Marechal Rattus : Non, je ne dirai rien concernant Eileen, sinon, c'est pas drôle. Et puis… Voilà le chapitre, avec l'apparition d'un certain ange, tout à fait intéressant.
Bissenshi : On ne sait pas vraiment ce qu'ils vont devenir ces deux-là, pour le moment. Mais Ciel le déteste par-dessus tout mais ça, c'était inéluctable.
4. Filthy and Unhealthy
Just let me die. Don't touch me anymore. I no longer love you because of your betrayal, I think.
Et si finalement, tout ce que tu m'as fait subir n'était rien face à tes sentiments ?
- Ne me touche pas !
- Bocchan…
- Ne m'appelle plus comme ça ! Va-t'en !
- Bocchan…
- DEGAGE ! C'EST UN ORDRE ! UN ORDRE !
- Bien, veuillez m'excusez.
Il partit, me laissant seul, souillé comme jamais. Cette chose immonde voulait me tuer, lui, ne voulait que profiter de moi. Cette queue pointue, ces ailes de chauve-souris. Cette femme est laide.
- Je te déteste…
Pourtant, il devait y faire face, surtout devant les autres. Il doit montrer ce visage arrogant et impassible. Elizabeth ne doit rien voir. Pourtant, elle est celle qui le connaît le mieux. Elle verra immédiatement ses sentiments, ainsi que son regard haineux envers Sebastian, son « tendre » majordome. « Vous allez bien ensemble » ne cessait-elle de dire avec légèreté, ou alors « je t'aime » mais c'est un véritable amour.
- Je te déteste…
Il répétait sans cesse cette phrase des heures durant, ne souhaitant ni sortir, ni même déjeuner. Il avait faim mais refusait de le voir. Mais ce fut Tanaka qui lui apporta finalement son déjeuner. Au moins, lui, ne lui ferait aucun mal.
- Bocchan, que s'est-il passé avec Monsieur Sebastian ?
- Rien, ce n'est qu'une simple dispute. Parce que je ne peux pas lui dire cette vérité.
- Bien. Reposez-vous.
- Mmh, un simple « mmh » ai-je marmonné.
Cette salle lugubre laisserait penser qu'un rite est en train de se faire. Sebastian est seule avec Elle. Il la hait mais grâce à elle, il a pu « souiller » son jeune maître adoré. Enfin, c'est ce qu'il croyait.
- Mon prince… Lâchez-moi, je… Je ne lui ferai plus aucun mal… AAaaaaAaah… P…PRINCE ! Je vous en prie !
Non, il n'allait surtout pas arrêter. Elle pleurait, tellement qu'elle en implorait Dieu.
- Suppliez Dieu pour un monstre, c'en est ridicule. Mon petit Succube.
- Se… Sebas…
- Ne m'appelle pas comme ça.
Chacun de ses coups semblaient la tuer à petit feu mais elle restait inlassablement en vie depuis maintenant plusieurs siècles – si ce n'est pas des millénaires –. Eileen n'était qu'une simple entité ailée.
- Aide-moi…
Elle se mit finalement à cracher son sang, au plus grand bonheur de Sebastian. Après tout, le Porteur de Lumière n'allait pas bouger pour elle.
- J'ai mal… Aaah…
Elle tousse, crache, c'est aussi répugnant qu'elle.
- Maître…
- N'essaie pas de le toucher. Sache qu'avec toi, je serai sans pitié ma petite Eileen.
N°2 était de retour au côté de Lucifer, meurtrie. Son Doppel était bien pire mais elle se soigne en restant dans son corps. Sa capacité de dédoublement lui est propre mais c'est aussi sa faiblesse. Si l'une est blessée, l'autre s'affaiblit, mais il n'y a qu'elle et Eileen qui le savent. Lucifer et le n°1 aussi, certainement. Le prince des enfers convoqua finalement Sebastian. Pour ce soir.
Le soir arriva, au plus grand dam de Sebastian. Il allait le retrouver, ce soir, seul, sûrement. Peut-être accompagné de ses monstres, il ne sait pas.
Il avançait, toujours vers lui, sans la moindre envie. Il arriva enfin. Il était « de retour »
- Oh mon cher Michaël ! Ce soir c'est Noël !
- Pff… Que me voulez-vous ?
- Eh bien, tu ne veux pas te rattraper avec ton Jeune Maître que tu aimes tant ? Ou veux-tu rester avec moi en compagnie de mon petit Méphisto ? Et de ses Doppelgängers ! Ne sont-elles pas attrayantes ?
- Je n'ai pas le temps pour ses bêtises.
- Bêtises, dis-tu ? Pourtant, c'est bien toi qui as touché ton tendre Ciel de façon répugnante…
- Lucif… !
Lucifer le plaqua, bien trop facilement, contre ce mur brûlant.
- C'est fou comme tu es beau sous cette forme. Tu veux sentir sa faiblesse, à cet enfant ? Ou alors, vas-tu t'excuser ? Il est beau, ce Ciel. Je comprends ta hâte, ton désir. Sauf que moi aussi, Michaël, j'en ai envie. Après tout, je suis un ange déchu ! Je peux pleinement assouvir ce plaisir de chair !
- … Excusez mon impolitesse.
- Pff, tu n'es pas drôle. Ah oui, comment va n°3 ? Elle est vivante ? Si tu peux la ramener, après tout, elle aussi, apporte de nombreux hommes – et anges – en Enfer. Tu peux disposer. Dis-lui seulement de venir.
- Bien.
- Et Joyeux Noël !
Ce soir-là, Ciel a refusé la venue de sa fiancée, il a congédié tous ses serviteurs, sauf Sebastian, parce qu'il sait qu'il ne pouvait pas y échapper.
- Je te déteste Sebastian !
Mais même s'il ne pouvait le pardonner, seul lui pouvait assouvir sa vengeance.
Je t'aime, Sebastian.
Chapitre 4 ! Enfin !
Et surtout... Joyeux Noël !
