Coucou ! Comme promis, cette fois-ci, c'est du Brittana. C'est surtout centré sur Santana en fait (d'ailleurs, c'est un PDV Santana) mais le Brittana et bel et bien présent. Au pire, j'en écrirais un autre plus tard, où ce sera 100% Brittana :p. Ça fait beaucoup de « Brittana » écrit, non ? Huuum, je m'égare … le prochain chapitre sera du Klaine. Un grand merci à ceux qui suivent, aiment et commettent cette fiction, ça fait toujours super plaisir ! :')

Cette fois-ci, j'aborde le sujet de l'homoparentalité, donc j'espère avoir fait un boulot un minimum correct. ^^

Bonne lecture ! :)


Je n'aimais pas vraiment me retrouver seule avec ma fille. Pourtant, Jade était une petite fille adorable. Brittany et moi l'avions adoptée quatre ans auparavant, et nous étions heureuse. Mais j'avais parfois l'impression que Jade aimait plus Britt' que moi. C'était sûrement ridicule de penser une chose pareille, mais je ne pouvais pas l'en empêcher. Bien sûr, je gardais ça pour moi. Plus que ma fierté, je ne voulais pas mettre ma femme ou ma fille mal à l'aise. Je pouvais être une sale garce, mais pas avec les deux amours de ma vie . J'attendais donc que Britt' rentre du boulot. Elle donnait des cours de danse, et elle adorait ça. Moi, de mon côté, j'entrainais une équipe de cheerleaders, et j'étais devenue une espèce de Sue Sylvester 2.0. Mais un tout petit peu moins méchante, quand même. D'ailleurs, en y réfléchissant bien, c'était très dur, voir quasi-impossible d'être pire que le coach Sylvester. Je frissonna en repensant aux autre années que j'avais passé au sein des cheerios, à subir ses entraînements digne d'une école militaire …

- Maman S. ?

La voix de Jade me tira de ses pensées. Sans que je ne le remarque, elle avait cessée de jouer avec ses poupées et s'était avancée vers moi.

- Qu'est-ce que tu veux ma puce ?

- C'est quoi une « gouine » ?

Instinctivement, je sentis la colère montrer en moi, mais je fis l'effort de ne pas m'énerver. Je ne voulais pas prendre le risque d'effrayer ma fille. Elle n'avait que cinq ans, après tout. C'était encore un peu tôt pour lui montrer comment passer en mode Lima Height.

- Huuuum, dis-je d'une voix faussement calme. Où est-ce que tu as entendue ça ?

- À l'école, répondit-elle, l'air gênée. C'est des garçons de ma classe qui disent que toi et maman B. , vous êtes des « gouines » …

J'aurais dû m'en douter. En réalité, ce n'était pas très étonnant. À cet âge là, les gosses sont loin d'être sympas, même s'ils ne pensent pas toujours ce qu'ils disent.

- Et bien, tentais-je de lui expliquer, moi et maman, nous sommes des filles … deux filles qui s'aiment.

Elle hocha la tête, m'invitant à en dire plus.

- Et tonton Blaine et Tonton Kurt sont deux garçons qui s'aiment. Tu te rappelle d'eux, n'est-ce pas ?

- Oui … Tonton Blaine m'avait offert un ours en peluche géant !

- Exactement, dis-je en souriant. Tu a remarquer que tout tes copains à l'école ont un papa et une maman, n'est-ce pas ?

Elle hocha une nouvelle fois la tête.

- Mais toi, tu as deux mamans. Moi et Brittany. Et le mot « gouine », c'est un mot qu'on utilise pour insulter ou se moquer des personnes comme moi et maman B. Et si un jour tu entends le mot « pédé », c'est exactement la même chose, sauf que ce mot là, c'est pour insulter les personnes comme tonton Blaine et Tonton Kurt.

Pas facile d'expliquer l'homophobie à une petite fille de cinq, mais elle sembla comprendre que le sujet était sérieux.

- Donc … les garçons de ma classe, ils se moquent de moi parce que j'ai deux mamans ?

Elle avait prononcée cette phrase d'une voix triste, comme si elle allait de mettre à pleurer. Pendant un bref instant, j'eus une très grosse envie de débarquer à son école et de faire comprendre à ses sales mômes qu'ils avaient intérêt à laisser ma fille tranquille avant de me reprendre. Ils étaient jeunes, et ils ne comprenaient sans doute pas ce que ce mot voulait dire. Ils avaient pu l'entendre n'importe où ; de la bouche de leurs parents, à la télé … peu importe, mais à cet âge, les gamins répètent ce qu'ils entendent sans se rendre compte que ça peut être blessant.

- Ne fais pas attention à ça, dis-je finalement d'une voix douce. Je crois qu'ils ne comprennent pas que deux personnes peuvent s'aimer même si c'est deux filles ou deux garçons.

- Mais toi et Maman B. vous vous aimez …

- Bien sûr que oui. Mais parfois, les gens ne comprennent pas.

- Parce qu'ils ont un papa et une maman ?

- Exactement.

Ses sourcils restent cependant froncés. Visiblement, elle était frustrée.

- Moi, je sais que tu es vraiment amoureuse de Maman B. , déclara-t-elle très sérieusement.

- Je n'en doute pas ma chérie, dis-je en souriant. Écoute, si cette histoire de préoccupe autant, et si ces garçons continuent à se moquer de toi, j'irais parler à leurs parents, d'accord ?

- D'accord …

Sur ce, elle retourna jouer avec ses poupées, comme si rien ne s'était passé. Un brusque sentiment de culpabilité vint alors m'envahir. Comment avais-je pu penser ne serait-ce qu'une seule minuscule seconde qu'elle pouvait aimer Britt plus que moi ? C'était la plus adorable des petites filles. Une véritable boule d'amour sur pattes. Comme ma Britt' ... qui venait à l'instant de rentrer.

- Bonsoir chérie.

Elle m'embrassa rapidement, avant de faire de même avec Jade, puis prit place à côté de moi sur le canapé.

- Ta journée s'est bien passée ?

- Jade et moi on s'est un peu fait chier sans toi, mais oui.

- San' … ton langage !

- Oups … désolée …

- Ce n'est pas grave. Tu es sûre que tout va bien ? On dirait que tu es un peu énervée.

Je reconnaissais bien là ma femme. Je ne pouvais rien lui cacher. Elle pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert.

- Non, il n'y a rien, ne t'inquiète pas.

Inutile de l'inquiéter avec cette histoire. S'il devait y avoir un problème, c'est moi qui le réglerais, comme toujours. Autant préserver l'innocence de ma chérie.

- Tu as faim ? J'étais sur le point de préparer à manger …

Aussitôt, elle tapa dans ses mains, se leva du canapé, puis sautilla partout dans la pièce, rapidement imitée par Jade. Tel mère, tel fille. Peu de personnes s'agiteraient autant pour un simple repas, mais elles n'étaient pas n'importe qui : c'était les deux amours de ma vie.

Et bon Dieu, qu'est-ce que je pouvais les aimer.