Et la palme du retard est attribué à ... Lizoune !
Amis du jour, bonjour !
Tout d'abord, je commence par m'excuser pour le retard, j'ai eu les vacances et de bonnes résolutions mais apparement ça ne marche pas! Passons, je remercie les lecteurs qui ont pris le temps de lire et de reviewer : Twinzie, JPloveLE, ChocoWend, Llemaluna, missgege93, Miss Enola Addams, MissButterfly22, Rajhna, Chocolatine, Perruche Cenevole, millou95, malilite, katia, 211, hi hi Lily, lauralavoiepelletier, Ccilia, atchoum 16 et Saewin !
Bonne lecture!
Chapitre 14 : La pause
Seul sur son lit, James continua de fixer la porte en face de lui, l'air ahuri. Il venait tout juste d'assimiler les évènements qui venaient de se passer devant ses yeux. Il était trop perdu pour pouvoir réfléchir aux raisons de son départ. Il sortit précipitamment de son lit, épiant rapidement les moindres recoins de sa chambre à la recherche d'un vêtement pouvant cacher son corps à moitié nu.
Il soupira, se mit accroupi, rampa sur le sol. Son pantalon demeurait introuvable. Comment Lily avait-elle trouvée ses vêtements aussi vite? Les avait-elle ranger soigneusement sur la chaise pour les trouver rapidement au cas où il y avait un changement de programme?
Finalement, un seul choix s'offrait à James. Il tira le drap de son lit vers lui et l'entoura négligemment autour de sa taille.
Le drap, sur dimensionné, empêcha James de pouvoir courir convenablement. Ses pieds marchaient dessus, s'emmêlant l'un au dessus de l'autre. James manquait à chaque fois de tomber sur le sol, il n'avait trouver d'autres solutions que de s'agripper aux meubles l'entourant pour ne pas atterrir sur le sol.
Arrivé à la hauteur des escaliers, il réajusta soigneusement le drap à sa taille, dévoilant ainsi des petits pieds. Grimaçant à chaque marche de peur de tomber, il continua à épier de coups d'oeil les pièces de la maison. Le salon demeurait calme. Lily n'y était donc pas. D'ailleurs où pouvait-elle être? Était-elle sortie de la maison à moitié dévêtue? Ou avait-elle prit le temps de se rhabiller de façon descente dans une pièce à l'étage pour ensuite partir?
James sourit légèrement à la stupidité de sa réflexion : si elle était partit sans rien dire, elle ne serait pas restée ici. James n'avait pas d'autres solutions : il devait vérifier si Lily était encore dans les environs.
La légère brise qui soufflait fit sursauté James, habitué à la chaleur intérieur. D'un geste vif il déplia le drap et le secoua afin de l'enrouler autour des épaules. Il ne savait pas quel chemin elle avait prit, il décida alors d'emprunter le chemin qui lui semblait le plus logique.
xxx
- Aie! grimaça Lily lorsque son pied nu percuta une armée de petits cailloux éparpillés sur le sol. Elle leva les yeux au ciel, exaspérée que tout se ligue contre elle à ce moment là, s'empêchant de blasphémer à nouveau contre des pierres sans vie. Marchant rapidement, elle enfila avec maladresse ses chaussures, sautillant sur un pied afin de garder un certain équilibre tout en s'éloignant, le plus vite que possible, du manoir maudit, comme elle l'avait récemment surnommée.
Ses mèches rousses valsaient d'un côté à l'autre de son visage en raison de sa cadence rapide, et de la légère brise qui se mit à souffler. Sa robe déboutonnée, ses chaussures mal lacées, ses cheveux emmêlés, seuls son soutien gorge et sa petite culotte semblaient être à la bonne place et dans un bon état.
