Désolée pour le temps que j'ai mis à poster ce chapitre, mais j'ai été coupé d'internet pendant un certain temps. En tout cas merci pour vos reviews et j'espère que cette suite va vous plaire ;o)


Le psy sort de la chambre plus qu'amusé, et ne prête pas attention aux plaintes de la jeune femme. Après tout, ils vont passer trois jours ensemble, donc il seraient bon que Miss Parker et Jarod règlent leurs différents maintenant, pour être tranquille plus tard. Sydney rejoint Broots, qui est resté assis, et qui attend patiemment le récit des évènements.
- Alors, ils ne se sont pas entretués à ce que je constate, plaisante l'informaticien.
- Non, mais s'ils continuent comme ça, ça pourrait arrivé, commente le Dr Freud.
- Et ça vous fais rire ? interroge incrédule l'homme au crâne dégarni.
- Oui. Ils se chamaillent pour des broutilles, et pendant que je vous parle, ils sont tout le deux liés par une paire de menottes.
- Quoi ? demande Broots en levant les sourcils de surprise.
- Parker a de l'influence sur vous ! Elle a dut vouloir l'accrocher au lit, mais Jarod ne devait pas être de cet avis, explique le psy, un sourire aux lèvres.
- Ils vont peut-être bien s'entretués alors, dit inquiet l'informaticien.
- Non.
- Mais enfin Sydney, ils sont ennemis ! Par définition ils ne peuvent pas se supporter !
- C'est ce qu'ils essaient de faire croire, ou de se convaincre. Leur disputes, leur chamailleries, n'ont jamais pour but de blesser, mais juste de maintenir à distance l'autre.
- Vous voulez dire quoi ? Qu'ils s'apprécient.
- En tout cas, ils ne se détestent pas. Ils ont passés une partie de leur enfance ensemble, ils étaient amis, et cette complicité est toujours présente entre eux. Ils se comprennent tout les deux, plus que quiconque ne le peut. C'est pour ça que le Centre a lancé Parker à la poursuite de Jarod, parce qu'elle le connaît, parce que quelque part ils sont liés. Vous avez déjà vu Miss Parker blesser Jarod, ou bien Jarod blesser Miss Parker ?
- Non, répond après un moment de réflexion Broots.
- Et ils ne le feront jamais, malgré toutes les menaces que peut lancer Parker. C'est comme une sorte de promesse silencieuse, « je ne te fais pas mal, et toi non plus »…Mais il n'en reste pas moins qu'ils sont obligés d'être ennemis, cependant ça n'a jamais rompu leur lien. C'est pour ça que je suis persuadée qu'il s'est passé quelque chose sur Carthis, quelque chose qui leur a rappelé qu'ils sont plus que des ennemis. Ils étaient seuls sur cette île et Dieu seul sait ce qu'il s'y est passé, néanmoins nous savons qu'ils ont du travailler ensemble, comme lorsqu'ils étaient enfants et qu'ils passaient du temps tout les deux. Je suis sûre que vous avez remarqué, comme moi, que Miss Parker semblait bizarre après son retour ?
- Oui, c'est vrai, mais en même temps, elle venait de perdre son père, et d'apprendre que son père biologique était Raines, remarque l'informaticien avec une grimace.
- Oui, mais Jarod a disparu du radar du Centre pendant deux mois, comme s'il avait besoin de réfléchir.
- Où alors, il voulait oublier le Centre, propose Broots.
- Non, je ne crois pas, il l'aurait fait avant, et puis pourquoi il serait revenu…Enfin, vous remarquerait quand même que depuis qu'il a réapparut, Miss Parker est redevenue une chasseresse acharnée, et que Jarod a reprit ses jeux. C'est comme s'ils voulaient retrouver le rythme du début, d'il y a six ans, comme s'il voulait revenir a « tu cours, je te poursuis », comme si rien n'avait évolué entre les deux.
- Je crois que vous vous faites des idées Sydney. Jarod s'est enfuit du Centre, et Miss Parker est censée le ramener, donc c'est normal qu'elle lui court après avec acharnement, qui plus est il est la clé de sa liberté, ou plutôt de sa vie ces dernier temps.
- Peut-être bien, Broots. Nous avons trois jours pour les observer.
- Encore faut-il qu'il sorte de cette chambre ! fait remarquer l'informaticien.

