Bonjour/Bonsoir! Me revoilà avec un peu de retard, à ma décharge, je dis que je reprends une ancienne fic à moi sur Iro-man, parce que j'ai de nouvelles idées pour une suite qui s'encrera dans une nouvelle fic Avengers. Et donc, je dois la terminer xD

Bref! le prochain chapitre sera un pov Thor, quant à celui-ci, il y a un lemon mes amis!

Merci pour vo commentaires, ils sont mon revenus, mon pain quotidien, nourrissez moi encore *o*


(POV Loki)

Les banquets d'Asgard sont réputés pour être sensationnels tant au niveau de la beauté que des mets présentés. Toujours dans cette optique, le luxe est poussé à plusieurs journées, suivant la fête célébrée. Un anniversaire royal durait par exemple trois jours et trois nuits, un décès une semaine entière, à l'instar d'un mariage. Ce que nous fêtions en ce jour. Un ami proche de Mère avait trouvé l'Asgardienne de sa vie et avait envoyé les cartons d'invitations, ou forcément nos noms étaient inscrits. Alors, au milieu des colonnades, des draperies d'un rouge profond et des lits mis à disposition des invités, on ne peut oublier que seule la haute société a été conviée.

Personnellement je m'ennuie. C'est toujours ainsi : impossible de s'éclipser sans que quelqu'un ne le remarque et ne nous attire sur la piste de danse ou devant le buffet. Je ne partage pas l'enthousiasme de tous les convives à se goinfrer et à se mettre de la graisse d'animal sur les habits. C'est du temps perdu tout ça. Je soupire, fatigué par cette fête qui n'en n'est encore qu'à ses débuts. Thor lui est dans son élément. Il attire les regards, les gens, il est bien au milieu de cette foule qui l'admire sans vergogne et qui le matte sans pudeur, pour sa plus grande joie. Je dois avouer que mon frère est fort beau. Il brille en publique.

Je peux me faire passer pour un gamin amoureux, mais c'est la vérité : ces cheveux captent la lumière du soleil couchant, son sourire est aussi éclatant que les étoiles qui brillent dans le ciel sombres et est à lui seul capable de soulever une population entière s'il le demandait. Et ses yeux ! comme le bleu de la saison chaude, doux et réconfortant. Lumineux. Dans ses habits royaux, Thor est l'excellence même et si je sais que je ne le devrais pas, je suis jaloux de lui, de sa beauté et de l'attention qu'il suscite. Je détourne promptement le regard quand je comprends qu'il fait la coure à une jeune demoiselle, un peu honteux et surtout en colère.

Je n'aime pas ça. Qu'il reste avec d'autres que moi. Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'en grandissant, ce qui nous sépare aujourd'hui s'approfondira encore, jusqu'à devenir un fossé. Ce qui nous unissait par le passé ne peut plus nous unir aujourd'hui. Et ça me rend malade.

Je vide mon verre de vin et m'en resserre un d'un geste simple de la main, n'ayant pas envie d'attendre qu'un serviteur vienne remplir ma coupe. Je sirote à nouveau, encore et encore jusqu'à sentir ma gorge se réchauffer et mon esprit se faire plus léger. À deux mille quatre cent nonante ans, je ne suis pas encore considéré comme un adulte. Juste un adolescent. Et à ce titre, je ne peux pas dire que j'ai expérimenté beaucoup de choses. L'essentiel de ce que je connais de la vie, je le dois à Thor. C'est lui qui me fait expérimenter. Et c'est moi qui lui apprends la théorie. Il n'a pas conscience du danger, des problèmes. Je dois être avec lui, comme il doit être avec moi. C'est ainsi que cela doit être. Pourtant maintenant que je le vois ouvertement visiter la cavité buccale de cette fille, je me dis que je peux fort bien me passer de sa présence.

Je grimace, dégouté, et passe à un alcool plus fort, histoire de me rendre un peu plus joyeux et surtout, sociable. Ça fonctionne fort bien. Je sens mes barrières s'effriter, ma réserve habituelle s'envoler. Je termine ma coupe d'une traite sous le regard amusé d'une jeune femme dont le visage me rappel vaguement quelque chose. Une grande brune, élancée, à la robe ouvertement aguichante. Je me redresse de mon fauteuil avec une élégance toute princière et viens vers elle.

