Voici le premier chapitre; il est court, je place encore les bases de l'histoire!^^ J'avoue que j'écris cette fic pour développer ma capacité à bien rendre les caractères de mes personnages : j'espère réussir à vous vendre cette histoire!

Merci pour les 3 reviews encourageantes et de partager vos idées avec moi! Pour beaucoup, les dates ne sont pas claires; je me fais un point d'honneur à respecter ce qu'a écrit JK (mais ça se peut qu'il y ait des erreurs de calcul de ma part), donc pour moi : les Maraudeurs ont fini leur scolarité en 78, Véga est née en Mars 79, Harry est né en Juillet 80, Lily et James morts en Octobre 81, Sirius mort en Juin 96, bataille finale en Juin 98 et naissance de James Sirius en 2004 (Mai je décide, un gros taureau! :p )

Ma réponse à Cissy : merci, j'espère que ce petit chapitre sera à la hauteur de tes attentes! Et je crois que J-S aura ses néo-maraudeurs! :D

DISCLAIMER : Le monde HP appartient à JK Rowling, il n'y a que Véga, Cesca et autres OC qui sont miens.

Enjoy! ;)

EDIT: je viens de relire l'épilogue et mea culpa pour les puristes, James Sirius a les yeux de sa mère!


Il a les yeux de son père aussi!

POV Véga :

Aujourd'hui c'est la 14e rentrée à laquelle j'assiste!

Le temps passe vite quand même; plus on vieillit, plus on voudrait le retenir et plus il s'échappe évidemment. C'est un cercle vicieux.

Les élèves ne devraient pas tarder même. Chaque nouvelle année qui débute apporte son lot de stress, mais du bon stress à mon avis! J'ai toujours hâte aux rentrés scolaires – de pouvoir guider tous ces jeunes sorciers, de les équiper pour la vie – et cette année ne fait pas exception. Surtout après l'été merdique que je venais de passer : j'avais rompu avec mon copain des huit dernières années – accessoirement l'ancien professeur de potions et collègue, Barthélémy Schonn, qui a quitté son poste enseignant pour d'obscures raisons – et j'étais auprès de ma folle de mère. J'avais laissé notre appartement commun à Bart.

Nous sommes restés en excellent terme malgré la rupture, nous n'avions pas vraiment entretenu la flamme entre nous; il n'y avait juste plus de feu, de passion. N'empêche, je n'ai pas beaucoup d'expérience avec le célibat – j'ai eu trois longues relations seulement dans ma vie – on verra bien! J'aime beaucoup la stabilité qu'une relation amoureuse apporte, même si je suis une grande charmeuse au fond – j'ai ça dans le sang – je ne serai probablement pas célibataire longtemps. Surtout que je rêve du grand Amour. Avec un grand A. Celui qui se rencontre rarement et qui chamboule tout. Je sais qu'il m'attend! J'en ai toujours rêvé.

Et pour ma cohabitation avec ma mère… Moi-même je ne comprends pas très bien pourquoi je garde contact avec elle, pourquoi je reviens dans « sa » maison à chacune de mes ruptures, pourquoi je lui paie une infirmière privée pendant l'année scolaire… Après ce qu'elle a fait à mon père. Elle reste ma mère tout de même, une partie de moi j'imagine… Je l'aime malgré ma rancune, malgré mon incompréhension, malgré tout.

Je n'ai jamais eu sa version de l'histoire menant à ma conception, mais seulement mentionner le nom « Sirius » devant elle la rend pathétique – je vous entends d'ici dire que je suis sans cœur; cette femme m'a volé une partie de ma vie, en la bâtissant sur des mensonges, et a traité mon père comme une sous-merde – et est une preuve de sa culpabilité, à mes yeux. Alors, ce n'est que justice qu'elle soit morte intérieurement.

