Un autre chapitre très court – pas taper, pas taper – qui se passe à la fin de la quatrième année de J-S, j'ai fait mon possible pour incarner une Cesca éteinte…! Et le cœur de l'intrigue s'en vient!

Sinon, je suis un peu déçu que ma fic soit en « followed » et « favorite » de personne, mais comme je viens d'être mise en « author favorite » et « author alert » par des gens encore je râlerai pas trop. En fait, pas du tout! *.* Ça me fait super chaud au cœur; un petit coin de soleil intérieur!

Arya, j'te pardonne… presque! :p

Réponse à mon anonyme, Romy Swan : Ah, oui, c'est pas cool hein? Pas de « happy ending » pour At first sight, mais la vie à Sirius est un drame en soi... JK a été méchante avec lui. :( Par contre, je vais probablement m'essayer à la fin heureuse dans Miss BD, soit ici!

DISCLAIMER : Le monde HP appartient à JK Rowling, il n'y a que Véga, Cesca et autres OC qui sont miens.

Enjoy! ;)


Le ciel est gris…

POV Cesca :

Je regarde par la fenêtre, rien en particulier. C'est une belle journée. Le ciel est gris. Le ciel est plus foncé que les yeux à Sirius, lesquels sont une coulée d'argent liquide. Ils sont chauds. Sauf dans les mauvaises journées où ils tournent à l'orageux. De beaux yeux. Sa fille a ses yeux, Véga qu'elle s'appelle. J'entends vaguement une voix :

- « Je vais faire le ménage de votre chambre madame Djuric, si vous avez besoin de quoi que ce soit, criez mon nom » me dit une femme vers qui je me tourne lentement.

- « … »

- « … »

- « Et quel est votre nom? » m'enquis-je.

- « Mireille… » me répond-elle d'une voix douce.

Je hoche la tête : ce nom me dit quelque chose.

- « … je travaille pour vous depuis bientôt 18 ans » rajoute-elle, tout aussi doucement.

- « Où est Véga? » demandé-je encore.

- « Encore à Poudlard, l'année scolaire prend fin demain seulement! Elle sera de retour dans la soirée de demain. »

Poudlard… Poudlard… La fille de Sirius va à Poudlard?! Oh, il ne faut pas, ce vieux fou de Dumbledore la reconnaîtra et le dira à Sirius. Je revois ses yeux foncés lors de notre dernière « rencontre ». Je l'ai aperçu de loin trois mois après que je l'aie laissé, quand j'ai su être enceinte : il était avec une autre fille.

Si Sirius sait pour Véga, il me la reprendra! Et elle a ses yeux. Même s'il ne m'aime plus, je vois ses yeux tous les matins; je peux me dire que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Je me lève pour aller chercher une plume et un parchemin pour écrire immédiatement à madame Maxime et organiser le transfert de MA fille à Beauxbâtons. J'entre dans ma chambre, fébrile. La femme de tantôt – j'ai oublié son nom – range des vêtements dans mon garde-robe. J'atteins mon petit secrétaire et me glisse sur la chaise. Et là…

Je le vois. L'article du journal. Bien en évidence sur le bureau. Celui annonçant la mort de mon amour. De mes rêves. Toute énergie me quitte. Je suis vide..?

Je regarde par la fenêtre de ma chambre. Le ciel est gris. J'aime le gris. Les yeux à Sirius sont gris. Il y a du brouillard aussi.

[…]

POV Mireille :

Je la vois lire l'article, comme je vois l'unique larme rouler. Elle se tourne vers le ciel et retrouve son apathie usuelle.

Personnellement, j'assiste à des scènes de ce genre en moyenne une fois par mois depuis que mademoiselle Black-Djuric m'a engagé pour prendre soin de sa mère. Je la vois lire la mort de son amour, la mort de Sirius Black, 22 ans plus tôt. Et ça me fend le cœur chaque fois. De voir comment l'amour peut tuer.

Sans le vouloir, je connais les grandes lignes de l'histoire de madame Francesca – je fais le rangement de sa maison depuis plus de dix-sept ans – et je peux la comprendre. D'avoir voulu garder son bébé pour elle, sans le dire à un homme qui l'avait visiblement effacé. La faille dans la logique – sa logique – est là. Comment peut-on croire, ou douter, que l'artisan d'une rose éternelle parfaitement éclose, qui « fleurira tant que son amour vivra », nous a rayée de sa vie..? Question qui restera, sans doute, sans réponse.

Elle doit seulement « vivre » avec les regrets de l'avoir perdu sans qu'il ait su l'existence de sa fille. C'est dur.

Toutefois, je comprends aussi mademoiselle Black-Djuric d'en vouloir à sa mère, mais je ne porte pas de jugement. Je sais juste que mon employeuse est la gentillesse incarnée et prend des nouvelles régulièrement de sa mère lorsqu'elle est à Poudlard. Peut-être que madame Francesca aurait dû se battre pour son amour, mais qui suis-je pour la juger sur une situation dont je ne connais pas tous les tenants? Bref…

- « Véga revient demain madame Djuric, c'est bien non? » lui dis-je avec un enthousiasme forcé pour la faire parler, réagir : ça marche parfois.

- « Le ciel est gris. Ce sera une belle journée » me répond-elle d'une voix atone.

Ah. D'accord.