Défi Mort: Déjà là ?
Titre:
Déjà là ?
Type: Fanfic
Pairing:
Severus Snape center
Nombre de mots: 1187
Rating:
G
Genre: Humour
Défi: Mort
Beta
readeuse : Zazaone
Réponse à un défi lancé sur la communauté de lj consacrée à Severus Snape : Sevys Now (lien à mon profil)
Intitulé
du défi : Nous avons le douloureux regret de vous
annoncer la mort de notre très cher professeur de potions
survenue le…… à la suite de…………..
(Veuillez
complétez le formulaire et le renvoyer à JKR).
A
vous d'inventer de quelle façon Severus Snape a passé
l'arme à gauche, ainsi que les circonstances et leurs causes.
La mort naturelle est autorisée. Le suicide
également.
Aucune résurrection ne sera acceptée
jusqu'au prochain défi !
Ce n'est pas parce que vous
traiterez de la mort de l'homme que toutes rêvent de kidnapper
pour leur usage personnel (bin évidemment ! Il doit bien faire
la cuisine…), que le style dramatique ou tragique est obligatoire.
L'humour reste le bienvenu, façon les Tontons flingueurs ou
autre.
« Déjà là ? »
« Euh... »
« Vous n'êtes pas très loquace... »
« Mettez vous à ma place... »
« Sans façons... »
« Je ne sais où je suis...tout est si étrange ici. Et j'ignore complètement comment je suis arrivé en ce lieu... »
« Je vois...d'après ma liste, vous devez être Severus Snape et vous êtes étonnamment en avance »
« En effet, c'est bien mon nom mais... »
« J'ai la joie de vous annoncer votre décès Monsieur Snape. »
« Décès ?!»
« Bienvenue en Enfer... » fit Satan d'une voix monocorde.
Voici comment fut accueilli notre sombre professeur de potions aux portes de ce qui allait être sa résidence principale pour les siècles à venir. Avouez que cela manque cruellement de formalisme pour un homme tel que Snape. Du moins c'est ce que pensait ce dernier...n'avait-il pas été un espion pour l'Ordre, passé depuis à la postérité ! Ayant reçu son ordre de Merlin si longtemps convoité pour avoir joué un rôle déterminant dans la chute du mage noir ! N'était-il pas celui qui avait aidé, car l'ayant promis, le Survivant à vaincre...et là, dans les yeux de cet homme, il n'y lisait qu'indifférence et...ennui. Mais surtout, qu'est-ce que c'était l'Enfer, par Merlin ?!!
« L'Enfer voyez-vous, c'est, dans diverses religions, le lieu de supplice des damnés après la mort. » expliqua son vis-à-vis comme lisant dans ses pensées. Un comble pour un si grand occlumens.
« Mais je n'ai pas de religion ?!! Je croyais qu'il n'y avait rien après la mort! Qu'est-ce que c'est encore que ces trolleries ?!! C'est encore un coup de Potter ?!!! »
« Potter ? Harry James Potter ? »
« Oui... »
« Sachez qu'il viendra nous rejoindre...d'ici une dizaine d'années. Une vague histoire de cocufiage et de jalousie tournant au carnage. L'épouse ne sera pas prêteuse apparemment... »
« La mort d'un Potter gay...maigre consolation... »
« Et il n'y a pas besoin d'y croire pour atterrir ici. Nous sommes, un point c'est tout ! »
« Ben tiens... »
Severus Snape se doutait que cette explication arrangeait grandement l'auteur de cette histoire.
Mais passons...
« Je lis dans mon registre que vous êtes mort par pendaison. »
« Ridicule ! »
« Comment ça ? »
« Je ne suis pas homme à me pendre. Je ne supporte pas de me lier...que se soit à mes congénères ou à une poutre. »
« Hum... » fit Satan en barrant son registre « C'est la dernière fois que je laisse un sous fifre le remplir à ma place. Comment êtes-vous mort dans ce cas ? »
« Qu'est ce que cela peut vous faire ? »
« A moi rien, mais vous connaissez l'administration. Un jour ou l'autre, on vous demandera des comptes. »
« Oui, le mal de ce siècle...après Potter bien sûr! »
« Si vous le dites...et donc ? » demanda-t-il en posant la pointe de sa plume sur le papier, prêt à écrire.
