Bonjour à tous et toutes.

Voici le Chapitre 7, qui est un retour du POV Edward

Et c'est un des plus long que j'ai publié jusqu'à maintenant (en nombre de mots).

J'espère qu'il vous plaira

Bonne lecture


Chapitre 7-

POV Edward

Je sais que ce que je fais est utile, important même pour certain, alors j'essaye de rester concentré sur ce que me raconte ma patiente mais je dois avouer que c'est difficile. Je travaille dans un cabinet en collaboration avec deux psychiatres et une autre psychologue, et c'est une des patientes de cette dernière que j'ai face à moi. Normalement le vendredi je ne travaille pas, l'avantage de travailler dans un cabinet, et comme Jasper non plus, nous passons la journée tous les deux. Ça nous donne du temps pour être ensemble parce qu'en général nous passons le week-end avec nos amis et ce n'est pas exactement la même chose.

Donc je me retrouve à travailler, alors que je pourrai être avec mon amour, et en plus ce n'est pas très intéressant. Je ne dis pas que ce n'est pas important, d'une certaine façon tout au moins, après tout chacun ses problèmes, mais cette vieille dame qui me parle du décès de son cinquième chat ne m'aide pas vraiment à tenir Rosalie et Bella éloignées de mes pensées. Ce qui en soi est perturbant car il est rare que je m'intéresse à qui que ce soit et ces filles, que j'ai croisé à peine quelques minutes, amènent des dizaines de questions à mon esprit.

Nouveau coup d'œil à l'horloge murale située derrière la patiente (utile pour surveiller l'heure sans qu'elle ne s'en rende compte) et merci mon Dieu, cette séance est terminée ! C'est la dernière fois que je remplace Emily Young, son fils Sam a peut-être des problèmes mais ses patients sont justes… je préfère mes petits adolescents et leurs crises existentielles.

Je raccompagne donc la dame au chat jusqu'à la sortie et celle-ci me remercie chaleureusement. Je n'ai fais que l'écouter, et encore, mais si c'est ce dont elle avait besoin, je suis ravi d'avoir pu l'aider. Puis je passe par le secrétariat pour me renseigner sur le nom de mon dernier patient – au moins le vendredi est une petite journée. Madame Verme est au téléphone et, en me voyant approcher, elle prend un post-it et note quelque chose dessus avant de me le tendre. Elle n'a pas cessé sa conversation téléphonique un seul instant. J'ai du mal à savoir ce que je pense de cette femme, je sais qu'elle est contre l'homosexualité, elle ne me l'a jamais caché, ce qui me rend légèrement mal à l'aise vis-à-vis d'elle, et en même temps, elle ne m'a jamais fait de remarque et est toujours restée très professionnelle. Elle a juste mit ce fait de côté et je prends soin de ne pas le lui renvoyer à la figure. Dans le fond j'ai beaucoup de respect pour elle car elle a su faire ce que m'a famille n'a même pas envisagé : m'accepter.

Je secoue la tête pour me sortir de mes pensées et lis le post-it : Prochain Rendez-vous annulé. Bon Week-end / Ecoutez votre messagerie. Clair, concis, et même un petit mot gentil, cette journée ne sera peut-être pas si mal finalement… Je vais même pouvoir rentrer pour profiter de mon amour.

Je fais un petit signe de tête à Mme Verme, puis je retourne à mon bureau pour récupérer mes affaires et j'allume mon portable alors que je descends au parking. Alors que je remonte à la surface au volant de ma volvo, il sonne pour m'annoncer que j'ai un message que je m'empresse d'écouter.

« Bonjour. Vous – avez – un – nouveau – message. Reçu – aujourd'hui – à – 11h13. Edward c'est Jasper. Rosalie vient d'appeler. Apparemment Bella ne va pas bien et elle n'arrive pas du tout à gérer. Elles habitent au 1203 Kalvin Street, donc pas très loin de la fac, et je suis en route pour y aller. Je te rappelle si j'en pars avant ton arrivée. Je t'aime. Fin – des – messages. »

Je coupe mon téléphone. Il est 11h30, j'ai raté l'appel de peu et le temps d'arriver à l'adresse qu'il m'a donné, il n'y sera que depuis quelques minutes. Je prends donc la direction de la faculté, me demandant ce que je vais trouver en arrivant.

Dix minutes plus tard, je sonne chez Rosalie et Bella. L'étiquette de leur sonnette est un peu étrange mais cela m'a permis de les trouver.

- Oui ?

Oh ! Voix enrouée par les larmes, mais je crois reconnaitre la voix de Rosalie. Qu'est-ce qui se passe là-dedans ?

- C'est Edward je suis…

- Je sais, m'interrompt-elle. 3e étage, appartement B.

Trop curieux pour mon propre bien, je me précipite à l'intérieur du hall de l'immeuble et ignore l'ascenseur au profit des escaliers. C'est un peu essoufflé que je frappe à la porte de l'appartement B.

