Bonsoir tout le monde ! Voici donc le chapitre 2 de cette fic, je conçois qu'on avance pas énormément mais j'espère qu'il vous plaira quand même ! ^^ Merci à vous toutes pour vos encouragements, ça me fait vachement plaisir et ça me donne envie de continuer ! Merci encore !
Ayumuri-chan: Merci Onee-sama ! Je vais faire de mon mieux pour ne pas te décevoir ! ^^ C'est un honneur ce que tu me dis là O.O Je suis si heureuse ! ! ! D'accord je vais tâcher de faire un peu plus attention ! ^^ Voila la suite ^^
mangakadu14: Ah ^^' Mais en fait, je n'ai pas assez d'imagination pour créer une fic, alors je préfère de loin prendre l'une de ma chère Ayumuri-onee-sama ! ^^ C'est plus pratique on va dire ! Merci Mayu-chan ! ^^ Pour ma part, tu peux m'appeler Hatsu-chan, je préfère ce surnom :) Merci beaucoup pour tout ces compliments qui me touchent profondément !Je vais faire de mon mieux ! Donc voila le chapitre, mais comme je n'ai pas souvent accès à l'ordi, je ne pourrai pas trop te prévenir ! GOMEN !
celeste31: Et malheureusement non... Tu es la troisième =) ! Je suis désolée que cette idée te répugne ! ^^" Mais j'ai fais selon le désir d'Ayumuri-onee-sama ! Alors si tu dois te plaindre, c'est à elle ! X) Oui j'ai beaucoup réfléchis mais je me suis dis, oh aller, Ciel tu es français dans cette fic ! Tu vas pas chipoter ;) Eh oui, ça fait très roman à l'eau de rose là mais bon... Fallait bien que je les rapproche ! ^^ Il me semble que c'est dans la nature de Sebastian XP ! merci beaucoup ! ^^ Je vais essayer de pas trop stresser...
cielxsebastian: Merci énormément Sora-chan ! C'est grâce à toi si j'ai pu écrire ! Merci beaucoup ^^ j'ai justement peur de ce genre de commentaire TT mais je vais tâcher de faire de mon mieux ! Ah je te laisse savoir ça, mais de là à vouloir pleurer... Je suis étonnée O.O Oui, personnellement, je vois bien William en Livreur :p bah ouais, mais Ciel ne l'a pas remarqué, car quand on lit d'habitude, on ne fait pas attention à l'accord ^^ eh oui Ciel chipote bien souvent ! :D je suis contente que ça t'ai plus ^^ voila la suite, en espérant que tu n'as pas attendu trop longtemps !
Paquerrete: Merci beaucoup ! Mais l'idée vient de ma cousine (Ayumuri-chan) donc, c'est à elle que lui revient cette honneur, moi je ne fais que retranscrire ! ;p Ah, on aimerait toutes recevoir un Sebastian chez nous ! :) Merci beaucoup pour ce compliment ! ^^ Voila donc la suite !
Chapitre 2: Des explications, ça fait jamais de mal à personne...
Je le regarde, me laissant aller aux beaux traits de son visages. Il me fixe aussi, intensément, je m'empourpre aussitôt alors que je sens mon cœur battre à la chamade, pourquoi me fait-il tellement d'effet ? Il s'apprête à m'embrasser de nouveau... J'ai envie de le repousser mais mon corps ne veut en faire qu'à sa tête et puis j'ai comme envie que ces lèvres entre en contact avec les miennes encore une fois. Je ferme alors les yeux, me laissant bercer par la douce chaleur de ses bras.
« STOP ! ON COUPE TOUT TOUT DE SUITE ! ! !» s'écrie subitement quelqu'un derrière la porte de mon appartement, nous faisant arrêter court à notre action. Je me retourne alors que je vois avec effrois la porte se faire complètement massacrer. Je vais devoir payer les réparations de la porte et cela va me coûter de nouveau une fortune... Mais qui est l'imbécile qui ose défoncer et rentrer chez les gens ainsi ? Je vous jure, les gens de notre époque ne sont même pas capable de respecter la vie privée des gens !
