Un gros merci à : Dafie, Eclair'O'ChOcOlat, greemy, Miss Hell Black, Twinzie, Saline, dumbledorette, Laeticia Osborne, Arie-Evans, titelolo, mx, cerisevanille et shaeline pour leurs gentilles reviews!
Je tiens à m'excuser pour l'attente, un mois j'ai honte, ce chapitre peut vous décevoir, ne pas correspondre aux attentes si vous en aviez, bref, je vous souhaite une bonne lecture.
Merci à ma bêta readeuse, Sunday Vanille.
Chapitre 8 : Jeu coquin...
Dès la sonnerie signalant la fin des cours pour cette journée, Lily et James se séparent pour réfléchir à leurs futurs plans. Comment arriver à mettre l'autre dans une situation embarrassante sans aller trop loin ? C'était la question qui les tourmentait en cette fin de soirée. James avait joué dès le début la carte forte, et maintenant, il fallait ralentir la cadence, trouver quelque chose de plus sympathique...
Vers les coups de 22h, Lily et James se retrouvèrent dans la salle commune, bien remplie ce soir-là. Lily était sur le canapé qui faisait face à James, jetant des coups d'œil dans sa direction, mais revenant chaque fois rapidement à sa lecture. James n'était pas dupe et avait remarqué son petit jeu. Il décida au bout de quelques regards de la rejoindre.
- Hum, on fait semblant de lire maintenant.
- Je rattrape mon retard, dit-elle d'une traite de façon désintéressée.
- Du retard ? Comment une préfète peut avoir du retard ?
- A cause de toi. Tu te rappelles mon charmant plan ?
James acquiesça en silence sans signe de satisfaction. Il ne le montrait pas mais ça l'avait blessé. Quant à elle, Lily continua de griffonner sur son parchemin, sans arrêter ses petits coups d'œil en direction de James.
- Tu n'arrives pas à travailler en ma présence, chuchota t-il d'une voix suave.
Ses joues prirent instantanément une couleur rosée.
- Tu n'as même plus besoin de répondre, tes joues le font pour toi, rigola-t-il.
- Arrête, il faut que je travaille.
- Tu penses avoir fini quand ? demanda-t-il.
- Dans environ 45 minutes, pourquoi ? questionna-t-elle. Tu as un plan tordu en tête?
Un sourire malicieux se dessina sur les lèvres de James, et elle y répondit, le regard plein d'envie.
45 minutes passèrent, James revint à la charge, comme prévu.
- Tu as vu ce soir, il y a beaucoup de garçons dans la salle commune, fit remarquer James, innocemment.
- Où veux-tu en venir?
Elle ferma instantanément son livre.
- Il t'intéresse MacCarlson?
- Pourquoi tu veux savoir ça?
- Juste comme ça.
- Je ne dirais rien, fit-elle en fronçant les sourcils.
Elle retourna à sa lecture en rouvrant son livre.
- Allez Lily, ce n'est qu'un jeu, murmura-t-il, près de son oreille.
- Très bien. Non, sans plus, il ne m'intéresse pas si tu tiens tant à le savoir.
- Dans ce cas-là...
Il se leva en direction du jeune homme. Lily le tira par le bras, comprenant qu'il avait un nouveau plan tordu en tête.
- Tu n'oserais pas ?
Il laissa échapper un soupir, la mine abattue pendant une seconde. Mais l'instant d'après, il se releva l'air malicieux aux lèvres.
- Et pourtant j'ose, décréta-t-il.
- James, arrête de faire le gamin, cria-t-elle sans conviction alors que le jeune homme était déjà assis aux cotés de MacCarlson.
Quelques éclats de rires plus tard, James s'assit tout près de Lily. Il s'approcha d'elle, et sentit l'odeur enivrante de ses cheveux.
- Qu'est ce que tu fais? demanda-t-elle agacée par son comportement.
- MacCarlson a raison, tu sens très bon.
Lily lança un juron étouffé. James se moqua de son répondant. Il la regarda écrire sur son parchemin tout en lui caressant les cheveux. Elle ne disait pas non à ses petites attentions.
Une vingtaine de minutes plus tard, Mac Carlson se leva pour se coucher. En passant, il lança un clin d'œil à Lily.
- Qu'est-ce que tu lui as dis, James ? murmura-t-elle.
- Mystère et boules de gommes.
Il posa délicatement ses deux pieds sur le repose pied.