Celle-ci s'ouvre quasiment immédiatement sur une fille assez jolie mais au visage bouffit par les larmes. Et il me faut quelques secondes pour la reconnaitre.

- Rosalie ? j'entends le doute dans ma voix mais à ma décharge, cette fille n'a pas grand-chose à voir avec la jeune femme du restaurant.

Elle acquiesce et m'invite à rentrer. Son corps est toujours secoué de sanglots mais elle ne pleure plus. Le plus gros de la crise est passée.

- Votre ami Jasper est avec Bella, me dit-elle d'une petite voix en mon montrant un porte un peu plus loin.

J'ai bien envi de savoir ce qu'il se trame là-bas mais je pourrai toujours demander à Jasper plus tard et Rosalie a visiblement besoin de compagnie.

- Je suis sur qu'il s'en sort très bien, je réponds donc. Ça vous ennui si je reste avec vous ?

Elle me fait signe que non de la tête mais je vois dans ses épaules qui se relâchent brusquement qu'elle a effectivement besoin de soutien elle aussi.

Elle m'indique la direction de la cuisine et je l'y suis.

- Thé ? Café ?

- Thé s'il-vous-plait

Je suis impressionné par la vitesse à laquelle elle se reprend.

Nous buvons nos boissons dans un silence assez confortable, mais quand des voix commencent à nous parvenir de la chambre de Bella, je décide de la distraire en entament la conversation.

- Alors Rosalie, quoi de neuf depuis notre dernière rencontre ?

Dès que cette phrase traverse mes lèvres, je dois me retenir de me frapper la tête contre la table.

- Désolé, j'ajoute précipitamment.

Mais comment je fais pour mettre les pieds dans le plat à chaque fois que je m'adresse à elle. Et elle est visiblement d'accord avec moi car elle se tend à nouveau. Mais au moins son visage n'est pas fermé, il y a du progrès.

- Ça pourrait aller mieux, dit-elle.

Sa voix est cassante, mais pas aussi froide que la dernière fois.

- Vous ne devez pas être très doué comme psy.

Là je suis vexé. D'accord je ne sais pas trop comment réagir avec elle mais là…

- Si en faite. Mais comme vous n'êtes pas une de mes patientes, je n'agis pas avec vous de la même façon.

Cette fois c'est la bonne ! C'est le chaud et le froid avec cette fille. Un coup elle me déteste, un coup elle m'adore. Il faut que j'apprenne à faire attention à ce que je lui dis.

- Et qui êtes vous alors ? me demande-t-elle avec un petit sourire.

Et en plus elle a vu que je rame. Décidemment… Mais je décide de continuer sur ma lancée.

Et bien, je vous ai proposé d'appeler si vous aviez besoin d'un ami je crois… Edward Cullen, enchanté, dis-je en lui tendant la main.

- Rosalie, me répond-elle en la serrant et me souriant à nouveau.

Cette fille ne doit pas rire souvent.

Je relâche sa main et m'installe plus confortablement sur le tabouret de bar sur lequel je suis assis.

- Alors Rosalie, que fais-vous dans la vie. A part serveuse dans ce restaurant.

- Et bien j'ai un diplôme en mécanique automobile… mais ce n'est pas facile pour une femme de trouver sa place dans ce monde d'homme.

- Sérieux ?

Et j'ai encore parlé trop vite ! Mais pour une fois elle ne semble pas en être offensée, ce qui me surprend et elle semble le remarquer.

- Tout le monde réagit comme ça. Sauf Bella, ajoute-elle pensive. Bella m'a regardé avec de grands yeux et s'est mise à crier « Mais c'est génial ! »

Maintenant je suis perplexe. Bien sur les réactions de Bella sont parfaites : à notre couple, au choix de carrière de Rosalie… c'est juste que ce n'est pas vraiment logique. Si tout le monde à d'abord une autre réaction, c'est pour une bonne raison. Mais je vois bien que le sujet « Bella » est spécial pour Rosalie alors je décide d'en revenir à elle.

- Et quel âge as-tu ?

Cette fois je me frappe le front avec ma main : je la tutoie et lui demande son âge, le tout dans la même phrase. Ce n'est pas elle qui a un problème, c'est moi ! Mais j'ai la surprise d'entendre un petit gloussement s'échapper des lèvres de mon interlocutrice, qui a d'ailleurs l'air aussi surprise par cela que moi.

- J'ai 22 ans. Et toi Edward ?

Je pousse un petit soupire de soulagement.

- 24 ans. Et avant que tu me poses la question, quand je n'essaye pas de rentrer dans les pensées des gens, je suis musicien.

- C'est vrai ? Bella aussi. Elle joue du violon. Et toi ?