« TOI SALE GOSSE TU DEGAGES TOUT DE SUITE ! !» Un homme complètement rouge, même ses cheveux -il a sûrement dû se faire une teinture celui-là- entre en trombe chez moi et me soulève par le col, comme un sac de patates et me jette violemment en arrière, sous la surprise, je ne me suis pas débattu, ce n'est en plein vole que je comprends. Je hurle alors que je vois mon plafond d'un peu trop près, alors que j'allais m'écraser minablement au sol, je ressens quelque chose de chaud m'enlacer. J'ose alors lever mon regard et vois alors un vieil homme aux long cheveux gris qui cachent ses yeux, mais on peut y voir une cicatrise traverser son visage, je prends tout de suite peur et me précipite hors de ses bras pour trouver plus de sécurité.
Mais qu'est-ce qui se passe ici ? Pourquoi est-ce qu'il y a ces deux gars bizarre chez moi, surtout que ce vieux qui lance un sourire vraiment vicieux. Je ne sais pourquoi mais j'ai surtout envie de m'enfuir...
«Oh mon chéri ! ! Comment vas-tu ?» étrangement, cet homme me dégoûte avec ces airs efféminés et sa manière... De se dandiner comme ça, beurk... Je dirige mon regard vers la poupée qui semble aussi surprise que moi. D'ailleurs qu'est-ce que je fais moi ? Je devrais pas rester planté là à regarder les choses se passer ainsi, je soupire, je me suis vraiment ramolli...
«Pourrai-je savoir ce que vous faîtes ici ?» mon ton se fait menaçant alors que je lance un regard meurtrier aux nouveaux venus.
«Oh Le petit, tu te la fermes un peu ! Je viens vérifier si mon amour va bien !
_Pardon ? Votre... Amour ? Et attendez, on parle pas ainsi au gens !
_Pff, je parle comme je veux, t'es qu'un sale gosse, ça n'y change rien !»
J'ai une atroce envie d'égorger cet homme rougeâtre... Je vais le tuer, je vais le massacrer, non mais franchement un peu de respect pour les gens ! Je serre les dents alors qu'un ricanement bien glauque parviens à mes oreilles. Cela me rappelle vaguement quelque chose mais je ne dis rien, je regarde l'homme aux cheveux gris qui a un large sourire. Je frissonne déjà rien qu'en voyant son air amusé.
« Ne prête pas attention à mon assistant mon petit... C'est après tout lui qui a donné l'apparence de cette poupée, il lui est donc tout à fait légitime de parler à ton petit-ami ainsi ! Huhuhuhuhuhuhu...
_ … Attendez, comment se fait-il que vous cachiez que cet... Enfin, qu'il soit une poupée ? Et à la dernière nouvelle il n'est pas mon petit ami !
_ Eh bien eh bien... Vous l'avez embrassé non ? Cela revient à dire que tu le voulais comme petit ami, hihihihihihihihihi...
_ Que- Vous répondez pas à ma question !»
Mais d'où sortent ces deux énergumènes ? Je laisse échapper un soupir, je suis sûr que mes joues doivent être rouges pivoines, il n'a pas tord mais ce n'est pas non plus une raison pour me dire qu'il est mon petit ami... Après tout, ce n'est qu'un bisous, ri-rien de plus non ?
«Nous ne nous sommes pas présentés ? Oh toutes mes excuses, je pensais qu'on l'avait fait huhuhu... Je suis Undertaker, le génie qui a crée cette belle machine et ce jeune homme...
_ Grell Sutcliff, le styliste de ces poupées, il faut bien les rendre sublimes !
_ … Vous êtes bien le patron de cette entreprise tordue ?
_ Oh j'aime bien votre thermes hihihihihihihihi... Tout à fait, je suis le chef de cette entrerprise, ravis de te rencontrer, Ciel Phantomhive.
_ Bien... Puisque vous semblez me connaître, je dois donc supposer que c'est vous qui m'est envoyé... Ce robot ?
_ Oh non non non ! Hihihihihi... Pour tout vous dire, nous avons fait une erreur et sommes venus la récupérer mais il semblerait que vous l'ayez déjà réveiller avec votre propre chaleur. Fufufufufu...
_ Bon, ben vous n'avez qu'à la reprendre, je ne vois pas vraiment où est le problème...
_ Voyez par vous même... Fufufufufu... Elle s'est attaché à vous au moment même où vous l'avez réveiller, elle ne dépend que de votre propre chaleur à présent. Hihihihihi... J'enverrai une autre poupée à ma cliente mais il faudrait régler ce problème à présent...