- Ce n'est décidément pas drôle, fit-elle en voyant un sourire éclatant se dessiner sur ses lèvres.
Elle continuait à fixer ses lèvres. Il parlait mais elle ne l'écoutait déjà plus. Elle était comme obnubilée par ses lèvres. Elles lui manquaient.
- Evans ! cria James.
Elle secoua la tête et lui adressa une moue colérique.
- Evans ? fit-elle, irritée.
- C'était le seul moyen de te faire revenir parmi nous. Depuis tout à l'heure je parle dans le vent, fit-il faussement triste.
Lily soupira devant ses gamineries.
- Bref, tu disais ? Fit-elle comme si de rien n'était.
Il passa rapidement mais gracieusement sa langue sur sa lèvre. Lily secoua à nouveau la tête.
- Je disais que dans les prochains jours, tu te sentiras désirée...
- C'est-à-dire ? Tu veux dire par MacCarlson ?
- Pas seulement.
Elle se leva et serra ses livres dans ses bras.
- C'est puéril James, clama-t-elle.
Elle s'avança et se baissa vers lui, toujours en serrant fermement ses livres.
- Il n'y a que de toi que j'aime me sentir désirée, susurra-t-elle lentement d'une voix charmeuse et sincère à son oreille.
Elle se retourna et commença à monter les marches de l'escalier.
- Je n'ai pas dis mon dernier mot pour autant, l'avertit-elle avant de disparaître dans l'ombre.
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- Lily.
La jeune rousse se retourna, le serrant encore un peu plus fort. James nicha son nez dans sa chevelure, il s'enivra de ce parfum si particulier, si exaltant.
Ils étaient allongés sur l'immense lit de James collés l'un à l'autre. James se détacha de son emprise, bien qu'une part de lui souhaitait rester aux cotés de Lily.
- Où vas-tu ? demanda t-elle d'une voix douce et ensommeillée.
Il caressa sa joue, Lily profita pour embrasser sa main.
- J'arrive, reposes toi, décréta-t-il.
Elle ferma les yeux. James continua à l'observer, elle avait l'air si paisible. Il s'approcha et déposa un baiser sur son front.
- Je ne savais pas que tu me trompais avec un coussin.
James cligna des yeux avec difficulté. Il passa une main dans ses cheveux, gratta sa tête et ouvrit à nouveau les yeux.
Lily était assise sur son lit, habillée de sa tenue de préfète. Reprenant peu à peu ses esprits, James réalisait qu'il venait de faire un rêve étrange, avec Lily qui plus est. Cependant les rêves avec pour protagoniste Lily devenaient de plus en plus fréquents.
Mais ce n'était pas le moment de s'en soucier, Lily restait assise avec un sourire malicieux qui s'étirait sur ses lèvres.
- Tu as entendu ce que je t'ai dis ? Tu me trompes avec un coussin ?
- Quoi ? J'ai encore embrassé mon coussin ? demanda-t-il stupéfait, essayant tant bien que mal d'émerger de son sommeil.
Lily éclata de rire.
- Ca veut dire que tu as déjà eu des relations intimes avec lui ? Je vais être jalouse si ça continue...
James se frotta les yeux, bailla encore une fois mais cette fois ci de façon plus élégante que la précédente. Il cacha son bâillement à l'aide de sa main par décence envers Lily.
- Jalouse ? fit-il avec un sourire coquin.
- Oui, surtout que ce coussin s'appelle aussi Lily.
James s'enfouît la tête dans les mains.
- Décidément, ce n'est pas mon jour.
- J'étais bien sous forme de rêve ? demanda-t-elle en s'approchant de lui.
- Magnifique, laissa-t-il échapper dans un souffle.
Il se pinça les lèvres tout en la fuyant du regard. Lily posa sa main sur celle de James.
- Je..., commença-t-elle.
Elle souhaitait s'excuser, une nouvelle fois, pour tout le mal qu'elle avait pu lui faire. Mais après réflexion, peut-être fallait-il ne pas lui rappeler, le temps que la douleur passe.
Elle se leva et se mit à faire les cents pas. Elle s'installa finalement à coté de la fenêtre, loin de James.
- J'espère que ce rêve a été agréable. Il en avait l'air vu ta petite bouille réjoui durant ton sommeil, dit-elle en fixant le paysage.
- Si tu savais...chuchota-t-il.
- Racontes moi, réclama-t-elle en lui faisant face.
- Non.
- S'il te plaît.
- Non.
