I Hate Sunday
Je suis désolée pour les fautes d'orthographe, je les corrigerai dans la semaine.
A la semaine prochaine !
Chapitre 3 : Samedi entre Amis
Mentir a toujours été plutôt facile pour Shizuru. ''Mentir'' est peut-être un grand mot, elle se contentait seulement de choisir ses mots avec soin pour convenir au mieux à la situation. Bien sûr, les expressions du visage sont souvent ce qui trahissent malgré des mots réfléchis. Elle avait donc construit au fur et à mesure une façade aimable en toutes circonstances notamment pour ne pas montrer ses anxiétés. Pourtant le sourire rassurant et la légère pression de la main de Natsuki lui disait que cette dernière avait remarqué quelque chose. Des détails : ses doigts pianotant sur sa cuisse, son regard se perdant régulièrement et aussi car c'était la troisième fois qu'elle l'appelait.
« Tu n'as aucune raison d'être angoissée, mes amies ne vont pas te mordre. Hum quoique fais attention à Mikoto quand tu manges... » Natsuki avait adopté une moue penseuse tandis que Shizuru l'observait avec un sourcil relevé. « Mais sinon tu connais déjà Mai et tu as juste à ignorer Midori (surtout quand elle est bourrée) et Nao (une vrai langue de vipère). »
« C'est ainsi que Natsuki parle de ses amies ? Ara ara. Et comment parle-t-elle de moi ? » Questionna la jeune femme aux yeux rubis brillants de promesse de larme.
« Je- non mais c'est- j'ai jamais... jedisquetuesfantastiqueetmagnifiquepeutetreaussire nversante. » Marmonna Natsuki, un rougissement envahissant ses joues. Puis : « Viens, on est arrivé ! »
« Je ne suis pas sure de bien avoir entendu, Natsuki-chan ! » Répliqua Shizuru, un sourire taquin aux lèvres.
« Sort et je te le dirais. » Marchanda la louve, ajoutant un regard de chiot battu pour assurer sa victoire.
Obéissant de fait, Shizuru descendit du taxi et s'empressa de se saisir du bras du petit chiot et de redemander encore et encore ce que Nat-chan avait dit. Le sourire satisfait du démon aux yeux rouges disparut au moment où elles s'arrêtèrent devant une porte. L'anxiété revient au galop avec toutes les questions inutiles que Shizuru s'était posée sur le trajet et une heure avant et le matin même et... Le baiser que Natsuki déposa sur ses lèvres l'aida quelque peu, maintenant elle ne pensait qu'à embrasser Natsuki jusqu'à satiété.
N'ayant profiter de l'occasion, Shizuru dut se parer de son plus beau sourire lors que la jeune femme aux yeux émeraudes toquait déjà à la porte. Le soulagement se fit (un peu) sentir quand ce fut Mai qui répondit à la porte, saluant les deux et les enveloppant dans une étreinte mortelle. Natsuki fit remarquer à son amie que ses poumons réclamaient de l'air afin de pouvoir vivre et la torturer pris fin. La rousse dynamique les relâcha précipitamment en leur demander si elles allaient bien puis les invita à entrer une fois rassurer.
-xox-
Mai les amena dans la pièce principale où tout le monde était présent et assis sagement sur les canapés et chaises. Natsuki décida de se charger des présentations :
« Shizuru, je te présente tout le monde. Tout le monde, voici Shizuru. » Après une talonnade de Mai derrière la tête, Natsuki reprit un peu plus en profondeur : « A droite tu as donc Mai (elle peut devenir brutal fait attention- »
« Natsuki! »
« Elle a raison... »
« Nao! » (Et Mai se retient de taper Nao)
« Je disais donc : elle est très douée en cuisine, à côté c'est Nao (la langue de vipère) elle extorque les gens »
« Je suis informaticienne, FU mutt ! »
« Ne crois jamais un mot de ce qu'elle dira. Après nous avons Mikoto, c'est un peu l'animal de compagnie de Mai- »
« Natsuki ! »
« Ça va, je rigole mais bon votre relation ressemble un peu à ça : tu la nourris, la loges et la câlines. Bref, elle a repris le dojo de son grand-père. De l'autre côté, c'est Midori, métier à plein temps alcoolique. Elle se fait des sous à côté comme prof. Puis nous avons Youko, la plus sage, elle est médecin à l'hôpital Sainte Marie. Mais surtout ne monte jamais en voiture avec elle, jamais. Tout le monde voici Shizuru.»
