Coucou ! Pour remercier tous les gentils gens qui m'ont reviewée et les autres, je vous ai fait une suite (même si je suis en retard du coup ^^").
J'espère qu'elle vous plaira autant que la 1ère.
PS : je continue mes autres fics mais c'est beaucoup plus long à écrire et mes partiels ne sont pas finis (mais celui d'aujourd'hui était horrible donc il fallait que je me détende)
Le 26 mai 2013.
Une détonation.
John ouvrit les yeux et s'extirpa du lit, les rêves remplacées par l'adrénaline brute. Il ne prit pas le temps de passer un autre vêtement que le boxer qu'il portait déjà et dévala les marches devant sa chambre pour rejoindre le salon.
C'était un dimanche, il était à peine 6h du matin et assis dans un fauteuil, M. Sherlock Holmes faisait négligemment tourner un pistolet tout en scrutant le médecin d'un œil appréciateur. Ce dernier avait décidé que, puisqu'ils étaient désormais mariés, (d'ailleurs John portait sa bague, si ce n'était pas une preuve en soit !) il n'avait aucune raison de s'ennuyer tout seul. Le pistolet était à portée de main et pouvait faire rappliquer n'importe quel militaire en quelques secondes. Et les pas militaires également. Mais ceux-là il s'en fichait. Comme il se fichait des militaires qui n'étaient pas médecins. A la vérité il se fichait de tout le monde sauf de … Mais vous avez compris l'idée.
Et comme depuis un mois et trois jours exactement, John ne protesta pas. Oh, il en avait bien envie, mais Sherlock avait envie d'une autre chose en particulier ... Donc le médecin faisait profil bas. Dans tous les sens du terme, pestait le détective. Même la bague de mariage de John semblait le narguer. Il ne la quittait pas. Elle. Même pour dormir. La chance qu'elle avait.
John Van de Kamp s'attela donc à la réalisation d'un petit déjeuner pour Sherlock (qu'il ne mangerait pas, mais c'est l'attention qui compte), tout en nettoyant les restes d'une expérience de Sherlock, et en préparant le repassage des chemises de Sherlock (foutues chemises, sauf la violette, il l'aimait bien la violette. Elle ne lui irait pas du tout d'ailleurs. Pourquoi diantre se focalisait-il sur cette chemise violette?).
Face à un tel déploiement domestique, Sherlock maugréa ou grogna, au choix. Il regarda avec concentration le journal posé sur une table basse hors de portée. Manifestement, la force n'était pas avec lui. Avoir réveillé John ne le distrayait même pas. Ce n'était pas drôle. Il leva les yeux, regardant son énergique mari. Si tôt le matin ? Il l'avait connu moins en forme. Le voilà qui devenait mesquin. Au moins, John avait meilleur goût pour ses sous-vêtements que pour ses pulls même si ce n'était pas encore ça. Il poussa un long soupir.
La maîtresse de maison (en petit boxer je vous le rappelle) posa le plateau du petit déjeuner sur la table basse. Il prit le journal et rapprocha le meuble de la masse affalée dans le fauteuil. John misait sur l'ennui du détective pour qu'il se décide à manger. Gooooaaaaal ! Il n'avait pas gagné la champion's league mais c'était tout comme. Satisfait, il se mit à lire le journal.
Soudain, Sherlock ouït des grognements qui ne sortait point de sa propre bouche. Il en conclut soit qu'il était devenu par inadvertance ventriloque (il pouvait effectivement vous citer au moins un cas détaillé dans la littérature, si tant est que la littérature du bas Moyen-Age soit fiable en terme de ventriloquie) soit son mari grognait. Son cerveau passa brièvement (quelques dixièmes de secondes) en revue tous les aspects de la première solution puis opta pour la seconde.
Les yeux froncés et l'attitude agacée de John lui donnèrent raison.
« Que se passe-t-il, John ?
- Il y a une manif de prévue cet après-midi en France.
Sherlock reposa sa tasse. Parlait-il de … ?
- En quoi cela t'inquiète-t-il ? Demanda innocemment le détective, tout en piquant discrètement l'auréole de l'ange qui passait par là.
- Ils veulent … ils veulent... » Et finalement il se décida à lâcher l'affaire : « Il veulent remettre en cause notre mariage ! »
C'était parfait, tout y était : le ton légèrement inquiet presque plaintif et les petits yeux perdus. Le tout avec un John toujours en slip, faut-il le rappeler. Sherlock se délectait. Entendre John s'inquiéter, aujourd'hui, de la validité de leur mariage, c'était … mignon en un sens. Pas mignon comme un petit lapin qui trémousse son arrière train mais attendrissant.
« Ne t'inquiètes pas John, ils ne vont pas faire cela voyons. Les français sont bizarres mais pas de là à retirer une loi qui a été votée.
- Sherlock ?
- Oui, John ?
- Là dans l'article …
- Oui, John ?
- Ils disent que la loi a été promulguée le 17 mai. Nous nous sommes mariés le 23 avril … Tu ne vois pas comme un problème.
- Ton manque de foi me consterne, John. Ne crois-tu pas que Mycroft y a paré ?
.
. . . - - . . . (merci Nokia, ceci est un placement produit)
Techniquement, si on
l'attaque, votre mariage
ne tient pas.
