Chapitre 3 : Ou comment Phoebe et la professionnalisme font deux…

Ndc : bon, tout d'abord, il est utile de hurler sur l'auteur pour le retard car il est la faute de la correctrice. A ma plus grande honte d'ailleurs car c'est la première fois de ma vie que je rends un travail en retard. Bref, passons. Mais si l'envie vous prenait d'assassiner la correctrice parce qu'elle est en retard, rappelelz-vous que je ne peux plus corriger quoi que ce soit si vous m'assassinez... Sur ce, bonne lecture quand même ;)

Le lendemain, ils sortirent faire un tour dans la ville. C'était l'avantage des missions. Une fois leur travail fini, ils pouvaient visiter les environs. Ils avaient beaucoup voyagé. Découvert beaucoup de pays, de civilisations, de pouvoirs, de connaissances. Cela faisait cinq ans qu'ils faisaient les missions. Si au début, ils étaient désordonnés, aujourd'hui, ils étaient coordonnés. Ils se connaissaient par cœur, connaissaient les réactions de l'autre, leurs caractères. C'était cela qui faisait aujourd'hui leur réussite. Ils étaient souvent blessés par des balles perdues, des coups de couteaux, etc. Mais ils s'en sortaient toujours grâce aux réflexes de l'autre. Chacun savait ses limites ainsi que celles de l'autre. Et grâce à cela, ils étaient toujours en vie. Ils continuèrent à se promener en discutant de leur dernière action du soir.

- Alors, tu as une idée de comment nous allons faire?

- D'après ce que Lucas nous a dit, elle est bien protégée ! Donc, il va falloir être rapide et efficace! Nous arriverons par le toit en balais comme nous l'a suggéré notre cher Lucas. Dès que la vitre sera cassée, il faudra se dépêcher de rentrer dans l'appartement, de les chercher, de les tuer et partir vite fait. Si possible repartir par le même moyen. Evitons d'utiliser la magie lorsque nous sommes dans le monde des Moldus !

- Je sais. Pour éviter que les sorciers ne sachent que des tueurs assassinent aussi bien dans le monde moldu que dans celui des sorciers. Ce qui évitera que le monde sorcier doive se mêler au monde moldu et donc diminuer les chances qu'un jour, le monde moldu découvre le monde sorcier et donc de repartir à l'époque de la chasse aux sorcières. Ça va, j'ai bien appris ma leçon, papa? Demanda-t-elle, ironique.

- Ne prends pas cela à la légère.

- Je ne prends pas cela à la légère, frangin, je t'informe juste qu'à chaque fois que nous devons être confrontés au monde moldu, tu me fais la leçon. Or, nous sommes presque toujours confrontés au monde moldu. Donc, je connais par cœur tes discours. Bon, il est presque l'heure. Et si nous allions manger, puis ensuite nous pourrions peut-être nous mettre au travail?

- Excellente suggestion! Allez viens, c'est moi qui régale.

- De toute façon, je ne te laisse pas le choix! Dit-elle, hautaine alors que son frère levait les yeux au ciel.

- Et pourquoi cela ne serait-ce pas toi qui m'inviterais à manger? Demanda-t-il amusé.

- Parce que je suis une fille. Alors en tant que gentleman, tu vas m'offrir un bon repas dans un luxueux restaurant dans cette luxueuse ville. Et puis franchement, tu me vois t'inviter? Toi, avec toutes les filles que tu invites, tu as l'habitude des belles phrases pour qu'elles ne puissent pas dire non! Moi, non, je me fais inviter.

- Justement, moi, c'est toujours les même phrases, or une fille, surtout toi, tu as dût avoir plein de propositions, non? Donc tu as dût en entendre des jolies phrases pour être invitée. Donc, tu sais tout des belles phrases !

- Et alors, ce n'est pas parce que j'ai quelque belles phrases que c'est à moi d'inviter! Ce sont aux garçons d'inviter les filles.

- Les choses changent, Princesse.

- Certes, mais pas cela. Peut-être que dans deux cents ans, cela se fera des deux côtés, mais, pour l'instant, c'est encore aux garçons d'inviter les filles!

- Et si je ne le fait pas? Demanda-t-il sachant très bien que sa sœur ne le lâcherait pas!

Quand elle avait une idée, c'était dur de faire autrement.

- Je ne mange pas.

- Donc, tu me dispenserais de ta personne si je ne t'invite pas?

- Exactement mon ange! Allez, invite-moi.

- Princesse ?

- Oui ?

- Tu m'emmerdes !

- ….

- S'il n'y avait que cela pour te réduire au silence, je l'aurais dit depuis longtemps! Se moqua-t-il devant son air choqué.

- Tu...

- Je?

- Tu... T'as osé me dire cela?

- Exact, et?

- Et j'te boude! Non mais! T'as osé me dire que je t'emmerdais! A moi! Ta soeur! Espèce de...

- De?

- Pff, j'te cause plus!

Sur ce, Phoebe avança dans le premier restaurant qu'elle trouva, sans se soucier de savoir si son frère la suivait. Non mais! Il avait osé lui dire qu'elle l'emmerdait! Pff, les mecs, alors. Ils ne savent jamais ce qu'ils veulent. Un coup, c'est comme cela et un autre coup, c'est comme ci. Bref, elle n'en avait rien à faire, elle irait faire sa mission, et ensuite, retour manoir! Directement! Et il se débrouillerait pour récupérer leurs affaires et tout ramener au manoir. Elle n'allait certainement pas l'aider après ce qu'il venait de dire!