Occultant la présentation un peu trop sincère de Natsuki, Shizuru se présenta poliment et adressa un sourire aimable à tous. Le silence se fit pendant un instant avant que les questions ne fussent vers elle : Comment une personne aussi aimable et polie pouvait être avec Natsuki ? Est-ce qu'elle la supportait ? Cela fait-il vraiment un mois qu'elles sortaient ensemble et qu'elle n'avait pas fui devant l'état de l'appartement de Natsuki ? Est-ce que Natsuki l'avait payé, si oui combien ? Est-ce qu'elle voulait les toasts devant elle ou Mikoto pouvait les finir ?
Natsuki piqua très vite la mouche et commença à échanger tirade sur tirade avec Nao sur le commentaire du payer Shizuru. Un sourire sincère s'étala très vite sur les lèvres de cette dernière. Elle répondait du mieux qu'elle pouvait et le plus calmement possible bien que cela fut parfois périlleux, comme quand Youko lui demanda quels types de sous-vêtements préférait-elle, qui la prit quelque peu au dépourvu.
Dîner avec la bande à Natsuki se trouva être un moment agréable et drôle entre les piques entre Natsuki et Nao, Youko régulant la consommation d'alcool d'une Midori déjà bien entamé, Shizuru taquinant Natsuki sur l'emploi de la mayo et Mai essayant de sauver les plats de Mikoto. Shizuru se retrouva à la fin du repas dans le salon à boire du thé en la compagnie de Mikoto. Des chuchotements incompréhensible se faisaient entendre de la cuisine dans laquelle les cinq autres se trouvaient, faisant la vaisselle semblait-il. Shizuru décida d'entamer la conversation avec Mikoto après avoir fini sa tasse de thé :
« Et bien, les chuchotements vont bon train, moi qui me serait imaginée des échanges de cri. »
« Normalement il y a plus de cris. Mais elles chuchotent pour ne pas que j'entende, elles pensent que je suis trop jeune pour certaines choses. Alors elles parlent doucement pour me cacher ces choses. »
« Ma, il est vrai que Mikoto est jeune et innocente. C'est normale qu'elles souhaitent te préserver, elles t'aiment. »
En guise de réponse, la jeune fille se contenta dune petite moue pas convaincue et s'étira comme un chat pour finalement continuer à sommeiller sur le canapé. Le salon fut vite réinvesti par les autres. La soirée se déroula sans accroc et se fut l'heure de rentrer. Voyant que Natsuki était retardée par Youko qui la pressait de passer à l'hôpital pour un check-up, Shizuru décida de sortir la première. Elle tomba sur Nao, appuyée contre la rambarde, tenant une cigarette oubliée à la main, observant la lune.
« Nao-san semble bien pensive. Peut-être même triste … »
« Tu trouves ? T'as sûrement raison. » Elle prit une pause pour sortir une nouvelle cigarette. Ça m'arrive de plus en plus souvent qu'en je pense aux lendemains. »
« Ne pas savoir de quoi le lendemain est fait rajoute du piment à la vie. »
« Je crains toujours le lendemain, pour les regrets qui apparaissent et les choses qu'on perd. »
-xox-
Shizuru avait préféré ne rien dire de plus et attendre Natsuki dans le silence. Mais son regard retombait toujours sur Nao, peut-être est-ce son air mélancolique qui l'intriguait ou les spirales de fumé la charmer. Nao, Mikoto et elle, chacune avait ces angoisses et incertitudes. Que ferait-elle demain ? Une sortie ou une journée au lit ? Aucun des deux ne l'attirait réellement. Ne voulait-elle pas aller se coucher malgré ses paupières lourdes ?
Et la réponse apparut avec une jeune femme aux yeux émeraudes radieux. Shizuru n'avait que fait de ce qu'elle allait faire demain, tout lui plaisait aux côtés de Natsuki : une ballade en moto, un pique-nique avec sandwichs mayo, un film d'action, un aprèm à la piscine, une matinée au lit … La matinée au lit, dans les bras de Natsuki, c'est ce qu'elle ferait, c'était le mieux, le paradis sur terre. Alors quand Natsuki lui prit la main pour aller prendre le taxi, Shizuru entrelaça ses doigts avec les siens et lui adressa un sourire rempli de bonheur et de promesses.