- Ça fait longtemps Loki. Tu as bien grandit. elle passe ses bras autour de ma nuque, colle son corps au mien avec un sourire tandis que je sens ses hanches bouger contre les miennes. Je la suis dans la danse, posant mes mains près de sa chute de rein. Je me passe toutefois de commentaire vu que je ne me souviens absolument pas de son nom.

La musique se fait douce et entraînante, je la guide et elle pose sa tête au creux de mon épaule, ses mains glissant dans mon dos.

- Tu danse très bien… murmure-t- elle contre ma peau frissonnante.

Je dois remercier Thor pour ça. On s'est entraîné longtemps pour arriver à un tel résultat. On avait un peu trop honte d'inviter des filles et de leur marcher sur les pieds. Du coup, on avait apprit à deux. Je me souviens parfaitement de ça car c'était une excuse pour se retrouver, nous coller l'un à l'autre et rigoler de notre maladresse. Essayer de dominer l'autre aussi, qui ferait le conducteur. Il avait fallu du temps avant qu'on ne vienne à faire un compromis. Chacun à son tour, pour apprendre, pour connaître la joie d'être guidé et transporté par l'autre. Je ne peux pas me voiler la face : je préfère sincèrement danser avec mon frère. Même s'il est un idiot irrécupérable, il est bien meilleur danseur que cette fille dont le nom m'échappe toujours.

Elle redresse son visage et je peux distinguer quelques taches de rousseur sur sa peau laiteuse. Intéressant et assez mignon, je l'avoue. Je vois fort bien ses lèvres se rapprocher des miennes, je sens son souffle se mêler au mien… avant de me sentir brutalement bousculer par une chose imposante et blonde. Et soule. Thor. Je le foudroie du regard alors que lui rigole comme un possédé. Il m'entraîne avec lui, faisant bien peu de cas de la demoiselle qui s'époumone et s'évertue à l'insulter. N'empêche, je suis heureux : Thor est à mes côtés. Je suis donc plus intéressant que ces harpies maquillées.

Sans que je ne puisse protester, il me remplit une coupe gigantesque d'un breuvage dont le parfum suffit à me faire tourner la tête. Je le regarde avec un air septique alors que lui se paye ma tête. Pour me montrer l'exemple, il boit dans ma coupe, tout en me jetant un regard furieusement intimidant par-dessus. Il me retend la coupe que je prends machinalement et que je bois, forcément, sous ses encouragements et son sourire éblouissant. Je le vide encore une fois d'une traite alors qu'il hurle comme un con que son frère est le meilleur de tous les frères d'Asgard. Et Hop, une nouvelle coupe pleine. Je me demande vaguement comment un estomac, même divin, peut ingurgiter autant de liquide. Et ma vessie ! par tous les dieux, ma vessie !

Je me vois obliger de partir en courant pour soulager la baudruche qui me servait d'organe. L'autre débile rigole mais garde ma place et mon verre. Il n'a pas bougé d'un pouce quand je reviens vers lui. Au contraire, son regard s'illumine et il me tend le verre comme si je venais à peine de quitter la chaise. Je reprends donc place à ses côtés alors qu'il commence à me parler de petites bestioles.

- Non mais c'est vrai ! Prend les hérissons par exemple ! C'est petit. C'est mignon et ça se cache ! on dirait que c'est discret hein, mais pas du tout ! balade-toi la nuit dans le jardin, ça fait un bouquant monstrueux ! Ça gratte les feuilles, ça chouine comme un cochon et quand on s'approche ça se roule en boulle, genre, ça peut servir contre un adversaire plus gros que lui !

