De retour… pour vous jouer un mauvais tour? Nah, pas mon genre… :p

Mais j'ai fini ma session alors, je vais me concentrer plus sur cette fic! ;)

Merci Kat, Arya : sans vous, je dépérirais seule et sans review, snif snif. Et, tu seras contente Kat, ce chapitre est un peu plus long et je l'aime bien! :D

DISCLAIMER : le merveilleux monde de Harry Potter appartient à JK Rowling; seuls Véga, et autres OC, sont à moi.

Bonne lecture!

PS : j'ai encore apporté de petites corrections aux chapitres précédents! ;)


Cadeau de Noël

POV Véga :

Je pousse un soupir de soulagement intérieur alors que James Sirius s'éloigne.

Paradoxalement, je suis en colère contre moi. Cet étudiant, je le vois grandir depuis six ans et je suis une amie proche de sa famille; ça aurait été la moindre des choses que je lui accorde un regard, un sourire, en lui retournant ses vœux! Pour la première fois de ma vie, je me déçois. Seulement, j'ai vraiment peur…

Et madame est directrice de Gryffondor! Peuh!

- « Tiens-toi tranquille Julian! » marmonné-je à ma petite voix, tellement active par les temps qui court qu'elle mérite un nom.

Oui, je me déçois aussi parce que j'ai peur. Peur de lui, peur de moi. Peur de sa proximité alors qu'il a réveillé des envies que je n'ai pas assouvie depuis quatre ans. Je dois ré-endormir ce besoin et, ensuite, je pourrai le côtoyer comme habituellement. Surtout que j'avais fermé les yeux – et la porte – ce soir-là pour que nos relations restent semblables ce qui était, pour l'instant, plutôt raté. Je ne veux pas qu'il s'éloigne. Je me suis toujours sentie étrangement proche de James Sirius… Il est le descendant direct du meilleur ami de mon père après tout; on a clairement des affinités, comme j'en ai avec son père d'ailleurs! Je veux que ça reste comme ça. Qu'il reste dans ma vie. Mais j'ai peur de ma réaction, de la réaction de mon corps face à lui.

Parce que, oui, j'étais en manque. Je pensais que « le démon du midi » ne touchait que les hommes… Cependant, j'étais la preuve vivante qu'à quarante et un ans, les hormones d'une femme peuvent encore monter au plafond. J'avais toujours été assez tactile, démonstrative, et j'avais trop négligé cet aspect durant mes années de célibat. Je devais donc assouvir ce besoin – de toucher et d'être touchée, de procurer du plaisir et, en même temps, d'être aimée, de me sentir encore belle sous le regard d'un homme – ce manque digne d'une femme pour me permettre de poursuivre mon travail d'enseignante sans fantasmer sur mes élèves! Pour garder le focus sur mon travail éducatif et empêcher mes pensées de voguer vers le physique avantageux d'un certain brun ébouriffé.

Par conséquent, la première chose que je ferai en rentrant chez ma mère sera de contacter mon amie Cassandre avec qui j'ai gardé contact depuis Beauxbâtons. On ira au bar où on se rend chaque année et je ferai une jeune dévergondée de moi!

Avec un sourire d'autodérision, je traverse le hall et me dirige vers mes appartements pour y faire ma valise.

[…]

- « Ton James Sirius, un Dieu du sexe? » me dit Cassandre, écroulée de rire sur la petite table du bar où on a nos habitudes deux jours après mon retour chez ma mère.

- « Y faut croire » grincé-je.

À entendre crier Catherine Powell, oui, sans aucun doute.

- « Han et tu ne t'es pas dit que tu devrais vérifier? » me lance mon amie avec un sourire narquois.

- « Si, et là est le problème! » réponds-je sincèrement en luttant contre le sourire qui me venait.

- « Aucun vice caché? » me demande Cassandre en riant toujours.

- « Il a juste seize ans, là n'est pas la question! » tenté-je de m'insurger.