_ Oh mon chéri... Viens voir maman ~ Là, tu es vraiment magnifique... Nous ne pouvons pas le reprendre Undertaker ?» Je parviens à lire de la tristesse dans le regard du dénommé Grell alors qu'il enlace la jeune poupée qui me fixe intensément. Je toussote et dérive mon regard, je n'ai franchement pas envie qu'on me voit de nouveaux dans une situation gênante...
«Hihihihihihi... Tu oublies un point essentiel Grell... Il nous faut l'accord du prioritaire et de sa poupée, après tout, elle est dotée de sa propre conscience donc demandons-leurs leurs avis...» Susurre lentement Undertaker avec un sourire vicieux qui me donne de nouveaux la chair de poule et l'envie de m'enfuir tout de suite de chez moi. Je soupire, ce n'est franchement pas le moment d'avoir peur là !
Je refuse qu'il reste ici !
J'aimerai rester ici.
Je suis complètement surpris alors qu'il avait prononcé ces paroles en même temps que moi. Depuis quand est-ce que je l'intéresse, à cette poupée ? Mais j'en veux pas moi ! ! Undertaker rit alors que Grell hurle sur son petit protégé qui avait osé dire cela, je ne comprends même pas pourquoi il voudrait rester ici, après tout... Je suis plutôt quelqu'un de désagréable, alors autant me débarrasser des choses qui pourrait encore nuire à mon comportement...
« Je n'ai nullement besoin de lui et je ne veux pas qu'il reste ici.
_ Mais moi, je désire rester ici. Même si tu es mon petit ami, j'ai le droit d'avoir mon avis.»
Mais c'est qu'elle est têtue cette satané poupée en plus. Je sens mon sang bouillir en moi, je déteste quand on s'oppose à moi, surtout quand j'ai vraiment besoin d'être seul. Je soupire de frustration tandis que le patron éclate de rire à nouveau. Je ne veux pas le garder, il devrait retourner dans le lieux de sa création, je l'oublierai, il m'oubliera et ce sera fini... Alors pourquoi faut-il qu'il s'obstine à ce point ?
« Bon... Puisqu'il semble que vous êtes en désaccord, je vais vous permettre de le garder pendant une semaine d'essai, mais dépassé ce délaie reviendra à dire que tu la gardes et que tu devras payé son prix.
_ QUOI ? Pourquoi je payerai ? Je n'en voulais pas moi !
_ Eh bien, je ne vais pas te donner un tel objet gratuitement et étant donné que ma cliente avait déjà payé... Je suis perdant dans cette histoire... Hihihihihihi... Donc tu payeras si tu dépasses ce délaie.
_ Mais comment voulez vous que je paye cette chose, alors que je ne suis qu'un lycéen !
_ À toi de te débrouiller, mais si tu veux je peux faire moitié prix si tu parviens à me faire rire ! Hihihiihihi...»
Je fixe cet homme, perplexe, il est vraiment fou... Non mais attendez, il a bien dis que j'avais un délaie, donc je n'ai pas à payer si je le rends avant. Ce qu'il me reste à faire, c'est de faire la misère à ce robot et ensuite, je peux lui dire au revoir ! Vu de cet angle, oui... Cela pourrait être pas mal, surtout que j'aurai testé une poupée et qui pourrait s'avérer être intéressant pour plus tard. Je sens soudainement le regard pesant de l'homme rouge, un regard d'assassin. S'il croit pouvoir me faire peur ainsi, de toute façon, il reverra bientôt sa chère poupée, il n'a pas à s'en faire. Je laisse un petit ricanement, faisant un petit sourire mesquin destiné aux deux hommes.
«J'accepte cette offre, j'espère que vous vous y tiendrais vous aussi.
_ Huhuhu... Très bien, on va faire les choses ainsi, j'espère que vous apprécierez votre nouvelle vie avec votre nouveau «petit ami» ! Grell, vient, on s'en va. Et ne l'embarque pas avec toi, je t'en pris... Il reste ici Hihihihi...
_ M-mais... Je-Je ne peux pas le laisser seul ! Il a besoin de moi et de toutes mes...
_ Grell, fufufufu... Je sais à quel point tu es une mère attentionnée mais ton mari aussi en a besoin, vient donc me faire un gros câlin ! Hihihihi...»
