Malgré tout le temps qui est passé depuis la publication du dernier chapitre, j'espère sincèrement que vous vous souvenez de cette histoire ^^
Sinon, je tiens à vous annoncer que la publication des chapitres sera vraiment aléatoire, j'ai tendance à oublier d'écrire ^^"
RaR
poisson : Merci ^^
Haha8D : Merci ^^ J'essaie de montrer que Tsuna est totalement innocent et ça le rend adorable XD Quant au sourire de Fon, c'est juste la preuve de son sadisme. Après tout, il a souri après avoir jeté la télécommande à la tête de Reborn ;)
ophelie .r : Que dire ? Merci beaucoup pour apprécier autant cette histoire ! J'espère que la suite te plaira ^^
green patate : Hélas, la parution des chapitres est extrêmement rare ces derniers temps... Et ma seule excuse reste mes études ^^" Sinon, j'espère que ce chapitre suffira pour apaiser tes envies de yaoi ;)
Homines calidi sunt.
Le sourire toujours aux lèvres, Fon saisit la télécommande incorporée dans le siège moelleux qu'il occupait et, sans même enlever ses yeux du visage curieux de Tsunayoshi, arracha l'appareil de son support. Ensuite, toujours sans cesser de sourire aimablement et avec ses orbes bruns occupés à fixer l'adolescent, il lança l'objet vers Reborn. Curieusement, lorsque la télécommande heurta sans aucune douceur la tête de l'adulte qui s'était remis à lire après avoir ligoté Colonello à son propre dossier pour avoir la paix, le sourire de Fon s'élargit.
- Non, Tsunayoshi, fit l'asiatique une fois qu'il eut croisé le regard ennuyé de l'homme au fedora. Lorsqu'on te demande de déranger une personne, tu ne dois pas la tuer.
- Je comprends, acquiesça gravement l'adolescent. Je ne le ferais pas alors.
- Je n'en attendais pas moins de toi, rit doucement Fon en ébouriffant les cheveux châtains pour ensuite se figer avec un air penseur sur ses traits gracieux. Cependant, si c'est Reborn, tu peux le tuer.
- Je peux ? s'étonna Tsunayoshi. Mais pourquoi lui ?
- Parce que c'est l'exception qui confirme la règle, assura l'adulte en adoucissant la caresse dans la chevelure du plus jeune.
Ce dernier baissa sa tête pensivement et releva aussitôt ses yeux pour les poser avec détermination dans ceux de l'homme aux cheveux tressés.
- Ennuyer ou déranger quelqu'un sans le tuer est une règle ? demanda-t-il avec un air extrêmement sérieux.
- Exactement, approuva avec fierté Fon.
- Et Reborn est l'exception qui confirme cette règle sacrée, acheva l'adolescent avec un air satisfait de lui-même pour avoir compris une règle essentielle aux êtres humains.
- C'est ça, sourit l'homme en se rappelant alors pourquoi il avait voulu parler en privé avec le plus jeune. Tsunayoshi, quel âge as-tu ?
- Âge ? répéta sans comprendre le châtain en penchant sa tête sur le côté.
Fon soupira et se pinça le nez pendant que l'adolescent le regardait faire avec amusement.
Curieusement, l'asiatique agissait comme Reborn lorsque ce dernier devait répondre à l'une de ses questions. Était-ce un trait commun chez les humains quand ils faisaient face à une question ardue ?
Pendant ce temps, le Chinois se demandait si en réalité Tsunayoshi n'était pas Japonais et si c'était pour cette simple raison qu'il avait l'air d'un nouveau-né concernant certaines choses. Probablement le barrage linguistique l'empêchait de comprendre ses questions...
- Par âge, finit-il par soupirer en s'interrogeant comment Reborn, pourtant réputé pour être particulièrement impatient, avait su supporter les questions incessantes du châtain. Je veux dire le temps que tu es resté sur cette terre.
- Oh, s'exclama Tsunayoshi en souriant avec joie. Trois jours !
Fon cilla et se leva calmement. Puis, il s'avança, toujours aussi calmement, vers Reborn et s'arrêta devant celui-ci.