Il martèle la table pour appuyer ses propos et moi je le fixe en essayant de savoir s'il trouve une quelconque analogie à ses propos et ce dont on vient de discuter, à savoir, le mariage, les responsabilités et les gosses. Je ne compte même plus les verres que j'ai bu, bien trop pour rester parfaitement maître de moi-même et beaucoup trop aussi pour garder les idées claires. Aussi, quand il semble décidé à poursuivre sa conversation – son monologue plutôt – sur des mollusques bivalves, je décide de prendre les choses en mains. C'est-à-dire que je saute de mon siège, non sans prendre la main de mon frère avant, pour l'emmener sur la piste de danse. S'il était surpris au départ, il semble bien vite reprendre contenance, et colle son corps au mien, son torse effleurant le mien, ses mains caressant doucement mes hanches. Il bouge sensuellement contre moi, comme si j'étais une de ses filles en chaleur. Je ne me laisse pas faire, répondant avec entrain à ce qui s'apparentait à un concours du meilleur danseur sensuel.

Nous sourions tous les deux, mon genoux s'égare entre ses jambes, caresse sa virilité sans que je ne m'en rende bien compte. Ses mains à lui migrent vers mes fesses et me colle un peu plus à lui. Ça ressemble plus à présent à un enchevêtrement de membres qu'à une réelle chorégraphie. Son visage dodeline légèrement et vient se perdre dans ma nuque, du coup, je passe mes bras autour de lui, pour éviter qu'il ne tombe alors qu'on reste littéralement soudé l'un à l'autre. Je sens une langue mutine caresser ma peau et je frisonne violemment, retenant à peine un gémissement. Content de ma réaction, il recommence, faisant accélérer mon rythme cardiaque. Je lui frappe l'arrière de la tête pour qu'il cesse ses bêtises et il vient me regarder. Front contre front, son regard fiévreux dans le mien, je peux sentir toute son envie, deviner tous ses désirs qui font échos aux miens. Du tréfonds de son esprit imbibé, je vois une lueur de compréhension s'allumer dans ses prunelles. Un sourire indécent par le bonheur qu'il dégage me cloue sur place et incapable de bouger, je le vois prendre ma main, me tirer le bras et s'éclipser – avec moi – derrière les lourdes tentures avec la discrétion d'un animal titanesque. Personne ne vient pourtant nous arrêter. Peut-être parce qu'on est deux. Peut-être parce qu'on est des princes souls. Peut-être aussi parce qu'il se fait tard, que nous sommes des princes et que nous sommes pétés comme des coings.

Je soutiens plus Thor qu'autre chose, d'ailleurs on manque de s'étaler par trois fois à cause de lui. Fatigué, j'ouvre une porte au hasard qui se trouve être la mienne. Il se colle encore plus à moi, susurrant des inepties à propos de la reproduction des hérissons et combien ça doit être difficile pour eux alors qu'ils sont plein d'épines. Je tente tant bien que mal de le repousser, mais c'est sans compter qu'il est en pleine force de l'âge et qu'il tient absolument à me garder contre lui et surtout de marcher en arrière, avec moi contre lui. Forcément, comme il est soul, ne marche pas droit et est incapable de lever les pieds… il se ramasse mon tapis et chute au sol. M'emportant avec, évidemment.

Quel con.

Il fait un bruit étouffé de ballon qu'on dégonfle et se met à rire comme un débile. Je tente de me redresser avec ce qu'il me reste de dignité mais ses grosses paluches restent résolument accrochées à mon dos. J'essaye de les virer de mon corps trop chaud à mon goût et gesticule pour enfin me tirer de son étreinte. Mon genoux se perd contre son intimité et le son qu'il produit ressemble autant à un gémissement douloureux qu'à celui du plaisir. Ce n'est que lorsqu'il se cambre que je sens pleinement son érection contre ma cuisse. Je rougis furieusement, même si au fond, je savais parfaitement qu'en venant ici, dans cet état commun, ça allait finir ainsi. Néanmoins la partie raisonnable de mon cerveau me dit de ne surtout pas écouter mon instinct pervers alors je me redresse à nouveau, usant de mes maigres forces. Je souris, victorieux et debout, avant que ma larve de frère ne roule sur le côté et ne me chope la jambe, me faisant une nouvelle fois tomber. Je remercie intérieurement mère d'avoir installé un tapis aussi moelleux et confortable, sinon la réception aurait vraiment été douloureuse.