Brusquement elle s'arrêta. Un point de côté l'a fit se tordre dans tous les sens. Merlin, elle haïssait ça. Son pauvre petit corps n'était donc pas résistant à un jogging nocturne improvisé? Elle appuya à l'aide de sa main gauche sur la zone douloureuse, sans oublier de jeter des regards furtifs derrière elle. Elle se mit à marcher doucement. Et si il l'avait suivi? Si il voulait des explications? Elle se doutait que son départ avait chamboulé James. Mais lui aussi devait faire preuve d'un peu de jugeote pour comprendre à quel point il n'avait pas fait preuve de subtilité, à quel point cette phrase était irréfléchie, à quel point ce groupe de mots l'avait mise mal à l'aise. Serait-il compréhensif? Elle savait que tôt ou tard, il réclamerai des explications.
Les maisons luxueuses ne cessaient de défiler et se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, la faible lumière des lampadaires guidait Lily vers un chemin inconnu. S'arrêtant à nouveau, elle observa minutieusement le chemin qu'elle avait emprunté.
- Non, non, tapota-t-elle du pied en fronçant les yeux.
Ces maisons autour d'elle, elle ne s'en souvenait pas, même si elle n'avait pas fait attention au décor lorsqu'elle était avec James, elle avait la conviction qu'elle n'avait pas prit le bon chemin. Celui qui la mènerait chez elle.
- Crétin! ne put-elle empêcher de cracher en s'asseyant sur un bout du trottoir, fatiguée et irritée d'être loin de la bonne destination. Elle devait trouver un coupable. Si il n'avait pas cassé ce moment de pseudo-romantisme, elle ne serait pas là. Seule et assise sur un vulgaire trottoir.
- Quelle belle fin de soirée.
Elle souffla. Parler à haute voix lui permettait de décompresser. Dans un mouvement circulaire, elle frotta ses yeux fatigués, tout en se doutant qu'elle estomperait le reste de maquillage encore présent sur sa peau. De toute façon, à quoi bon le garder maintenant? Pourquoi s'était-elle donnée autant de mal pour ça? Elle avait imaginé divers scénarios concernant cette soirée, tous plus beaux les uns que les autres. Une première sortie en dehors du milieu scolaire l'avait fait rêvé, peut être un peu trop. Peut être que ses espérances étaient irréalistes, démesurées. James est un homme avant tout. Elle devait se tenir à ça à présent.
Mitigée.
Elle l'était. Depuis qu'elle avait quittée cette chambre. Elle entendait, pourtant, cette phrase tournait en boucle dans sa tête. Mais elle ne put s'empêcher de regretter son geste. Partir par impulsion car elle étouffait, car elle avait décidée en l'espace d'une seconde, sans réfléchir. Mais, car il y avait toujours un "mais", elle aurait voulue partager cet instant avec lui.
Elle tapa frénétiquement son pied contre le sol, dans l'espoir de trouver des arguments favorisant son départ. Après tout, elle avait eu la bonne réaction. Ce débile méritait qu'elle le remette à sa place.
Levant fièrement le menton, elle acquiesça à ses propres pensées et détourna à nouveau la tête vers la direction qu'elle avait empruntée. Une question demeurait : James l'avait-elle suivie?
Elle voulait être seule avant tout et elle n'aurait pas voulue en discuter avec lui. Du moins, pas maintenant. Mais elle espérait. L'espoir qu'il est simplement agit après qu'elle soit partie. Qu'il s'inquiète. Qu'il réagisse.
Elle fixa ce chemin, avec une lueur d'espoir qui brillait au fond de ses yeux.
xxx
Où était-elle passée? Apparemment, James ne savait où aller, où Lily avait pu se réfugier. Il décida de s'asseoir sur le sol, pour réfléchir, pour y voir plus claire. Pourquoi avait-elle agit de cette façon? Quel en fut l'élément déclencheur? La soirée se passait bien, voire très bien. Et d'un coup, elle s'en va, au mauvais moment, selon James.
Il avait trouvé le moyen de le savoir : se mettre à sa place.
A sa place, il aurait adoré le dîner : il était une bonne compagnie : amusant et avec de la conversation, et par dessus tout gentleman.
A sa place, il aurait continué à marcher près de lui pour faire envier les filles qui passaient.
A sa place, il aurait couché avec lui même.