Le dénommé saute alors dans les bras du vieil homme avec un large sourire en exclamant des choses complètement incompréhensibles. Avec des salutations rapides, ils s'en vont sous nos regards ahuris... Que dire, à part que ce sont vraiment des gens étranges et que j'ai l'impression de m'être fait avoir dans cette histoire ? Un soupire s'échappe à nouveau de mes lèvres alors que je lève mon regard sur le robot qui me fixe, croisant nos regard il se met à nouveau à sourire, chose qui me perturbe. Je dévie rapidement mon regard, évitant de justesse que mes joues reprennent une nouvelle couleur rouge. Franchement... Pourquoi est-ce qu'un homme... Non une poupée, peut me faire à ce point un tel effet ? Mon cœur est complètement chamboulé, j'ai l'impression de sentir son regard s'immiscer au plus profond de moi et ça m'énerve !
Je me rapproche de lui calmement, cette fois en osant le fixer dans les yeux. Je profite alors de ma grandeur pour le regarder de haut, j'aime cette sensation d'être celui qui le domine, il me fixe tout autant.
« Bon, maintenant que ces deux clown sont partis, tu peux me dire pourquoi tu veux rester ici ?» Il me regarde avec surprise avant de sourire malicieusement, je sens une étrange chaleur me monter à la tête, rah... Bon sang, pourquoi faut-il que ce robot soit aussi attirant ?
« Dans ce cas, je vais me permettre de vous poser une tout autre question, pourquoi m'avoir réveillé si vous ne me désirez pas ?»
Cette fois c'est à mon tour de le regarder avec surprise, la même question que le vieux... Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai agis par... Instinct si l'on peut dire. Moi-même je ne comprends pas pourquoi j'ai fais une telle chose et ça m'énerve qu'il utilise cela pour retourner sa situation en sa propre faveur. Cette poupée commence déjà à me casser les pieds mais pourtant je ne peux me résoudre à m'énerver réellement, je sais que cela reviendrait à dire que je rentrerai dans son jeu et hors de question qu'elle soit supérieure que moi ou qu'elle ose s'amuser ainsi de moi ! Je ne compte pas me laisser faire aussi facilement.
Je laisse échapper un soupir avant de me gratter maladroitement l'arrière de la tête, je vois déjà son petit sourire vainqueur et amusé, cela m'agace vraiment. Je claque ma langue avant de le regarder, remarquant sa nudité, je sens mon cœur s'affoler à cette vue, non ce n'est franchement pas le moment là. Je détourne rapidement mon regard et tente de penser à autre chose. Je ne vais quand même pas la laisser nue...
« Bref, on en reparlera plus tard, attends moi ici, d'accord heu... Tu t'appelles comment ?
_ je n'ai pas de nom, c'est à vous de choisir selon votre désir... Dès que vous me l'aurez dis, je l'enregistrerai et m'appellerai ainsi dorénavant. Donc, je vous laisse le loisir de choisir...»
Je laisse à nouveau la surprise apparaître sur les traits de mon visage avec de le regarder, perplexe. Lui donner un nom ? Je n'en ai pas vraiment et je ne suis pas doué pour en trouver... Bon creusons nous un peu les méninges, je devrai pouvoir en trouver un, n'importe quoi fera l'affaire.. Tiens, je n'ai qu'à le nommer comme le chien de l'orphelinat avec qui je jouais constamment et pour son nom... Hum... Oh et puis oui ce serait sympa, faisons les choses ainsi.
« Dans ce cas, tu t'appelleras désormais Sebastian Michaelis, souviens en toi bien.
_ … L'information a été correctement enregistré.
_ Bon, reste ici, je reviens vite.»
Je ne lui laisse même pas le temps de répondre que je cours rapidement, évitant ma porte qui se trouve pitoyablement au sol. Je me dépêche de rejoindre la fin du couloir pour sonner à la porte de gauche. Bien entendu, ce crétin met toujours un bon moment avant d'ouvrir, je laisse mon pied tapoter le sol alors que je fronce des sourcils, c'est vraiment pas ma journée aujourd'hui. J'entends enfin des pas derrière la porte puis la pognée s'abaisser, eh ben... C'était pas trop tôt.
« ...Ciel ? Ben qu'est-ce que tu fais ici ? C'est rare de te voir devant chez moi, ah je sais ! Tu es venu pour une revue cochonne hein ?
_ Bonjour Alois... Non, je viens pour t'emprunter des vêtements et de préférence des vêtements d'hommes et d'âge adulte, tu dois avoir ça ?
_ Ouais, attends je vais te chercher ça, mais c'est vraiment rare que tu me demandes ça ! Pourquoi en veux-tu ?»
