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Bonne lecture.


Frigga nous avait improvisés un petit banquet en l'honneur de notre mariage.

Sif et les guerriers avaient été conviés au grand dam de Loki.

Étaient présents également quelques représentants de la noblesse asgardienne, des généraux ou encore les proches conseillers d'Odin, etc.:-)

- Bonsoir, ma reine.
Je me retournai et retins un cri de joie.

Irmin, mon ancien maître d'armes... celui qui nous avait entraînées, Sif et moi au tout début. Légèrement plus frêle que Thor, légèrement plus petit que Loki (ce dernier mesurait environ un mètre quatre-vingt), les cheveux vénitiens en catogan et les yeux noisette...

C'était un bien bel homme... mais pas du tout mon style.
- C'est moi ton style, non? me glissa mentalement Loki.
- Je sais pas, répliquai-je, malicieuse.

Il eut un sourire en coin.

- Quand j'ai appris que tu étais entrée à la Cour, Honohra, j'ai bien cru faire une crise cardiaque...

Je levai les yeux au ciel.
Pourquoi tout le monde pensait que j'étais incapable de faire preuve de tenue?
Parce que j'étais une guerrière...

- ... mais de là à te marier et à être couronnée? J'ai bien cru finir à Helheim.

A l'évocation du royaume des morts, Loki se rembrunit.
Tiens donc...

- Tu n'exagères pas un peu, Irmin?
- Non, toi la rebelle, la pure guerrière. Tu n'étais absolument pas familière des usages de la Cour.
"Jamais je n'accepterai d'être enfermée dans cette cage dorée avec ces paons", tu te souviens?

Le roi me serra étroitement contre lui.

- J'en apprends tous les jours... des paons... il est vrai que Thor pavannait devant les femmes, commenta-t-il avec humour, mais moi!
- C'est que tu courais plus après les livres que les demoiselles...
- Eh... c'était le Loki d'avant. La preuve, j'ai réussi à te séduire. En même temps, qui peut résister à un prince tel que moi?
- Écoutez-le celui-là, un vrai petit séducteur...
- En tout cas, mon roi, je ne puis que vous féliciter d'avoir fait d'Honohra une vraie femme.

Le rouge me monta aux joues.

- Je vous remercie. Il est vrai qu'enfiler une robe à Honohra fut un vrai parcours du combattant. Un jour, j'ai même dû...
- Loki... ça ira.
- Roh, si on ne peut plus rien dire...

Irmin se retint de rire.

La crédibilité de la reine s'était subitement évanouie.

- Loki!

Frigga se présenta devant nous.
Mon ancien maître d'armes s'éloigna.
- Mon fils, quelqu'un souhaite te voir.

Une deuxième femme nous rejoignit.
A voir la tête de l'intéressé, ce n'était pas une inconnue.

- Je vais voir Sif, lui chuchotai-je.
Il me libéra.

Une ancienne servante, sans doute...


- Votre attention,sil vous plaît...

Nous étions tous attablés.

Mon mari avait été placé à ma gauche.
Sif à ma droite.
Frigga était à la gauche de son fils.

Il manquait deux personnes... Odin et Thor.
Malheureusement...

La famille n'était pas au complet... pour l'instant.
J'espérais au plus profond de mon être qu'ils reviennent.

- Avant t'attaquer ce magnifique banquet, j'aimerais offrir mon cadeau de mariage à ma merveilleuse épouse...

Quoi?!
Et m... mercredi...!

Je n'y avais pensé...
Bon... il fallait dire qu'il m'avait totalement prise au dépourvu...

- Je reviens.

Loki s'éclipsa.
Sif et moi nous fixâmes.

- Tu es courant? lui chuchotai-je.
- Au courant de la nature de ton cadeau? Tu sais parfaitement que Loki ne me confie jamais rien.
- Pas faux...

Les invités, également surpris par la démarche de leur souverain, se lancèrent dans de grandes conversations.

"C'est tellement romantique..." soupiraient les dames." Le roi est un homme si romantique"
Ou encore.
"Un bijou? Une nouvelle robe? Qu'est-ce que j'aimerai romantique la place de la reine!"

