratoire de potions. Les murs étaient épais et immenses, et suintaient la magie noire. La pièce dégageait une aura malsaine qui le fit frissonner. Il voulu revenir sur ses pas, et s'enfonça plus loin encore dans le manoir. Au bout de quelques couloirs toujours plus sombres et décrépis, il se retrouva à nouveau devant le laboratoire. De toute évidence, il n'y avait pas que dans ses pensées qu'il s'était perdu…

Dépité, il retourna dans la gigantesque pièce, et s'assit sur un bloc de pierre couvert de poussière. Il regarda autour de lui, frissonnant toujours. Des étagères poussiéreuses s'étendaient sur toute la surface de la pièce, ne laissant que quelques murs libres. Une lumière verdâtre semblait tournoyer en permanence dans la pièce, unique source de lumière entre les murs épais sans la moindre ouverture. Le froid glacial le poussa à se lever, frottant énergiquement ses mains l'une contre l'autre. Il fit le tour du laboratoire, et arriva devant un pan de la bibliothèque non-visible de l'endroit où il était précédemment. Elle était aussi poussiéreuse que les autres, cependant, un détail attira son attention. Un livre ne portait aucune trace du temps qui semblait avoir fait des ravages dans cette bibliothèque. Il s'en saisit, et l'ouvrit. Un signet tomba sur le sol avec un bruit mat. Godric tourna fébrilement les pages, et trouva rapidement la page marquée. Une potion de Trace… Il parcouru les flacons du regard, comparant les emplacements vides des étagères et les ingrédients… Cette potion devait être en cours d'élaboration. Mais par qui, et pourquoi ? Son petiot… ? Impossible, se dit-il. Cependant, l'aura de puissance déployée lorsqu'il s'était énervé lui revint à l'esprit, et il commença à douter… Il avait une puissance incroyable, c'était évident. Mais une potion de trace relevait du domaine d'une magie tellement noire qu'elle avait été interdite. La maîtrise demandée pour utiliser un tel pouvoir était trop difficile à atteindre. Seul Salazar était encore reconnu comme Maître de ce domaine. Trop complexe, trop grand… la puissance devait atteindre des sommets inespérés pour pouvoir contrôler une telle magie.

Il remit le signet et le livre, et se promit d'observer plus attentivement son hôte. Il cherchait une magie dangereuse, il devait le mettre en garde. Chaque personne avait le potentiel magique suffisant pour maîtriser cette magie. Mais il restait à savoir où la capacité de maîtrise de son propre pouvoir s'arrêtait. Si elle était trop faible, il devrait arrêter son jeune protégé, la magie risquait de le laisser faible et le temps pour récupérer d'une telle dépense pouvait varier de quelques jours… à quelques années.

Il jeta un dernier regard à la pièce avant de s'en aller. La magie contenue entre ses murs était trop forte, il s'affaiblissait.

Alors qu'il reparcourait les couloirs au hasard, il sourit, amusé. Son petiot lui faisait étrangement penser à son ridicule ami grandiloquent… Salazar était vraiment insupportable avec ses grands airs, mais, il était fragile au fond. Il sourit davantage. Son petiot jouait avec une magie plus noire encore que celle que Salazar utilisait. Mais si il avait su protéger ce dernier, il saurait protéger le jeune homme. Quitte à l'enfermer à double tour et le calmer à coups de tisane. Ça avait fonctionné sur le mage ambitieux et hautain qu'était Salazar, cela fonctionnerait sur son petiot ! Et il continua à tournicoter dans les couloirs sans savoir où aller, un sourire joyeux aux lèvres. Les mages noirs l'avaient toujours amusé.

~oOo~

Harry rageait. En une heure, il avait réussi à se faire mettre en retenue avec l'immonde machin rose, et à faire rallonger son horaire d'une heure pour des cours de natation. Sans parler des éternuements qui le prenaient toutes les deux minutes et des claquements de dents incessants. Salazar Serpentard était une petite teigne arriviste, voilà ce qu'il était ! Il l'avait privé de sa baguette et avait refusé de le sécher, prétextant que ça l'endurcirait ! Et maintenant, il devait aller lui chercher un manuel sans intérêt dans les appartements de Snape. Snape par Merlin ! Il allait se faire massacrer ! Et puis l'autre, il le prenait pour un hibou ?