- Jarod !!
- J'ai comme l'impression que c'est pas encore pour tout de suite, soupire Broots.

En effet, dans la chambre la situation n'a pas bougé, les deux jeunes gens sont toujours attachés, et ne semblent pas décidé à céder ni l'un, ni l'autre…
- Non mais tu te rends compte à quel point tu es ridicule ! On ne va pas rester comme ça pendant trois jours ! C'est impossible !!
- Je dois dire que je préfère ça, plutôt que d'être accroché au lit, répond le caméléon en souriant.
- Tu m'énerves à sourire bêtement !! Il n'y a rien d'amusant !
- Que tu trouves ! rétorque le jeune homme, mais voyant le regard que lui lance la Miss, il en juge qu'elle pourrait l'étrangler avec une seule main.

- Allez ! Je nous détache, si tu acceptes de me laisser circuler comme je l'entend pendant ces trois jours, propose t-il.
- Tu plaisantes là ! Pour que tu aies le loisir de trouver un moyen de t'enfuire !
- C'est ça ou on reste attaché !
- Ca s'appelle du chantage, constate Miss Parker énervée.
- Peut-être bien, mais ne fait pas celle qui est outrée, tu en es adepte aussi.
- Et pourquoi tu ne me laisserais pas attaché toute seule, tu as les clés après tout ? suggère la jeune femme avec espoir.
- Pas à moi Parker ! Je sais qu'à la minute où j'aurais détaché mon poignet, tu en profiteras…et même si par chance j'arrivais à t'empêcher de m'assommer et que je parvenais à t'attacher, les menottes ne tiendraient pas deux secondes. Je t'ai déjà vu à l'œuvre je te rappelle, précise Jarod content de lui.
- Je t'ai déjà dit que je te détestais ? demande la tigresse entre ses dents pour contenir sa colère.
- Oui mais tu ne l'as jamais pensé !
- C'était une question rhétorique Wonder Boy ! Maintenant tu te taies, j'ai pas envie de traîner ton cadavre derrière moi pendant trois jours !!

- Je ne céderais pas la première ! affirme la jeune femme. Il est hors de question que je te laisse une fois de plus m'échapper !!

- Ben dit quelque chose Jarod !
- Tu m'as dit de me taire, explique le caméléon.
- Depuis quand tu fais ce que je te dis ? Puisqu'on est coincé ici pendant trois jours, et que je suis accrochée à toi par une foutue paire de menottes, je vais en profiter pour dormir un peu, dit la Miss alors qu'elle s'allonge sur le lit.

Sa main droite étant emprisonnée avec la main gauche du caméléon, celui-ci n'a d'autre choix que de suivre le mouvement, cependant il n'a pas l'air décidé à se coucher. Il reste donc, sa main prisonnière appuyée dans le matelas, penché au dessus de sa chasseresse qui a déjà fermé les yeux…
- Parker je crois que tu dormiras plus tard.
- Et qu'est-ce qui te fais croire ça, demande t-elle les yeux toujours clos, et par conséquent n'ayant aucune idée de la position de sa « proie ».
- Parce que j'ai un petit creux, et que je compte bien aller manger, explique t-il.
- Et moi je m'en fiche, répond la jeune femme.
- Tu ne vas pas t'en moquer longtemps, puisque tu viens avec moi.
- Ah oui ! rit-elle en ouvrant les yeux, et en repoussant le caméléon en constatant sa proximité lorsqu'elle s'assoit. Moi je te dis que je ne bouge pas d'ici !!
- Allez Parker, ne m'oblige pas à te forcer, supplie t-il.
- Je ne compte pas te rendre la vie facile si je veux que tu cèdes !!
- Tu ne me laisses pas le choix.
- J'aimerais bien voir ça ! réplique la tigresse, alors qu'elle se met en position de défense lorsqu'elle voit le p'tit géni se pencher vers elle.
- Très bien…, ajoute le caméléon, avant d'éviter le poing de la Miss, et de saisir ses jambes, pour la positionner sur son épaule.
- Lâche moi Jarod !! Lâche moi je te dis !! Je te préviens quand je descend de là je te tue !! menace t-elle, mais le jeune homme ne l'écoute plus.