Du côté des hommes:
"Eh, chérie! Un nouvel assortiment de casseroles pour ton anniversaire, cela t'irait? Comme ça, tu pourras nous faire de bons petits plats..."
Ou encore...
"On voit bien qu'il a de l'or lui... sait plus quoi en faire..."

Les épouses les dévisagèrent, consternées.

- Honohra?
Tous les regards convergèrent vers le Jotun.

Dans ses bras se trouvait un petit animal tout noir.

Je me levai.

- Quand nous étions à Midgard, j'ai pu constater à quel point ces petites bêtes te fascinaient.
J'observai la bête en question.

Petit, costaud, des babines tombantes, le museau écrasé et de grandes oreilles dressées... on en trouvait pas de ceux-ci à Asgard...
Un chien... un adorable bouledogue français.

J'étais aux anges.

Loki me le déposa dans les bras.
Aussitôt, les yeux globuleux du chiot croisèrent les miens.

- Comment as-tu...
- Secret, ma chère...

Les iris émeraude se plantèrent dans les iris marron.

Il me serra à nouveau contre son torse et m'embrassa.
Des gloussements se firent entendre dans l'assemblée.

Nous restâmes ainsi un long moment.
Un moment si divin... interminable pour les invités.

Frigga y mit gentiment un terme.

- Si tu nous présentais un peu ton nouveau compagnon, Honohra... je suis sûre que tout le monde aimerait faire la connaissance de...
- Hermès, mère, puis à mon adresse, l'éleveuse adore les produits de luxe.
- Mais c'est un rat! Non?! lâcha Volstagg.

Aïe... le Jotun n'allait sûrement pas apprécié que l'on insulte ainsi son présent.
Et bien...

Contre toute attente, il éclata de rire.

- Voyons, Volstagg, c'est un chien, regarde...

Le sourire aux lèvres, je m'approchai de lui.
Le guerrier l'étudia de plus près.
Hermès, visiblement ennuyé que l'on le détaille ainsi, bailla, laissant apparaître une petite langue rose.

Qu'il était craquant...

- Un chien, ça?! La vache... les Midgardiens ont de drôle de critères!
Cette fois-ci, ce fut tous les convives qui éclatèrent de rire.


Hermès avait un succès fou.

De mes genoux, il passa àa ceux de Loki.
Ce dernier lui gratta le ventre pendant près de dix minutes.
Le bouledogue se retrouva ensuite contre Frigga.

- La prochaine fois que vous irez sur Midgard, les enfants, vous m'en ramènerez un.

L'animal migra, par la suite, dans les bras de Sif.
Jamais je ne l'avais vue aussi attendrie devant une boule de poils.

Hogun voulut également le tenir.
Fandral pris le relais.
Volstagg lui tapota gentiment le crâne.

A force de passer de mains en mains, Hermès manifesta son mécontentement par de petits ce qui eut pour résultat d'attendrir tous les Asgardiens.
Je le récupérai.

Le banquet se déroula à merveille.

La joie et la bonne humeur y régnaient en maître.

Sif et Loki arrivaient à se supporter et échangeaient même quelques banalités.
Frigga et moi papotions tranquillement. Le chien était un de nos sujets favoris.

Puis Loki et moi décidâmes de nous retirer dans nos appartements.

- J'imagine que le roi a besoin de se détendre près cette journée...

Moi aussi... les tensions politiques... nos désaccords...
- Et que me proposes-tu? me demanda-t-il langoureusement.

Je pressai mes lèvres contre les siennes.
Ses mains passèrent sous ma robe et remontèrent vers mon fessier.

Je souris en sentant les attaches se défaire.
Ah... sacré Loki...

Un petit aboiement nous interrompit.

Nos yeux convergèrent sur le petit bouledogue qui nous dévisageait ouvertement. Sa petite queue remuait de contentement.
- Je vais le confier à Mère cette nuit. Viens, Hermès...

Le chiot le suivit.
Juste avant de refermer la porte, le Jotun m'adressa un clin d'oeil.

