Coucou!
Le chapitre 6 pour vous.
C'est à nouveau un POV Jasper.
J'espère que cela vous plaira!
Bonne lecture
Chapitre 6-
POV Jasper
Comme je l'avais dit à Rosalie, il me faut à peine quinze minutes pour être devant chez elle.
L'adresse est celle d'un petit immeuble mais comme je n'ai pas pensé à prendre son numéro et que je n'ai que son prénom, je risque d'avoir bien du mal à la trouver parmi toutes ces sonnettes...
Je reviens sur ce que j'ai dit ! Je la trouve du premier coup ! Et pour cause, c'est son prénom qui est écrit sur l'étiquette « Rosalie K. & B. Swan ». C'est étrange, normalement c'est l'initiale de son prénom et son nom en entier que l'on affiche, comme pour Bella à laquelle je suppose que le « B » appartient, pas l'inverse.
Je décide de laisser ça de côté. De toute façon, plus je m'intéresse à ces filles et plus j'ai de questions. Je sonne donc et quelques secondes plus tard, la voix, légèrement moins tremblante que tout à l'heure de Rosalie me répond.
- Jasper ?
Ok. Je suis attendu. Mais qu'est-ce qui se passe ?
- Oui c'est moi.
- 3e étage. Appartement B.
Clair et net. Je me dépêche.
J'ai laissé tomber l'ascenseur, pour trois étages, l'attendre aurait était plus long que de monter par les escaliers. J'arrive sur le palier de l'appartement B et j'ai à peine le temps de frapper deux coups que la porte s'ouvre sur Rosalie. Ou du moins je suppose que c'est elle parce que cette fille devant moi n'a plus rien de la sulfureuse femme du restaurant. Même avec les yeux gonflés et le nez rouge, elle reste magnifique, mais ce n'est plus qu'une jeune fille paniquée que j'ai en face de moi.
- Je… je ne sais pas quoi faire… je ne sais pas ce qu'elle a…
Je la suis à l'intérieur alors qu'elle me guide à travers les lieux vers ce que je suppose être la chambre de Bella.
- Elle ne va pas mieux, je demande?
Mon arrivée semble avoir quelque peu calmée mon interlocutrice qui me répond d'une voix un peu plus calme.
- Et bien… Je lui ai dit que je vous avais appelé. Elle n'a pas bougé mais elle m'a dit que ça ne servait à rien, que ça finirait par passer d'ici quelques heures…
Je devine au regard qu'elle me jette qu'elle n'a pas vraiment comprit ce que son amie a tenté de lui expliquer.
- Vous savez que ce n'est pas moi le psy… mais pour moi ça veut dire que ça lui est déjà arrivé de se retrouver dans cette situation et que donc elle sait que ça va finir par passer.
La réaction de Rosalie me confirme que je ne suis effectivement pas psy… bien que je ne comprenne pas ce qui peut la mettre dans un tel état dans ce que je viens de dire…
- Déjà… ? Mais elle ne m'en a jamais parlé… Elle va mal et je n'ai rien vu… Elle arrive à m'aider alors qu'elle elle…
Ah oui… c'est ce qu'Edward appellerai « mettre les pieds dans le plat ». Mais comme la diplomatie ce n'est pas vraiment mon truc, je vais au plus urgent.
- Où est Bella ?
Rosalie semble revenir sur terre et me montre la porte sur notre droite. Je pousse celle-ci mais la jeune blonde ne fait pas mine de me suivre. Ce que je viens de dire l'a visiblement vraiment retournée. Bien Jasper… J'espère qu'Edward va rapidement avoir mes messages.
Je rentre donc dans la chambre et j'ai un temps d'arrêt. La pièce est… ensoleillée. Oui c'est exactement le mot qui convient. Les murs sont jaunes et beige, et traversés par de fines bandes verticales rouge-orangées ou chocolat… Dès couleurs que je n'aurai jamais osé. Je ne suis même pas sur qu'Alice l'aurait fait. Et pourtant le rendu est superbe. Dehors c'est l'hiver, mais ici l'on se croirait en plein été. Le bureau et la bibliothèque sont d'imposants meubles bruns foncés qui renforcent cette effet de chaleur.
Et dans un coin de la pièce, il y a un lit double avec dessus une couverture assortie au reste de la pièce, et sous cette couverture, je devine la forme tremblante de Bella, toute recroquevillée sur elle-même.
Je pense que le mieux pour commencer est de ne pas lui faire peur alors j'avance d'un pas dans la pièce tout en laissant la porte ouverte et je lui signal ma présence.
- Bella ? Je suis Jasper. Nous nous sommes vus au restaurent il y a deux semaines alors que je dinais avec mon petit ami. Vous nous avez amené le dessert que la maison offre habituellement aux couples. Vous vous souvenez ?
La couverture n'est pas très épaisse et je n'ai donc rien manqué de sa réaction à mes paroles, du moment où elle s'est tendue et recroquevillée encore plus contre son mur quand je me suis signalé, au moment où elle s'est clairement détendue quand elle a comprit qui j'étais.
Enfin « détendue » est un bien grand mot. Disons qu'elle est retournée à l'état dans lequel elle était au moment où je suis entré : tremblante de toutes parts.
Et pas un seul instant elle n'a émergé de sous sa couette. Jusqu'à ce que je vois finalement le bout de ses doigts apparaitre et en soulever légèrement un coin. Mais pas plus. Je ne vois que ses doigts, mais d'après la forme sous la couette, je devine que son visage et au niveau de cet interstice et qu'elle peut ainsi voir chacun de mes mouvements.
C'est alors qu'elle parle et que j'ai un véritable choc.
- C'est gentil à vous d'être venu mais Rosalie n'aurait pas du vous inquiéter. Ce n'est qu'un petit coup de blues. Ça va passer.