Matthew, de son côté, hallucinait. Sa sœur était susceptible des fois! C'était presque à faire peur! A croire qu'elle avait ses règles!... Bien qu'en y pensant sérieusement, on était bientôt la fin du mois, alors oui, elle devait les avoir! Si elle avait un sale caractère au naturel, ce n'était rien quand elle avait ses règles. Il avait eu l'occasion de voir les comportements de plusieurs de ses amies. Certaines, on ne voyait aucune différence, du début à la fin du mois, mais avec sa sœur, il allait jusqu'à prendre des pincettes lorsqu'il s'adressait à elle durant ces jours-là!

Bref, il continua de la suivre. Ils mangèrent puis partirent vers leur destination afin d'exécuter leur mission. Ils louèrent un balai sur le Bateau Fantôme, l'équivalent du Chemin de Traverse en France. Ils rentrèrent à l'hôtel toujours en silence. Phoebe modifia son collier afin qu'en cas de danger leurs portoloins les emmènent directement au manoir. Matthew prévint Lucas et Stéphane de leur plan. Puis lorsque vint l'heure d'aller en mission, ils transplanèrent toujours dans le silence pour Phoebe qui, décidément, boudait réellement son frère!

Matthew, ayant l'habitude, ne s'inquiéta pas plus que ça ! Ils arrivèrent directement sur le haut de l'immeuble qu'il était venu voir dans l'après midi. Matthew agrandit son balai qu'il avait rétrécît pour le transplanage. Phoebe ayant le vertige, monta devant lui en se cramponna bien à Matthew. Matthew s'inquiéta de ne pas voir Phoebe paniquer comme à chaque fois qu'elle était montée sur un balais. Cependant, il ne dit rien en rapport avec le vertige de sa sœur.

- Pas de zèle, princesse, l'avertit Matthew.

Phoebe ne répondit pas. Ils décollèrent pour voler vers la fenêtre de l'appartement où ils devaient pénétrer. Celle-ci était fermée par des rideaux. Un signe de tête de la part de Phoebe et ils entrèrent en fracassant la fenêtre, armes aux mains et prêts à s'en servir.

Cependant, malgré toutes leurs précautions, malgré de nombreuses révisions de leur plan, ils ne s'attendaient pas à tomber sur ce qu'ils y avaient en face d'eux. Visiblement, ils venaient d'interrompre une réunion avec à peu près une trentaine de personnes dans l'appartement. Pire encore, la trentaine de personnes pointaient leurs armes vers eux en même temps qu'eux aussi pointaient les leurs vers leurs cibles.

Les personnes eurent l'air totalement stupéfaites de voir deux personnes entrer en fracassant une fenêtre, et en plus en train de descendre d'un balai ! Comment ils avaient fait ça? Ils se croyaient en plein tournage d'un film quelconque. Mais malgré le choc, ils gardèrent tout de même leurs armes pointées sur les intrus.

Phoebe et Matthew ne savaient pas trop à quoi ressemblait leur cible! Sinon, ils auraient pu jouer sur l'effet de surprise, mais là, ils ne pouvaient pas. Bien qu'ils savaient très bien qu'ils devaient tuer la trentaine de personne. Ils ne laissaient jamais personne en vie alors que la personne en question les avait vus. Matthew eut une idée. Il ne savait pas si cela aller marcher mais cela valait le coup d'essayer.

- Bonsoir, je suis la rose rouge et voici la rose blanche! Déclara-t-il, froidement, pas le moins du monde impressionné par les armes qui étaient beaucoup plus nombreuses qu'eux!

A la fin de sa tirade, on observa que les armes adverses étaient à présent pointées vers Matthew, plutôt que vers Phoebe. Bon, il avait eu l'espoir que la peur de leurs noms allait en faire fuir quelques-uns, mais certainement pas à ce qu'il soit pointé de tout les côtés par des armes. Il n'était pas surpris ! Loin de là. Après tout, c'était lui qui avait la réputation d'être sanglant, pas sa sœur. En revanche, Phoebe n'avait pas l'air contente de la tournure des événements. Matthew jubila discrètement lorsqu'il s'en aperçut ! Ne venait-il pas de venir à la conclusion que sa sœur avait ses règles ? Or, avoir des armes pointées sur lui au lieu de sur elle, parce qu'il avait la réputation d'être plus dangereux que sa sœur, n'était pas quelque chose qui pouvait rendre Phoebe heureuse.

Alors comme-ci de rien n'était, puisque son frère était plus dangereux qu'elle, Phoebe sortit ses étoiles des talons de ses bottes et les posa par terre.

- Qu'est-ce que tu fais? Lui demanda une personne dans l'autre camp.

- Puisque vous avez plus peur de cette chose, dit-elle en désignant son frère, je vais le laisser se débrouiller tout seul, ainsi, je dépose mes armes à terre! Déclara-t-elle mi- ironique, mi en colère.

L'un des hommes s'avança et ramassa ses armes pour les mettre loin d'elle. Parfait, il était tombé en plein dedans. Leurs armes étaient considérées dans la plupart des gangs comme sacrées. Après tout, ils avaient tué pas mal de monde avec elles ! Ainsi, ses armes étaient en train de passer de mains en mains en face d'elle.

- Vous n'auriez jamais dût faire cela! S'exclama Matthew, faussement inquiet.

- Et pourquoi?

- Parce qu'elle est en zone rouge très cher, et elle vient de vous amener là où elle voulait que vous alliez, expliqua-t-il calmement en regardant ses ongles.

- En zone rouge? Demanda l'un d'entre eux.

Matthew le regarda comme-ci il venait de lui pousser une deuxième tête. Cependant, il lui répondit tout de même.