La Miss se démène comme une furie pour faire lâcher prise à Jarod, ses jambes et ses bras brassent l'air, rencontrant parfois le corps du caméléon. Les assauts répétés de la jeune femme, n'arrêtent pas un seul instant le p'tit géni, tout au plus ça le ralenti, mais il atteint la porte de la chambre sans mal. Il se dirige ensuite vers la cuisine, ne prêtant pas attention aux regards de Sydney et Broots, ni aux protestations de sa chasseresse...
- Tu es bien comme tout les hommes ! Plus rien n'existe quand votre estomac parle !! remarque t-elle en se résignant lorsqu'elle s'aperçoit qu'ils arrivent à la cuisine.

Jarod se contente de rire, rejoint rapidement par les deux autres hommes présents.
- Je te conseille d'arrêter de rire tout de suite Wonder Boy et de me faire descendre, si tu ne veux pas aggraver ton cas ! Et vous deux je suis toujours votre supérieure, c'est pas parce que lui ne m'écoute pas, que vous non plus !! Et arrêtez de rire ! Et toi qu'est-ce que tu attends là ? demande t-elle à l'encontre du p'tit géni hors d'elle.
- Que tu te calmes un peu, répond t-il posément.
- Comptes là-dessus ! Tu n'avais qu'à y penser avant de m'obliger à participer à ton repas !
- Bon alors, je te lâche mais je ne veux pas de représailles, exige le jeune homme.
- L'espoir fait vivre Rat Boy, murmure la Miss pour elle-même.
- Quoi ?
- Tiens j'ai de l'influence sur toi ! Je disais, si ça peux te faire plaisir Rat Boy.
- Mouais…

Jarod dépose donc délicatement Miss Parker par terre, sous les regards amusés des deux spectateurs, qui savent pertinemment que la jeune femme ne va pas en rester là. Le caméléon ne tarde pas à comprendre qu'ils avaient raison lorsqu'il reçoit un coup de pied dans le genou.
- Si je n'ai pas visé plus haut Wonder Boy, c'est simplement parce que tu te serais plié en deux, et que j'aurais été entraîné dans ton mouvement puisque nous sommes attaché, souffle t-elle à l'oreille du caméléon qui se tient la jambe, fière d'elle. Mais je dois t'avouer que l'idée m'a très fortement traversée l'esprit…

Le jeune homme regarde sa chasseresse dans les yeux, bon ok il l'a peut-être mérité, mais là, il commence sérieusement à se demander si c'est une bonne idée de rester attacher à la Miss. Peut importe il ne cèdera pas en premier, hors de question, et il trouvera bien le moyen de la faire craquer, cette pensée fait naître un sourire sur ses lèvres alors qu'il se redresse.
- Comprit Miss Parker, mais tu n'as pas encore gagné…
- Je t'ai sous-estimé alors Jarod, dit-elle ironique, avec une moue désolée.
- Euh, je crois qu'on va retourner dans le salon pendant que vous continuez de discuter, hein Broots ?
- Oui…oui Sydney, acquiesce l'informaticien.
- C'est ça ! Et ne vous inquiétez pas, je vais tâcher de ne pas l'abîmer plus, votre protégé, rassure la Miss, un sourire d'Ange aux lèvres, alors qu'elle regarde Jarod, qui répond par un sourire en coin, ce qui provoque un soupire d'exaspération chez la jeune femme.

Broots et Sydney les laisse donc tout les deux, et vont rejoindre la table où ils ont élus domicile depuis le début, pour reprendre leur discussion…

A suivre...