ATTENTION SPOILER FIN SAISON 7 DEBUT SAISON 8

ATTENTION 2: RELATION INTIME ENTRE DEUX MESSIEURS. Rien d'explicite mais mineurs s'abstenir! Attendez d'avoir l'âge pour ce genre de chose, vous verrez c'est bien mieux...

RATING M

Beaucoup d'entre vous attendaient ce moment le voilà, remercier la sncf et ses retards (ben voui, pour une fois ca sert lol)

J'espère sincèrement répondre aux attentes de certain(es)

Enjoy

Azniv


Les choses allaient de mal en pis, si il était encore possible d'empirer la situation.

Gibbs était revenu entier, avec les morceaux de Mike Franck dans une boite.

Dinozzo était partis en mission pour le Directeur qui lui avait demandé de garder les deux yeux ouverts.

Et qui s'était retrouvé dans un rapatriement sanitaire plus vite qu'il ne fallait pour le dire. Mike Franck, un morceau toujours en moins était porté disparu, de nouveau.

Et Gibbs venait de recevoir un appel de Stillwater. Reynosa tenait sa promesse.

Le soir de son retour, n'y tenant plus, Tim l'avait devancé dans le sous bassement. Son patron l'avait dépassé sans mots dire et avait commencé à prendre des mesures.

Oui, se souvint McGee, il voulait rajouter des rayonnages à la bibliothèque du salon. Ses livres commençaient à s'entasser un peu partout. Tim lui en avait fait la réflexion un soir alors qu'ils parlaient littérature et Gibbs avait convenu de la nécessité d'une nouvelle bibliothèque.

Cette discussion semblait dater de tellement loin que McGee ne se donna même pas la peine d'essayer de s'en souvenir distinctement.

Ils restèrent ainsi longtemps. Tim encore dans son costume beige de travail, assis sur les marches, les mains croisées sur ses genoux, regardant vaguement le sol, guettant les gestes de son hôte, se laissant bercer par l'odeur si rassurante de la sciure de bois. Leroy, en tee-shirt gris et au jean élimé, attendant que quelqu'un vienne le délivrer d'un enfer qui avait commencé vingt ans auparavant, prenant réconfort de la présence si silencieuse et si discrète qu'était Tim. Ne se l'avouant pas.

Il avait posé les limites dès que tout cela avait éclaté.

Parce que si Paloma avait trouvé l'adresse de son père et eu « los cojones » de traverser les Etats Unis pour aller elle-même détruire le magasin du vieille homme, alors elle trouverait vite avec qui il partageait sa vie. Et tuer un amant était bien plus symbolique et plus à la portée de la jeune femme que de tuer un agent ou son père.

Ducky lui avait expliqué qu'elle n'avait sans doute pas tirer car inconsciemment incapable de reproduire le schéma qui l'avait si lourdement traumatisé. Mais tirer sur l'homme qu'il aimait n'aurait rien à voir. Elle avait déjà tué auparavant et elle recommencerait sans hésiter. Quant à lui, il ne pourrait pas recommencer le schéma qui l'avait conduit sur cette route de vengeance.

Il n'aurait jamais la force de dire encore une fois adieu à celui qui avait pris tant de place dans sa vie. Il ne pensait pas surmonter la perte de Shannon mais avait survécu, en se disant que jamais il ne pourrait revivre cette situation. Il se souvint que ces mots se répétaient dans sa tête comme un mantra obsédant lorsqu'il avait mis le feu à la maison de famille de Jenny.

Mais, malgré ce que ses agents et ses ennemis semblaient croire, il n'était pas immortel. Et il ne survivrait pas si il devait voir mourir Tim.

-J'ai vu les photos du magasin. Heureux de savoir que ton père n'a rien.

Il continua de vérifier l'angle droit qu'il venait de dessiner sur la feuille de papier qui lui servirait de modèle. Il voulait des étagères assez solides pour contenir ses encyclopédies sur la Navy.

-Où est il maintenant?

-Le FBI le ramène ici, il sera là dans la matinée. Dit il sans relever la tête.

-Tu seras sans doute plus rassurer de l'avoir à tes côtés.

Pas de réponse. Prenons cela pour de l'affirmatif.

Gibbs de dos, toujours, Tim en profita pour l'observer. La carrure de soldat de terrain toujours présente. Un dos cambré, une chute de reins parfaites si vous lui demandiez son avis. Une nuque solide, mais des épaules légèrement affaissées. Et cette aura qui faisait de lui cette énigme si attirante et repoussante à la fois.

