Bonjour tout le monde,
Je me suis rendue compte que j'avais complètement laissé de côté cette fic grâce à quelques commentaires récents (merci à eux :)) et j'ai donc décidé de vous poster la suite d'autant plus qu'elle est déjà écrite et finie. Elle était juste cachée dans un des recoins de mon ordinateur chez mes parents, j'ai donc profité d'aller chez eux pour l'emmener avec moi :)
J'espère que cette suite vous plaira toujours autant et que vous me pardonnerez pour l'attente. La suite arrivera régulièrement étant retombée dans une phase caméléonesque (je me refais toutes les saisons :))
Bonne lecture ;o)
- Tu voulais peut-être que je t'apporte un plateau avec ton petit déjeuner ? demande avec une moue enfantine mais sarcastique la Miss.
- Ca aurait été sûrement plus agréable. Je m'étais toujours demandé si tu étais d'une humeur massacrante dès le matin, je l'ai apprit à mes dépends, remarque-t-il en souriant alors qu'il se masse légèrement sa joue encore endolori par la gifle de la tigresse, ce qui exaspère cette dernière.
- Tu devrais pourtant savoir que mon caractère si peu chaleureux fait parti de moi. Toi mieux que quiconque, dit-elle froidement.
- Seules les personnes qui ne te connaissent pas vraiment peuvent penser ça de toi. Je t'ai connu enfant Parker, lui rappelle-t-il en souriant sincèrement, sentant que la jeune femme à besoin de savoir qu'elle n'est pas comme ces monstres du Centre.
- Ce qu'il y a de marrant avec la vie Jarod, c'est que les années passent, que les gens vieillissent et qu'ils changent, ajoute-t-elle amèrement.
- Tu sais comme moi Parker que tu n'as pas tellement changé, pas autant que tu aimerais le faire croire.
La réaction de la Miss fut immédiate, elle le regarde de biais, le dévisageant. Comment peut-il penser ça ? Après ces cinq années. Elle a changé, elle est devenue la Dragon Lady, sa chasseresse. Pourquoi se retrouvent-ils à parler de ça de toute façon ? Elle lui a donné une gifle en guise de réveil matin et il est en train d'essayer de la réconforter. Il n'y a vraiment que Jarod pour faire ça, essayer de réconforter son ennemi juré. La Miss sent une certaine colère monter en elle. Elle n'a pas besoin d'être rassurée. Qui a besoin de l'être de nos jours ? Les enfants lorsqu'ils font des cauchemars, les personnes âgées à propos de leurs enfants et de ce qui les attendent dans l'au-delà mais pas elle. Pas Miss Parker, pour qui son avenir est tout tracé. Elle ramène le caméléon : elle reste en vie Lyle ramène le caméléon : il sera alors temps pour elle de s'inquiéter de l'après vie.
- Et on te dit génie ! s'exclame la tigresse, en brisant la connexion de leurs regards.
Elle se détourne de lui, et commence à se lever, montrant ainsi au caméléon qu'elle a l'intention de sortir du lit. Le jeune homme la regarde bizarrement, se demandant ce qu'il a pu dire de travers, cependant il la suit. La Miss se souvient alors, lorsqu'elle voit le rat de laboratoire sortir de sous les couvertures, qu'il est torse nu. Que vont penser Sydney et Broots ? Elle secoue légèrement la tête, se disant qu'elle s'en moquait pas mal. Elle attend au bout du lit, le bras tendu que sa proie se mette debout, on voit dans ses yeux de l'agacement face au manque de vitesse dont fait preuve le jeune homme. Lorsque celui-ci la rejoint, ils se dirigent vers la porte de la chambre. Miss Parker, remarquant la lueur de culpabilité et d'interrogation dans les yeux chocolats de Jarod, éclaircit sa dernière réplique.
- Je suis ce que je suis Jarod. Je ne joue pas un jeu comme tu sembles le croire, j'agis toujours en mon âme et conscience. J'ai constamment l'impression que tu te fais des illusions à mon sujet. Cesse de vouloir à tout prix me changer !
Le caméléon allait répliquer quelque chose, mais la jeune femme ne lui laisse pas l'occasion. Il voit un sourire illuminer son visage. Un sourire qu'il a déjà vu. Ce sourire qui veut dire qu'elle a quelque chose derrière la tête. Jarod la regarde intrigué.
- J'espère que Sydney et Broots ne sont pas réveillés. Je serais ravie de le faire moi-même, explique-t-elle un petit air malicieux dans les yeux.
Le p'tit génie ne peut s'empêcher de sourire à son tour à cette image. Qui est celui qui a toujours son âme d'enfant ? pense-t-il pour lui.
- Je te crois sans difficulté, commence le caméléon en saisissant la poignet de la porte, tu as toujours aimé les torturer. J'espère seulement qu'ils auront un réveil moins sévère que le mien, ajoute-t-il amusé.
- Tu sais bien que tu es le seul à avoir le droit à ce genre de traitement de faveur, réplique la Miss avec un air moqueur, alors que la porte s'ouvre.