From : Mycroft 6h12
.
Même à 6h12 du matin, Mycroft regardait ses caméras. C'était déprimant.
- Si on l'attaque ? John semblait paniqué.
- Mais qui attaquerait notre mariage franchement ? Qui est au courant ? Nos deux témoins. Irène est trop sentimentale pour attaquer et Anthea s'en fiche. Mon frère déclencherait une guerre contre les froggies plutôt. Et les 444 lecteurs de la première partie (445, l'auteur se relit) sont trop fans pour faire une horreur pareille. Donc tu vois, pas de problème.
- Et … Moriarty ?
.
. . . - - . . .
Moi ? Johnny boy
Je suis psychopathe mais
pas à ce point là !
Je suis choqué.
From : Moriarty 6h14
.
Sherlock se tourna vers la caméra de Moriarty. Pas celle qui était caché derrière sa monographie de cryptographie, non celle là était celle de Mycroft, Mycroft avait bon goût. La caméra de Moriarty était cachée dans le système d'aération. Vulgaire. Sans parler de celle qui trainait dans la salle de bain et qu'il déconnectait régulièrement. Il n'allait pas, en plus de lui gâcher la vie, mater son mari.
Bon, il était temps d'avoir LA discussion. Il fallait qu'il fasse admettre à son très cher mais très obtus mari que faire chambre séparée ne permettait pas une vie de couple épanouie.
« Pourquoi cela t'ennuie tant ? Je n'avais pas l'impression que notre mariage t'importait.
- Non, c'est juste que …
John prit (enfin) conscience qu'il n'était vêtu que d'un slip. Il rougit. Puis il repensa à leur nuit de noces. A une certaine image de leur nuit de noces. Oh. Mon. Dieu. Il n'aurait jamais dû demander à Sherlock d'assouvir ce fantasme là. Il était traumatisé et encore plus rouge que ... euh ... qu'un truc rouge (désolée). Il tournait et retournait son anneau comme s'il pouvait le faire disparaître.
Sherlock ne parut pas prendre la mesure du problème.
- Je reconnais que notre premier round a été quelque peu décevant mais ensuite …
Ensuite … Ensuite John avait découvert le champagne. Et son visage s'était transformé. Euh non, ça c'est la pub. Ensuite Sherlock avait pris la mesure de l'expérience de son mari. Une imagination pareille ne s'improvisait pas en un jour. Sherlock ferma les yeux. La deuxième manche avait été ... classique. Efficace certes mais classique. Mais le troisième round. Aah ce troisième round. Magnifique. Cela avait été stimulant, excitant, surprenant, grisant, euphorisant, orgiaque (rayer la mention inutile). Ils avaient même enfin réussi à trouver une utilisation intéressante à l'un des pulls de John.
Il faut bien avouer qu'ensuite, le quatrième round, ils avaient accusé le coup. D'ailleurs en parlant de ça … il avait occulté cette énigme mais elle revenait avec force. Son cerveau y avait même réfléchi en arrière plan pendant plusieurs heures sans trouver de réponse plausible et son instinct de détective se rebellait. Où ? Mais où John avait-il donc trouvé cette fichue paire de menottes ? Sherlock était persuadé qu'il ne les avait pas en partant. Il les avait nécessairement récupérées entre le dîner et l'hôtel. A l'accueil ? S'il avait su qu'ils avaient ce genre de divertissement à l'accueil du Sofitel de l'Arc de Triomphe, il en aurait profité davantage.
- Non, non, ce n'est pas vraiment le problème, fit John d'une petite voix, coupant Sherlock dans sa réflexion, bien plus longue à écrire et à lire qu'à penser.
- Alors quel est le problème ? Et sincèrement, Sherlock ne savait pas.
- C'est juste que je ne peux plus te regarder sans te voir en … tu sais …
Oh ! C'était donc ça. Mais pourtant, Sherlock trouvait que cela lui allait plutôt bien.
John revit cette image encore une fois. Et il se sentit soudain à l'étroit dans son seul vêtement (que le lecteur attentif aura, bien sûr, reconnu). Maintenant il comprenait la fascination de sa petite amie numéro 46 pour Tim Curry. Franchement, Sherlock les portait encore mieux.
- Tu les as déchirées, tu te souviens ?
John gémit. Le regard de Sherlock lui fit prendre conscience qu'il devait prendre une décision. D'un côté Sherlock, cette nuit de noces, le frisson, de l'autre des pulls et du thé.
- Je … je … t'en rachèterai, décida-t-il enfin.
Sherlock sourit. Il finit son petit-déjeuner puis lâcha :
- Qui aurait pu penser que tu serais aussi insistant à me faire porter des jarretelles ? »
Et là, c'est bien fini ^^
Je m'excuse platement auprès de qui de droit pour cette vision (très précise ... OMG) qui m'a traversée et vous a valu la suite de cette fic. Vraiment. (Bizarrement, je n'ai rien trouvé de comparable pour John ...)
Si par hasard, cela vous a plu, là en bas, il y a un endroit pour cela.
Si ça ne vous a pas plus ... et bien il y a aussi un endroit là en bas pour cela.
Comme quoi le monde est bien fait ^^