Tim s'avait que Gibbs profitait de ces sentiments mitigés qu'il provoquait chez autrui pour assoir sa dominance. Et pour se protéger.

Rejeter l'autre derrière ses retranchements pour évite de se brûler les ailes.

-Tu devrais rentrer chez toi McGee. Il est tard.

-Non.

Vint la réponse calme et simple.

-Quitte à passer une nuit blanche, autant qu'elle soit utile…

Enfin Gibbs se retourna.

-Rentre chez toi et dors…

Comme si c'était si simple…

-Non. Je reste.

Il n'y a pas de haussement de voix ni même de défis dans le ton. C'est un fait. Point.

Il vit immédiatement le changement dans le comportement de Gibbs. Les épaules se relèvent, les yeux brillent pour mieux aller fouiller au plus profond de son âme.

Mais il ne cilla pas. Pas ce soir.

-Je reste Gibbs. Que tu le veuille ou non. Je peux rester ici ou alors dans ma voiture dans le froid qu'importe, je reste. Hors de question que je m'en aille alors que tu es potentiellement en danger.

-Je ne te demande rien.

Un sourire amer apparut sur les lèvres de McGee

-Je n'en doute pas. Mais il est hors de question que je te laisse seul. Tu n'as pas le choix.

Tu veux voir ça lui lancèrent les yeux lagons.

-Ne me pousse pas à bout Tim! Rentre.

Le jeune homme se leva. Toujours contre le mur, sur la marche. Cela lui donnait une tête de plus que Gibbs et un peu plus de force.

Les yeux de Gibbs le scrutèrent. Mais il ne rougit même pas. Ne baissa pas les yeux. Son visage resta impassiblement fermé.

Et enfin il eut le courage de tendre la main vers le visage de Gibbs, il ne répondit pas au geste mais ne recula pas non plus.

-Tu sais que je préfère prendre une balle pour toi que de partir maintenant n'Est-ce pas?

-Jamais tu m'entends gronda Gibbs en le poussant contre le mur et en entrant dans son espace personnel. Jamais personne ne te toucheras moi vivant!

C'est tout ce qui lui fallait, tout ce qui lui était nécessaire.

-Je sais répondit il doucement, laissant ses doigts voyager sur la joue mal rasée. Je sais. Répéta-t-il en les faisant glisser sur la nuque de L.J. Et jamais je ne laisserais quelqu'un te faire du mal Jethro. Que tu le veuilles ou non, je serais toujours là, dans l'ombre.

Et pour la première fois il se rendit compte de la souffrance qui était imprégnée derrière la force et qui transparaissait dans les yeux azurs de l'homme qu'il aimait. Une peine innommable.

-Je t'aime Gibbs. Murmura-t-il contre les lèvres chaudes.

Et pour la première fois de la soirée sa voix s'érailla légèrement. Elle ne se brisa pas mais devint plus rauque.

C'est L.J qui fit le reste du chemin pour venir l'embrasser. Goulument. Le bloquant de tout son corps contre le mur. Et rapidement, faisant voyager ses mains sur la veste devenue soudainement encombrante.

Elle tomba très vite. Ne demandez pas à Tim comment, il ne se souvint pas d'avoir fait un geste tellement il se sentait absorber entre le froid du mur et la chaleur de Gibbs. Ses mains à lui n'étaient pas au chômage, occuper dans les cheveux et sur la nuque et les épaules de son amant.

Oui, ce soir, enfin, ils deviendraient amants.

Ils gravirent les marches pour se retrouver au rez de chaussée. Toujours collés l'un l'autre. Leurs bouches ne perdant pas le chemin de leur peau mutuelle.

Et c'est Gibbs qui se trouva contre le mur. T-shirt à terre. Deux mains contre ses fesses tandis que des lèvres papillonnaient dans son cou et sur son torse nu. Il ne réagit pas. Ne bougeât pas. Il se laissa aller à ses sensations qu'il voulait s'empêcher de vivre. Il voulait se persuader que tout cela lui était interdit. Que c'était imprudent. Dangereux.

Mais rien n'empêcha ses mains d'aller se perdre dans les cheveux de Tim. Ni ces dernières d'aller lui retirer sa chemise, qui se retrouva chiffonner au sol. Et ses contre sa volonté propre qu'il prit l'autre homme dans ses bras pour monter le dernier étage qui conduisait à sa chambre. Tim le visage enfoui dans son cou, les jambes serrées autour de sa taille. Il était tellement léger. Presque maigre.

Quand il l'allongea enfin sur le lit, il savoura la vue d'un Tim essoufflé, visage rosi, yeux fermés.