- En clair, elle a ses règles. Elle ne m'a pas adressé la parole depuis près de six heures parce que j'ai osé lui dire qu'elle m'emmerdait. Je vous laisse conclure ce qui vous attend.

- Ce qui nous attend?

- Vous croyez sincèrement qu'elle vous donnerait ses armes comme ça, sans rien dire? Je vais vous confier un secret. C'est une sorcière! Elle va tous vous détruire pour avoir « osé » la sous-estimer! Bref, vous êtes mal. Vous ne croyez quand même pas qu'on est craint pour rien! Ce n'est pas parce que vous êtes une trentaine que cela change quoi que ce soit. Allez je vous laisse admirer ce qu'elle peut faire...enfin...pour celui qui restera en tout cas!

Ce fut exactement à la fin de ses paroles que les shurikens de Phoebe volèrent dans tout les coins, en touchant chaque gorge qu'ils croisèrent. Matthew, lui, restait calme et regardait simplement. Les autres étaient tellement surpris qu'il ne leur vint pas à l'esprit d'utiliser leurs armes contre eux.

C'est ce qu'il se passait à chaque fois. Ils étaient sous-estimés parce qu'ils n'étaient que deux. Donc, ils faisaient semblant de se rendre, face au sur-nombre, mais en fin de compte, leurs adversaires étaient tellement abasourdis lorsque Phoebe ensorcelait ses shurikens qu'ils en oubliaient qu'ils avaient des armes et qu'ils pouvaient tuer Phoebe et que les shurikens arrêteront de se balader pour trancher la gorge du premier venu! Bref, au bout de trente secondes, il ne restait plus personne dans l'appartement. Phoebe se retourna vers Matthew qui était toujours en train d'admirer ses ongles comme-ci de rien n'était.

- Je suppose que tu étais obligé de leur dire? Lui demanda-t-elle en colère.

- Leur dire quoi?

- A ton avis? Lui répondit-elle, ironique

- Que tu étais en zone rouge? Bien sûr que oui! Cela leur rajoute une frousse énorme alors que jusqu'à preuve du contraire, une fille qui est en zone rouge, seul son humeur change, pas ses capacités! ...Et leur réaction m'enchante à chaque fois! Répondit-il en souriant.

C'est vrai, les hommes avaient tendance à l'oublier! C'étaient leurs humeurs qui se modifiaient et non pas leurs capacités! Mais bon, ce n'était pas une raison pour le crier sur tout les toits! C'est alors qu'elle vit du coin de l'œil une arme prête à tirer sur Matthew. Elle se jeta sur Matthew en criant « attention ». Mais cela ne fut pas assez rapide. Phoebe se prit la balle dans le ventre, juste en dessous de sa poitrine. Matthew brandit un shuriken qui partit à toute vitesse sur le pauvre inconscient.

- Ouf, on a eu chaud! S'exclama-t-il.

Phoebe ne répondit rien. Elle avait l'impression qu'on lui brûlait le ventre. Cela lui tirait de l'intérieur. Toutes ses sensations lui procuraient des sueurs froides. Elle s'était déjà pris des coups de poignards mais jamais encore des balles. Ca, c'était la spécialité de son frère. Et franchement, elle s'en serait bien passée. Elle sentait sa respiration être saccadée. Elle avait du mal à reprendre son souffle. Cela brûlait. C'est lorsque Matthew se releva à la suite de Phoebe qui l'avait emporté dans son élan, qu'il se rendit compte que sa main était pleine de sang.

- Phoebe? Demanda-t-il, inquiet.

- Oui? Lui répondit-elle, difficilement.

- Dis-moi que ce sang ne t'appartient pas.

- Ce sang ne m'appartient pas. Répondit-elle à bout de souffle.

- Phoebe! Cria-t-il.

- J'ai... j'ai mis le Portoloin sur le manoir... Vérifie que personne... Ne t'as entendu crier mon nom... fait le ménage... et rejoins-moi au manoir, dit-elle en reprenant beaucoup trop de fois sa respiration.

- Dépêche-toi, tu perds beaucoup de sang!

- Dis le... mot... de passe...

- « Je t'aime »siffla-t-il en fourchelangue.

Pendant que Matthew faisait le ménage, Phoebe arriva directement à son père... qui était en réunion visiblement. Elle eut un gémissement de douleur face à son atterrissage trop brutal.

- Phoebe! Cria-t-il en s'agenouillant face à sa fille.

- Hey, Papa. Tenta-t-elle. Comment tu vas?

- C'est plutôt à moi de demander cela, non? Qu'est-ce qui s'est passé?

- On va dire que j'ai eu un moment d'inattention.

Il ne fallait peut-être mieux ne pas dire à son père qu'elle avait sauté devant Matthew pour se mettre dans la trajectoire de la balle pour l'éviter à son frère. Elle avait espéré avoir le temps de pouvoir mettre Matthew et elle par terre avant d'abattre l'homme qui lui avait tiré dessus mais visiblement, elle ne l'avait pas eu. Dans un sens, valait mieux que ce soit elle qui avait reçu la balle plutôt que Matthew. Lui l'aurait eu pas loin des testicules.

- Severus! Hurla Voldemort.

- Oui maître ? répondit le-dit Severus en sortant des rangs de la réunion.

- Soigne-la!

- Non, dit Phoebe

- Pardon? Demandèrent Voldemort et Severus d'une même voix.

- Il ne peut pas me soigner.

- Et pourquoi cela? Demanda son père.