- Quoi, marmonna l'assassin en arquant un sourcil intrigué lorsqu'il réalisa que l'asiatique n'allait pas bouger de sitôt.
- Puis-je savoir où tu as trouvé Tsunayoshi ? demanda Fon avec une intonation si froide que Colonello (qui n'avait cessé de hurler depuis qu'il avait été ligoté) se calma sur-le-champ.
- Sur le terrain de ma mission, répondit Reborn en rangeant son livre dans sa besace.
Il avait l'impression persistante que son collègue, pourtant peu ennuyant à l'accoutumée, allait se révéler vraiment dérangeant dans les minutes qui suivraient.
- Sur le terrain ? répéta avec incrédulité l'asiatique. Avec l'illuminé que la Decimo voulait éliminer ?! Mais qu'a donc fait cet homme à Tsunayoshi !
- Mm ? s'étonna faiblement l'Italien en cherchant du regard les cheveux ébouriffés de l'adolescent en question. Il lui a fait quelque chose ?
- Tsunayoshi est persuadé d'avoir trois jours !
- Trois jours, déjà ? J'étais persuadé qu'il en avait plus... Enfin, c'est lui qui en sait le plus, n'est-ce pas ? ironisa Reborn avec un sourire en coin tout en attendant que l'imperturbable Fon craque sous ses yeux.
Il n'eut pas à attendre longtemps car l'asiatique inspira profondément et se tourna ensuite vers l'adolescent qui avait causé son mécontentement.
- Tsunayoshi, appela-t-il avec une voix mesurée.
- Dàhóng Fēng, répondit poliment le châtain en redressant sa tête.
- Quel est ton premier souvenir ? demanda Fon en choisissant consciencieusement ses mots.
Tsunayoshi-kami pencha sa tête sur le côté et se mit à songer à sa réponse. Dàhóng Fēng était un homme aimable, son aura était chaleureuse et il n'avait cessé de lui sourire depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Sans oublier le fait que l'homme semblait réellement intéressé par son bien-être. Et il n'avait pas eu l'air content lorsque Colonello, le précieux aide de Reborn, avait demandé qu'on achève son parcours.
Cependant, la question de Fēng était hors limite.
Les yeux bruns du jeune dieu s'assombrirent gravement et une ombre passa sur son visage aux traits généreux pendant qu'il fronçait ses sourcils.
- Je ne peux répondre à votre question, finit-il par dire avec une voix quasiment menaçante.
Fēng fronça à son tour ses sourcils et s'accroupit pour avoir ses yeux au même niveau que Tsunayoshi-kami. Ce dernier le laissa faire et attendit que l'homme prenne la parole. Après avoir passé quelques jours avec Reborn (deux en réalité), l'adolescent avait appris que les humains adoraient parler. Même si des fois leurs questions n'avaient aucune logique.
- On t'a interdit d'en parler ? demanda alors Fēng en saisissant doucement les épaules du châtain.
Ce dernier cilla et acquiesça avec un sourire heureux. Dàhóng Fēng était décidément un humain fort perceptif. S'il avait été plus âgé et puissant, Tsunayoshi-kami lui aurait donné sa bénédiction (et enlevé ces flammes rouges qui semblaient anormalement concentrées autour de l'homme).
- Seuls mes porte-paroles peuvent entendre cette réponse, annonça le jeune dieu avec un sourire éblouissant.
Un grognement retentit un peu plus loin et le châtain se haussa sur la pointe de ses pieds pour constater avec surprise que le responsable du grognement était Colonello, le précieux aide de Reborn. Le blond avait froncé ses sourcils et ses yeux bleus le regardaient avec un éclat désagréable, comme si l'homme n'était pas content en le voyant.
- Génial, kora, marmonna Colonello en défaisant prestement ses liens. Un gamin qui ne veut pas parler sans ses avocats, kora !
Tsunayoshi-kami pencha sa tête sur le côté et mordilla faiblement ses lèvres tout en réfléchissant à ce que pouvait bien signifier le mot « avocat ». Comme il n'y arrivait pas, le garçon leva ses grands yeux bruns vers son guide et attendit que ce dernier le lui explique.