Il ne voyait pas ce qui clochait. Avait-elle peur de passer à l'acte? Oui, une once d'appréhension est souvent présente chez les jeunes filles. Mais ils se connaissaient, elle le connaissait. Elle avait pu voir qu'il était attaché à elle. Elle représentait quelque chose pour lui, elle battait largement les autres filles avec qui il avait été.
Perdu.
Il se résigna à rentrer chez lui.
xxx
Abandonnant tout espoir qu'il emprunte le même chemin qu'elle, elle devait à présent rentrée chez elle. Être seule, dans un lieu qui lui était inconnu, ne la rassurait pas. Qui plus est, elle était perdue. Devait-elle faire chemin arrière jusqu'à chez James? Quelle autre solution pouvait-elle envisager? Démunie de baguette, elle devait se débrouiller toute seule pour retrouver son chemin. Elle avait sans doute prit le chemin de droite à la place de celui de gauche.
Doucement, elle se releva et marcha lentement, toujours perdue dans ses pensées. Elle songeait aux questions qu'il serait susceptible de poser, aux excuses qu'il présenterait ou ne présenterait pas. Elle restait dans le flou. Elle ne trouvait pas les mots pour expliquer clairement les raisons qu'ils l'ont poussés à s'en aller. Il avait prononcé une phrase gênante, oui. Mais c'était plus profond, plus compliqué. Cette phrase avait juste permis à Lily de réaliser que tout n'était pas parfait entre eux.
Ce qui la gênait, c'était qu'il est inclut leur union comme le prolongement de leur jeux. Elle les croyait pourtant terminé.
Elle doutait de lui. Elle doutait de ses sentiments. Elle doutait tout simplement ...
xxx
Le lendemain...
- Le soleil vient de se lever, chantonna Sirius en poussant la porte de la chambre de James, toujours affalé sur son lit.
Celui-ci enfonça sa tête dans son oreiller afin d'éviter d'être de mauvaise humeur.
- ... encore une belle journée, continua-t-il en tirant les rideaux de James.
L'oreiller rebondit sur la tête d'un Sirius chantonnant aux quatre coins de la pièce.
- Mais !
Sirius se massa doucement le crâne en jetant un regard noir à James.
- Un peu de bonne humeur ne fait jamais de mal ! Et la chanson est un des meilleurs moyens pour transmettre mon amie la bonne humeur, s'offensa Sirius.
- Sirius, tais toi s'il te plaît, pria James d'un ton calme.
Il se leva et marcha en direction de la cuisine. Sirius le suivit silencieusement.
- James.
A mi-chemin, ledit James se retourna vers son ami.
- Où est Lily?
Le visage de James s'assombrit, il venait de se souvenir des évènements de la veille.
- Elle est, euh, pas là, bafouilla James en se frottant les yeux et continua à descendre les marches de l'escalier.
S'installant sur son siège, il se mit à se servir des céréales sous l'oeil amusé de Sirius.
- Qu'est-ce qui s'est passé avec Lily pour qu'elle s'en aille à minuit passé?
James faillit s'étrangler avec la bouchée de céréales qu'il venait de porter à sa bouche.
- Comment ... comment tu sais?
Le sourire de Sirius s'étira.
- J'ai mes sources.
- Sirius, insista James d'un ton sérieux.
Trop sérieux pour être celui de James Potter.
- C'était si affreux que ça? grimaça Sirius en voyant son ami si peu aimable. Ça arrive à tout le monde tu sais, même aux plus grands.
James soupira, excédé.
- Écoute, ce n'est pas le problème. Justement c'est l'inverse, clarifia-t-il.
- C'est la même, ça arrive à d'autres, c'est ...
- Sirius, coupa James. Il ne s'est rien passé parce que Lily est partit avant.
- Oui, j'ai vu qu'elle entendue qu'elle était partie mais, pourquoi?
- J'en ai aucune idée, annonça-t-il las, je l'ai suivie mais elle était introuvable alors je suis rentré.
Sirius songea un instant à la phrase qu'il allait prononcé.
- Tu as fait quelque chose de mal pour qu'elle ... s'en aille?
James enfouit sa tête entre ses mains.
- Justement, je ne pense pas.