Elle… elle va bien. Enfin disons qu'elle irait bien si à, je suppose, vingt ans sa solution pour se calmer n'était pas de se cacher, toute tremblante, sous sa couette. Mais si je lui avais parlé sans la voir, je n'aurais pas pu deviner qu'elle ne va pas bien. Ça voix est calme, posée, neutre. Exactement comme si nous tenions une conversation normale. J'ai même presque l'impression qu'elle tente de me rassurer, ce qui est un comble vu la situation.
Et je dois avouer que je ne sais pas trop quoi faire. Elle a visiblement besoin d'aide, mais sa réaction montre le contraire. Je devine que je dois avoir une tête d'ahuri et je décide de faire ce que je fais d'habitude : je ne tourne pas autour du pot.
- Je ne comprends pas.
D'accord ma bouche n'a visiblement saisi ce que mon cerveau a tenté de lui dire. Je pensais plutôt sortir quelque chose comme « Et en réalité ? », peut-être même avec un petit brun de sarcasme pour faire bonne mesure. Mais bon c'est vrai que je ne comprends pas.
- Et quoi donc ?
Ah… la question à mille dollars. Qu'est-ce que je ne comprends pas. Je gagnerai du temps à dire ce que je comprends, il y a tellement peu de chose qui semblent vouloir rentrer dans cette catégorie.
- Et bien tu… euh vous…
- Tu peux me tutoyer.
Je voudrai bien mais je suis momentanément incapable de parler. Pour me dire cela, elle s'est redressée. Elle est toujours sur son lit, enroulée dans sa couette, mais celle-ci s'arrête à présent au niveau de ses épaules et elle me regarde gentiment. Non pas gentiment… doucement. C'est ça, elle pose un regard doux sur moi, comme si elle cherchait à m'aider alors qu'elle voit que je peine à trouver les mots.
Mais comment la situation a-t-elle pu autant changer en quelques instants ? À présent c'est clairement elle qui mène la conversation, attendant que je lui confie mes pensées.
Mais où est passé la petite fille tremblante de tout à l'heure ?
Mais je me reprends. C'est dans ma nature de maitriser la situation et ça fait des jours et des jours que je veux la comprendre, alors j'essaye de l'amener à me parler.
- Je ne comprends pas ce qui a pu te mettre dans cet état.
J'ai effectivement opté pour le tutoiement, c'est bien plus commode, et j'ai repris le pouvoir sur le filtre entre mon cerveau et mes lèvres ce qui me permet de lui parler d'une voix aussi calme que celle qu'elle utilise. Elle a d'ailleurs l'air légèrement surprise par mon changement d'attitude, comme je l'ai été pour le sien même si pour moi c'était bien moins flagrant. Et oui, moi aussi je peux le faire. Bien que le fait qu'elle l'ait remarqué suppose qu'elle est vraiment très attentive a tout ce qui l'entour. Même Edward ne remarque pas toujours mes changements d'humeurs, même si ceux-ci sont bien plus significatifs.
Elle me sourit. Doucement encore une fois. Tout est doux chez cette fille. Elle est décidément un mystère : la soumission, la domination, la panique, la douceur… et je suppose qu'il y en a d'autres. Comment fait-elle pour ne pas exploser alors qu'elle jongle avec autant de sentiments, dont déjà trois dans ceux que j'ai repéré sont très souvent instables ?
- Ce n'est rien je te l'ai dis. Juste un petit coup de blues. Comme un contre coup après plusieurs jours avec les nerfs à fleur de peau. Rosalie m'a dit que vous m'avez vu démissionner. Je cherche un nouveau travail c'est un peu stressant.
Honte à moi mais je n'ai pas écouté tout ce qu'elle vient de dire. Je me suis arrêté au milieu et je suis sur que cela à son importance.
- Contre coup…
J'ai murmuré ces deux mots mais je la vois se tendre. Je savais qu'il y avait autre chose sous ce terme qui m'a parut un peu trop fort pour juste vouloir dire « avoir les nerfs qui lâchent ». Edward serait fier de moi s'il me voyait. J'aurai peut-être du m'intéresser à la psychologie plutôt qu'à l'histoire… quoique non, mon amour et son besoin d'exceller dans tout ce qu'il entreprend n'aurait pas pu s'accorder avec mon besoin de dominance si nous avions prit le même sujet d'étude.
Mais pour en revenir à Bella, son regard doux est brusquement devenu suspicieux. Cela confirme que j'ai mit le doigt sur quelque chose, mais cela m'indique surtout très clairement qu'elle n'est pas prête à le partager.
Décidemment, qui est cette fille ? Et que cache-t-elle ainsi ?
Je suis bien décider à savoir et à prendre le temps qu'il faudra pour ça, alors je m'assieds en tailleurs sur le sol, adosser à la porte et sous son regard attentif, je réfléchit à la première question que je vais lui poser.
A l'extérieur de la chambre j'entends sonner l'interphone. Ça c'est Edward qui arrive, il va pouvoir gérer Rosalie, et moi je peux donc me concentrer sur Bella qui est bien trop méfiante pour être la même personne que la gentille fille douce de tout à l'heure. Il faut qu'elle arrête avec ça parce que moi je vais finir par m'y perdre.
Mais le fait qu'elle se méfie autant peut être un point positif : c'est quelle craint que je découvre ce qu'elle veut cacher, et donc que j'en suis capable, il faut seulement que je veille à y aller doucement pour qu'elle ne se ferme pas comme une huitre.
Et voilà!
Vous avez déjà quelques indices sur le caractère de Bella et sur celui de Rosalie.
N'hésitez pas à laisser des reviews avec vos commentaires ou vos questions...
biz