« Avant toute chose, je me demandais... »
« Oui ? »
« Pourquoi suis-je damné ? »
« Aaah! L'éternel "Mais qu'est ce que j'ai encore fait?!" "Je suis si pur et innocent !" "Pourquoi mouaaaaaaaaaaa ?!! » railla Satan.
« Pas vraiment mais quand même, pourquoi ? »
« Il n'y a pas besoin de savoir pourquoi. Vous l'êtes, un point c'est tout ! »
Une nouvelle fois, Severus Snape se doutait que cette explication arrangeait infiniment l'auteur de ce récit.
Mais repassons...
« Vous savez, c'est une si longue histoire…enfin, je suppose que c'est ce qui s'est passé…»
« Comme l'auraient certainement dit les soldats de La Palice, l'avantage avec l'éternité, c'est que nous avons tout notre temps. Mais cela ne m'empêche pas de détester le perdre. Donc, racontez. »
Et Snape, sur un ton digne des plus grandes tragédies raciniennes, et parfois interrompu (à son plus grand agacement) par les propos de Celui-qui-voulait-savoir-de-quoi-il-mourûtes, narra.
« Par
un glacial matin, et à peine levé,
Mon courage à
deux mains, je fonçais décidé
En la salle de
bain, si longtemps évitée… »
«Un
parfum déplaisant, m'en voilà persuadé,
Devait
depuis longtemps vous suivre sans secrets,
Provoquant hurlements
et regards affolés. »
« Si
vous m'interrompez, je stoppe mon récit !
Je ne puis
tolérer, ni mépris ni lazzis !
J'en deviens
forcené. Tenez-vous le pour dit ! »
« Faut
pas vous emporter ! Je m'en sens tout contrit !
Je
n'en ai pas l'aspect, mais sensible je suis !
Et si vous
poursuiviez ? Je vous serai tout ouï. »
« Si
vous me suppliez, j'accepte avec entrain…
Et ce lieu pénétré,
je me menais serein
Vers ce bac damné et glissait en son
sein. »
« Vous
avez dit « glisser » ? Comme cela est
plaisant !
Un autre mot aurait – pardonnez-moi ce cran
-
Été plus adapté ? Comme
« monter dedans » ? »
« Glisser »
fut bien choisi ! Car d'un pas assuré,
Mais non
moins étourdi, je déposais mon pied
Sur un savon
omis. Le crâne m'éclatais ! »
« Et
c'est pour conter ceci- une mort sans attrait -
Que d'un ton
de Marquis, que de vers vous usez ?
ET PUIS, HORS DE MA VUE ! » finit par hurler Satan en se foutant complètement de terminer son dernier vers.
« NON MAIS DIS DONC ! PALTOQUET ! TU NE ME PARLES PAS COMME ÇA ! » s'emporta à son tour Severus.
« FOUTEZ-LE MOI AU TROU ! ordonna le gardien des Enfers à ses sbires.
« NE ME TOUCHEZ PAS ! » vociféra l'ex-directeur des Serpentards, qu'on venait d'empoigner par chaque bras. « JE ME PLAINDRAI A QUI DE DROIT ! » continua-t-il en passant les portes. Ses ultimes paroles furent justement étouffées par ces dernières, se refermant. Mais il est certain que des choses pas très catholiques avaient été dites…
« Non mais ! Ce ne sont pas eux qui vont faire la loi ! » grommela le préposé aux supplices en retournant devant son pupitre sur lequel se tenait son registre.
« Euh…excusez-moi ? » fit une voix timidement.
« Quoi ?! »
« J'ai un petit soucis…J'ai attendu que vous finissiez avec Severus avant… »
« Oui et alors ?! » s'agaça Satan.
« Et bien en fait, je me suis fait renvoyer… »
« Renvoyer ? »
« Il semblerait que là d'où je viens, l'on apprécie que très peu quand une personne trouve quelque chose par terre au détour d'un nuage… »
« Vous ne pourriez pas aller droit au but, plutôt ?! »
« On m'a viré du Paradis sous prétexte que des sucreries sont tombées d'un balai (1)…directement dans ma poche. Le Patron, » continua-t-il soulignant ces deux mots en faisant des guillemets avec ses doigts, « semble ne pas avoir apprécié que je les suce à sa place. Et donc, me voici… »
« Votre nom ? » lui demanda-t-on, exaspéré.
« Dumbledore, Albus Dumbledore. » lui sourit-il, les yeux pétillants de malice.
(1) L'expression moldue est « tombées d'un camion »
Zy end :)