- Où vas-tu, mon frère ?

- J'essayais de gagner mon lit. Chose fort difficile vu que tu sembles faire une fixation sur mon corps. fis-je avec une pointe d'agacement. Il émet un son bas et vibrant qui soulève mon cœur tant c'est… sexy. Paix à mon âme, ai-je envie de dire. Je me retourne comme je peux sur le dos, ce qui permet à cette chose rampante de venir se coller entièrement à moi. Bras croisés sur mon torse, - mon torse à moi – il me regarde. Ça devrait être interdit d'avoir un tel regard.

- Thor, tu es lourd.

- C'est fascinant. Plus je te regarde de près, plus je te trouve beau.

Je ne sais pas ce qui est le plus effrayant : son sérieux ou le fait qu'il continue d'approcher son visage du mien. En désespoir de cause, je mets ma main contre sa tête et le repousse sans une once de remord. Ou presque. Bon sang ! JE suis le petit frère et c'est moi qui doit m'occuper de ce grand crétin divin. C'est le monde à l'envers. Je retire pourtant vivement ma main en sentant une chose humide goûter ma paume. Je rougis furieusement en le regardant se lécher les lèvres et je me dis que finalement, j'aurais beau tenter de préserver notre semblant d'innocence, ça ne servirait à rien. Notre relation était déjà pas mal ambigüe alors un peu plus ou un peu moins… Et j'avoue qu'il est parfaitement attirant comme ça, étendu sur moi, le regard désireux.

Je suis le seul à exister pour lui en cet instant. Le seul qui compte et dont il a besoin. C'est avec moi qu'il est, pas avec une greluche humide, une sangsue stupide et nauséabonde. Avec moi ! Je me débats moins, je me détends contre lui et il prend ça pour une acceptation. Un peu hésitant, gauche, vraiment maladroit en fait, il s'approche et effleure mes lèvres des siennes. Je gémis de concert avec lui, on se regarde fixement et il recommence, visiblement aussi surpris que moi de la sensation douce de la chose. Ses lippes qui caressent les miennes avec tendresse, ses dents qui mordillent ma chair, curieuses. Et sa langue qui vient lentement s'excuser da la torture… J'entrouvre les lèvres et investis la bouche de mon frère, timidement, comme par crainte qu'il ne s'évapore. Mais il reste là, étendu sur moi de tout son long, partageant un baiser.

Je me sépare de lui et voilà qu'il recommence à rire comme un débile. Bêtement heureux, je le vois dans ses yeux. Et je partage son rire, mes bras s'enroulant autour de sa nuque, l'attirant à moi pour l'embrasser bien moins chastement. Il a le goût de tous les alcools ingurgités. Un peu celui des filles qu'il a embrassé aussi. Je sens la jalousie me prendre à la gorge et j'inverse nos positions, continuant notre échange un peu plus sauvagement. Il a aussi ce parfum sauvage et interdit. Cette chose qui dit qu'on ne le domptera pas, jamais. Sauf peut-être moi… Ses mains se perdent dans ma chevelure, s'agrippent à m'en faire hurler les racines et je souris contre lui, amusé par son empressement. Je me redresse, le dominant entièrement de ma hauteur. Assis sur ses hanches, je sens pleinement sa nature d'homme fort et parfaitement constitué.

Je bouge légèrement le bassin ce qui le fait délicieusement jurer. Je fini par me relever entièrement et je vois la panique s'allumer dans ses prunelles azuréennes. Je lui tends la main qu'il prend sans se poser de question et je vins l'embrasser encore, le calmant. Il soupire et je me dis que définitivement, je l'ai sous mon contrôle. Il me fait reculer jusqu'au lit où il m'oblige à m'asseoir, il est fébrile, tremblant. Impatient. Ses mains s'égarent sur mon buste, cherchent le contact avec ma peau, qu'il trouve à force de chercher. La pulpe de ses doigts brûlants contre ma chair soulève automatiquement mon corps vers lui. Il remonte doucement sur mon torse, explore ma peau un brin trop rapidement et vient caresser mes mamelons durcis par ce désir de le savoir si proche de moi. Je soupire de contentement contre ses lèvres et il se recule pour m'observer, visiblement complètement déboussolé.