Severus se posait la même question. Il était tout à fait capable de soigner la demoiselle. Il était furieux qu'on remette ses capacités en doute! Il n'était pas maître des potions pour rien. Non mais! Elle était qui pour remettre ses capacités en doute ?... Ah, oui. Elle était la fille du Seigneur des Ténèbres! Et surtout une excellente combattante de ce qu'on en savait, et de ce qu'on avait vu des bagarres fréquentes avec son frère.

- Parce que …c'est Severus!

- Hein? Demanda très intelligiblement son père.

Phoebe enleva sa veste, déchira sa chemise, et la pressa sur sa blessure afin que le sang arrête de couler. Elle devait se faire soigner et vite! Elle expliqua à son père pourquoi quiconque pouvait la soigner mais pas Severus.

- Mat va le tuer s'il me touche ... Il ne devrait plus tarder... On avait fini ce que nous avions à faire... Il ne restait plus qu'à regarder ...Et être sûr de ne rien avoir laissé... Puis on revenait dans deux jours... Mais à cause de cette blessure... Je suis revenue avant la fin... Et tu connais ton fils... il va revenir dès que c'est fini pour voir comment je vais... Alors pas Severus... que ce soit pour me soigner ou pas, cela ne changera rien pour lui, prononça-t-elle avec difficulté.

- Je m'occupe de ton frère! Assura Voldemort.

- Il l'aura dans un couloir... sans aucun témoin! Tu le connais.

Severus se sentait assez nerveux. Miss Jedusor refusait de se faire soigner par lui uniquement parce que son frère allait le tuer s'il la touchait. Il trouva bizarre que de toutes les personnes qui pouvaient s'inquiéter pour lui, ce soit elle qui le fasse. Cependant, si personne ne la soignait très bientôt, elle allait se vider de son sang! Une idée germa chez Severus.

- Maître?

- Oui?

- Puisque je ne peux pas soigner votre fille. Peut-être que je pourrais superviser? Demanda-t-il très vite.

- Explique-toi.

- Votre fille refuse que je la soigne. Drago Malefoy, étant l'un des meilleurs élèves de tout Poudlard, pourrait la soigner et moi je lui dirai quoi faire de loin.

Voldemort resta pensif pendant un bon moment. Drago Malefoy était connu pour être un coureur de jupon. Comme tout bon Serpentard qui se respecte. Il n'était pas réellement sûr de vouloir remettre sa fille entre ses mains. Si ce n'était pas Matthew qui le tuait, ce serait lui probablement! Cependant, il n'eut réellement pas le temps de dire quoi que ce soit que sa fille prit la parole.

- Ca me va... J'espère qu'il est aussi bon que vous le prétendez! Dit-elle dans une grimace de douleur.

- Je l'emmène à l'infirmerie. Trouve et ramène Malefoy junior!

Severus parti au pas de course au manoir Malefoy.

- Narcissa? Cria-t-il, à peine arrivé.

Narcissa Malefoy arriva bien vite, toujours dans sa noblesse d'antan. Elle lui demanda ce qu'il se passait. Severus la mit au courant. Il ne lui donna pas les détails. Juste que Drago était demandé le plus vite possible auprès du maître pour soigner sa fille. Drago voulut se dépêcher de se préparer pour apparaître avec une tenue convenable face au maître mais Severus lui coupa l'herbe sous le pied.

- Si tu ne te dépêches pas, tu vas passer au doloris. Tu es très bien comme cela!

Ils prirent la cheminée et se dépêchèrent de gagner l'infirmerie. Cela faisait bien quinze minutes que Severus était partit lorsqu'ils arrivèrent enfin à l'infirmerie. Leur maître n'était pas content de leur retard! Alors qu'il allait le leur faire savoir à sa manière, Phoebe, toujours assise en soutien-gorge avec sa chemise pressée contre sa blessure, lui arracha sa baguette des mains.

- Comment veux-tu qu'ils me soignent... si tu les mets à terre alors qu'ils n'ont encore rien fait! Siffla-t-elle durement.

Elle maintient le regard noir de son père sous les regards gênés de Drago et Severus. Seulement voilà, son père était Voldemort. Une chose que son père ne supportait pas était de perdre la face devant quelqu'un, surtout lorsqu'il s'agissait de ses enfants. Surtout si c'était en face de ses fidèles. Alors pour faire bonne figure, sachant que c'était important pour son père, elle lui tendit la baguette, baissa le regard et dit en même temps:

- Puis-je me faire soigner maintenant?

Elle rencontra de nouveau son regard qui n'était plus hostile désormais. Il récupéra sa baguette et sortit. En ajoutant bien sûr :

- Si elle a une seule cicatrice, vous êtes morts !

Et il partit en claquant la porte.

- Tiens!... C'est marrant comme vous respirez beaucoup mieux tous les deux ...depuis qu'il a fermé cette porte, se moqua-t-elle, difficilement

- Ce qui n'est point votre cas! Rétorqua Drago.

- Drago! Le reprit Severus.

Après tout, il s'adressait à la fille du Seigneur des Ténèbres. Pas besoin de précipiter leurs morts à cause d'une mauvaise réflexion!

- Ne vous inquiétez pas... Je ne suis pas mon père... Alors que dois-je faire?

Severus se mit le plus loin possible mais resta tout de même assez près afin de pouvoir observer et donner les instructions à Drago. Il apporta une bassine d'eau chaude avec une serviette propre.

- Vous vous couchez sur le lit. Drago, commence par nettoyer sa blessure afin de voir l'étendue.