La bonne humeur de Cassandre a toujours été contagieuse : il est impossible de s'emporter contre elle dans ce genre de situation. En tout cas, moi, je ne réussis pas. Je suis faible, je sais.

- « Là est toute la question au contraire : il est bien foutu et ça te fait réaliser des choses! »

Elle est drôle, elle…

- « Surtout que je suis en manque! Il est sous ma responsabilité Cass'! » m'écrié-je définitivement amusée.

- « Justement, tu pourrais lui montrer la vie à ce jeunot! » me dit-elle en pouffant « mais, sérieusement, ta réaction de femme est tout à fait normale! Voir ce genre de scène, avec un bel acteur qui ne t'as jamais laissé indifférente – si, si, essaie avec d'autre Véga! On se voit trois fois par année et je connais quand même la majorité de ses frasques! Sans compter que tes yeux pétillent comme jamais lorsque tu parles de lui – ça te donne des envies! En tant que mère, je serais vraiment choquée que tu touches mon petit Thomas mais, là, ton James Sirius a 16 ans… S'il se passe quelque chose entre vous, ce ne sera pas la fin du monde et il sera tout à fait conscient de ses actes, tu peux me croire! Tu ne l'abuseras pas! » rit-elle encore.

Elle n'a pas complètement tort, mais quand même…

- « Si, je suis son professeur, ce sera de l'abus de pouvoir! Et j'abuserai de la confiance de ses parents en moi. »

- « Je ne te dis pas de lui faire des avances non plus et de lui sauter dessus! Ni même d'initier quoi que ce soit. Je dis juste que s'il se passe quelque chose entre vous, entre un homme et une femme qui se plaise ça arrive, et – »

- « Théoriquement, James Sirius n'est pas un homme! » la coupé-je.

- « Dans 4 mois, il le sera! Et, comme je disais avant que tu me coupes sauvagement la parole, ce ne sera pas la mer à boire si quelque chose arrivait entre vous. Il faut relativiser et arrêter de tout dramatiser ma vieille, il y a des choses pires que tomber pour son élève de seize ans dans la vie! Par exemple, ma belle-sœur vient d'apprendre qu'elle a le cancer du sein… C'est terrible ça pour une femme de se faire attaquer sur le symbole ultime de sa féminité! Sa vie est en jeu. Ça donne à réfléchir en tout cas et remet les choses en perspective! »

- « Ce n'est pas un cancer, c'est sûr, mais je ne tombe pas pour James Sirius! Je parle souvent de lui, oui, mais c'est mon élève préféré, c'est normal. Non..? »

- « Tu es en plein déni, c'est mignon, il te fait retomber en adolescence! Je vais te dire : si tu parles de lui, tu penses à lui. Et on dit : If you want to know where your heart is, look where your mind goes when it wanders » me nargue-t-elle. « Si ça se trouve un homme ici te le fera oublier le temps d'une nuit ton beau brun! »

Pffff!

- « Et j'aimerais bien être cet homme qui te fera tout oublier! » intervient un homme assis à la table d'à côté avec un ami « et désolé, je n'ai pu m'empêcher d'écouter la fin de votre conversation. Je m'appelle Éric et mon ami Jonathan » me dit-il dans un éclat de dent blanche.

[…]

Je me réveille le lendemain et j'ai mal aux cheveux. Je me sens revenue une vingtaine d'année dans le passé. Bon… Je reprends lentement mes esprits, j'entends des ronflements dans la même pièce que moi : je ne suis pas seule. Deuxième constat : je suis nue sous la couverture. OK. J'entrouvre les yeux et cligne des paupières pour m'éclaircir la vue : je suis dans une chambre inconnue aussi.

Puis, les souvenirs affluent. Éric et moi dansant, Éric et moi transplanant, Éric et moi baisant. C'était bien, sans plus, j'avais satisfait mes envies et l'image de James Sirius était un peu plus loin…

Me semble, ouais, pourquoi tu penses à lui debor?