Une douce chaleur commença à envahir mon bas-ventre.
Je passai ma langue sur ma lèvre supérieure pour lui faire comprendre mon impatience.

Il souria tout aussi impatient.
Allez... un dernier petit tour à la salle de bains s'imposait...


Vêtue seulement d'une petite nuisette bleue et de sous-vêtements affriolants, je l'attendais tranquillement sur le lit.
Du moins, mon clone l'attendait.

C'était un petit jeu entre nous.
Essayer de berner l'autre avec un double...
Au final, cela pimentait notre vie de couple...

J'étais certaine qu'il ne se douterait de rien...

La porte s'ouvrit.
Je me rendis invisible.
Et contemplai le spectacle.

Loki s'approcha de mon clone.
Il ne cachait plus son envie... ses iris étaient si brillants.

Aussitôt, il se hâta de retirer la nuisette.
Ses mains expertes parcoururent la moindre parcelle de mon corps... euh... le corps... bref... ce qui eut pour effet de me faire frissonner...
Incroyable, je ne pensais pas ressentir à travers mon double.

Le roi continua son ballet.
Ses lèvres se balladèrent le long du cou, me procurant un plaisir délicieux.
Mon clone ferma les paupières.
Je fis de même.

Il mordit doucement la peau.
Je me mordis la lèvre inférieure afin ne pas crier de... plaisir.

Ses doigts remontèrent lentement vers le soutien-gorge.
Mon double l'embrassa avec passion.

Je sentis une douce pression sur ma bouche.

La lingerie tomba à terre.

Oh! Punaise... c'était moi ça?!

Ma poitrine était ridicule, oui...
Et pourtant, elle avait l'air de satisfaire Loki.

Je pouvais aisément dire que son titre, "Dieu à la Langue d'Argent", ne faisait pas seulement référence à sa dextérité du langage.

J'étais toute chose.
Et en sueur...

Bon... et si je reprenais ma place?

Le sort d'invisibilité fut levé.

Sur la pointe des pieds, je marchai vers lui.
Toujours occupé avec mon clone, il sursauta quand je me plaquai contre son dos.
- Je t'ai eu... alors c'est qui le plus rusé des deux? lui murmurai-je.
- C'est moi, trésor, répliqua-t-il.

Je ne compris pas sur le coup.
Ce fut quand je le vis disparaître que ses paroles prirent tout leur sens.

Quelqu'un me tira brusquement en arrière par la taille.

- Rectification, j'ai gagné...
Il mordilla le lobe de mon oreille.
Je me retins de me jeter sur lui.

Je me contins.

- Allez, lâche toi, Honohra. Libère la tigresse...
- Oh... dans ce cas.

Nos yeux se croisèrent un instant.
J'écrasai mes lèvres contre les siennes.

En même temps, je tentai de lui ôter ses vêtements.
Peine perdue...
- Tu veux pas m'aider là?
- Tes désirs sont des ordres, ma reine.

D'un claquement de doigts, il fit disparaître une partie de ses vêtements sauf son pantalon de cuir.
Je tremblai.
- Tu es cruel, Loki, gémis-je.
- J'aime me faire désirer.

D'un claquement de doigts, je fis disparaître mon double.
Et me précipitai sur le dernier obstacle à notre nuit d'amour.

Il s'attaqua à la nuisette et à mes sous-vêtements.
Je déposai de petits baisers sur ses pectoraux.
Il humait l'odeur de mes cheveux.

Débarrassés de tout tissu...

Je le contemplai dans toute sa splendeur.

Loki me prit dans ses bras.
Quelques secondes plus tard, nous nous retrouvâmes dans les draps en satin.
- Quoi qu'il advienne, Honohra, sache que mon amour pour toi sera éternel.
- Oh, Loki...

Il ne me fit pas languir plus longtemps.
Je fus transportée au septième ciel.


Vidée, j'étais vidée... mais si comblée...
Loki débordait d'énergie... infatigable...

Bon... plus maintenant...

Après avoir remis le couvert quatre fois, il avait vidé ses batteries.