Drago s'exécuta. Il lui prit la chemise des mains puis commença à nettoyer sa blessure. Par contre beaucoup de sang était présent sur le soutien-gorge. Il voulait lui demander de l'enlever. Seulement il avait l'habitude de les enlever lui même et pas de demander. Mais bon, soigner la fille du Maître n'était pas chose courante non plus. Il ne voulait pas que sa demande soit mal interprétée. Il se tourna désespérément vers Severus afin qu'il l'aide.

Lorsqu'il Severus parvint enfin à voir le dilemme de Drago, il lui adressa un sourire moqueur.

- Alors, Drago, on a du mal à demander à une demoiselle d'enlever un sous-vêtement? D'après les rumeurs qui courent à Poudlard, tu n'as jamais eu un tel souci., dit-il, sarcastique.

- En effet, mais, d'habitude, je n'ai pas à le leur demander et, de plus, elles ne sont pas blessées ! Rétorqua-t-il, blessé dans sa fierté. Pourriez-vous enlever votre soutien-gorge afin que je puisse continuer de nettoyer la blessure? Continua-t-il à l'intention de Phoebe en rougissant légèrement.

- Je crains que tu vas devoir le faire ...toi-même.

- Pardon ? Demanda-t-il, abasourdit, en rougissant de plus belle.

- J'ai quelques ...difficultés à mettre mes bras dans mon dos... dûes à la blessure.

Drago se traita intérieurement de tous les noms. De plus, il fallait qu'il se dépêche. Elle commençait à avoir de plus en plus de mal à respirer. Il lui souleva doucement le haut du corps afin de parvenir à sa tache. Une fois fait, il la redéposa doucement sur le lit.

- Miss Jedusor, pourriez-vous nous expliquer comment vous vous êtes fait cette blessure? Elle est dûe à quoi? Demanda Severus

- C'est une balle.

- Et comment l'avez-vous eu logée dans votre corps?

- Je me demandais ce que cela ferait... alors j'ai essayé ! Rétorqua-t-elle, sarcastiquement.

- Il va falloir la sortir, déclara Severus

- Vous avez encore beaucoup des remarques stupides comme ça? Claqua-t-elle de plus en plus difficilement.

Cela faisait trente minutes qu'elle avait cette balle dans le corps. C'est quand ils voulaient pour l'enlever et cicatriser la plaie ! Elle n'en pouvait plus. A force de bouger comme ça, elle avait beau retenir ses cris, il n'empêchait pas qu'elle avait plus qu'envie de les pousser !

La porte claqua fortement contre le pauvre mur. Inutile de présenter le nouveau venu. Matthew avait visiblement fini la mission. Il jeta un regard noir à Severus, qui était à l'autre bout de la pièce, mais encore plus à Drago qui touchait la poitrine de SA sœur.

- TOI ! Hurla-t-il

- Rogue… Supplia Phoebe, doucement.

Celui-ci comprit le problème et alla chercher le maître pour contrôler son fils.

- Qu'est-ce que tes sales pattes font sur le corps de ma sœur ?! Cria-t-il à Drago qui, pour le coup, était totalement pétrifié.

- Je la soigne, répondit-il en reprenant contenance.

- Matthew... Prononça Phoebe à peine plus haut qu'un murmure.

- Tu la soignes en lui tripotant les seins! Tu ne crois quand même pas que je vais te croire!

Matthew s'approcha de Drago ayant en tête de l'étrangler. Alors qu'il allait mettre la main sur Drago devant une Phoebe impuissante, c'est un doloris qui retentit du côté de la porte. Une grimace de douleur encore pire que celles de Phoebe apparut sur le visage de Matthew. Ce n'est que lorsque celui-ci tomba à genoux au bout d'un certain temps que Voldemort cessa le sort.

- Ta sœur est en train de se faire soigner à cause de ton incompétence à la protéger ! Hurla-t-il furieux après son fils. Tu étais censé protéger ses arrières! Tu vas prendre une potion contre la douleur et, ensuite, tu montes dans ta chambre ! Je t'interdis d'en sortir sous aucun prétexte! S'il y a une urgence, tu m'envoies un elfe de maison. Et ne t'avises pas de toucher à un seul de mes fidèles! Est-ce que c'est clair, Matthew? Demanda-t-il, froidement.

Matthew n'était pas fou pour aller à l'encontre de la volonté de son père. Surtout s'il était aussi furieux contre lui. Il se résigna donc à ne pas être aux côtés de sa sœur. Son père avait raison. Il aurait dû la protéger. Au lieu de cela, elle était clouée au lit, aussi pâle que la mort.

- Limpide! Répondit-il aussi froidement.

Puis, il partit dans sa chambre. Il était en colère contre lui-même. Il aurait dû se prendre la balle. Elle n'aurait jamais dû se prendre la balle pour lui. Il se rendit compte que malgré que sa sœur lui faisait la tête, elle n'avait pas hésité à se prendre une balle pour lui. Elle l'aimait vraiment. Tout comme il l'aimait plus que sa propre vie! Mais, visiblement, elle ne comprenait pas les mots « pas de zèle princesse » C'était pourtant bien ce qu'il lui avait dit avant de décoller du toit!

Et maintenant, il allait devoir se résigner à soudoyer les elfes de maison pour avoir des informations sur l'état de sa sœur. Car s'il sortait, il n'osait même pas imaginer la réaction de son père. Il n'était pas encore suicidaire aux dernières nouvelles !

A l'infirmerie, Matthew venait de sortir en colère.

- Tu y es peut-être allé un peu fort, papa... ce n'est pas de sa faute! Lui reprocha-t-elle, doucement.