Je crois qu'il a du mal à réaliser ce que nous sommes en train de faire. A moins que…

- Tu es vraiment magnifique en fait…

Je penche la tête sur le côté, amusé par sa réaction. Lui, il n'a aucun mal à faire des compliments. Ce qui n'est pas mon cas. Il revient à la charge, picorant ma nuque avant de tenter comme un perdu, de dégrafer mon haut de cérémonie. Il est tellement fébrile qu'il n'arrive strictement à rien et commence sérieusement à s'énerver. Je prends ses mains entre les miennes et l'aide lentement à me déshabiller. Il me regarde faire avec fascination et je laisse glisser ce tissu devenu inutile au sol. Il cligne des yeux, sourit puis se penche, me forçant à me coucher sur le lit. Je le laisse faire, touché par son envie pressente de me découvrir. Sa bouche parcoure mon cou, mes clavicules. Il vient gouter les monts de chairs rose, mordille et lèche, baise mes anciennes blessures de combat, vénère en vérité mon corps.

- Thor…

Il relève le visage vers moi, soucieux.

- Ai-je fait quelque chose de mal mon frère ?

- Non. Pas du tout.

Je me redresse sur les coudes pour l'embrasser chastement et le calmer. Il est trop fébrile. Probablement trop soul aussi et j'ai la sensation peu agréable de profiter de lui. Mes mains se font alors légères, balayant mes inquiétudes. Thor est un grand garçon. Il sait quand s'arrêter et sait ce qu'il veut. Il peut choisir lui-même ce qu'il souhaite. Je détache doucement chaque partie de sa tenue, avec une lenteur toute calculée qui le fait gémir de frustration. Il se retrouve rapidement nu devant moi, sans comprendre comment cela a pu se produire, sans qu'il ne s'en rende vraiement compte. Et il rougit furieusement, me faisant rire.

C'est moi qui devrais rougir de honte. C'est moi la crevette face à lui, un dieu sculpté dans la roche, fait de courbes et de muscles déliés. Je trace le contour des dits muscles et vient à mon tour torturer ses mamelons. Sa réaction est pour le moins violente : il se tend, ses bras viennent enserrer mon corps, m'empêchant de bouger, il laisse un gémissement extatique s'échapper de ses lèvres et je me demande soudainement si c'est seulement parce qu'il est extrêmement sensible... Alors je le tourne, je l'installe sur le dos et je l'observe pensivement, mes mains s'égarant sur son torse, descendant à la jonction de ses cuisses, caressant l'intérieur et remontant, lentement, doucement. Il remue, le regard suppliant de faire quelque chose, n'importe quoi, mais quelques chose.

- Thor ? Tu aimes ça ?

- Oui…

- Tu me laisses faire entièrement, n'est-ce pas ?

- Fais ce que tu veux mon frère. Mais fais-le !

Curieux, je remonte ma main vers ses lèvres que j'effleure. J'attends sa réaction. Il ne comprend pas bien. Après quelques longues secondes, il embrasse mes doigts et passe un coup de langue timide. Je sens l'excitation franchir un cap et l'inquiétude me prendre le cœur. Ma main vient caresser un instant son sexe dressé et sa réaction à nouveau, est violente. J'écarte ses cuisses et titille son intimité. Il se crispe et m'interroge du regard. C'est bien ce que je craignais. Je cesse tout mouvement et me couche sur lui, mes lèvres contre sa mâchoire.

- Dis-moi mon frère, es-tu… ton corps est-il encore inviolé ?

Il rougit furieusement et détourne le regard. Je le soupçonne de réfléchir à toute vitesse pour sortir une réponse qui de toute façon serait un mensonge. Il semble comprendre que son silence est une réponse en elle-même et finit par reposer ses yeux dans les miens.

- Oui… Ça… te pose un problème ?