Il changea de couloir et emprunta un passage secret, puis un autre, rallongeant considérablement le trajet. Il n'avait même pas déjeuné avec les autres, parce que Môssieur Serpentard avait dit qu'il valait mieux commencer les cours de maintient le ventre vide, histoire de ne pas s'affaler comme un chat pataud dans le premier fauteuil venu. Cela faisait donc environ une heure qu'il déambulait dans les couloirs, la mine sombre et les mains dans les poches, alors qu'il aurait fallu vingt-cinq minutes pour se rendre aux cachots puis revenir. ( ils avaient chronométré, une fois, histoire de savoir si il était possible d'échapper à Snape et de se retrouver assis innocemment dans la salle d'étude, un livre sur les genoux et un sourire étonné aux lèvres.) Il était en ce moment au cinquième étage, et passait sous une tapisserie défraîchie pour se rendre au sixième étage. Après tout, Salazar ne lui avait pas précisé quand il devait revenir… Et il n'avait aucune envie de subir 1) la colère de Severus Snape 2) les cours de maintient, potion, magie noire, natation, éloquence et autres !

Il devrait terminer la journée à 20h30, selon l'horaire. Cours de 5h30 à 20h30 , cet homme était complètement taré.

~oOo~

Salazar Serpentard ne savait plus sur quel pied danser. Car oui, il savait danser, et fort bien d'ailleurs. Comme toutes les choses qu'il faisait. Il était la perfection incarnée après tout !(6) Mais là, il ne savait vraiment plus que faire. Une énorme, immonde, ridicule et sirupeuse femme s'accrochait à son bras en minaudant des insanités déguisées et des propositions à peine voilées.

- Oh vous savez très cher, j'ai toujours été absolument pâââssionnée par le Moyen Âge, ces grands hommes si doués ! Quel dommage que nous n'ayons plus aujourd'hui d'homme tels que vous, si charismatiques et fins !

- Oui, j'imagine…. Répondit-il, crispé. Mais qu'elle vire sa main de là !

- J'espère que notre époque ne vous déplaira pas trop, il y a de bonnes choses comme de mauvaises… D'ailleurs, si je peux me permettre, votre apprenti n'est qu'un bon à rien !

« Celui-là, j'aimerais qu'il revienne VITE ! Mais qu'est-ce qu'il fait, mais qu'est-ce qu'il fait ? »

- Vraiment ? Et bien, je suis professeur, mon rôle est de sauver les cas désespérés… dit-il en cherchant du regard un moyen de faire diversion. Malheureusement pour lui, le parc était désert en cette fin de Novembre.

- C'est si noble de votre part, mais vous savez, vous devriez laisser tomber, ce garçon est irrécupérable. Minauda-t-elle de plus belle, bien que légèrement jalouse.

Son Salazarincouchetsusucre s'était visiblement entiché de cet abruti de Potter, et la position dans laquelle elle les avait trouvés ne faisait aucun doute sur les intentions de Potter. Il voulait le séduire avant elle, et il avait presque réussi. Mais il était à elle, et à elle seule ! Ce petit malfrat de Potter voulait lui faire concurrence ? Il allait voir ! On ne se met pas sur le chemin de Dolores Ombrage sans en subir les conséquences !

- Oh, mais je vais y arriver. J'ai déjà fait plier plus coriace, bien que du même acabit.

- Huhu, vous êtes si meeerveilleux, très cher.

- Merci.

Lorsque la main de la sous-secrétaire d'état (6.5) glissa lentement le long de se torse et que la propriétaire de la main se lécha les lèvres, le noble Serpentard oublia ses bonnes manières et prit dignement la fuite.

- Vous m'excuserez… HARRRRRRYYYY ?

Et il s'en alla en courant comme si il avait le diable aux trousses. Un diable rose qui puait un mélange de senteurs mal accordées.

- Mais, monsieur… Monsiiiieur ! Attendez, je viens avec vous !

- Oooh non ! murmura-t-il.

Et il empoigna ses robes, filant aussi vite qu'il le pouvait à travers les couloirs du château, montrant l'exemple à tous ces Gryffondor patauds qu'il avait entraîné le matin même.

.

Une demi-heure plus tard, planqué derrière une armure, elle-même cachée par trois armoires, barricadé dans une salle de classe, le noble Serpentard se dit que vraiment, sa devise était la plus juste de tous les temps.

« Mieux vaut courir que périr ! »

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A suivre.

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"Salazar soupira et enleva sa robe de sorcier." (1) Oui, il a quelque chose en dessous. ^^

"Il remit le mur en place d'un coup de poignet bien ajusté" (2) Voldemort n'a pas besoin de baguette pour les sorts simples.

