Bonjour

Voici la suite et la fin de la vignette 10

RATING M MINEURS S'ABSTENIR

Merci énormément pour tous les gentilles reviews reçues pour la première partie, c'est très sympa et me va droit au coeur. Ai du mal à croire que des personnes prennent le temps de me lire et encore plus de laisser une trace de leur passage lol...

C'est une chose de penser écrire, une autre de le faire, une troisième étape de prendre le courage de le publier, même "si ce n'est que" sur un site comme celui ci et une quatrième, dernière mais non la moindre, de savoir que l'on est lu...Ce n'est certes pas une preuve de talent mais sans doute un petit bonheur non négligeable.

Enjoy

Azniv


-Tu leur a dit souffla le jeune homme à peine avait il dépassé l'entrée de la maison.

C'était toujours ainsi, ils ne se permettaient de passer en mode intime qu'une fois la porte franchie. Au fil des mois cela était devenu une des nombreuses habitudes du couple. Comme de ne jamais se rendre ensemble deux fois d'affilées dans le même restaurant ou le même coffee shop pour ne pas donner l'impression d'être en couple justement. Ou de ne jamais prononcer le nom de l'autre une fois que la porte du NCIS était franchie. Éviter le moindre contact visible, ou de rester cote à cote dans l'ascenseur trop souvent, surtout en présence de l'équipe.

Quoi que maintenant songea McGee, cela ne semblait plus avoir beaucoup d'importance.

-Je ne leur ai rien dit, coupa Gibbs en retirant ses chaussures et sa veste. Je les ai laisser tirer leurs propres conclusions

-Qui sont que nous couchons ensembles.

-C'est pas de ma faute si ce sont de bons enquêteurs...Dit il en allumant les lampes du salon créant une atmosphère tamisée.

-Là, je me dois de te contredire L.J.

L'intéressé s'assit sur son canapé et tourna la tête vers lui, visiblement content de lui. Alors que Tim se trouvait encore dans l'espace séparant l'entrée du salon.

-C'est de ta faute si nous sommes de bons enquêteurs...

-Eh...On va pas s'en plaindre non?

Non forcément. Faire partie de la meilleure équipe du NCIS de la côtes est des États Unis n'était pas donné à tout le monde. Olah...Il noyait le poisson là.

-Et maintenant demanda t il en s'approchant prudemment du canapé.

Le plus vieux haussa les épaules. Maintenant? Il avait bien l'attention de finir cette soirée comme il se doit.

Tout d'abord, vérifier qu'il n'avait pas perdu la main depuis hier soir dans le bouche à bouche avec Timmy. Ensuite, lui faire comprendre que jamais plus il n'y aura de standardiste, secrétaire ou autre comptable qui lui courra après. Puis, l'aider à se débarrasser des vêtements qu'il avait en trop et enfin, s'assurer qu'il monte gentiment se coucher, le border et s'assurer par tous les moyens qu'il fasse de beaux rêves au lieu de l'affaire qui les avait menée dans ce bar en premier lieu.

Voilà ce qu'était ses projets à court terme.

Demain matin ou après demain étaient trop loin pour s'en inquiéter.

Ce n'était pas comme si ils ne pouvaient pas compter sur leur équipe pour les protéger et les entourer. Il les connaissait assez pour savoir que si réaction indésirable il y aurait dû avoir, cela aurait été sur le moment et non après.

-Tu sais que Tony ne va pas me lâcher...repris McGee en retirant sa veste pour la laisser sur le dos du sofa mais fut littéralement happé par deux bras forts qui le positionnèrent directement sur une paire de genoux bien heureuse de l'accueillir.

-Hé, qui t'as dit que je ne t'en voulais pas? Demanda t il faussement en colère

-Tu m'en voudrais, tu ne serais pas là. Répondit Gibbs du tac au tac

Avant d'attaquer sa chemise.

Le plan n'allait pas dans l'ordre mais, on lui avait appris à atteindre des objectifs, quelques soient les moyens utilisés...Et puis il n'avait jamais mis les formes. Il n'allait certainement pas commencer ce soir.

-Qu'est ce que tu fais? lui murmura Tim visiblement pris dans un piège agréable.

-Je me fais pardonner?

Ben voyons...Ça venait de l'homme qui ne croyait pas aux excuses...

Timothy chercha une réponse mais un mordillement de lobe d'oreille lui ôtât toute possibilité de réfléchir normalement.

Il se contenta alors de ce qui semblait le plus normal et de se coller encore plus à Gibbs. Ses mains ancrées sur les deux épaules fortes. Ses doigts commençant à caresser les bouts de peaux que le tissus laissait échapper.

-Et...Tu...crois que...ce sera suffisant?

Carnassier, Gibbs sourit dans le cou de son amant. Il aimait le souffle court, les palpitations qu'il pouvait sentir sous ses lèvres. Les deux mains habiles qui brulaient de le déshabiller.