Enfin, les deux yeux verts s'ouvrirent; quémandeurs.

Et il le recouvrit de son corps. Il gouta la peau sans merci. Elle n'était pas nouvelle mais ce soir elle prenait une saveur inégale. Il savait qu'il n'y avait pas de marche arrière possible.

Que ce qu'ils avaient entamé et qu'il avait combattu par intermittence depuis des mois allait prendre véritablement vie ce soir. Cette nuit. Il ne savait même pas où il en était.

D'un coup de rein, Tim se retrouva dessus. Lui murmurant des non sens enivrants tout en s'attaquant à son jean. Puis se reposant sur lui. Gibbs l'emprisonna entre ses jambes, gagnant un petit rire sensuel de la part de son partenaire qui recaptura ses lèvres avec avidité. L.J. glissa enfin ses mains dans le pantalon de Tim et cette fois gagna un gémissement à faire damner un saint.

-Fais moi l'amour Tim. S'il te plait, fait moi l'amour.

L'intéressé se figea quelques secondes, noyé d'émotion, d'envie. Subjugué par la demande si simple, si pure et en même temps si essentielle, si primordiale que Gibbs venait de faire. Il se pencha à son tour sur l'oreille de son amant.

-Laisse moi prendre soin de toi Jethro, s'il te plait.

Un hochement de tête lui répondit. Et une larme toucha sa joue. Ce n'était pas la sienne. Il embrassa le chemin qu'elle avait emprunté. Continua de caresser et de déshabiller son partenaire. Puis fit de même pour lui.

Et ils firent l' amour. Durant de trop courtes minutes ou de longues heures, ils n'arrivaient plus à le savoir.

Ils firent l'amour, avec cette urgence qu'amène la survie. Avec la tendresse qu'appelaient leurs sentiments. Avec soif et avidité. Mais tout en retenue.

Quand Tim entra dans L.J pour la première fois, ce dernier crut mourir. Il s'attendait à la douleur. S'était préparer. Mais ne s'attendait pas à tout le reste.

Au plaisir qu'il y ressentit. Aux gémissements que cela lui arracha. Et aux émotions que cela amena.

Une sensation de bien être, de sérénité qu'il avait oublier depuis si longtemps. Une impression d'appartenance. Comme lorsque l'on rentre dans un foyer aimant après un trop long voyage. Il serra Tim dans ses bras comme jamais. Ce dernier enfouis son visage dans son cou, lui murmurant combien il l'aimait. A en mourir.

Et les larmes continuèrent de couler des yeux de Gibbs.

Et ils crièrent leurs noms mutuels.

Puis, très doucement, la terre repris son rythme normal et se remit à tourner. Tim toujours sur Gibbs.

Gibbs toujours les bras et les jambes autour du corps frêle.

Ils restèrent un moment ainsi en silence jusqu'à ce que le froid les rattrape et qu'ils doivent sortir réellement de la bulle qu'ils venaient de se créer.

Tim l'embrassa une dernière fois légèrement avant de se lever pour aller chercher une serviette humide dans la salle de bain attenante. Il nettoya rapidement L.J qui restait allongé, les yeux clos, le bras sur le front. Il arriva à le déplacer pour le mettre sous les couvertures avant de le rejoindre en silence. Un bras fort l'agrippa pour le coller contre Gibbs.

Il sourit. Se calla contre le corps chaud.

Gibbs bougea légèrement de manière à se qu'ils se retrouvèrent dos contre torse. Sa bouche contre l'oreille de McGee.

-Je pensais réellement ce que j'ai dit tout à l'heure. Personne ne te toucheras moi vivant Timmy

Il se retourna pour faire face à Gibbs.

-Je le sais L.J. et jamais je ne laisserais quelqu'un te faire de mal non plus. Je ne pourrais pas le vivre tu comprends? Dit il en se recollant, cette fois la tête dans le cou de son amant.

Les bras forts se refermèrent autour de lui et ils sentirent doucement le sommeil les prendre.

Rien n'était raisonnable dans tout cela. Ils étaient tous les deux des hommes logiques. Et ils savaient. Demain, au réveil, des épreuves les attendaient.

A la fin de cette route, il y aurait des pertes, des morts, et des larmes.

Des fantômes dansaient encore autour d'eux. Des menaces pesaient au dessus de leurs têtes. Mais pour ce soir, rien que ce soir, ils ne voulaient être qu'eux. Se sentir vivants et apaisés.

S'autoriser à aimer et être aimés…


Auteur anxieuse mais alors anxieuse...!