Vidés, en sueur mais comblés... c'était l'essentiel.
J'étais heureuse...
- Moi aussi, ma belle... et crois-moi... tu m'as crevée... quelle endurance...

Je me calai contre lui.
Il referma ses bras autour de moi.
Et ce fut dans cette position que nous nous endormîmes.

Il devait être trois heures du matin quand j'émergeai.

Quelque chose clochait...

Je m'attendais à me réveiller à ses côtés et ...
Loki n'était plus là...

A trois heures du matin?!
Non, il y avait vraiment quelque chose...

Je me redressai.
Houlà, les courbatures... pourtant, Loki avait fait attention à ne pas être trop brusque étant donné que j'étais enceinte.

Je me rhabillai difficilement...
Plus de bras, plus de jambes...
Mais bon... j'étais montée au septième ciel avec lui...

Un véritable dieu dans mon lit...

Je déambulai dans les couloirs.

Ni à la bibliothèque, ni à la salle du trône...

Je commençais à fumer intérieurement.

Tout remontait à la surface...
L'affaire Jotun, l'affaire Thor, l'affaire des souterrains non abordé avec lui.
Sa logique m'échappait.

Les doutes s'ancrèrent au plus profond de mon être.

Avait-il trahi Asgard?
Cherchait-il à se faire justice?

Je n'en savais rien...
Cependant, son comportement en disait long.

Énervée, je décidai de me téléporter.


J'atterris non loin du Bifrost.

Cela faisait seulement quelques mois que je maîtrisais ce sort. Merci Loki...

- Heimdall!
Le gardien me dévisagea, surpris.

La reine, debout aussi tôt?!

- Tu vois tout, n'est-ce pas? Alors dis-moi où est Loki... et pas d'entourloupe.
- Vous n'êtes pas vêtue assez chaudement pour vous y rendre.

Je soupirai d'agacement.

- Mais merde! Qu'est-ce qu'il fout à Jotunheim à trois heures du matin?! m'écriai-je, hors de moi.

D'amant passionné, il était passé au statut de menteur invétéré.
Je fis apparaître mon armure et mon casque à cornes.
Un petit plus... une cape bleue dont la magie me rendait imperméable au froid.

- Ne le dis pas qu'il est parti pour les négociations, je ne te croirais pas...
- Le roi a juste dit qu'il partait réparer les dégâts de son frère.
- Ben voyons... et tu le vois là?
- Non...
- Quel enfoiré... il se dissimule. Bon, ouvre le Bifrost.
- Les géants des glaces...
- Je me fous des géants des glaces! Ouvre le pont!

Il obéit.
Quelques secondes après, j'étais projetée hors d'Asgard.


Le vent soufflait fortement sur Jotunheim.

J'observai le décor.
Sinistre, inhospitalier. Tout tombait en ruines.
Rien que l'état du palais! Cela prouvait à quel point les Jotuns avaient perdu le contrôle.

La réquisition brutale de la cassette d'hiver était la principale source de leurs problèmes.
D'ailleurs, d'où j'étais, je pouvais voir le socle où elle reposait auparavant.

Je pénétrai dan l'enceinte du palais.
Déserts... les couloirs étaient déserts.

Les Jotuns n'étaient plus que l'ombre d'eux-mêmes.

Je fis attention de ne pas glisser sur le sol glacé.
Le sang battait furieusement mes tempes.

- Tuez-le...
- Allons. Après tout ce que j'ai fait pour vous... lança une voix très familière.

Je me plaquai contre un mur et tournai la tête.
La salle du trône... Laufey... ses serviteurs... Loki...

Ma mâchoire se crispa.
Non... non...

- Ainsi donc c'est toi qui nous a ouvert le passage vers Asgard?
- Je n'ai fait cela que pour me divertir...

Un vide béant s'était formé dans ma poitrine.
Non!
Pourquoi?§

J'avais... raison...

- ... et pour gâcher le moment de gloire de mon cher frère...
Il ne dissimula pas son mépris pour son aîné.

Loki Langue d'Argent dominait l'assemblée malgré sa taille.
Je tremblai de fureur.