- Pour l'instant, c'est le cadet de mes soucis! Quand à toi, soigne-toi. Au moindre problème, tu m'appelles. Tu seras tranquille maintenant avec ton frère. Messieurs, au travail !

Puis il repartit... Cependant, il fit vite demi-tour lorsqu'un hurlement à faire trembler le manoir retentit. Il connaissait sa fille. Si elle criait de douleur, c'était vraiment qu'elle n'allait pas bien. Lorsqu'il ouvrit la porte, sa fille était inerte sur le lit !

- Qu'est-ce que vous lui avez fait ?! Hurla-t-il, prêt à tuer n'importe lequel des deux.

- Elle s'est évanouie. Elle n'a pas supporté la douleur.

- La douleur ? Pourtant, à moi, il me semblait qu'elle l'a supportée bien jusque-là ! Alors ?

- On devait lui retirer la balle qu'elle avait dans le ventre... et elle n'a pas supporté la douleur.

- Avez-vous au moins pensé à lui administrer une potion anti-douleur? Demanda-t-il, mine de rien

Le silence était très éloquent... vraiment très éloquent... dangereux aussi?... Voldemort était en train d'hésiter. Que dirait sa fille lorsqu'elle saurait qu'il avait tué ses infirmiers? Alors qu'il était en pleine question existentielle, une idée germa. Il ordonna qu'on la soigne vite et partit dans la chambre de son fils. Lorsqu'il y entra, son fils se mit à lui poser mille questions sur l'état de sa sœur, ainsi que sur le cri qui s'était répercuté à travers tout le manoir.

- Matthew, une question à la fois ! Oui, ta sœur va bien pour le peu que j'en sache! Et oui, c'était un cri de douleur. Se faire retirer une balle n'est pas simple! Et cela entraîne généralement des douleurs. Ce qui explique le cri que tu a entendu! Expliqua-t-il, sarcastiquement.

- Papa, je ne suis pas stupide, aussi bien moi que Phoebe avons une résistance à la douleur assez élevée ! Or, de toute ma vie, je n'ai jamais entendu Phoebe crier de douleur! Et pourtant, on a eu des missions qui étaient dures ! Alors?

Voldemort était partagé entre l'idée d'être fier de son fils, qui était loin d'être stupide, et la colère que son fils ne se tienne pas simplement aux explications données !

- Ces imbéciles ont oublié de lui donner une potion anti-douleur avant de retirer la balle, donna-t-il comme explication.

Il arrêta son fils avant qu'il ne sorte de sa chambre et aille commettre un meurtre. Il ne le connaissait que trop bien !

- J'ai besoin de toi! Mais avant il faut que tu me promettes de laisser tes instincts protecteurs au placard!

- Mais... C'est ma sœur! Je ne peux pas...

- Écoute Matthew, je ne peux pas rester vingt-quatre heures sur vingt-quatre avec Phoebe. Sans compter que ma présence les effrayerait plus que de raison! J'ai besoin que tu restes près d'eux mais que tu ne les touches pas! Je les veux encore en vie et en pleine santé sans aucune égratignure. Tu ne leur portes aucun coups. Ni physique, ni magique, ni mentale! C'est clair, Matthew? Tu ne fais que surveiller qu'ils soignent ta sœur comme il le faut.

- Mais, père...

- Non Matthew. Sa blessure se trouve en dessous de sa poitrine. Ce qui signifie que peu importe la personne qui la soigne, elle serait obligée de la toucher! Que se soit toi, moi, ou quelqu'un d'autre, il sera obligé de la toucher à des endroits intimes. Que tu protèges Phoebe est tout à ton honneur. Que tu ne laisses personne s'en approcher de trop près, je trouve cela bien... Ne lui dit jamais que j'ai dit ça ! Elle me tuerait. Mais Phoebe reste ta sœur! Et uniquement ta sœur... Tôt ou tard, elle rencontrera un homme qu'elle aimera et ce n'est pas pour autant que tu la perdras! Elle restera toujours ta sœur mais laisse la vivre sa vie et protège-là mais de loin! Si tu continues de la coller comme cela, tu va finir par la perdre! Je te laisse quitter ta chambre et aller à ses côtés qu'à la condition que tu ne leur fasses pas peur et que tu contrôles ce qu'il se passe. Je ne vous ai pas payés des études de médicomagie pour rien!

- Aucun des cours que nous t'avons demandé n'ont servit à rien. Nous nous servons de toutes les disciplines que nous t'avons demandé d'apprendre.

- Je suis fier de ce que vous êtes devenus. Bien que je n'approuve pas totalement vos missions, vous utilisez tout votre esprit pour parvenir à vos fins. Vous êtes très intelligents et vous arrivez toujours à suivre vos plans.

- Père, serait-ce un soupçon de sentimentalisme que je perçois dans votre voix? Demanda-t-il, moqueur.

- On verra qui rira le dernier quand tu auras des enfants, Matthew.

- Si ma sœur me laisse un jour connaître plus que des histoires d'un soir! Rétorqua-t-il, calmement.

- Tu sais dans ce cas ce qu'elle ressent lorsque toi tu ne te contentes pas de les faire fuir! Répondit son père avec sarcasme.

- Ah, bon? Et que fais-je? Demanda-t-il, étonné.

- Matthew, tu es pire que ta sœur lorsqu'elle est en zone rouge! De plus, depuis que tu as dix ans, je ne crois plus à tes airs de sainte-nitouche! Alors, tu vas retrouver ta sœur ou tu restes dans ta chambre?

- Je vais retrouver ma sœur... Ah, au fait, elle est en zone rouge!