Face aux avances de Shizuru, Natsuki abdiqua très rapidement. Les caresses, les baisers se succédaient, sans jamais avoir accès de Natsuki, ses lèvres, son cou, la vallée de ses seins, le touché de ses fesses. Elle ne pouvait s'empêcher de mordiller, lécher, sucer, goûter. Les gémissements de Natsuki devenaient de plus en plus fréquent. Shizuru s'accorda une pause pour admirer son travail, à califourchon sur une magnifique créature à la respiration laborieuse et un regard émeraude ardent. Son regard s'arrêta sur ses lèvres, l'appelant, l'attirant irrésistiblement. Shizuru se pencha pour satisfaire ses pulsions, ses mains prenant en coupe le visage de Natsuki. Les mains de cette dernière trouvèrent leur chemin dans la chevelure châtain. D'une manière terriblement lente, une des mains de Shizuru descendit, s'attardant sur ses seins, puis taquinant le bord de son pantalon puis le bouton. Natsuki étouffa un gémissement...
« Hum, hum. Vous êtes arrivées. Annonça le chauffeur. Mais ça me dérange pas que vous continuez dans mon taxi. »
Faux espoirs. Shizuru stoppa net tous mouvements et une bouffée de chaleur l'envahit, ses joues rosirent automatiquement. Le teint de Natsuki, déjà rosi, prit une couleur écarlate. Un silence embarrassé emplit l'habitacle. Après un bon moment fixé sur les sièges en cuirs, le regard de Natsuki trouva celui de Shizuru. Ce fut la goutte de trop, le rire les prit immédiatement, bientôt le rire plus hésitant du chauffeur se fit entendre. Shizuru se releva et sortit, suivit de Natsuki, toujours en riant. Une fois l'appartement de Natsuki atteint, seuls des petits rires persistaient de temps à autres.
On aurait pu croire que l'appartement, étant à Natsuki, aurait été innavigable. Étonnamment, il était relativement bien rangé. Seuls des boites en carton traînaient ici et là. Une seule photo était réellement visible, de Natsuki et sa mère. Elle avait été prise presque un an auparavant selon Natsuki, cette dernière avaient accompagné sa mère en Colombie en tant que médecin et assistante à tout faire, le dernière voyage qu'elles feraient ensemble. Mais Natsuki lui parlait toujours de sa mère avec le sourire, lui disant qu'elle était contente qu'elles aient pu faire un dernier voyage ensemble qu'importe les conséquences, c'est la vie qui suit son fil. Et c'était un peu grâce à cela qu'elle en était arrivée ici et qu'elle avait pu rencontrer Shizuru.
Nuit après nuit, jour après jour, bout par bout, Shizuru avait appris à connaître Natsuki Kuga, sa passion pour le LMM : lingerie, mayo, moto. Surtout lingerie, la fois où, pour lui faire une surprise, Natsuki avait choisi de lui montrer les portes jarretelles qu'elle avait mis. Shizuru n'avait pas attendu d'être retournée à l'appartement pour lui montrer combien elle les appréciait. Les images lui revenaient et se succédaient. Elle se sentait légère et un peu étourdi. Elle se reposa contre Natsuki.
« Tu devrais prendre un aspirine maintenant avec tout ce que Midori et Youko t'ont fait boire. Conseil de survivante. » Lui conseilla doucement Natsuki.
Dans les bras de la jeune louve, louvait à ses côtés, Shizuru hésita à quitter son cocon de douceur. Un mal de tête ne lui enlèverait pas sa Natsuki. Elle était si bien ici, en cet instant. Mais d'un autre côté, le mal de tête en moins, un peu d'énergie retrouvait et c'était reparti !
Rechignant légèrement, Shizuru mit quelques minutes à se détacher de la jeune femme qui jouait avec sa main. Elle finit par se lever, et marcha lentement jusqu'à la salle de bain. Elle ouvrit le placard pour trouver une myriade de médicament à l'intérieur.
« Tu as fait le plein de médicament en cas de catastrophe ou attaque de zombies ? Tu as aussi des réserves de nourriture ? »
« Nope, je suis pas assez organisée pour ça. Entre ma mère et Youko, j'ai toujours les médicaments en double, même quand j'en ai pas besoin. D'ailleurs demain j'irai chercher les croissants et pains au choc pour un petit déj' surprise au lit. »
« Ara, ara. Quelle merveilleuse attention de ma Natsuki ! Mais si tu me le dis ce ne sera plus une surprise. »
« Mais j'ai bien l'intention de te le faire oublier. En t'épuisant suffisamment pour que le lendemain tu ne penses plus qu'à ce que je t'aurais fait. »
Elle visualisait très bien le sourire ravageur de Natsuki, allongée sur le lit, seulement vêtue de ses sous-vêtements en dentelles noires. Shizuru ne fut pas tout à fait certaine si ces merveilles qui siéent si bien les courbes de sa Natsuki survivraient longtemps quand elle rentra dans la chambre, vision devenant réalité.