- Allez, supplia-t-elle.
- Pourquoi tiens-tu tant à le savoir ?
- Je faisais partie de la scène à ce que je sache ! Maintenant, dis-moi tout, confesse-toi, ordonna-t-elle avec une moue malicieuse.
- Il serait mieux pour nous que je ne dise rien, fit-il l'air sérieux.
- Hum, ce rêve était hot ? demanda-t-elle tout en posant une main baladeuse sur sa fesse droite.
- On peut rien te cacher, fit-il, pris au piège.
Ils se fixèrent avec intensité, leurs regards emplis de désir, mais James recula avec regret. De son coté, Lily joua aussi le jeu, et s'éloigna à nouveau de lui, même si au fond, elle aurait souhaitée une toute autre réaction de sa part.
James se racla la gorge pour interrompre ce silence pesant.
- A propos, pourquoi es tu venue dans ma chambre ?
- Je ne sais pas trop, ce matin je voulais trouver des preuves qui pouvaient jouer en ta défaveur après le coup d'hier, enfin je me rectifie, les coups dont j'ai été victime hier. Mais il est désormais temps d'aller en cours.
- Quelle heure est-il ?
- Bientôt 9 heures.
- Et tu as réussi à virer Peter et Sirius de la chambre.
- Je sais être persuasive, c'est tout. Allez, il reste peu de temps avant la sonnerie, et je doute que les professeurs accepteront de te voir habiller d'un simple caleçon.
Elle posa sa main sur la poignée de la porte et la tourna.
- Ca te déplaît ?
- Je ne suis pas un professeur James.
Elle lui lança un baiser invisible et franchit la porte.
James, seul dans la chambre, se passa une main dans les cheveux.
- Vos désirs sont des ordres.
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- Pssst Evans.
Cette dernière se retourna, et vit que Preston, un septième année, lui faisait signe.
- Oui ?
- C'est vrai que tu n'es plus avec Potter ?
- Oui, et en quoi ça peut t'affecter ? questionna-t-elle avec rage.
Il affichait un sourire arrogant. Son sourire arrogant. Ce charmant Preston était connu à Poudlard pour ce surplus d'orgueil qui se dégageait de son aisance naturelle.
- Hé, Evans, sois pas si nerveuse. Passons, une rupture a toujours un aspect plus ou moins avantageux, je dirais même très avantageux dans ton cas.
- Tu pourrais être plus précis, fit-elle totalement perdue.
- Tu veux que je te fasse un dessin. Evans, voyons, on est plus des gamins.
Lily cligna des yeux plusieurs fois. Apparemment Preston était sérieux.
- Premièrement, tu n'es pas mon genre. Deuxièmement, je n'ai pas l'habitude de parler à des individus qui me sifflent comme un vulgaire chien et qui ose m'appeler ensuite par mon prénom. Donc si je récapitule, tu viens de te prendre une jolie veste, fit-elle avec un semblant de chagrin.
Preston soupira, irrité.
- Potter raconte vraiment n'importe quoi !
- Quoi ? Qu'est-ce qu'as dis Potter ?
- Rien d'important, fit-il, l'air dégouté.
- Si, si c'est important.
- C'était hier en salle commune, j'écoutais vaguement ce qu'il disait, mais c'était à propos de toi, il donnait des conseils à MacCarlson, et comme j'avais entendu que vous n'étiez plus ensemble, j'ai voulu tenté ma chance.
Lily soupira.
- Et Potter, il lui disait quoi ?
- Je ne sais pas, je ne sais plus…
Il affichait toujours un air abattu.
- Après tout, continua-t-il, c'est toi qui rate quelque chose.
Preston s'auto rassura, devant cette scène critique. Lily préféra s'abstenir de répondre, trop occupée à se torturer l'esprit pour savoir ce qu'avait pu dire Potter à son sujet...
- Le salaud, susurra-t-elle.
Quelques instants plus tard, MacCarlson fit son apparition, il fit un sourire à Lily auquel elle répondit à son tour, accompagné d'un geste de la main.
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James et Lily s'installèrent l'un à coté de l'autre en cours. James prit tout de même ces distances de peur que Lily récidive.
- Tu es bien calme, lui fit-elle remarquer à voix basse.
- Toi de même, tes mains sont bien trop sages en cette douce matinée.
- Poète à ses heures perdues, le petit Potter.
- Le petit tient à te faire remarquer qu'il a deux têtes de plus que toi.