- « J'ai dit, ou pensé, un peu plus loin seulement… » me dis-je la voix rauque.

Il faut vraiment que j'arrête de me parler toute seule : je ne veux pas finir entourée de chat comme une vieille sénile. Ce n'est pas un destin pour un animagus chien… Mais, quand même, les petites voix qui portent un nom sont bien impertinentes.

Et sur ces pensées intelligentes, je me lève doucement et sans bruit. Je me rhabille silencieusement en m'interrogeant sur le fait de laisser mes coordonnées à ce mec ou non. La procédure dicte quelle conduite pour les coups d'un soir? Je n'en sais trop rien… Je sors de la chambre.

Dans le salon, sur une petite table basse, j'avise une plume et un parchemin qui traînent et y inscris :

« Merci!

Véga Black-Djuric »

Un hibou saura me trouver. J'agis de plus en plus comme une jeune fille en mal d'amour et ça me fait rire. Je transplane chez ma mère.

[…]

J'atterris directement dans ma chambre et file prendre une douche. Je descends ensuite au rez-de-chaussée où je retrouve Mireille se préparant un thé, ma mère est assise sur le bord de la fenêtre dans un rocking-chair et est perdue dans ses pensées pour faire changement.

- « Pourrais-tu m'en préparer un également? » demandé-je à Mireille, « Bonjour maman! ».

- « Bien sûr mademoiselle Black-Djuric! » me répond Mireille.

Je n'ai jamais réussi à la convaincre de m'appeler Véga. Selon elle, ce serait irrespectueux; je suis son employeuse et les limites hiérarchiques devraient être bâties dans toutes relations pour ne pas être outrepassé. Si je pensais comme ça, je n'aurais pas demandé à James Sirius de m'appeler Véga…

Tu ne peux t'empêcher de penser à lui hein?

- « Qu'as-tu prévu ce soir Mireille? » lui demandé-je, changeant de sujet de pensée histoire de bien faire chier Julian et de l'ignorer.

On est la veille de Noël, elle a sans doute quelque chose!

- « Rien, ma fille et sa petite famille sont parties au Canada pour Noël et le jour de l'an! »

- « Ah, d'accord! On passe le réveillon ensemble alors? » lui souris-je.

- « Tout à fait! Vous voulez quelque chose à boire madame Djuric? »

- « Non » répond ma mère et « un hibou approche »

Je regarde par la fenêtre – elle a raison, elle a l'œil encore mine de rien – et je l'ouvre. Quelques instants plus tard, une petite chouette effraie vient se poser sur mon épaule et ulule doucement. J'ai toujours aimé cette chouette, c'est celle de James Sirius.

- « Bonjour Mélissande, ma mignonne! Tu as un paquet pour moi? » lui demandé-je en apercevant le petit colis entre ses griffes et en la caressant dans le cou d'un doigt.

Elle me tend doucement sa patte en ululant encore. Je la défais de son précieux fardeau – une petite boîte accompagnée d'un court parchemin – et je lui sers de l'eau dans un petit bol. Puis, j'ouvre la lettre :

Joyeux Noël encore Véga!

PS : désolé si tu as cru l'avoir bel et bien perdue, je l'ai trouvée par terre, reconnue et elle m'a donné l'idée pour mon cadeau. J'y ai lancé un sort d'impassibilité ensuite! JSP

Intriguée par son post-scriptum, j'ouvre le paquet. Sur un écrin de velours, j'y découvre ma boucle d'oreille fétiche, celle que j'ai « perdue » ce fameux vendredi 13. Accompagnée aussi d'un collier : la chaîne est fine, en argent, le pendentif est double et à chaque extrémité pend une goutte de cristal, comme une larme, sur le modèle exact de ma boucle retrouvée. Magnifique!

Je suis touchée, bluffée et… Définitivement dans la merde aussi!


Pour les visuels comme moi, une image dudit collier (sans les espaces): www . bijouxcarolineneron colliers-long-collier-inseparables-CAR103101250006 -fr-pr