-Pas toi?

Sa voix était tombée dans les graves. Tim gémit. Et se cambra contre lui. Il dut mordre un peu plus fort la peau délicate qui s'offrait à lui pour essayer de se retenir.

Sa chemise suivit celle de Tim qui réussit enfin à lui faire relever le tête pour l'embrasser.

Il aimait les lèvres gourmandes du jeune homme. Il pouvait les embrasser sans fin. Et il les laissa prendre le contrôle. Tout comme il laissa la langue de Tim prendre possession de sa bouche. Encore et encore.

Quand ils se séparèrent, il se retrouva sans ceinture et le pantalon ouvert.

-Pressé Tim

-Attendu ça toute la soirée. Dit il en reprenant ce qui lui appartenait.

Bouche, peau, oreille, cou...

-Lit! Ordonna t il.

-D'accord répondit l'ancien Marine en le soulevant dans ses bras.

Le plus jeune se contenta de croiser ses jambes autour de sa taille non sans s'assurer qu'il était le plus près possible de Gibbs. Autant en tout cas que le permettait la barrière pudique des vêtements qu'ils leurs restaient.

LJ dut se retenir plusieurs fois de le coller contre un mur et de finir ce qu'ils venaient de commencer trop rapidement.

Depuis combien de temps ne s'était il pas sentit comme cela. Prêt à faire l'amour toute une nuit ou plusieurs fois dans une nuit?

Paris peut être...

Paris

8mois 2semaines 2jours

-A quoi tu penses?

-Paris

Tim lui lança un regard « Non...Tu n'oserais pas n'est ce pas? »

-Pas « ce Paris là » Tim dit il en le rejoignant, sans jean ni t-shirt, sur le lit.

-Lequel alors? répondit son compagnon toujours en train de se battre avec son pantalon.

-Tony et Ziver...

Le jeune homme se releva sur ses deux coudes, son amant toujours positionné entre ses jambes.

-Nous sommes en train de...Enfin tu vois dit il en rosissant légèrement, et toi, tu amènes nos collègues dans le lit...

Il va falloir qu'il se fasse doublement pardonner.

-Je trouvais cela ironique que Vance ne m'ait pas laisser partir en mission de peur que je ne sache pas me tenir.

-Il a eu doublement tort.

-En effet dit il en recapturant les lèvres charnues.

Avait il déjà souligné à quel point il aimait ces lèvres.

-Mais je ne vais pas m'en plaindre murmura le plus jeune en finissant de le mettre à nu.

Il avait vraiment voulu cela toute la soirée.

Le voir nu était...

Indescriptible.

Les sensations que cela lui procurait encore plus.

Il ne se sentait jamais aussi libre que lorsqu'il sentait les caresses de L.J sur lui.

Se sentir aimer n'était pas suffisant. C'était bien d'autre chose. Ces mains de menuisiers le façonnait d'une manière nouvelle. A chaque touché, chaque caresse, une partie de lui était découvert, mis à nu, embellis. Désiré.

Gibbs le faisait se sentir désiré.

Tout pouvait presque se résumer par le contraste des mains calleuses contre sa peau trop fragile.

Ça aurait dû être inconfortable, c'était rassurant, enivrant, saoulant.

C'était devenu essentiel.

Il entendit ses gémissements et ceux de son amant...Son amant...Son amant qui venait de lui faire la plus belle des déclaration d'amour ce soir en laissant leurs amis découvrir ce qu'ils vivaient.

Ils n'avaient jamais parlé de couple, encore moins de « coming out »

Après leur début laborieux, ils avaient décidé de laisser venir. De vivre pour eux pour une fois.

Il s'entendit murmurer le nom de L.J. C'était devenu son mantra préféré.

A vrai dire, avec Gibbs qui l'embrassait dans ses endroits les plus intimes, ses propres mains perdu dans les cheveux poivrés, c'est tout ce qu'il pouvait faire. Chanter son nom pour avoir plus.

Car avec lui comme amant, il avait toujours besoin de plus.

Son corps était insatiable des moindres attentions qu'il pouvait obtenir.

Il avait besoin de plus. De sentir le corps chaud sur lui, son amant en lui, leurs lèvres collées ensembles comme une seule entité, leurs mains liées comme seul ancrage pour les garder sur terre.

Ces gémissements devinrent vite désespérés.

Il devait avoir L.J contre lui, autour de lui, en lui, partout et maintenant!

Et c'est ce qui se produisit.

Gibbs le prépara trop longuement à son goût et le prit dans le même sourire de contentement qu'il avait affiché toute la soirée.

Il n'y eut plus qu'eux. Leurs envies et plaisirs.

Plus de questions, plus de réponses, plus de victimes, plus de cauchemars.

Juste un murmure grave de

« je t'aime »