"VOUS NE MÉRITEZ PAS DE FOULER CE CHÂTEAU DE VOS PIEDS AUSSI INCULTES DE VOUS !" (3) De là viendrait l'expression « bête comme ses pieds ». A méditer. ^^

"VOUS M'EN REMERCIEREZ LORSQUE VOUS AURAI APPRIS A COMPTER SUR AUTRE CHOSE QUE VOS DOIGTS OU VOS AMIS !" (4) Il paraîtrait que c'est l'un de ces élèves qui aurait inventé le boulier, histoire de la faire enrager.

"Alors qu'il s'attaquait au refrain" (5) S'attaquer est le mot, vu ce que cela donnait…

"Il était la perfection incarnée après tout !"(6) (Incarné, c'est pas pour les ongles ?)

"Lorsque la main de la sous-secrétaire d'état "(6.5)Je n'avais jamais remarqué, mais c'est quelqu'un qui va sous un secrétaire (meuble) d'état ! C'est fou non ? ^^

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Voilà, j'espère que vous avez passé un bon moment ! Je n'ai pas vraiment d'idées de contes, et je poste maintenant histoire de me dire qu'enfin, je l'ai fait ! Alors, un contre...

Il était une fois, dans le lointaint royaume de fanfiction, un auteur terriblement malheureux. Il était pauvre, et les lecteurs passaient devant lui en fronçant le nez, et évitaient de la regarder, tant ils avaient honte de ne pas lui donner de review, prétextant qu'ils n'avaient pas le temps. Cet auteur était triste, et se sentait mal-aimé. Il se trouvait sale et laid, maigrichon et sans interet. Alors, il décida de cesser d'être Auteur, et de se tourner vers un métier qui le rendrait moins malheureux et plus riche. IL voulait tellement faire plaisir aux gens, mais apparemment, ceux-ci ne l'aimaient pas. A quoi bon rester dans l'espoir de leur faire plaisir ? Il n'y parvenait pas, et personne ne voulait de lui, de toute évidence. A qui manquerait-il ? Il ignorait qu'en fait, il était de toutes parts mis en Favori, et que ses histoires plaisaient beaucoup. De nombreux Lecteurs le trouvaient adorable et mignon, mais n'osaient /ne prenaient le temps de reviewer. Alors, l'auteur changea de métier, annonçant sur un petit panneau sans prétention qu'il avait seulement voulu faire plaisr, mais que puisqu'il n'y parvenait pas, il avait décidé de sortir de sa misère et de changer de métier. Il ne manquerait à personne, après tout. Lorsque les Lecteurs lirent cela, ils furent catastrophés, et voulurent rattrapper l'Auteur. Mais personne ne savait où il était allé...

C'est alors qu'un petit Lecteur-auteur, encore plus pauvre que l'Auteur, s'approcha de la foule, disant qu'il savait où le trouver. Il avait lu ses histoires avec attention, rêvant d'un monde meilleur, souriant et riant, pleurant parfois... Mais ne possédant lui-même aucunes reviews, il n'avait jamais pu payer l'Auteur. Cependant, celui-ci savait qu'il le lisait et appréciait, car il avait trouvé le moyen d'apprivoiser les colombes porteuses de MPs. Il en envoya un à l'Auteur, qui revient, abasourdi. Les Lecteurs s'excusèrent et promirent de toujours le reviewer, car ses histoires les faisaient rêver, sourire, rire et pleurer, comme le petit garçon... Depuis ce jour, l'Auteur et le Garçon, qui s'était fait connaitre par cet acte de bravoure, vécurent heureux, reviewés sans prétention mais sans manquer de reviews, et continuèrent d'écrire, pour le plus grand plaisir de leurs Lecteurs respectifs.

Voilà, imporvisé ! ^^ Mais du coup, je suis TRES en retard pour la deuxième nuit d'écriture du Forum francophone ! Je vous le conseille, il est sympathique, et si vous aussi voulez militer pour sauver le Lecteur et l'Auteur, il y a la partie FIC ( Front d'Incitation aux Commentaires.) !

Bon, moi, je n'en demande pas tant, mais une petite review pour dire ce que vous en avez pensé fait toujours plaisir ! Je suis satisfaite de mon quota de reviews, je n'en veux pas des centaines. ( enfin, si... ^^ ) ^^ Vous êtes un public génial, voilà tout ! ^^ J'en ai de la chance ! ^^

Biiisous tout le monde !

J'espère vous retrouver au prochain chapitre !

Biiisous !