Tous les deux ont un sourire aux lèvres lorsqu'ils sortent et se retrouvent en face de leur compagnons d'aventure pleinement réveillée. Ceux-ci les dévisage avec un air étonné devant leur accoutrement. En effet, un Jarod torse nu habillé d'un simple bas de pyjama, accroché à une Miss Parker vêtue d'un bas de pyjama et d'un col roulé, n'a rien de commun. Sydney affiche cependant très vite son petit sourire en coin légendaire.
- Quel genre de traitement de faveur Miss Parker ? demande-t-il tout en sachant pertinemment qu'il va s'attirer les foudres de sa patronne.
La Miss, loin de rougir, s'offusque. Le sang lui monte au joue, elle est en colère. Cependant, elle va tout de même répondre à la question de l'homme en face d'elle.
- Je parlais de la gifle que j'ai donné à votre protégé pour qu'il se réveille. Je disais que je n'oserais jamais vous réveiller de cette façon, oserais-je ? réplique-t-elle avec un air faussement angélique.
La jeune femme n'attend pas de réponses et passe ses deux acolytes, entraînant Jarod à sa suite. Celui-ci lance un regard gêné et désolé à son mentor, tandis que celui qu'il lance à Broots se veut rassurant. Le caméléon se demande alors comment cet homme qui paraît si peureux en face de sa patronne a réussit à survivre cinq ans sans faire une crise cardiaque. La réponse qui lui vint à l'esprit le fit sourire : Miss Parker l'aurait tué avant qu'il n'ai eu une chance de lui claquer entre les doigts.
- Bonjour tout de même Miss, ce risque le psy.
- On peut toujours espérer, rétorque-t-elle acide.
La matinée se passa au rythme des chamailleries du caméléon et de sa chasseresse, Sydney et Broots ayant renoncé à essayer de les empêcher. La Miss était de mauvaise humeur, à croire que c'est elle qui avait pris une gifle au réveil. D'ailleurs, si elle continuait, elle pourrait battre le record de répliques cinglantes lancées en une minute. En y réfléchissant bien, la jeune femme se comportait comme lorsqu'elle est au Centre. Malgré ça, des conversations civilisées arrivaient à naître, jusqu'à celle qui l'aurait mieux valu éviter...
Il est juste un peu avant midi, et ils sont tout les quatre installés autour de la table qui se trouve dans ce qui sert de salon. Miss Parker et Jarod, sont bien évidemment côte à côte, tandis que Sydney et Broots, se retrouvent en face d'eux. L'informaticien et le psy ne faisant pratiquement que d'assister à la discussion, leurs compagnons accaparant la parole, se contredisant à tout bout de champs, et ce, même si l'on aurait pu croire qu'ils seraient d'accord. Jusqu'au sujet où leurs points de vues semblent complètement différent, et pas seulement pour le plaisir de contredire l'autre.
- Alors tu crois que les rouleaux se trouvent au Centre ? demande la Miss sans préambule, dans une conversation où la Maison des Horreurs n'était pas présente.
Cependant, elle considérait que sa curiosité avait été assez mise en attente, et qu'elle a fait preuve de patience jusque là, bien plus qu'elle n'en a d'ordinaire. Si le caméléon croit qu'il va s'en sortir sans lui en parler…après tout c'est son passé aussi.
- Je t'ai déjà dit que je te ferais toujours part de mes découvertes…, répond Jarod, vite après avoir réfléchit.
Elle l'a surprit, il pensait qu'elle ne reviendrait pas sur ce sujet après avoir apprit qu'il cherchait visiblement quelque chose qui se trouvait au Centre. Il se rend compte que c'était bien mal connaître sa chasseresse que de penser ça. Enfin, qu'elle pense qu'il s'agisse seulement des rouleaux l'arrange bien. Il est trop tôt pour qu'il lui dise de quoi il retourne.
- Oui, bien sûr. C'est pour ça que Carthis j'y suis arrivée par mes propres moyens.
- Je t'aurais dit tout ce que tu avais à savoir de toute façon.
- Je te rappelle que si nous n'avions pas été tous les deux, nous n'aurions pas trouvé les rouleaux, remarque la jeune femme.
- Peut-être pas aussi vite, mais je les aurais trouvé, réplique le caméléon sûr de lui.
- Foutu esprit arrogant de génie ! Peu importe, tu crois vraiment que ces rouleaux sont vrais, que ceux sont des prophéties ?
- Je ne le saurais que lorsque j'aurais la main dessus.
- Personnellement, je suis sûre que c'est juste un stratagème de plus de la part du Centre. Après tout, ça maintient le Triumvirat à distance, et ça fait de toi, comme moi, deux beaux pigeons qui courent après des chimères !
- Deux beaux pigeons.. ? répète en souriant malicieusement le jeune homme.
- Tu peux te concentrer sur ce que je dis ! Je ne comprend pas que toi, qui a un esprit rationnel puisse croire en ça, ça se trouve ce n'est rien de plus qu'un ramassis d'idioties ! et ça ne m'explique pas pourquoi tu crois que c'est au Centre.