James mâcha à nouveau son petit déjeuner, Sirius semblait en pleine réflexion.
- Va la voir.
- Pardon?
- Va la voir, maintenant.
- T'es sûr? demanda James, perplexe.
Sirius haussa les épaules.
- Tu veux des explications non? La solution est simple : un saut chez elle.
- Il est à peine 9 heures du matin.
- Et alors? s'esclaffa Sirius. A Poudlard, on a tendance à se lever beaucoup plus tôt, et puis c'est Lily, miss j'ai-un-réveil-réglé-à-7-heures-55-précise !
James sourit faiblement, Sirius tapa amicalement son épaule.
xxx
- Lily, réveilles toi, beugla une voix stridente.
Encore emmitouflée dans sa couette, elle ouvrit avec difficulté les yeux. Pourquoi Pétunia lui demandait-elle de se réveiller? C'était un de ses nouveaux coups bas? Ou avait-elle réellement besoin d'elle? Finalement, elle accepta, sans une grande volonté, de sortir de son lit.
- Qu'est-ce qu'il y a?
- Ton ami est là, expliqua-t-elle d'un ton dédaigneux en montant les escaliers.
Lily se figea. Ça ne pouvait pas être ... non, il ne pouvait pas être venu. Elle n'était pas prête à ce qu'il vienne si tôt. Ou qu'il vienne tout court.
- Dis lui que ... que je ne suis pas là, que je suis sortie, se précipita-t-elle à inventer.
- Si tu ne veux pas le voir, dis le lui par toi même.
- Très drôle, ironisa Lily en plissant les yeux. Pétunia, je te demande une seule et unique faveur, s'il te plaît, supplia Lily à voix basse.
Le regard froid de Pétunia semblait faire penser à Lily qu'elle n'avait aucune chance pour qu'elle cède.
- Bien, accepta-t-elle en haussant les sourcils.
- Merci, articula-t-elle avec difficulté.
Lily restait bouche bée, Pétunia avait acceptée. Elle s'empressa de retourner dans sa chambre avant qu'elle ne change d'avis. Elle colla son oreille contre la porte pour vérifier que Pétunia transmette son message. Lily soupira, en sentant une pointe de remords apparaître. Elle ne se sentait pas prête à lui parler, sans savoir pourquoi. Mais de là à le fuir ... elle se sentait ridicule d'agir de cette manière.
Elle s'allongea à nouveau sur son lit, espérant retrouver le sommeil, mais ses pensées s'axèrent sur James, sur sa venue, sur leur soirée. Et à nouveau, elle se retrouvait bloquée au milieu de ses pensées en totale contradiction les unes avec les autres. Était-ce possible de se prendre la tête pour une simple phrase? Pour un simple garçon? Pour une simple relation? Quoique leur relation n'était pas si simple, ils avaient rencontrés divers obstacles, et elle croyait que ce temps était loin derrière eux. Mais non ...
Elle avait besoin d'en parler. D'avoir un avis. A Poudlard, le seul avis stable était celui de Remus, or, il n'était pas là. Et puis, elle voulait en discuter avec une personne qui avait la même expérience.
Pétunia.
L'espace d'une seconde, elle pensait qu'elle pouvait lui en parler, mais elle se renfrogna directement. Elle ne voulait déjà pas lui parler tout court, alors pour parler de relation amoureuse.
Hors de question.
Mais, elle était avec Vernon, et elle devait sans doute avoir de l'expérience, ou du moins comprendre ce que Lily éprouvait. L'écouter, la conseiller, la réconforter. Non. Le fossé était trop grand pour qu'elles puissent à nouveau avoir une discussion normale, sans cri ni insulte.
Elle pouvait toujours essayer.
Elle se mordit la lèvre, son pied touchait le sol et était prêt à rejoindre sa soeur. L'autre pied le suivit doucement et Lily se redressa avec hésitation. Elle n'y était pas obligée. D'ailleurs, l'idée de se faire rejeter ne l'enchantait guère.
Un battement contre la fenêtre la fit sursauté. Elle détourna son regard vers l'origine du bruit.
