Coucou à ceux qui ont encore la patience de me suivre ! Je n'ai même pas regarder depuis combien de temps je n'ai pas posté la suite tellement j'ai honte ! Mais voilà pour me rattraper !
Je vous souhaite une bonne lecture et surtout " The Pretender Lives" ! Je ne sais pas si vous êtes au courant mais les producteurs ont prévus un nouveau projet ! Venez participer à la "twitter party" prévue le 19 juillet ! Si vous voulez plus de renseignements n'hésitez pas à vous rendre sur leur page facebook ou compte twitter ! Je suis impatiente et en même temps j'ai peur d'être déçue mais seul l'avenir nous le dira, en tout cas ça fait du bien de savoir qu'on nous a pas oublié !
N'hésitez pas à laisser un petit message à la fin ça me fera plaisir !
Jarod se retrouve à poser son regard sur les cheveux soyeux, couleur ébène, de sa chasseresse. Il s'y attarde un instant, remarquant qu'ils sont à présent secs, et que la jeune femme les as laissé pousser depuis Carthis. Le caméléon aime les cheveux de sa Miss, il aime leur odeur, leur légère ondulation en l'absence de brushing, leur reflet lorsque la lumière vient à leur rencontre. La façon dont ils suivent les mouvements de tête de leur propriétaire la façon qu'elle a de les ordonner la façon dont elle passe ses mains dedans lorsqu'elle est exaspérée, agacée ou encore lorsqu'elle réfléchit. Il aime tout ça et apprécierait de pouvoir effleurer de ses doigts la douceur de cette chevelure sans craindre de se faire dévorer sur place. Il secoue imperceptiblement la tête de gauche à droite comme pour se reprendre, mais ne perd pas son train de pensées pour autant. Et il ne s'en rend compte que lorsqu'il sent ses mains se refermer sur celle de son ennemie. Elle réagit aussitôt. Non pas en retirant d'un geste sec sa main désormais prisonnière, mais en plantant ses yeux redevenues bleus azures dans les siens. Le p'tit génie cesse de respirer un instant, retenant son souffle, appréhendant la réaction de la tigresse. Une nouvelle fois, elle le laisse maintenir son poignet, se préoccupant plutôt de la lueur qu'elle aperçoit dans les prunelles chocolats de sa proie. Sa bouche se transforme en un léger sourire, elle y lit une certaine peur, et incertitude. Elle sait qu'elle devrait retirer sa main, avant de trop s'attarder sur les traits attendrissant du génie, mais elle aime la chaleur de ses paumes au contact de sa peau. C'est comme si elle s'infiltrait sous l'épiderme, pour se diffuser dans tout son être en voyageant avec le sang, réchauffant tout son corps au passage. Elle se laisse donc aller à se plaisir singulier, qu'elle n'a connu jusqu'à présent qu'avec Jarod.
Miss Parker n'écoute pas sa raison, l'oubliant un court instant. Un trop court instant ajouterait le caméléon. Elle se contente d'entendre son rythme cardiaque s'accélérer, et ignore toutes les questions qui arrivent jusqu'à son esprit au grand galop. Si bien que lorsque Jarod se penche doucement, elle suit son mouvement, invitant leurs lèvres à se rencontrer enfin. Mais les sabots des chevaux frappent aux portes de sa conscience, comme lui ordonnant de se raisonner, de réagir. Elle parvient à les négliger suffisamment longtemps pour que leurs bouches s'effleurent. Ce faible contact amplifia le tambourinement des cavaliers de sa raison qui réussirent à pénétrer son esprit. La réaction de la jeune femme fut immédiate, elle amorça un geste pour gifler à nouveau le p'tit génie, mais cette fois, malgré la frustration qu'il peut ressentir, il interrompt son mouvement à temps. Néanmoins, il n'arrive pas à déchiffrer l'état d'esprit de sa chasseresse.
- Non. Ca suffit, je crois, dit-il en maintenant son bras, attendant que ses muscles se défléchissent.
- Ne dit-on pas : jamais deux sans trois, réplique cinglante la Miss.