Ok. Bella a visiblement une très grande importance pour Rosalie, et je me demande même un instant si elle n'en est pas amoureuse. Mais je suis pratiquement sur que non. Rosalie semble juste vouer un immense respect à Bella, et je ne peux m'empêcher de me demander comment cette petite brunette à pu s'attirer ainsi la sympathie de cette reine des glaces. Parce que c'est bien ce qu'est cette jolie blonde, le moment que nous partageons n'étant qu'un « instant de faiblesse ».

- Je suis pianiste.

- Ce n'est pas très original.

Ai-je déjà dis combien cette fille est charmante ? Non parce que ça fait quand même deux fois en moins de cinq minutes qu'elle me renvoie dans mes buts.

- C'est ce qui nous a rapproché Jasper et moi alors…

- Comment ?

Plus de rire, plus de sourire. Juste une question posée sur un ton neutre. Si je ne l'avais pas vu craquer, je n'y aurais pas cru. Elle est à nouveau complètement maitresse d'elle même. J'ai vraiment du mal à la suivre. Mais ses yeux qui me dévisagent et son corps légèrement penché en avant m'indiquent que même si elle ne le montre pas, elle est vraiment curieuse de ma réponse. Alors je lui parle de la salle de musique, de ma jalousie face à ce musicien. Je lui dis que j'ai quitté ma copine du moment sans explications, mais qu'en réalité, je ne pouvais juste pas rester avec elle alors que je n'arrivais pas à faire sortir Jasper de ma tête. Et puis je lui raconte ce jour où, en deux phrases, il a su réveiller tout mon corps…

Et je m'arrête là, mes lèvres brusquement prisonnières d'un souffle chaud et mon corps serré dans des bras forts. Je reconnais immédiatement mon amour et, comme à chaque fois qu'il est près de moi, je me laisse fondre dans son étreinte, il a tout pouvoir sur moi.

Il éloigne ses lèvres et je grogne de frustration mais un regard de lui me fait baisser les yeux un instant. Ce n'est pas le moment. Il me sourit tendrement face à ma réaction et fait un clin d'œil à quelqu'un situé derrière moi. Je me retourne vivement – jalousie quand tu nous tiens – pour le retrouver face à Bella, un doux sourire sur les lèvres, mais je vois bien qu'elle réfléchit intensément. Bah, Jasper éclairera ma lanterne à ce sujet plus tard.

Je regarde un peu plus Bella. Ses cheveux sont visiblement sales et elle les a attachés en un chignon difforme pour les garder loin de son visage, et elle porte un ensemble composé d'un short court et d'un T-shirt informe que je suppose être son pyjama. Mais elle reste tout de même plutôt jolie et même si les cernes sur son visage ne sont pas du meilleur effet, son sourire et ses yeux immenses rattrape tout. Et, comble de l'étrange, je ne ressens aucune jalousie à son égard. Pourtant le clin d'œil que lui a lancé Jasper montre qu'ils partagent quelque chose mais cela ne me pose pas de problème, et lorsque je m'interroge sur la raison de ce revirement dans mon caractère, la seule réponse qui me vient est : « C'est Bella ». Rosalie a raison. Bella est juste Bella et cela explique tout.

Et j'espère que mon amour a pu l'aider. Quoique je me demande quel était le problème. Rosalie est dans les bras de Bella et c'est cette dernière qui l'a rassure… C'est pourtant bien pour Bella que nous sommes venus d'après le message de Jasper. Ce dernier d'ailleurs à l'air très à l'aise, ce qui est rare quand nous sommes en public…

Mais bon, avec moi qui ne suis pas jaloux en présence de deux jolies filles, je suppose que l'on est plus à une surprise près.

Bella tient toujours Rosalie dans ses bras et me regarde par-dessus l'épaule de celle-ci.

Edward je suis ravie de te rencontrer. Tu m'excuseras de ne pas te serrer la main mais comme tu vois, mes bras sont pris.

Elle me dit ça avec un joli sourire, mais le psy en moi remarque un autre détail : en disant cela, elle a légèrement resserré sa prise sur Rosalie. D'accord elle ne veut peut-être juste pas me serrer la main… mais j'ai du mal à saisir pourquoi… il y a peut-être bien quelque chose avec elle.

Je suis impatiens de pouvoir interroger Jasper sur ce qu'il a apprit mais je vais visiblement devoir attendre car Bella vient de libérer Rosalie et d'ouvrir le frigo.

- Vous restez déjeuner.

Je ne suis pas tout à fait sur que ce soit une question mais de tout façon c'est Jasper qui y répond.

- Bien sur.

Et moi je suis le mouvement. Je vais visiblement devoir patienter pour obtenir des réponses.


Voilà pour le chapitre 7.

Vous avez quelques infos sur Rosalie et sur Edward, et même sur Bella.

J'hésitez pas à commenter ou à poser des questions!

biz