Je le regarde attentivement. Pour être franc, oui ça me pose un problème. Je ne m'attendais pas à ce que mon grand frère, coureur de jupons notoire, soit puceau. Si c'est flatteur pour ma personne, cela reste essentiellement effrayant. Je ne veux pas être son premier… Surtout pas dans une situation pareille où on est tous les deux bien imbibés. Surtout pas lorsque demain, il risque de ne se souvenir de rien.

- Mon frère, je ne suis pas certain que cela soit la meilleure idée qu'on ait eu.

- Ça te dérange.

Il a l'air vachement vexé pour le coup. Il m'écarte de lui, un peu brusquement. Je plisse des yeux, trouvant la situation vraiement irréelle. J'aimerais sincèrement rattraper le coup, mais ce n'est pas vraiment à moi de faire ça. Je veux de lui, c'est certain. Mon entre-jambe en est la preuve palpitante. Mais prendre la virginité de mon frère n'est pas tellement ce que je souhaite.

- Thor…

- Pardon d'avoir abusé de ta patience mon frère…

- Thor regarde moi.

Il hésite mais ma voix, trop douce probablement, le fait se retourner. Je m'approche et prends son visage en coupe, souriant.

- Ça ne me gêne pas Thor. Je ne veux juste pas que tu fasses cela sur un coup de tête. Je ne veux pas que tu regrettes. Ça doit être mémorable. Je veux que cela le soit pour toi, et je ne suis peut-être pas la personne la plus adaptée pour cela…

Il cligne des yeux puis murmure :

- Ça ne peut-être que mémorable avec toi. Je ne peux rien vouloir d'autre que toi comme première fois car je sais que tu seras patient et attentif. Comme tu l'es toujours avec moi.

- Tu es… certain ?

- Absolument.

Bien… dans ce cas, je ne vois pas pourquoi je vais me priver ! Je reprends le corps de mon frère contre le mien, je le couche sur mon lit et dévore son corps de mes lèvres, j'honore son corps comme jamais personne ne l'avait fait. J'y mets tout mon savoir si on peut dire, car au fond, je veux rester graver en lui, jusque dans sa chair. Son gémissement me fait frissonner, ses mains contre mon corps me donne littéralement envie d'abandonner toute douceur et de le posséder sans plus attendre. D'ailleurs mon frère aussi semble manifester cette envie. Lui, il n'est pas patient, contrairement à ce qu'il veut bien faire croire.

Je descends le long de son corps, je trace chaque muscle de la langue, je caresse son aine avec tendresse, souriant à ses soupirs. Je délaisse le fruit de son excitation et embrasse l'intérieur de ses cuisses, le faisant gronder, tel un animal. Je souffle contre se sexe gorgé de sang et son grondement se fait plus violent. Je l'observe, étendu sous moi, offert entièrement à mon regard. Ses yeux sont fait de la luxure liquide et je me sens happé. Je sens qu'au fond, il y aura toujours une part de moi dans ce corps là. Que Thor, bien malgré moi, me possédait déjà depuis longtemps.

Je touche du bout des doigts son gland et son corps s'arc brutalement, sa respiration se coupe avant de s'accélérer en même temps que son soupire extatique.

- Loki…

Son murmure me fait me sentir très à l'étroit dans mon pantalon mais je me laisse de côté, pour continuer de le torturer tendrement. Je suis avec le bout de la langue, une veine saillante, je remonte le long de sa virilité et caresse sa fente déjà humide.

- Loki !

Je le sens pressé, impérieux dans sa demande. Je n'ai pas besoin de plus de mots pour comprendre ce qu'il veut. Il me supplie presque de lui en offrir davantage. Magnanime, j'obéis, je le prends entre mes lèvres et le caresse de ma langue. Je fais de ma bouche un antre étroit et chaud qui ne tarde pas à lui faire perdre pied. J'instaure un rythme qui ne lui plait pas, car trop rapide ou trop lent, retardant chaque fois sa libération. Ses mains qui jusque là s'étaient maintenues tranquilles migrent vers l'arrière de mon crâne et m'oblige littéralement à engloutir son sexe. Si la chose est assez désagréable par la taille imposante, je ne peux finalement pas lui en vouloir… Je lui fais néanmoins comprendre qu'il a plutôt intérêt à me laisser continuer la danse s'il ne veut pas terminer tout seul avec sa main gauche.