Elle resta immobile. Merlin il n'avait pas fait ça. Il avait osé, faire ça, ici.
James était sur son balai en face de sa fenêtre. Lily était partagée entre fou rire et consternation. Elle s'empressa d'ouvrir la fenêtre.
- Espèce d'inconscient, asséna-t-elle lorsqu'il mit un pied au sol. On est pas chez les sorciers ici, les balais ne sont pas tolérés ! Imagines que mes voisins t'ai vu ! Tu veux qu'on vire ma famille d'ici? hurla-t-elle en le frappant à l'épaule.
James se recroquevilla, Lily avait beau être une fille assez frêle, ses coups, eux, étaient tenaces.
- Arrête ! vociféra James dans l'espoir de la calmer.
Il recula et observa le mécontentement de Lily.
- Je t'ai entendu quand tu as dis à ta soeur que tu n'étais, soit disant, pas là.
Lily se pinça la lèvre, elle aurait dû éviter de parler aussi fort.
- Raté, murmura-t-elle en fuyant son regard. Et tu n'as pas trouvé un autre moyen que ton balai, espèce de frimeur !
- C'était mon plan B, argumenta-t-il d'un air désolé.
- Arrête de me regarder comme ça, réclama-t-elle.
- Comment tu sais que je te regarde alors que tu ne me regardes même pas? s'esclaffa-t-il en tapant sa main contre sa cuisse.
- Je ... je le sens, c'est tout.
Elle releva la tête vers lui et lui fit face. Sans fléchir, sans sourire.
Sidéré par sa froideur, il sentit qu'il n'était pas le bienvenu ici.
- Je voulais, euh, te demander, enfin, tu vois pour hier, béguait James.
Lily fixa le sol, son coeur amorça des battements lourds et douloureux.
- J'ai le droit à des explications, tu ne penses pas? articula-t-il en s'approchant d'elle. Trop près à son goût. Il caressa son menton du bout du doigt, elle oublia la raison pour laquelle elle lui en voulait. Elle ferma les yeux et savoura cet instant, cette proximité. Mais finalement se dégagea.
- Pourquoi tu agis comme ça? Pourquoi tu fuis?
- Écoute, si j'ai demandé à ma soeur de ne pas te faire entrer, c'est parce que je ne suis pas prête.
- Prête à quoi?
Elle leva les yeux au ciel.
- Je te comprends plus, hier tu m'as laissé sans me donner d'explications et là, quand j'en réclame, tu veux que je te laisses du temps pour réfléchir. Mais réfléchir à propos de quoi? Dis moi juste ce qui ne va pas ...
- Tu ne vois pas ce qui cloche? Tu ne te rends pas compte de ce que tu as fais hier?
Étonné, il fit les gros yeux.
- Qu'est ce que j'ai fais de mal hier? La soirée était excellente jusqu'à ce que tu t'en ailles...
- C'est incroyable, soupira-t-elle en portant une main à son front. Donc tu ne te rappelles pas de ce que tu as dis hier?
James fronça les sourcils en guise de signe d'incompréhension.
- Hier, toi, le Dieu des répliques-casse-l-'ambiance, tu ne t'en souviens pas?
- Lily, je t'en prie, va droit au but.
- Bien, accentua-t-elle en raclant sa gorge. Je cite mot pour mot ce que tu m'as dit hier : " Je ne savais pas que nos jeux pouvaient nous amener jusqu'à là", récita-t-elle en articulant chaque mot. Alors?
James s'esclaffa.
- C'est pour ça?
Elle n'y croyait pas. Premièrement, elle avait dû lui rappeler les faits et deuxièmement, il se permettait de rire, en face d'elle.
- C'est tout ce que ça te fais?
- Je te l'accordes, je n'ai pas fait preuve de beaucoup de délicatesse en te susurrant ce genre de mots, mais Lily, tu accordes trop d'importance à une phrase de ce genre.
- Donc pour toi, c'est banal de dire ce genre de phrase pendant ce genre de moment.
James haussa les épaules.
- On ne réfléchit pas pendant ce genre de moment, comme tu le dis si bien. Les gens qui prononcent des phrases cochonnes n'y pensaient pas forcément et ça ne les arrêtent pas.