- Salazard nous préserve! Pria Voldemort en poussant un soupir de lassitude tout en retournant à ses occupations.

Cette prière fit rire Matthew. Son père était celui qui faisait le plus les frais des humeurs de Phoebe. Certes, pas autant que certains Mangemorts mais quand même! Matthew se résolut donc à ne rien faire aux infirmiers désignés de Phoebe. Sa santé était plus importante que tout pour lui. Alors il descendit à l'infirmerie. Sa présence jeta un grand froid dans l'infirmerie. Il ne dit rien et s'installa de l'autre côté du lit où Drago travaillait sur la blessure de sa sœur tout en ouvrant un livre qu'il avait au préalable apporté.

Drago était en train d'appliquer un baume sur la blessure afin de la refermer. Il ne lui restait plus qu'à penser la plaie et il avait enfin fini. La balle n'avait fait aucun dégât. Heureusement d'ailleurs! Il lui avait fait boire quelques potions pour faire cicatriser l'entaille. Le maître avait dit aucune cicatrice! C'est à cela que servait le baume qu'il venait de finir d'appliquer. La fille du maître restait désespérément inconsciente. Et, mine de rien, il commençait à paniquer avec le fils du maître qui surveillait chacun de ses mouvements. Il était temps qu'elle ouvre les yeux.

Matthew, de son côté, était partagé entre deux idées. D'un côté, il n'avait pas envie que sa sœur ouvre les yeux de si tôt! Il ignorait dans quel état d'esprit elle était. Il n'avait pas envie de subir ses foudres pour ne pas avoir fait attention. Lui en voulait-elle de s'être pris une balle à cause de lui? Il ne savait même pas ce qu'elle avait dit à leur père! Mais comme il était encore en vie, il supposait qu'elle n'avait rien dit de péjoratif sur lui. Son père l'avait juste disputé parce qu'elle était blessée. Il faudrait qu'ils en parlent!

Ce ne fut qu'au bout d'une heure que sa sœur ouvrit les yeux. Elle était toujours pâle, mais on voyait qu'elle commençait à aller mieux. Il jeta un sort qui fit apparaître son taux sanguin. Il était bien en dessous de la moyenne.

- Sa température corporelle est à combien? Demanda Severus

- Trente-sept neuf. Il faut lui faire baisser la température. Comment te sens-tu, Princesse?

- Comme quelqu'un qui s'est fait tirer dessus, je suppose, répondit-elle à moitié dans la lune.

- Au moins, tu as toujours ta répartie ! Répondit-il en rigolant.

- Alors dans quel état je suis? Demanda-t-elle en se essayant de se redresser.

- Vous ne devez pas vous asseoir! Déclara Drago en appuyant sur ses épaules pour la recoucher.

- Et pourquoi je n'aurais pas le droit? Demanda-t-elle en forçant, ce qui lui fit mal.

Drago se fit taper sur les mains par Matthew. Il connaissait Phoebe. Elle était un esprit de contradiction. Donc, elle faisait tout le contraire de ce qu'on lui disait! Sauf si son père ou son frère le lui ordonnaient.

- Phoebe, tu restes allongée !

- Mais je me sens bien! Je peux m'asseoir! Riposta-t-elle.

- Pas pour le moment. Ta blessure n'est pas refermée ! Pas de folie avant une semaine au moins! Et tu restes allongée jusqu'à demain soir ou plutôt vu l'heure qu'il est, jusqu'à ce soir.

- Matthew, s'il te plaît, pas consignée au lit ! Je ne vais pas survivre moi, lui répondit-elle avec ses yeux de chat perdu.

- Non princesse, tu restes au lit. Je vais t'aider pour te laver mais, après, tu retournes au lit!

- Mais...

- Il n'y a pas de mais! Père a demandé à me voir. Tu n'as pas intérêt à te relever pendant mon absence! Est-ce que j'ai été clair?

- Et plus encore, j'ai rien fait et je suis clouée au lit! Bouda-t-elle

- On en reparlera plus tard. Pour l'instant, je t'emmène au bain. On doit mouiller le moins possible les pansements.

- De toute façon, ils sont à refaire mais il vaudrait mieux éviter de mouiller la blessure qui n'est pas encore refermée car, avec le savon, elle va déguster ! Dit Drago.

Matthew porta Phoebe faire sa toilette. Celle-ci n'était pas très contente de se faire porter mais elle ne dit rien face au regard noir de Matthew. Elle se laissa faire du début à la fin. Ils avaient grandi ensemble. Il n'y avait pas de question de pudeur. De toute façon, cela aurait été impossible. Aussi bien l'un que l'autre scrutait attentivement le corps de l'autre à chaque fin de mission pour voir si l'autre était blessé et qu'il ne l'aurait pas dit. Ce qui ne fut jamais le cas.

Lors des missions, ils se soignaient toujours mutuellement. Jamais Matthew, ni même Phoebe, n'auraient accepté que quelqu'un les touche ou touche l'autre. Sauf pour les blessures graves comme c'était le cas actuellement. En général, Lucas léchait les plaies sanguinolentes. De par sa condition de vampire, sa salive permettait aux blessures de cicatriser assez rapidement. De plus, cela lui permettait de ne pas perdre le contrôle sur son vampire a la vue du sang.

- Dois-je te faire boire une potion de sommeil sans rêve ou tu resteras bien sagement au lit et tu dormiras quand je reviendrais ? Demanda Matthew, une fois qu'elle était propre et dans le lit prête à dormir.