Il relâche un peu la pression et fini par complètement s'abandonner à mes bons soins, ses gémissements bruyants, ne faisant aucun cas des possibles passants dans le couloir. Et quand enfin je mordille avec légèreté sa peau, quand ma langue se faufile sur ce lieux si sensible de sa personne, il se tend, se cambre violement et ouvre la bouche dans un cri muet. Je me redresse, reviens à lui et l'embrasse, partageant son plaisir dans le baiser. Il rougit vivement mais se laisse faire.

- C'est pas fini, hein ?

- Tout dépend de toi, Thor.

- Ce n'est pas fini.

J'adore cet ordre qu'il met dans sa voix. J'adore l'impatience qu'il met quand il me déshabille complètement et j'adore son regard fasciné sur ma personne. Je le sens prêt à me refaire un compliment, mais ce n'est franchement pas le moment. Je le fait taire d'un baiser et présente à nouveau mes doigts à ses lèvres. Cette fois, il comprend, il suce mes phalanges, mimant à la perfection ce que je venais de lui faire.

Comme plus tôt, je les dirige vers ses fesses. Il écarte de lui-même les cuisses, s'offre totalement à moi, complètement dominé, en confiance. Je me mords la lèvre, parce qu'il est érotique à souhait, parce que je sens mes vieux démons revenir et que je ne peux décemment pas les laisser sortir. Je me bride et lui souris. Je fais entrer un premier doigt dans son antre étroit et chaud. Il sursaute, gesticule vaguement mal à l'aise par cette présence incongrue. Je viens l'embrasser pour qu'il cesse de bouger, qu'il me laisse le préparer. Il obéit, sagement, et je peux bouger en lui. La deuxième phalange lui arrache un grognement de douleur. Je ne le pensais pas si douillet, mais je ne fais pas grand cas de cela.

- Où… as-tu appris tout cela, petit frère ?

- Dans une chambre, dans le noir. Dans une situation similaire à la tienne.

Il se tend, sans doute parce qu'il ne souhaitait pas avoir une réponse aussi honnête. Je caresse son sexe à nouveau éveillé et le force à se détendre pour faire entrer le dernier doigt. Il me semble vraiment difficile de poursuivre. Je ne sais même pas si je tiendrais jusque là, ni même si lui tiendra.

- Loki, merde !

Mais il a beau dire et beau être pressé, il est bien trop serré pour espérer une pénétration sans douleur. Il voit mon hésitation, me foudroie du regard et j'obtempère. Je retire ma main de là et me positionne contre lui, plongeant mes yeux dans les siens. Il enroule de lui-même ses jambes autour des mes hanches et je le pénètre enfin.

Cela devient rapidement assez confus dans ma tête, probablement parce qu'il était chaud, accueillant et que me sentir entièrement serré par sa personne était la chose la plus agréable que j'ai pu sentir de toute mon existence. Et je peux deviner sa douleur à ses muscles tendus, à sa mâchoire crispée et le brusque arrêt de sa respiration. Je connais cette sensation désagréable de déchirement, je me souviens de cette brûlure, de la place que ça peut prendre. Je peux anticiper ses besoins, ses envies, je sens quand il s'habitue à ma présence et bordel… c'est bon.

Il relâche sa respiration dans un gémissement et maronne des mots incompréhensibles, bouge de lui-même de manière lascive. Je pose ma main contre son torse et je sens sa chaleur à travers mes doigts, je peux même entendre les battements frénétiques de son cœur tandis que j'amorce les premiers mouvements. Me mouvoir en lui est assez extraordinaire, je ne saurais même pas expliquer correctement ce que je ressentais. C'était juste… un bien être total. Glisser hors de se fourreau de chair et l'entendre gronder de frustration, rapidement suivit de plaisir indescriptible alors que j'entre à nouveau en lui… cela suffit à faire grimper mon propre plaisir.

