Et Gibbs qui drague ouvertement ce colonel Mann devant lui.
Et Gibbs qui le regardait en coin quand il parlait de Ruby, la scientifique de ce bled où ils étaient envoyés pour encore une fois sauver le monde.
Et Gibbs qui refuse de partager une chambre avec Ziva.
Et Gibbs qui répond ouvertement aux avances de Mann.
Et Gibbs qui tombe malade à cause de ce gaz.
Et Gibbs qui va passer la nuit chez Mann. Et revient le lendemain matin avec ce sourire, qualifié « d'à la Dinozzo », celui que l'on sort après une bonne nuit de sexe.
Et cette explosion dans laquelle ils auraient dû finir. A la place de l'équipe de Cassidy.
Il sait que Gibbs passait le week-end avec Mann. Ils étaient morts pour que Gibbs passe le week-end avec son colonel.
Il allait enterrer un de ses meilleurs amis au NCIS parce que son patron...
Rageur, il se laissa aller contre le mur de son entrée. L'enquête était encore en cour, il ne pouvait pas perdre les précieuses heures de sommeil qui lui restait pour devait garder son énergie et sa rage pour aider à coffrer celui qui a fait ça.
Le premier sanglot étouffa le premier coup à la porte. Et les premières larmes l'empêchèrent de remarquer la poignée qui bougeait. Au second sanglot et second coup sur la porte, il tourna la tête mais avant qu'il ne puisse se lever pour aller répondre, la porte d'entrée s'entrouvrit pour laisser passer Gibbs.
Portant les mêmes vêtements que lors de sa journée de travail, enfin de repos. Juste avant de comprendre la gravité de la situation, Tim l'avait trouvé très séduisant dans son sweat rouge. Il le connaissait, la seule fois où ils avaient passé la soirée ensemble, Gibbs le portait.
Drôle de tenue de drague mais efficace.
Il ne fit pas un autre mouvement. Et laissa Gibbs le rejoindre à même le sol.
Et Gibbs qui le prends par l'épaule alors que ses larmes coulent sans son consentement.
Et Gibbs qui le serre au troisième sanglot.
-Je suis désolé Tim. Je suis désolé.
Pour seul réponse, il agrippa encore plus au sweat-shirt et laissa la main caleuse se perdre dans ses cheveux.
Il se réconforta de la chaleur du corps de l'ex-Marine. C'est l'une des première fois qu'ils se trouvaient dans une telle proximité depuis le retour de Gibbs.
Et avant cela, ils n'avaient dépassé aucunes barrières. Ils s'étaient contentés de prendre leurs temps. De se découvrir et de comprendre.
L'aube les surpris dans cette position. Ils ne se parlèrent pas.
Chacun perdu dans leurs propres peines. D'autres amis partis trop tôt. D'autres vies volées pour rien. Ce qui aurait pu être et ne sera plus jamais.
Ils se séparèrent dans ce même silence. Après que Gibbs l'ai embrassé doucement. Comme une caresse.
Ou le « au revoir » qu'il n'avait pas eu la chance d'avoir.
