ATTENTION, SPOILER Episode 7 X 15
Suis chronologiquement la vignette précédente.
Enjoy
Azniv
PETIT APPEL: Je recherche un traducteur, ou quelqu'un pouvant m'aider à traduire certaines de mes fics courtes en anglais. J'aimerais essayer avec ''Il aurait pu te tuer" Merci
Ps: encore merci pour vos messages et encouragements
Ils ne s'étaient pas parler des masses depuis que l'avocate et lui avaient…
Il en était d'ailleurs reconnaissant à McGee de pouvoir garder une certaine distance par rapport à leur relation.
Si on pouvait appeler ce qui se passait entre eux comme cela.
Surtout maintenant.
D'autant qu'ils passaient un temps de plus en plus important ensemble.
Depuis sa blessure, Tim venait le chercher le matin pour le conduire au travail, et avant ce matin là, l'aidait à finir de s'arranger, boutonner sa chemise, mettre sa veste, son atèle. Ils stoppaient en route pour prendre un café au Starbuck du coin et en profitaient pour parler un peu entre eux, faire des plans pour le soir.
Ils passaient une majorité de leurs soirées chez Gibbs. Pour des raisons pratiques et parce qu'il n'y avait qu'un lit pour les recevoir chez McGee et qu'ils voulaient avancer doucement dans cette nouvelle relation.
…Pour éviter de tout gâcher…
McGee ne lui avait rien dit le lendemain lorsqu'il était venu le chercher. Il n'avait pas marquer de surprise en le voyant habillé et prêt au départ. Ses yeux avaient juste briller un tout petit peu plus que la normal quand Gibbs était passé devant lui.
Ils avaient conduit en silence. Un silence calme. Comme un qu'ils auraient pu avoir avant.
Seul fait probant, ils ne s'arrêtèrent pas pour le café.
Au travail, comme toujours ils restèrent professionnels et Gibbs priait pour ne pas avoir à recroiser pour le moment le chemin de Hart sur ce terrain. Pour sa tranquillité mais aussi pour celle de McGee.
A dire vrai, il ne comprenait pas lui-même ce qu'il avait cherché en embrassant la belle brune. A part peut être se rappeler que le matin même il avait embrasser Tim. De la même manière. Et que son corps avait réagis de la même manière. Malgré une différence dans le gout des lèvres, dans la force du baiser. Hart avait conquis. McGee se laissait envahir, il ne demandait que cela. Elle voulait démontrer sa force, il ne pouvait que l'accueillir à lui.
Que voulait il se prouver? Qu'il pouvait encore séduire une jeune femme. Ou une femme tout simplement? Que le fait de tomber amoureux d'un homme ne lui enlevait pas toute sa masculinité? Que la gente féminine le désirait encore? Ou était ce le challenge que l'avocate lui lançait qui lui plaisait? Le fait de savoir au plus profond de lui qu'il pouvait la conquérir, la faire sienne, en faire ce qu'il voulait si il le voulait…
Désir qu'il n'avait pas pour McGee. Non. Il n'était pas certain de grand-chose à propos du chemin que lui et Tim avaient pris mais il était certain à cent pour cent qu'il ne voulait pas le changer.
D'une certaine manière, le jeune homme était encore pur. Il n'osait pas dire naïf. Mais si, peut être…
Il fallait sans doute l'être un peu pour s'ouvrir autant à un salaud comme lui.
En tous les cas, malgré les enquêtes horribles qu'ils avaient dû travailler, les défis, les mises en danger, la mort qu'ils côtoyaient quasi quotidiennement, McGee ne cessait de rêver, de voir le bon coté des gens. Ses propres bons cotés.
Il ne cessait de vouloir l'aimer.
C'est sans doute pour cela qu'ils gardaient le silence. Pour se garder une petite chance de rêve. Pour ne pas partir dans une dispute qui rendraient les choses irrévocables.
Gibbs en était à se demander si, par hasard, ils leur restait une chance et si il désirait la saisir.
Ces derniers temps , McGee lui semblait plus nerveux qu'à l'ordinaire. Plus fatigué aussi. Ce qui ne l'aidait pas à garder la sérénité de façade qu'il se construisait à la normale. Gibbs avait observé son augmentation de consommation de caféine et il fallait avouer que cela était en partie de sa faute.
Il ne savait pas jusqu'à quel point.
Il se doutait que le travail supplémentaire, comme de taper les rapports que Gibbs lui dictait en plus des siens, comme de lui servir de chauffeur ect…pouvait peser sur le jeune homme. Il n'imaginait pas que les nuits blanches et les mauvais rêves l'avaient repris et qu'il comptait sur les doigts d'une main les heures de sommeil.