Ma main vient prendre la sienne et je nous guide vers son sexe, imprimant des mouvements beaucoup trop lent à son goût. Thor est quelqu'un d'actif. C'est déjà assez étonnant qu'il me laisse le posséder… C'est quelqu'un d'actif dans tout ce qu'il entreprend, il a besoin de se sentir pleinement vivant et je suis bien trop doux avec lui. Sauf que moi je sais ce que ça donne si on ne respecte pas ce quota de douceur la première fois…

Il resserre son emprise sur ma taille avec ses jambes, m'obligeant si je puis dire, à aller bien plus profondément en lui, ce qui a le don de nous couper le souffle à tous les deux. Bien… je suppose que je peux bien le laisser diriger ça. Après tout, ce n'est pas moi qui souffrirais demain. Nos peaux qui claquent, nos soupirs et gémissements ont quelques choses de franchement indécent, bien plus que dans mon souvenir. Ça vient sans doute du fait que je connais Thor bien plus que cet homme dont je ne reviens même plus sur le nom. Et voilà que mon frère désolidarise nos mains. Il ramène ses paumes sur mon visage et m'attire à lui pour m'embrasser langoureusement et murmure la voix rendue rauque par le plaisir :

- Tu penses trop…

Je suis bien d'accord avec lui. Alors je lui mords la lèvre, je dévie ma course vers son cou que je picore et dans une envie purement égoïste, je suçote sa peau, la mord jusqu'à laisser une belle et grande trace rouge. Qui ne tarderait pas à foncer et à devenir bien visible.

- Loki…

- Que veux-tu ?

Je sais ce qu'il veut, mais l'entendre dire réveille en moi un animal avide de totalement dominer mon frère. Lui qui généralement me surpasse en tout point… le voici à ma merci, suppliant que je le prenne plus vite et plus fort. Ses yeux mi-clos, ses lèvres tentatrices qui exaltent des gémissements lascifs… Gémissements qui se transforment en un cri puissant quand je touche enfin ce point sensible en lui. Il se cambre violemment vers moi et ses yeux se font brumeux, perdus, incapables de se détacher des miens. Je ne suis pas un sorcier pour rien… je vois et comprends quand une chose arrive. Là… je savais que Thor et moi serions à jamais unis. Non pas parce que nous faisions ou par le lien de sang… mais bien quelque chose de plus fort. Nous serions à jamais l'un avec l'autre, faisant une chose en fonction de l'autre. Et cette perspective était effrayante. Je refusais de dépendre de mon frère, malgré tout l'amour que je lui portais.

La suite est un enchaînement assez étonnent de gémissements, cris et autres démonstration de son plaisir qui inévitablement, entraînait le mien. Je le tenais fermement aux hanches, si bien que dans peu de temps, il y trônerait la marque de mes mains. Je ressentais une joie sauvage à le marquer mien, chaque trace sur son corps qui serait le mienne et qui prouverait que je pouvais être doué en autre chose que la magie. Mon frère murmure mon nom, le soupire plutôt et ses ongles s'enfoncent dans ma chair, la griffe, il se tord sous le plaisir avant de se tendre tout entier. Je le sens se resserrer contre moi, son intimité déjà étroite m'empêchant ou tout du moins, me donnant l'impression de ne plus pouvoir bouger. Il jouit contre mon ventre, semence chaude qui accroche mon regard, regard qui se pose ensuite sur son visage défait par la luxure. A nouveau sa voix s'élève, murmure des mots et je le rejoins, souillant son intimité.

Je reste un instant sans bouger avant que ses gros bras ne viennent attirer ma nuque à lui, histoire de sceller une nouvelle fois nos lèvres. Passionnément, telle une promesse, un serment. Et ses mots me reviennent en mémoire et font chavirer mon cœur d'angoisse et de bonheur. Il a beau être soul, il a beau être con… Il était terriblement conscient en disant cela. Il se love contre moi, son bras, toujours ce même gros bras et le passe autour de ma taille, protecteur. Possessif. Et ses yeux bleu murmurent encore ces trois foutus mots…