Eh mince... J'avais pas pensé qu'il me poserait la question, il faut que je trouve un mensonge et un bon, sinon il va encore se faire des idées. Allez réfléchis, je suis sûr que je peux en trouver.
« En fait... J'héberge un clochard et j'aurai besoin de lui donner de nouveaux vêtements.»
C'est quoi cette excuse que je viens de sortir ? Ne me dites pas qu'il va gober ça ?
« Ah ben c'est sympa, je pensais pas que tu pouvais faire preuve d'autant de charité ! Et tu comptes le garder pour combien de temps ?»
J'y crois pas, il a vraiment cru à ce mensonge complètement absurde... Comme quoi il est bon d'avoir des amis qui sont vraiment bêtes... Je lève les yeux et me pince l'arrête du nez, vraiment... Je me demande pourquoi je fréquente ce genre de personne des fois.
« Je pense pour une semaine, donc ce serait bien si t'avais plusieurs habits de rechanges.
_ Ok, tiens les voilà, j'espère que cela lui plaira ! Bon courage petit Ciel !
_ Je ne suis pas petit et merci, je te revaudrai ça un de ces jours.»
Je m'en vais rapidement en récupérant les vêtements, ne voulant pas entendre de nouveau ce genre de remarques désagréables. Et puis, je n'ai pas envie de faire attendre Sebastian dans mon appartement, qui sait ce qu'il pourrait faire à l'intérieur ? En plus, je n'ai pas envie de payer encore plus de réparation, déjà que je dois refaire ma porte... Bon sang, dans quoi me suis-je encore fourré ? Je ne peux m'empêcher de m'en vouloir pour m'être laissé aller ainsi, c'est vraiment stupide et puis pourquoi je réagis comme ça quand je me retrouve avec lui. Je me pince l'arrête du nez dans un geste exaspéré, je n'ai franchement pas l'envie de le revoir là, mais bon, au moins, ça m'évitera de broyer du noir, il me changera pas mal les idées et j'en suis plutôt content. Oui, un peu de compagnie ne me fera pas de mal bien que ce soit juste une poupée, je suis sûr qu'au moins je n'aurai pas à penser à ma rupture.
Je suis ébahi, je rêve pas... La porte, elle est réparée ? Comment cela se fait-il ? Est-ce que ce serait lui qui l'ai réparé ? Bon n'y prêtons pas trop attention, grâce, il m'aura fais des économies ! J'entre dans mon appartement et le vois assis sur le parquet, toujours ce petit sourire scotché sur son visage. Je lui lance les vêtement dans la tête alors que je sens à nouveau une douce chaleur se diffuser dans mes joues.
« Tiens, prends ça et va t'habiller pendant que moi je prépare le repas. Il y a une chambre d'invité au fond de la salle de séjour, tout à gauche, ce sera ta chambre.» Lui dis-je froidement alors que je dirige rapidement vers la cuisine en attrapant le tablier.
« D'accord, j'y vais tout de suite.»me répond-il avec un ton amusé, je l'entends se lever et se diriger vers la pièce que j'avais nommé. Je soupire à nouveau, sentant toute appréhension s'effacer, je ne vois même pas pourquoi je stresse quand je suis avec lui ! Bon, ça devrait aller de toute façon, ce n'est qu'une poupée, je n'ai pas à me sentir gêné ou quoi que ce soit, je devrais plutôt me concentrer à lui faire mener la vie bien dure pour qu'il veuille s'en aller rapidement ! Oui, il ne faut pas que je perde de vue cet objectif, je n'ai pas besoin d'un enquiquineur ici.
Soudain, une question me trotte dans la tête, je courbe mes lèvres, en pleine réflexion... Le plus simple est de demander je pense.
« Sebastian ?
_ Oui ?» Me répond-il à travers la porte.
« Est-ce que tu es capable de manger ? Enfin, de manger de la nourriture humaine.
_ Eh bien... Oui, mon métabolisme a été fabriqué pour que je puisse me nourrir comme vous, donc il n'y a aucun problème.
_Tu as des préférences ? Ou des choses que tu n'aimes pas particulièrement manger ?
_ … Non, je m'en ai pas, ne vous inquiéter pas.
_ Bien, donc du riz et une omelette te va ?
_ Oui.»