Reborn sentit plus qu'il ne vit le regard implorant de sa charge et soupira une nouvelle fois. Puis, il examina attentivement les personnes présentes.
Fon semblait légèrement choqué par la réponse de Tsuna. Il ne s'attendait clairement pas à la condition du châtain. En même temps, quiconque rencontrait le jeune n'aurait jamais imaginé que ce dernier pouvait poser des conditions telles qu'avoir des avocats. Puis, l'assassin qui s'était retrouvé avec un dieu en herbe dans ses bras décida de prendre la situation en main.
- Tsuna, appela-t-il en gardant une expression calme.
- Oui ? répondit le jeune en gardant ses grands yeux bruns posés sur l'adulte avec un air attentif.
- Que peux-tu nous dire sans tes porte-paroles ? souffla Reborn en remarquant du coin de l'œil que ses deux collègues s'étaient tendus.
Ils espéraient visiblement apprendre quelque chose de juteux de la part de l'adolescent. Cependant, l'assassin au fedora craignait inconsciemment ce qui sortirait de la bouche du châtain. Les dieux ne cohabitaient pas avec les êtres humains pour une chose...
- Je suis venu chez vous pour apprendre, révéla Tsuna en souriant largement aux trois adultes qui l'observaient avec des yeux attentifs.
- Et quoi donc, kora ?! aboya Colonello, finalement défait de ses liens et massant son épaule droite qui semblait avoir souffert de sa brusque libération.
L'adolescent se contenta d'arrêter de sourire et leva lentement une main pour ensuite la poser sur l'épaule endolorie du blond. Ce dernier étrécit dangereusement ses yeux et Reborn observa les agissements de son protégé avec un étrange sentiment d'excitation. Ça arrivait.
- Vous avez mal, commenta le dieu en fronçant légèrement ses sourcils une fois que sa main fut en contact avec l'adulte.
- Réponds à ma question, kora ! s'énerva Colonello en repoussant sèchement le bras du châtain.
Celui-ci écarquilla ses yeux de surprise et les baissa ensuite pour examiner sa main avec un air consterné.
- Mais vous avez mal ! insista Tsunayoshi-kami en haussant le ton. Il faut arrêter cette douleur !
Les yeux sombres de Reborn étincelèrent avec un éclat menaçant et l'adulte retint de justesse un froncement de sourcil lorsqu'il réalisa que la température du jet privé était en train de descendre drastiquement. Ses lèvres s'entrouvrirent pour prendre la parole afin d'arrêter Colonello et il contempla la buée qui en sortait avec une appréhension parfaitement dissimulée.
Cependant, Fon le devança.
- Tsunayoshi, fit-il avec sa voix apaisante tout en posant une main rassurante sur l'épaule du garçon. Tu n'as pas à t'inquiéter... Colonello ne souffre pas, il a l'habitude.
La température descendit alors si brusquement que Reborn ne put s'empêcher de grimacer et il frissonna faiblement tout en se frottant les bras. Les deux autres hommes froncèrent alors leurs sourcils, sentant clairement que quelque chose d'anormal se passait.
- Tsuna, siffla alors l'assassin avec une voix cinglante. Il suffit.
- Reborn, déclara le dieu en herbe en tournant ses yeux désormais orangés et incandescents vers l'adulte. Pourquoi Colonello doit-il être habitué à la douleur ? C'est... douloureux, non ?!
- Colonello est humain, répondit l'homme sans flancher face au regard inhumain de l'adolescent pendant que les deux autres adultes assistaient sans un mot à la discussion. Il est normal qu'il souffre, c'est dans notre nature.
- Mais ! ... protesta ensuite le jeune dieu.
- Cependant, le coupa aussitôt Reborn en lui lançant un regard menaçant car il n'appréciait guère qu'on l'interrompe. Il y a des situations où il faut endurer cette douleur et continuer à avancer.
