Me revoici. Pour le moment.
J'ai pris le temps ces derniers jours de me faire un marathon NCIS. J'en suis pour le moment à la saison 4. DVD3. Voilà ce qui en est sortit...D(autres suivront mais je ne promets rien quant à la fréquence des éditions.
Mais le trio Mann, Gibbs, McGee avec un peu de Shepard...m'inspire...
Rating K+
« Quelque fois Mc Gee un petit mensonge allège les souffrances. »
Épisode Secrets de famille.
Assis devant sa machine à écrire, McGee regardait distraitement la feuille blanche qu'il venait d'y insérer.
Ses yeux vitreux ne fixaient rien de particulier. Il n'avait rien écrit depuis qu'il s'était installé à son bureau. Trois heures auparavant.
Avant cela, il avait reconduit sa sœur au campus, là, sa mère viendrait la rejoindre pour quelques jours. Mais Tim ne la rencontrerait pas.
Le plus important c'est que Sarah ne serait pas seule ce soir et que lui aurait quelques heures pour digérer la situation. Sa sœur est innocentée d'un crime. Elle avait évité le viol. Son ex petit ami était mort mais elle en vie.
Son équipe venait de faire le lien entre Gemcity et lui. Ce n'était qu'une question d'heure avant qu'il ne commence à recevoir des appels et des mails d'avis sur son roman.
Gibbs connaissait son livre. Pire, au vu des pages cornées, il en avait lu les premiers chapitres, en sélectionnant certaines pages.
Il avait tenu tête à la Directrice Shepard et avait eu du mal à retenir tout ce qu'il avait eu envie de lui cracher à la figure. Son arrogance, sa jalousie, la manière qu'elle avait de tourner autour de Gibbs comme si celui ci lui appartenait. Cette jouissance qu'elle semblait avoir à chaque fois que leur passé commun remontait à la surface.
Il avait eu du mal à retenir sa propre jalousie. Celle qu'il retenait depuis que Gibbs avait eu ce coma. Qu'ils avaient appris l'existence de Shannon et Kelly. Que l'amnésie ait tout emporté. Elle était mélangée avec la joie et l'espoir qu'il avait ressentit au retour de Gibbs à Washington et les fois où il avait appelé Tony par son nom à lui.
Il avait eu la bêtise de penser que l'inconscient du traumatisé se souvenait de lui. Et qu'il essayait de faire remonter à la surface des souvenirs refoulés par la douleur et la culpabilité ressentis avec la disparition de sa famille.
Et puis plus rien.
Plus rien.
Outre des regards appuyés qui lui donnaient des palpitations. A chacun, il espérait apercevoir ne serait-ce qu'une lueur de reconnaissance. Une fragment de souvenir.
Mais rien.
Mais il n'avait rien fait pour faire remonter ces souvenirs communs. Rien.
Pris de peur. Indécis.
Ne sachant pas comment qualifier ce qu'il recherchait dans ses images du passé, ni comment qualifié ce passé.
Il avait gardé le silence. Et avait enfoui ses nuits blanches dans l'écrit.
Et de sa peine et ses faiblesses étaient né son roman.
Il avait été un parfait idiot.
Pas qu'aujourd'hui en tardant d'emmener sa sœur au NCIS, ou avant de signer son contrat de publication en ne parlant pas de « Deep Six » à l'équipe. Maintenant, ils pensaient qu'il n'avait pas confiance en lui. Les prochains jours seront rudes. Ils n'allaient pas le rater. C'est comme cela que ça fonctionnait.
Non, il avait été un parfait idiot en croyant que Gibbs reviendrait vers lui le jour où il se souviendrait.
Peut être avait-il mal lu la situation. Peut être n'avait-il pas été assez observateur, assez rigoureux. Il avait manquer les signes.
Gibbs l'avait fait attendre longtemps avant de le rejoindre dans cet ascenseur. Et pendant qu'il patientait sous les yeux amusés de Tony et Ziva, son esprit vagabondait vers des chemins interdits.
Flash Back
Groguis de fatigue, il se laissa guider sans réfléchir, par ses jambes, vers l'ascenseur. Heureux que celles-ci aient la capacité de fonctionner sans son cerveau. Car même avec les fortes doses de caféines qu'il avait absorber tout au long des dernières vingts-quatre heures, il n'arrivait plus à mettre en marche un seul neurone.
Il serait d'ailleurs plus prudent pour lui d'appeler un taxi pour rentrer. Il n'y en avait régulièrement sur la base, il en halerait un en route.
Sage de cette décision, le jeune agent se laissa aller contre le mur de la cabine, ne se souciant pas de qui pourrait le voir. À près de 4h du matin, de toute manière, il ne restait plus grand monde au NCIS. Tony et Ziva étaient déjà au chaud chez eux. Mais il avait dû rester pour taper la partie technique de son rapport, démontrer des algorithmes afin que le JAG puisse récupérer leur affaire au plus vite et mettre en examen un officier mouillé jusqu'au cou dans de la cyber-criminalité. Tout était parfaitement bouclé.