Je me sens plus à l'aise alors que je sors les œufs du frigo, sortant par la même occasion une boîte de riz que j'avais fais en trop. Je regarde l'heure, 11h48, il est encore un peu tôt, mais plus tôt on mangera et plus tôt, je pourrai retourner à mes occupations. J'entends la porte s'ouvrir et des pas se rapprocher du bar de la cuisine ouverte. Mince, je me demande si c'est à sa taille, j'ai complètement oublié d'en parler à Alois et lui ne m'a pas rappelé non plus. Ce qu'il peut être inutile des fois celui-là.
« Alors, ces habits te va Sebas-»
Je me retourne et ne put m'empêcher de souffler une insulte envers Alois tandis que je perçois le regard interrogateur de Sebastian. Alois... Tu aurais pu éviter de me donner des habits si moulant et sexy, sombre crétin, maintenant j'ai l'impression que mon cœur bat comme un tambourin dans ma poitrine. Il est vraiment... Beau... Avec ce haut en V qui lui serre délicatement le torse mais qui me permet de voir une belle parti de son buste. Je me sens de nouveau rougir alors qu'un petit sourire amusé passa sur ses lèvres. Je me retourne rapidement pour penser à autre chose, je dois encore préparer à manger, je n'ai pas de temps à perdre. Un petit rire amusé se fait entendre dans la pièce bien que j'ai l'impression qu'on peut entendre les battements de mon cœur.
« Je vois que les habits sont à ta taille.
_ Oui, je vous en remercie.
_ Arrête de me vouvoyer, cela en devient très agaçant, surtout si l'on doit vivre ensemble pour une semaine.
_ Très bien, dans ce cas... Je pourrai te poser des questions pour te connaître un peu mieux ?»
Je lève un sourcil alors que sa question me laisse perplexe, c'est vrai que je ne me suis pas présenté et puis je n'y vois aucun inconvénient, peut-être que cela pourra m'habituer à lui parler et ainsi mon corps arrêtera d'agir ainsi quand je suis en sa présence...
« Oui vas y, mais sache que je n'aime pas trop qu'on s'immisce dans ma vie privée.
_ Je comprends, je vais tenter de rester dans le discrétion. Donc, je pourrai savoir ton nom, ton prénom et ton âge ?
_ Ciel Phantomhive, 14 ans.
_ Eh bien, c'est un nom qui sonne comme dans l'aristocratie et il te sied à merveille...» Je me sens rougir à cette remarque alors que mon cœur rata un battement tellement je fus pris au dépourvu. «Je suppose que tu as sauté une classe ?
_ Je suis surpris, comment le sais-tu ?
_ Tu as dis que tu était lycéen tout à l'heure, hors tu es encore un peu jeune pour y être. Question de déduction.
_ Je vois, tu as vraiment une bonne mémoire.
_ De la famille ?»
C'est une question à laquelle je n'ai franchement pas envie de répondre et cela me perturbe, je n'aime pas qu'on parle de ça mais je peux sentir son regard dans mon dos. Je soupire, de toute façon, ce n'est pas si grave, cela reste que du passé.
« Mes parents m'ont abandonnés à la naissance et m'ont laisser devant un orphelinat quand j'étais bébé... Mais si on peut dire que j'ai une tante, Angelina, qui est la directrice de l'orphelinat où j'y ai vécu la plupart de mon enfance.
_ Je vois...
_ D'autres questions ?
_ Hm... Je pense que je préfère découvrir le reste par moi-même, tu es vraiment intéressant et j'aimerai te connaître tel que personne d'autre ne puisse l'être.»
Cette phrase me fait de nouveau rougir alors que je basse la tête pour cacher ma rougeur et ma gêne. Je pose violemment son bol de riz avant de m'asseoir juste en face de lui, mangeant d'abord. Je ne comprends pas pourquoi il me fait un tel effet. Il sourit de nouveau et commence lui aussi à manger, sans dire un mot, ce silence m'est apaisant et je ne peux m'empêcher de penser que Sebastian est quelqu'un d'intéressant lui aussi... J'aimerai le connaître plus et savoir ce qu'il pense réellement de moi. Mon cœur bat de nouveau anormalement vite, je ne devrai pas avoir ce genre de pensée, je repose alors mon bol sous sa surprise et lui fait un petit sourire mesquin. J'ai l'impression qu'on va bien s'amuser et cela faisait longtemps que je n'avais pas eu d'adversaire à ma taille.
«Intéressant, si tu veux savoir tout de moi, il va falloir me convaincre de te laisser ici mon petit Sebastian ! Et pour cela tu as une semaine, voyons voir de quoi tu es capable !»