Oui, je n'avais pas eu sa version, mais McGonagall m'avait dit tout ce qu'elle savait de lui, d'eux, et j'avais également pu parler avec des portraits. Celui de mon arrière-arrière grand-père pour son enfance chez les Black, d'Albus Dumbledore pour son rôle dans l'Ordre du Phénix et de la Grosse Dame pour son passé de maraudeur. J'avais fouillé – sans remord – la chambre de ma mère; j'y avais retrouvé des lettres, des photos et son cadeau. Sa rose éternelle, non-fanée, et le mot l'accompagnant. Petit à petit, j'avais ainsi reconstitué l'histoire et tout condamne ma mère. Mais j'aimerais encore croire que non… J'aimerais avoir sa version pour comprendre et pouvoir ne pas la juger aussi durement.

En dernier lieu, Minerva m'avait présenté le survivant. Le filleul de mon père.

J'aurais définitivement aimé mon père. Je regrette tellement de ne l'avoir pas connu d'où ma rage noire contre ma génitrice, mais on ne frappe pas sur quelqu'un déjà au tapis. C'est lâche. Je m'appelle juste Véga Black-Djuric maintenant! J'ai fait modifier mon certificat de naissance au ministère. Mon père ne pouvant plus me reconnaître, j'ai demandé à Andromeda – la seule Black encore en vie – de me fournir un échantillon sanguin que je puisse prouver mes prétentions au noble nom des Black.

Justement en parlant de l'élu, l'aîné de Harry, James Sirius, fait son entrée à Poudlard cette année.

Et j'espère qu'il sera dans MA maison! Oui, je suis la directrice de Gryffondors depuis deux ans. Je ne l'ai jamais rencontré, mais étant nommé d'après mon père, j'adore ce gosse déjà! Je ne serai teeeeeeellement pas objective avec lui et tant qu'à lui donner des points constamment, aussi bien que ce soit pour ma maison! C'est comme ça que je vois les choses.

Un coup d'œil à ma montre me fait prendre conscience que je dois me rendre à la Grande Salle, c'est bientôt l'arrivée des jeunes. Je sors donc de mes quartiers de professeur, attenant à ma salle de classe de métamorphose, et mes pas me mènent à la Grande Salle. Je longe les quatre longues tables vides – mais plus pour longtemps, à mon grand plaisir – et me dirige vers la table des professeurs où je m'installe à côté de Neville Londubat, le professeur de botanique, déjà attablé.

- « Salut Neville! Hâte à la répartition? » lui souris-je.

- « Tiens salut Véga! Et, oui, je visualise déjà le jeune Potter avec une cravate jaune » me dit-il pour me narguer.

Neville me connait très bien; il est un de mes meilleurs amis ici! Il sait que j'ai déjà un parti pris pour James Sirius et que je le veux dans ma maison ce môme.

- « Dans tes rêves Londubat! Il fera gagner MA maison à la coupe des quatre maisons » rétorqué-je avec un large sourire.

- « On va voir ma belle! Les élèves arrivent! »

- « C'est tout vu » dis-je, sûre de moi, en retournant le salut de certains de mes anciens étudiants qui arrivait.

- « Bon, à tantôt Véga, je dois aller accueillir les petits nouveaux à leur arrivée au Château. On parie combien qu'il y a eu des chutes dans l'eau cette année? » lance-t-il à la ronde.

- « 2 gallions, 2 chutes! » gage le vieux professeur Flitwick.

- « 5 gallions, aucune chute! » dis-je.

Et les autres paris fusent. Neville part jouer son rôle de sous-directeur après avoir consciencieusement tout noté. Il revient une dizaine de minutes plus tard guidant les tout-jeunes et je le repère immédiatement. Grâce à sa tignasse brune ébouriffée, la même que son père, il fait une tête de plus que ses petits camarades.

Minerva fait alors un petit discours et la répartition commence suite à la chanson de l'éternel choixpeau. Neville commence à appeler un à un les premières années pour qu'ils coiffent le chapeau qui répartit. Lorsqu'enfin il annonce le nom de James Sirius Potter, je retiens mon souffle.

Je m'inquiétais pour rien : à peine le choixpeau déposé sur sa tête qu'il s'écriait Gryffondor.

Ouiii, le kid est avec moi! En plus, il a les yeux de son père aussi! pensé-je avant de tirer la langue à Neville.

Oui, c'est très mature de la part d'un professeur. En tout cas, Neville éclate de rire, même Minerva sourit!