Sale petit traître! Tu as trahi ton rang, ta famille, ton royaume!
Tu mériterais que... punaise...

C'était comme si un poignard s'était enfoncé dans ma chair.

Trompée...
Il s'était joué de moi...

S'il nous avait trahis, s'il avait livré Asgard à la merci de Laufey, n'avait-il pas menti en ce qui concernait ses sentiments pour moi?
A l'instant, je n'avais qu'une envie: lui sauter dessus et l'étrangler de mes propres mains.

Quitte à me faire tuer par les Jotuns, j'aurais vengé l'honneur des Asgardiens.

Je refoulai mes envies de meurtre.
Non... non... cela ne mènerait à rien.

Les évènements de ces derniers jours me revinrent en mémoire.
Le bannissement de Thor, le spectre de la guerre, la révélation, le couronnement...

Je revoyai son visage, la lueur démoniaque qui avait traversé ses iris quand nous nous étions affrontés dans l'armurerie, son sentiment de haine vis-à-vis d'Odin, sa jalousie vis-à-vis de Thor.

- J'accepte, s'exclama Laufey.

En forgeant une alliance avec les Jotuns, Loki s'était vengé de son frère.
Et cette nuit, il venait de conclure un nouvel accord avec le roi de Jotunheim.

Après Thor, il allait se charger d'Odin.
Et quelle est la merveilleuse façon de lui porter "le coupe de grâce"?

Utiliser Laufey.

Je n'avais pas entendu le reste de la conversation.
Je n'avais pas entendu le plan de Loki
Je ne savais pas ce qu'ils avaient l'intention de faire.

Un dernier regard assassin vers celui que je considérais comme mon âme soeur jusque-là.
Et je tournai les talons, le visage ruisselant de larmes.

Il fallait établir une défense...
Et Thor en était la clé de voûte.

Je partis en courant.
Plus de temps à perdre.

L'épée de Damoclès allait s'abattre impitoyablement sur nos têtes.


La soudaine activation du Bifrost ne nous avait échappés.

Laufey me dévisageait de ses iris couleur sang.
Qu'est-ce qu'il pensait?

M'avait-il reconnu?
Avait-il reconnu son indigne rejeton...

Quelle serait sa réaction si je reprenais mon apparence de Jotun?
Les marques claniques présentes sur mon front ne le tromperaient pas.

J'étais son fils biologique.

Et dans ce cas-là, m'aurait-il renié de nouveau ou m'aurait-il enfin reconnu?
Quoi qu'il en soit, j'aurais mon instant de triomphe.

De naissance, j'étais Loki Laufeyson.
Au fond de moi, j'étais Loki Odinson.

Malgré tout ce que j'avais subi, je demeurais un Asgardien de coeur.

Un jour, tous me respecteront.

Un nouveau bruit attira notre attention.
Ils furent tous en alerte.

Quelqu'un m'avait suivi...
Et le Bifrost s'était réactivé.

Il était temps que je reparte.


- Partez maintenant!
- Tu as l'air paniquée, Honohra...

Sif voulut me prendre dans ses bras.
Je reculai.

Les guerriers me dévisagèrent, inquiets.
J'étais dans tous mes états.

- Ne posez pas de questions. Partez. Allez chercher Thor.

Sans attendre une réponse de leur part, je filai.
Les larmes coulaient toujours.

- Honohra...
J'ignorai leurs appels.

Pendant dix bonnes minutes, j'errai comme une âme en peine dans les couloirs.

Les gardes n'osaient pas m'approcher.

Pas possible... pas possible...
Comment avait-il osé?!

Le félon!
Le fourbe!
Le vil démon...

Des bruits de pas le sortirent de mes noires pensées.
Je me retournai.

Loki...

- Honohra, qu'est-ce que... Honohra?

Nos deux regards s'affrontèrent.
J'essuyai les larmes au coin de mes yeux.

- Alors, tu t'es bien amusé avec tes amis?!
- Qu'est-ce que tu racontes?

- Je t'ai suivi, Loki. C'est fini. Tu es fait comme un rat!