Les yeux de l'adolescent s'élargirent et leurs iris passèrent lentement à la couleur qu'ils arboraient habituellement pendant que le jeune acquiesçait pensivement sa tête.
- Et c'est ce qu'on appelle avoir des tripes, termina l'assassin au fedora.
- Je vois, murmura faiblement Tsuna. Et vous ?
- Hm ? fit simplement Reborn en attendant que l'adolescent développe sa question.
Il remarqua également du coin de l'œil que Fon avait un sourire entendu et que Colonello arborait un air étrangement suffisant.
- Êtes-vous aussi habitué à la douleur ? demanda alors le châtain.
Reborn acquiesça et tendit sa main vers son revolver, sentant que son collègue blond avait besoin d'un rappel sur la dangerosité de sa colère. Puis Colonello lui prouva une nouvelle fois qu'il n'avait aucun instinct de conservation.
- C'est mignon, fit-il en gardant son air suffisant. Je ne savais pas que tu me tenais en si haute estime, Reborn, kora !
Ce dernier enleva calmement la sécurité de son arme et étira ses lèvres en un sourire menaçant. Néanmoins, heureusement pour Colonello d'ailleurs, Fon parvint à arrêter l'assassin au fedora à temps et força les deux adultes à s'asseoir pour que la suite du vol se déroule paisiblement. Entre temps, la température de l'avion revint à la normale et Tsunayoshi-kami alla s'installer à côté de son guide avec un petit sourire ravi, visiblement heureux d'avoir appris de nouvelles choses sur les humains.
Après cela, les six heures de vol restantes se passèrent dans un silence tendu durant lesquelles le jeune dieu se contenta de dormir à nouveau sur les genoux de Reborn.
Lorsque le jet privé atterrit sur le tarmac de l'aéroport italien, l'assassin au fedora laissa échapper un soupir de satisfaction avant de contempler avec déplaisir la buée qui sortit de ses lèvres gercées par le froid. Une main se posa sur l'épaule de l'adulte et ce dernier sursauta, envoyant de ce fait rouler au sol l'adolescent encore assoupi qui poussa un faible murmure lorsque sa tête heurta la moquette de l'avion.
- Reborn, constata le propriétaire de la main fautive (un Fon aux yeux légèrement écarquillés par la surprise). Tu me sembles anormalement à cran...
- Besoin de vacances, kora ? ajouta Colonello avec un sourire moqueur.
- Après avoir passé huit heures en ta compagnie, en effet, accorda Reborn pendant que ses yeux arboraient un éclat espiègle et menaçant.
- Reborn, répéta alors le Chinois en déposant à nouveau sa main sur l'épaule de l'interpellé. Excuse-toi auprès de Tsunayoshi.
L'assassin baissa ses yeux pour constater avec ennui que l'adolescent en question était désormais assoupi à ses pieds. Et qu'il avait, durant la brève conversation entre les trois adultes, déposé sa tête sur les mocassins italiens du brun.
Et, accessoirement, copieusement bavé sur ses chaussures extrêmement chères.
Le sourcil droit de l'adulte frémit puis il tendit lentement sa main vers le holster pour empoigner avec détermination son revolver.
Divinité ou pas, personne ne bavait sur ses mocassins. Personne.
- Reborn ! s'exclama Fon en saisissant de justesse le poignet de l'assassin alors que ce dernier visait calmement la tête endormie de l'adolescent. On ne tue pas les innocents !
- Pourquoi peut-il le tuer et moi pas, kora ?! s'indigna en même temps le traqueur blond tout en faisant une moue boudeuse.
Inconscient de la bataille qui se livrait à ses côtés, Tsunayoshi-kami bougea faiblement et enlaça la jambe de son guide tout en souriant de contentement.
Les hommes étaient chaleureux.
Bon, je vais être franche :
Je ne sais pas quand sera publié le prochain chapitre. Ça pourrait aussi bien être dans une semaine que dans plusieurs mois ^^"
Mais, n'hésitez surtout pas à commenter ! Cela m'a toujours aidé :D
Traduction du titre (qui est vraiment simple) : Les hommes sont chaleureux.