Lily rigola discrètement.
- Ta petite main baladeuse me manque, avoua-t-il.
- Elle devient experte cette petite perverse.
- Les miennes le sont aussi, sauf qu'elles ne sont pas aussi directes.
- Aurais-je la chance de les voir à l'œuvre ?
Ce fut au tour de James d'éclater de rire.
- C'est si drôle que ça ?
- Non, c'est juste la tournure que prend notre conversation. Enfin tu me comprends.
Elle hocha la tête et rigola elle aussi.
- Cependant, tu peux avoir en exclusivité, un aperçu de mon talent.
Il approcha sa chaise en silence, et posa sa main sur son dos. En un mouvement de main, il dégrafa son soutient gorge.
- Si tu sais l'enlever, tu sais le remettre.
- Ah non, ce n'est pas mon domaine, je te laisse imaginer pourquoi.
- Sans doute parce que tu n'as pas de poitrine, fit-elle en gesticulant sur son siège, les mains derrière son dos.
- Oui, mais pas que pour ça.
- Arrête de parler et aide-moi, tu ne vois pas que je suis en difficulté.
- Hier aussi je l'étais, même beaucoup plus que toi et heureusement que tu ne m'as pas aidé.
- Ce n'était pas la même chose, allez, cria-t-elle.
- Mademoiselle Evans, voudriez-vous taire et arrêtez de vous agiter sur votre chaise ?
- Excusez-moi, professeur.
- Que cachez-vous derrière votre dos ?
- Absolument rien, professeur.
- Bien, montrez vos mains en évidence si vous n'avez rien à vous reprocher.
- Malheureusement, professeur, je me vois dans l'impossibilité d'obéir à votre requête.
- Mademoiselle Evans, en six ans, je n'ai jamais eu une attitude aussi désinvolte de votre part.
- Professeur, ceci est un affreux malentendu. J'ai tout simplement un problème de lingerie.
- Et c'est pour cela que vous vous êtes agité sur votre chaise? Sortez dehors le temps de régler ce problème et revenez sans faire de bruit.
- Merci professeur.
Après avoir résolu son problème, elle regagna discrètement son siège.
- Félicitations, Lily.
- Tu vas me le payer.
Prévenu, James tenta de s'éloigner au maximum de Lily. Malheureusement pour lui, ils n'étaient séparés que d'une table. James fut obligé d'être assis devant, au deuxième rang.
Tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer...
Juste le temps que l'idée traverse mon esprit mais sinon :
Tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer, tu vas me le payer.
Réponse de James
Un peu plus de créativité littéraire ne te ferait pas de mal, des cours particuliers de la part du poète qui ensorcèle ton cœur te feraient du bien.
Réponse de Carotte
Quelle modestie !
Réponse du Binoclard
Je croyais que les rousses étaient de vraies pipelettes, à croire que je me suis trompée sur ton compte.
Réponse de Lily
Achète-toi un peigne.
Réponse de Corny
Oh ! Ta remarque vient de blesser mon cœur meurtri.
Sérieusement, tu n'aimes pas ma coiffure?
Réponse de Lilou
Oh, pauvre chéri-chou, la boule à zéro t'irait à merveille.
Réponse de l'ami du chien
Boule à zéro toi même, je te tire la langue espèce d'insensible à ma magnifique chevelure.
Réponse rouquine
Tu veux dire ta touffe.
Réponse d'un sixième année au bord du gouffre
Grrr...
James envoya un deuxième mot.
Oh James, tu es si beau, tu hantes mes rêves chaque nuit.
Ton charme en fait envier plus d'un.
Ton corps d'athlète, ton sourire éclatant, tes fossettes si joliment dessinées ...
Lily arrêta sa lecture, elle ne comprenait pas pourquoi James s'auto-félicitait dans son propre message. Au bas du parchemin, elle vit que la signature était "Lily". James récita une incantation de sorte que le mot tombe aux pieds de son professeur Mr Emmett.
Celui-ci ramassa le message et le lut, il lança un clin d'œil à Lily, et sourit en direction de James.
La sonnerie retentit, ni James, ni Lily ne furent appeler par leur professeur.
- Apparemment ton charme opère avec notre professeur.
- N'importe quoi, fit-il exaspéré.
- Tu n'as pas vu le sourire aquafresh qu'il t'a lancé.
Elle fut prise d'un fou rire.
- Le piégeur piégé, arriva-t-elle à conclure, les yeux mouillés.