Phoebe poussa un soupir de lassitude. Elle n'était pas fatiguée et elle aimerait bien regagner sa chambre! Mais visiblement pas avant demain soir. Elle n'avait pas envie de dormir. Trop d'émotions pour le faire. Cependant, elle promit à son frère d'être toujours là à son retour.

Matthew partit prendre sa douche et retrouva son père dans ses appartements.

- Alors, papa, que me voulais-tu? Demanda Matthew une fois qu'il eut pris place en face de son père.

- J'aurai besoin de vous.

- On ne prend pas part à tes affaires tout comme tu ne prends pas part aux nôtres, dit-il doucement

- Je sais Matthew. Je ne te demande pas de te battre pour moi. Tu n'es pas un Mangemort! Et je refuse que vous le deveniez. Mais ta sœur et toi avaient besoin de vous sociabiliser un petit peu. Personne ne vous approche si ce n'est Stéphane et Lucas. Et j'ai besoin d'espion fiable à Poudlard et Durmstrang. C'est pourquoi je veux que vous y allez. Toi à Durmstrang et Phoebe à Poudlard.

- Tu sais que nous sommes inséparables, papa, j'ignore si Phoebe acceptera d'aller à Poudlard seule. Et je ne suis pas sûr non plus de la laisser seule au milieu de bêtes assoiffées de sexe!

- Vous ne serez pas seuls. Vos gardes du corps seront avec vous. Je ne veux pas qu'on sache aussi vite vos capacités. Lucas partira avec Phoebe et Stéphane avec toi. Lucas a ses avantages de vampires. Il sera bien suffisant pour défendre Phoebe des bêtes assoiffées de sexe, comme tu le dis si bien!

-Pourquoi moi à Durmstrang et pas Phoebe ?

- Tu connais parfaitement le caractère de ta sœur, Matthew. Durmstrang enseigne la magie noire et Phoebe ne se gênera sûrement pas pour faire ses caprices. Or, à Poudlard, l'ambiance est... plus calme, dirons-nous.

- Prie pour qu'elle ne fasse pas sauter les cachots! Rigola-t-il avec son père

- Acceptes-tu?

- Cela me va. Mais si nous avons des missions, nous nous absenterons de l'école pour les effectuer. Nous ne serons pas repérés parce que nos missions ont lieux dans les quatre coins du monde. Et à moins d'éliminer un ministre, cela ne fera jamais la une de notre pays. Maintenant reste à savoir si Phoebe va accepter.

- Je te charge de la convaincre.

- Mouais, tu veux dire que tu me charges de la forcer plutôt! Rigola-t-il

- J'ai horreur d'avoir à faire à elle quand j'ai un service à lui demander! Se justifia-t-il avec un sourire complice. Elle en fait toujours beaucoup trop.

- On part quand? Reprit Matthew

- Dans une semaine et trois jours.

- Je lui annoncerais dans deux jours. Je ne veux pas qu'elle force sur sa blessure. Or, dès qu'elle va l'apprendre, elle va foncer te voir. Évite d'avoir des réunions dans deux jours, lui dit-il avec un magnifique sourire.

Lorsque Matthew retourna près de sa sœur, il fut surprit de découvrir des liens aux poignets et aux chevilles qui la retenaient contre le lit. Et naturellement Phoebe fusillait du regard Severus Rogue.

- Que se passe-t-il? Demanda-t-il

- Il semblerait que votre sœur ait l'habitude de dormir dans une position compromettante pour sa blessure. Si elle dort en position du fœtus comme elle était partie pour le faire, la plaie va se refermer dans cette position, et demain lorsqu'elle va s'étirer, la croûte qui se sera formée va se fissurer et donc se rouvrir. Si elle ne se referme pas convenablement dès le départ, elle va garder une cicatrice. Et ce, malgré le baume que Drago lui a mis.

- Je vois.

Puis il rajouta vers sa sœur en fourchelangue pour n'être compris que par elle :

- Pourquoi tu n'as pas enlevé les liens? Tu excelles en magie sans baguette!

- Papa ne veut pas qu'on montre qu'on sache le faire. Et comme ça, tu vois ce qu'ils m'ont fait alors que je suis restée bien sagement dans le lit et allongée en plus! Ainsi, tu as une bonne raison de les tuer!

- Bien essayé! Répondit-il en se moquant ouvertement de sa sœur. Mais je ne les tuerais pas.

Il défit les liens, porta sa sœur, s'assit sur le lit et installa sa soeur entre ses jambes, de manière à ce qu'elle reste le plus allongée possible.

- Tu ne vas quand même pas dormir moitié allongé, moitié assis? Lui dit-elle

- Tu t'es bien pris une balle à ma place. D'ailleurs, faudra qu'on en discute sérieusement! Donc oui, je vais dormir comme cela. Maintenant dors et reste allongée.

- Que te voulait papa?

- Tu le sauras bien assez tôt. Dors.

- C'est-à-dire?

- Vas-tu dormir un jour?

- Je ne suis pas fatiguée.

- Drago, apporte-moi une potion de sommeil sans rêve. Ensuite, tu pourras retourner chez toi. Je vais rester là. Et Severus est là si besoin est.

- Quoi ? Mais...

- Pas de mais, princesse, tu bois cette potion. Elle t'évitera de te tourner inconsciemment durant la nuit.

- Et de dormir, ajouta-t-elle, lassée.

- Exactement. Tu en as besoin et moi aussi. Bonne nuit, princesse.

- Bonne nuit, mon ange, dit-elle, amère, en regardant la potion qu'elle avait entre ses mains.

Matthew attendit qu'elle ait enfin bu la potion et que cette dernière fasse effet avant de se laisser porter par le sommeil à son tour.