- Des phrases cochonnes? fit Lily interloquée.
- Peu importe, on va pas s'arrêter la dessus.
Il s'approcha à nouveau d'elle, son regard semblait s'être adoucie.
- Non, souffla-t-elle.
- Qu...quoi?
- Est-ce que tu sais à quel point j'étais gênée que tu remettes ça sur le tapis? Est-ce que t'es mis à ma place? Non, parce que pour toi, c'est banal.
- Tu sais très bien que ces jeux font partis du passé.
- Apparemment, pour toi non.
James soupira, elle voulait vraisemblablement avoir raison.
- Mais puisque je te dis que si. Tu es ... bornée, c'est incroyable!
- Tu me connais bien, ironisa-t-elle.
Elle se reprit et fit les cent pas au milieu de sa chambre.
- James, est-ce que tu peux comprendre que j'ai besoin d'être seule et de réfléchir?
- Mais, réfléchir à propos de quoi? On vient d'éclaircir ce qui n'allait pas.
- Écoute, on est pas obligé d'être tout le temps ensemble, si j'ai besoin de temps alors je prendrai mon temps.
- On est jeunes, on a le temps de se prendre la tête tu sais ...
- Oui mais si j'en ai besoin, tu peux le comprendre, non?
James acquiesça, sans réellement comprendre.
- Bien, je pense que tu sais ce qu'il te reste à faire.
Heureux, il s'approcha d'elle dans l'espoir de l'embrasser mais Lily n'était pas du même avis, elle lui ouvrit la porte et amorça un geste pour lui demander implicitement de partir.
- A plus tard, bredouilla-t-il avec son balai en main, dépité.
La porte venait à peine de se refermer que Lily s'appuya dessus, regrettant son geste, regrettant cette distance, cette froideur. Avait-elle réellement besoin d'être seule alors qu'il venait de la "rassurer"? Elle savait qu'elle était bornée, et par dessus tout, compliquée.
xxx
- Tu viens? demanda Sirius à James lorsque celui-ci s'aperçut que son meilleur ami n'avait pas bougé du quai depuis plusieurs minutes. Il agita une main devant son visage, James semblait reprendre peu à peu ses esprits.
- Hum ... trouves un compartiment, je viendrais après.
Perplexe, Sirius accepta de le laisser seul et de se charger de trouver des places libres à l'intérieur du Poudlard Express.
James restait là, debout, seul, au milieu d'une masse d'élèves qui se précipitaient vers le train, dans l'espoir de trouver, eux aussi, une place libre pour pouvoir parler de leur vacances. Il ne savait pas pourquoi il restait là, à l'attendre. Il était revenu à la charge, mais elle refusait encore de lui parler. Alors il avait obéit, il la laisserais réfléchir, jusqu'à la fin des vacances.
Se torturer l'esprit n'était pas commun pour James. Se torturer l'esprit pour une fille l'était encore moins. Il savait que les filles étaient compliquées, mais à ce point? Il ne comprenait pas et pourtant il avait essayé. Sirius essayait aussi. Or, ça ne l'avait pas aidé.
Il attendait. Pour la voir. Pour lire dans ses yeux qu'elle était prête, qu'elle ne doutait plus à propos de je-ne-sais-plus-quoi, qu'elle voulait continuer. Mais une question demeurait : pourquoi avait-elle besoin de réfléchir? A propos de quoi?
Une main se balada sur son épaule, l'espoir naquit en James, il plaça sa main sur celle posée récemment sur son épaule. Son regard se tourna vers elle.
- Bonjour James, salua Dora avec un sourire étincelant.
- Dora, bonjour, fit-il sans cacher sa déception en avançant pour que la main de Dora le lâche.
- Tu as passé de bonnes vacances?
James acquiesça en souriant faiblement, il n'était pas d'humeur à parler vacances avec elle.
- Les miennes l'étaient aussi.
- Bien, répondit-il en jetant des regards à la recherche de Lily.
- Tu m'as manqué, souffla-t-elle.