Encore une journée d'utile.
Quant à Gibbs, il avait disparu dans le bureau de la Directrice deux ou trois heures auparavant. Il n'était pas réapparu et McGee essaya de ne pas s'en soucier.
La porte ne se referma pas tout de suite mais qu'importe. Ses yeux étaient trop lourds pour accepter de se rouvrir.
-McGee ?
-Hum Gibbs ?
Se redressa-t-il immédiatement. Un vrai réflexe pavlovien ou instinct de survie...Toujours est-il qu'il était de nouveau droit comme un I, au fond de la cabine, les yeux rouges de fatigue, devant son patron.
-Qu'est ce que tu fais encore là ?
-Ah...Euh...Le...Cas...Peterson...Le JAG doit le récupérer dans...4heures dit il en regardant sa montre et je devais terminer le rapport technique. Avec l'affaire d'aujourd'hui, je n'ai pas eu le temps de le faire avant.
La cabine commença à bouger. Il avait réellement envie de se laisser de nouveau aller à la cloison fraîche. Mais se contenta de rester regarder Gibbs de ses yeux incertains. Sans qu'il ne le sache, ses yeux voyageaient de haut en bas. Même à cette heure matinale. Sans être rentré chez lui, Gibbs était parfaitement habillé. Pas une trace de fatigue sur le visage. Et son éternel gobelet de café à la main.
Pouvait-on réellement s'habituer à ce point au nuit blanche que ne pas dormir 48h d'affilées pouvait devenir si facile ?
Il en doutait. Gibbs avait sans doute piquer un somme sur le sofa de la Directrice alors que celle-ci était absente. Ils étaient assez proche pour qu'il puisse se le permettre.
Ses yeux s'attardèrent avec envie sur le gobelet de café brut.
Si il buvait ça maintenant, il ne dormirait pas avant le lendemain soir...Il devait être de retour ici dans 4h lui aussi. Le futon d'Abby ne serait sans doute pas une mauvaise idée après tout. Il prendrait une douche dans la salle de gym avant que les autres n'arrivent et...
Il rata le sourire en coin de Gibbs. Et le fait que la cabine se soit arrêtée...
Et les yeux adoucis de l'ex – Marine.
-Relax McGee.
Et comme si son corps comprenait l'ordre, il se laissa tomber doucement contre la parois. Toutes défenses effondrées. Ouais. Gibbs avait cet effet là sur lui et tellement d'autres inavouables.
-Tony peut accueillir le JAG tout à l'heure.
Il commença à réfuter en rouvrant péniblement les yeux.
-Hey. Coupa doucement Gibbs.
Tellement doucement que McGee sentit le besoin urgent de sortir de cette cabine.
Sa première erreur, à ce moment là, fut de regarder Gibbs droit dans les yeux.
Sa respiration se contracta automatiquement.
Le reste cependant, se fit le plus naturellement du monde. Le sourire de Gibbs qui illuminait tout et contrastait avec...Gibbs. Sa tête qui se laisse aller automatiquement dans la main rugueuse. Deux joues qui se touchent. Des lèvres qui se goûtent...
Retour dans le présent.
Gibbs rentra en même temps que la porte de la cabine se refermait pour la énième fois.
Il avait le visage froid. Le regard glacé.
Les lèvres tellement serrées qu'elles formaient un trait fin.
Pendant quelques secondes, Tim se laissa aller à cette vision. A sa proximité. Pendant quelques secondes il espéra...
Et ses défenses prirent le dessus.
Il parla à Gibbs comme lorsqu'ils étaient ensembles. Seuls. Dans le secret de la maison de l'un ou de la chambre de l'autre. Durement peut être mais en tout cas d'égal à égal. Il devait bien cela à sa petite sœur.
« -Avant ! Pourquoi n'es-tu pas venu à moi avant ! »
« C'était un trop gros risque »
Sur le coup, il ne comprit le double sens de la conversation même si une partie de lui, cette partie qui crevait de voir un signe de la part de son ex...de son patron, lui murmurait à l'oreille de rester prudent.
Ce n'est que quand ils passèrent les menottes aux coupables que la vérité frappa Tim.
Au moment où Sarah alla réconforter son ancienne rivale.
Gibbs le reconnaissait. Gibbs...Se souvenait...
Évidemment, comme souvent, si ce n'est toujours, Gibbs anticipa sa réaction...
«-Quelque fois McGee un petit mensonge allège les souffrances. »
Depuis, il se trouvait, assommé...Non...Le cerveau en ébullition devant cette satanée machine à écrire qui ne produisait rien de bon. Et cette douleur qu'il s'était juré ne pas ressentir au départ de Gibbs pour le Mexique, ni quand la Directrice continuait à lui faire des yeux doux, ni même quand ce salaud ne se souvenait pas, remontait à la surface au grand galop.
Oui. Peut être qu'il avait raison...Parfois ne pas savoir est peut être préférable...
