Lundi 15 avril.
Je convoque Laporte
- Je t'informe que tu es chef d'unité.
- Ah oui ?
- Oui... tu as la carrure et la prestance pour... tu es un excellent flic. T'as beaucoup de capacités.
J'informe les autres qu'il y a désormais un chef dans l'unité Charlie.
L'après midi, je forme les rangs.
J'ai décidé de les laisser les équipes comme tel.
Je me joindrais à la Charlie pour les encadrer.
Mardi 16 avril.
Je leur explique en détail. Le système de cycle 4/6 certains connaissent déjà. On commencera a partir de lundi.
Mercredi 17 avril.
Emmanuel bosse avec l'Alpha et Victor avec la Bravo. Laporte lui, il reste avec moi. Je le forme dans son rôle de chef d'unité.
Jeudi 18 avril.
On refait le même que la veille, mais c'est Victor qui intègre l'alpha cette fois ci et manu rejoins la bravo. Je garde encore Laporte avec moi, chose qui ne me déplaît pas.
Vendredi 19 avril.
Merlin et Donsac rejoignent encore leurs unités intérimaires. Et Laporte reste encore avec moi au bercail. Je lui montre plus en détail les dossiers dont son unités sera affectés.
Vers 15h, Je lis la fatigue sur son front. "ça va Laporte ?"
- Oui ça va un peu fatigué c'est tout.
- Tu peux partir si tu veux
- Non, non, c'est bon , je vais aller me prendre un café et ça ira mieux
- Ouais t'as raison, moi aussi je vais m'en prendre un.
On descend, je prends les cafés, je sent son regard sur moi. Je pense que je lui plais également. je lui tend son café, il me sourit, je fais de même. on est là, tout les deux à se dévorer du regard. il y a beaucoup d'attraction dans cette salle de pause. Je pars fumer une clope... j'ai besoin de prendre l'air.
En revenant dans le bureau. Il est assit, les yeux rivés sur son dossier. Il lève la tête, ses yeux doux, posé sur moi. Il me demande un dossier... je cherche son dossier sur mes étagères. Il se lève pour m'aider, je sent son souffle sur moi, sur ma nuque. Je me retourne, le regarde et craque littéralement. Je sent qu'il en a autant envie que moi. On est a deux centimètre l'un de l'autre. Je détourne le regard.
- Capitaine Berthier
- Oui ?
- Pourquoi vous vous cachez ?
- Pourquoi je me cache de quoi ?
- Je sent que vous en avez autant envie que moi
- Envie de quoi ?
- De m'embrasser
Mes oreilles sont troublés par ce que je viens d'entendre. Mes yeux sont troublés par lui. Je ne sais plus quoi lui dire. Je ne sais plus quoi faire. lui si, il pose ses lèvres sur les miennes... ses lèvres sont aussi douces que sa main posée sur ma nuque. Il me regarde dans les yeux pour chercher une réponse. Je répond par un autre baiser. On est collés l'un à l'autre . Mon corps est attiré par le sien. Magnétique. On se prends dans les bras pour appuyer notre étreinte. Je sent sa langue s' immiscer à l'intérieur de ma bouche. On entends des collègues marcher dans le couloirs, on se détache. Moi je suis tout retourné et la meilleure façon de reprendre mon calme, c'est de me remettre au boulot. Je saisie son dossier et lui tends. Et prétexte, un dossier oublié aux archives pour fuir.
Âpres avoir été voir toutes les unités et brigades, je reviens vers mon bureau. Je suis pétrifié à l'idée de revoir Laporte. J'ai peur de rester seul avec lui, j'ai peur de ne pas savoir me contrôler. Heureusement mes équipes rentrent. On travaillera tous ensemble. A chaque fois que nos regards se croisent je lis « embrasse moi » il m'attire comme un fou ce type, j'ai du mal a me maîtriser . J'ai toujours envie de l'embrasser. Quand on est seul a seul dans mon bureau c'est l'un des moment les plus durs... lui résister. Je n'arrive pas a me contrôler. Je ferme la porte et attrape ses lèvres. Il accepte mes lèvres et me rend mon baiser par un autre plus fougueux, plus intense. On frappe à la porte.
- Yann on a un soucis avec un client. Tu ferais mieux de venir. Dit brusquement Guillaume en rentrabt dans mon bureau.
- J'arrive ! restez là Laporte ! Guillaume et moi sortons du bureau. Il attaque.
- Vous faisiez quoi ?
- Qu'est ce que ça peut te foutre ?
- Yann ! alors ? Ça y'est ? Tu l'as trouvé ton prince charmant ?
- Guillaume s'te plaît ?
- Beh c'est bien... en plus Laporte, il est bien.
- Guillaume !
- Et en plus il craque sur toi ça se voit.
- Guillaume arrête !
- Il te plaît ?
- ….. comme t'as pas idée... bon allez allons voir ton client.
Guillaume et moi allons régler son soucis, puis je reviens vers Kevin. Il est déjà 18h00, je suis naze, Kevin également. Je lui dis de partir.