Il se retourna, étonné.
- En fait, tu me manques tout court.
- Écoute, je suis ...
- ... avec Evans, oui je sais. Qui ne tentes rien a rien.
Il était amusé de la voir aussi attachée, il ne la connaissait pas aussi persévérante. Dora tenta un dernier geste, comme elle l'avait dit elle n'avait rien à perdre, elle s'approcha et déposa un baiser sur sa joue. James la laissa faire, et la regarda s'en aller pour entrer dans le train.
- Je vois que tu ne perds pas ton temps, réprimanda une voix froide derrière James.
Hésitant, il tourna lentement sa tête vers la personne qui lui avait parlée, et qui était, malheureusement, Lily. Elle ne semblait pas être d'humeur, son regard était rude, sa lèvre pincée ne suggérait rien de bon pour James.
- Alors?
- Lily, du calme.
- Du calme? Moi? Pourquoi devrais-je être calme?
James leva les yeux au ciel. Était-elle obligée de compliquer tout le temps la situation?
- Ce n'était rien. Je te l'ai déjà dis, Dora ne représente plus rien à mes yeux, répéta-t-il d'une voix monotone.
Les yeux de Lily se plissèrent.
- A peine, je tournes le dos, et tu te laisses déjà embrassé par la première venue! hurla-t-elle.
- Stop ! Temps mort ! ordonna-t-il en agitant les mains, de façon grotesque, dans tous les sens.
Surprise, Lily se recula.
- Y en a marre! Petite effrontée, tes accusations me fatiguent ! Je vais devoir utiliser les grands moyens!
James ne savait pas comment la calmer, il ne supportait plus qu'elle s'en prenne à lui alors qu'il n'avait rien fait.
- Les grands moyens? Ça m'intéresse, lança-t-elle sur un ton de défi.
James songea un instant à ce qu'il pouvait lui dire, ce qui pouvait faire en sorte qu'elle arrête enfin d'être aussi prise de tête.
- Une pause.
- Je te demande pardon?
- Tu m'as très bien comprise. Une pause, répéta-t-il calmement.
- Tu ne sais même pas ce que c'est qu'une pause, railla-t-elle.
- Eh bien, je vais te le prouver ici et maintenant.
Et il la quitta. Il la laissa seule au milieu du quai, et ne se retourna même pas lorsqu'il entra dans le train. Déconcerté, Lily fixa James de dos. Étrangement, cette situation lui rappelait les évènements de la semaine dernière, lorsqu'elle l'avait laissée, seul dans son lit. A présent les rôles étaient inversés.
De son côté, James entra dans son compartiment d'un pas confiant. Il savait que ça allait la faire réagir. Sirius, Remus et Peter l'observaient. Son petit rictus en coin attira leur curiosité. Et le fait que Lily ne soit pas avec lui l'attisa encore plus.
- James, tu fais cavalier seul? demanda Remus.
James leur exposa les faits, ils restèrent dubitatifs quant à la manière utilisée.
- Tu es sûr et certain qu'elle va réagir positivement?
- Un peu de plomb dans la cervelle ne lui fera pas de mal.
- Je l'espère pour toi. Lily n'est pas du genre à se laisser faire, tu le sais.
- Et ?
- Il se peut que tu lui ai tendu une perche.
- Non, affirma James sans une longue réflexion. Elle va réagir.
Face à son obstination, Remus préféra se taire. Si il ne pouvait pas envisager cette possibilité, peut être devait-il le voir par lui même.
Ne trouvant pas d'activités dans son propre compartiment et sentant son ventre criait famine, James décida de sortir de son compartiment pour aller chercher quelques friandises. Et il le trouva. Malheureusement, il ne s'attendait pas à y voir une Lily souriante et insouciante, discutant à tout va avec les élèves autour d'elle.
Oui.
Visiblement, elle avait réagit.
A suivre ...
Il reste encore un petit chapitre avant la fin! Ça va faire presque un an que cette fiction me poursuit, LoL ! Le point final va être dur à écrire !
J'espère que ce chapitre vous a plu. N'hésitez pas à me témoigner votre avis