Durant toute cette affaire avec Worth, il l'avait observer de loin, remarquant la perte de poids et les cernes sous les yeux.
Et les regards en sa direction. Inquiets.
Il nota aussi l'étonnement lorsqu'il lui ordonna de faire équipe avec Dinozzo.
Sur ce coup là, le plan imaginé avec Fornell le servait doublement. Premièrement, et évidemment, cela servait l'enquête et servirait à coincer le tueur. Mais surtout, cela l'empêcherait de se retrouver dans une voiture en seul compagnie de McGee, pendant toute une journée. Ses nerfs n'auraient pas tenus.
Son instinct lui soufflait pourtant qu'il était temps de faire un pas. En avant ou en arrière mais ils ne pouvaient pas rester dans cette incertitude, dans…cette trahison silencieuse, encore très longtemps.
Malgré ce que ses agents pouvaient penser ou espérer, Leroy Jethro Gibbs ne sait pas tout et il ne lit pas dans les pensées non plus. Mais il aimait cultiver cette image et cette réputation d'infaillibilité. Il fut donc assez heureux de trouver le bullpen vide lorsqu'il remonta du laboratoire d'Abby pour trouver Timothy McGee endormie à son bureau. Il en fut heureux car il était certain que la surprise puis la tendresse se lirent sur son visage.
Jamais il n'avouerais, même sous la torture de Ziva ou de ses trois ex-femmes réunies, qu'il resta adossé à son propre bureau de très longues minutes, une vingtaine, pour observer à merci le visage relaxé de Tim. Il enregistra les moindres respirations, les moindres haussements de sourcils ou de sourire.
Il se demanda brièvement où les rêves l'avait envoyé avant de se rappeler les autres nuits passé à faire exactement la même chose et à se poser la même question.
Et cette première nuit, ce premier matin, l'unique, où il s'était permis de toucher ce visage si attendrissant, pour le caresser chastement. Comme ses mains le démangeaient maintenant.
Dieu que ca lui manquait…
Il s'avança précautionneusement du bureau du jeune agent pour le réveiller. Et ne put empêcher son pouce de dessiner la mâchoire et la joue du doux rêveur. Qui ne trouva rien de mieux que de s'y coller et de l'embrasser.
Vraiment le meilleur moment et le meilleur endroit pour faire ça McGee grogna pour lui-même l'ex marine.
-Tim…Tim…réveille toi. Il est l'heure de rentrer à la maison. Tim
-Hum…
L'intéressé sembla sauter sur son siège et le fixa de ses yeux encore endormis.
-Désolé patron…je…je…vous attendais…pour…
-En route McGee soupira-t-il
-Oui patron. Répondit l'intéressé en se rabrouant d'avoir été attrapé à dormir au travail.
-Depuis quand ne dors tu plus assez pour ne pas pouvoir tenir éveillé au travail?
Attends L.J…Laisse moi calculer…Depuis que tu as décidé de me tromper sous mon nez avec cette avocate et que l'on se tourne autour sans vraiment vouloir s'attraper…? Oui…Quelque chose comme cela.
-Désolé patron, ça ne se reproduira plus…Mon éditeur attends mon nouveau manuscrit et j'ai dû veiller tard pour les dernières corrections. Mais c'est finis. J'ai eu un peu de temps libre cette semaine alors…
Plus tard McGee pourra jurer sur l'honneur que jamais au grand jamais il n'avait l'attention de sous entendre qu'il avait du temps libre parce qu'ils ne se voyaient plus. Malgré ce que son ton sarcastique pouvait laisser supposer.
Et L.J. que cette phrase le fit flancher. Et qu'elle lui fit saisir le bras du jeune homme pour qu'il se retourne vers lui tout en arrêtant la cabine d'ascenseur.
Ce fut McGee qui lâcha le premier en l'embrassant comme jamais personne ne l'avait embrassé. Avec un désespoir, une soif, une envie incommensurables. Et pendant un dixième de seconde Gibbs voulut ne plus être raisonnable et oublier le terme « prendre son temps » ainsi que toutes ces notions stupides qu'on leur matraquait sur « le comportement acceptable à avoir vis-à-vis de ses collègues de travail ». Parce qu'il était sûr que ce que son corps réclamait et désirait imposer à son subordonné dépassait largement le carton rouge.
Ils leurs fallut toute leur force de caractère pour se séparer. Ne plus se toucher.
Quand la cabine s'ouvrit ils en sortirent le plus naturellement du monde ne se pressant pas réellement pour rejoindre la voiture de Tim.
Tim qui ne pouvait pas chasser le sourire sur son visage. Ni le soulagement qui le faisait marcher sur des petits nuages.
Ce soir, pour la première fois en prêt de quinze jours, il passera une nuit sans cauchemars.