- Parce que j'ai tout simplement aucune idée d'où ils peuvent se trouver autrement !
- J'en ai une très bonne idée moi ! A moins que ton retour au Centre cache autre chose que les rouleaux.. ?
- Vas-y fais-moi part de tes lumières, défi-t-il en éludant la seconde partie de sa réplique.
- Oh, je sais pas pourquoi, commence, cependant suspicieuse la Miss face à l'attitude du caméléon. Mais je parierais bien pour : au fond de la mer avec Mon père !
- Mr Parker tu veux dire, relève négligemment Jarod.
- Ne viens pas jouer sur ce terrain là avec moi Wonder Boy ! menace-t-elle.
- Pourquoi pas, tu refuses de voir la vérité en face !
- Je n'ai pas de conseil familiaux à recevoir de la part de quelqu'un qui ignore où se trouve la majorité de sa famille, lance-t-elle blessante.
- Oh c'est sûr que d'avoir eu pour père pendant plus de trente ans un homme qui te mentais que d'avoir pour frère un cannibale que d'avoir pour belle-mère une meurtrière que d'avoir pour vrai père l'homme que tu détestes le plus au monde pour être l'assassin de ta mère et que d'avoir pour mère quelqu'un qui t'a abandonné si jeune, et qui a fait confiance à Raines, c'est drôlement mieux comme portrait familial ! rétorque-t-il cassant, ayant perdu son sang froid.
- Je t'interdis de parler de ma mère comme ça Rat Boy ! ordonne la Miss énervée, et surtout blessée, regardant le caméléon dans les yeux.
- Pourquoi ça ? Tu refuses toujours qu'on te compare à ta mère, il doit bien y avoir une raison !
- Fermes-là Rat Boy ! Nos mères étaient peut-être amies !
Sydney et Broots, n'osaient rien dire, ils se contentaient de les regarder les yeux ronds. Ce n'est pas une chamaillerie comme les autres, ils sont en train de se disputer, et Jarod blesse Miss Parker où ça fait mal. Le psy aimerait intervenir, mais à quoi bon, il faut qu'ils règlent ça tout les deux, même si ça risque de dégénérer.
- Oui et je me suis fait enlever par le Centre !
- Tu accuses ma mère ! Elle a essayé de te sauver, comme elle l'a fait avec Angelo et moi ! Et elle en est morte !
- Elle est morte parce qu'elle a épousé Mr Parker, et qu'elle a fait confiance à Raines !
- C'est toi qui parle de confiance alors que tu es responsable de la mort de milliers de gens !
- J'ai été enlevé à ma famille alors que j'avais quatre ans, j'étais naïf et crédule. Le Centre s'en est servit mais quand je l'ai apprit, j'ai tout fait pour l'empêcher !
- Tout comme ma mère, mais toi tu es toujours en vie !
- Je ne donne pas ma confiance à qui la veut !
- Tu…
Mais elle ne fini pas sa phrase et le gifle en se levant soudainement, ne le lâchant pas des yeux. Il semble revenir à la réalité, et tout de suite de la culpabilité transparaît dans son regard chocolat, alors que dans celui de la Miss une colère sans nom y est gravée, mais aussi une tristesse mal dissimulée.
- Détache-moi ! ordonne-t-elle sans appel.
- Parker, je…, bredouille le caméléon.
- Détache-moi ! le coupe-t-elle.
Le jeune homme s'exécute penaud, il s'en veut, il n'aurait jamais du s'emporter comme ça. Il attrape la petite clé et déverrouille les bracelets. Une fois fait, la Miss ne perd pas une seconde pour rejoindre la chambre et claquer la porte derrière elle. Voyant qu'il n'y a pas de verrou, elle cale une chaise qui traîner par là sous la poignet, pour que Jarod ne puisse pas venir l'embêter. Parce qu'elle est persuadée qu'il va essayer, c'est dans son âme de bon samaritain. Et elle a raison, quelques secondes après le caméléon vient frapper à la porte, surprit de ne pas pouvoir l'ouvrir. Cependant elle ne veut pas le voir, elle est hors d'elle, les nerfs à fleur de peau, donc ne répond pas. Sydney et Broots, lui conseillent d'attendre qu'elle se calme, qu'elle ne le laissera pas entrer pour l'instant. Il renonce alors et va s'échouer dans le canapé pour le moment, alors que dans la chambre sa chasseresse use la moquette en faisant les cent pas. Elle est en colère, son poignet lui fait mal, mais elle est enfin débarrasser de Jarod. Jarod…A ce nom, une envie de frapper survient dans son esprit, et elle donne un léger coup de pied dans le sac de voyage du caméléon. Loin de faire descendre sa tension, elle sent un objet dur opposer résistance à son pied nu. Elle regarde de plus près l'objet et ouvre les yeux de surprise. Comment n'y avait-elle pas pensé avant, c'était évident qu'elle serait là. La mallette des DSA…
A suivre...
Vos impressions ?
Merci d'avance :)