- On dit aussi : c'est l'intention qui compte, remarque-t-il en tentant un faible sourire.
Le bras de la jeune femme cesse d'opposer résistance et Jarod lâche prise. Le membre tombe lourdement sur la cuisse de sa propriétaire, soumit à la force d'attraction. La Miss émet soudain un rire rauque, profond, presque effrayant, qu'elle ne semble pas pouvoir contrôler. Le caméléon la dévisage, comme impuissant. Le son s'apaise néanmoins au bout de quelques instants qui leur parurent une éternité, laissant un silence pesant envahir la pièce. Cependant, les soubresauts qui avaient gagné le corps de Miss Parker ne s'interrompent pas pour autant, et une larme silencieuse, invisible pour Jarod, vient s'échouer sur son jean. Le jeune homme oblige alors sa compagne à le regarder, ne supportant pas de ne pas comprendre ce qui se passe et de la voir comme ça. Elle a tout juste le temps de fermer les paupières pour cacher ses yeux embués et de les ouvrir pour laisser apparaître deux pupilles brillantes d'une façon qui éclaircie leur couleur naturellement bleu azure. Elle ne tente pas de fuir le regard du caméléon, s'y accrochant. Il brise alors le silence pour connaître la raison de son comportement étrange…
- Qu'est-ce qu'il se passe Parker ? demande-t-il doucement.
- Tu me demandes ce qu'il se passe !?
- …
- Mais tu ne vois pas que tout ça est ridicule ! C'est d'un pathétique ! Ma vie est d'un pathétique ! Tu m'apprends que Mr Parker a une fois de plus joué avec la vie de quelqu'un, qu'il a créé ton fils ! Ton fils Jarod ! En faisant croire qu'il était mon frère ! Je suis même persuadée que Brigitte ignorait qu'elle n'était pas sa mère. Tout ça est d'un absurde ! Où ça va s'arrêter ? Ils t'ont enlevé, pris la vie de ma mère, créé ton clone, caché le fait que j'ai un frère jumeau, créé Ethan, tué Thomas et ils ont fait naître ton fils ! Ils ont prit ma vie…Et moi je suis là, avec toi, une énième fois à deux doigts de t'embrasser ! Et tu me demandes ce qu'il se passe !
- Parker…
- Non ! Notre vie est déjà assez chaotique comme ça ! Et elle doit se résumer à : tu cours et je te chasse. Rien de plus ! Autre chose ne nous mènerait à rien. Notre amitié est quelque chose de révolu et il est hors de question que tu mettes en danger la vie de ton fils ! Demain, quand les portes s'ouvriront, tu t'enfuiras et ce sera la dernière fois qu'on se verra. Je ne veux plus jamais te revoir après ça. C'est compris ? interroge-t-elle en plantant son regard dans le sien.
- …
- C'est compris ? réitère-t-elle se retenant de ne pas l'agripper par les pans de sa chemise pour le faire réagir.
- Parker, je ne peux pas…
- C'est comme ça Jarod. Que tu le veuilles ou non c'est comme ça. Un point c'est tout.
- Dans ce cas, je n'ai pas besoin de répondre, puisque c'est clair pour toi, dit-il en détournant les yeux.
Dès le contact rompu, la Miss clos aussitôt les siens espérant endiguer ainsi le flot d'émotions qui l'assaille. Seulement une larme solitaire parvient à passer outre, se promenant comme bon lui semble sur la joue de porcelaine de la chasseresse. Jusqu'à ce que sa course soit stoppé par le pouce du caméléon qui l'observe de nouveau. Elle ne réagit pas à cette attention de la part de sa proie, ne voulant pas voir de la pitié, de la compassion ou du reproche. Elle plisse les paupières un peu plus, espérant à tout prix les garder fermées. Jarod ne se froisse pas et se lève du lit. Le matelas bouge sous la disparition du poids du p'tit génie aux côtés de Miss Parker. Elle se résout alors à ouvrir les yeux pour voir ce qu'il se passe. A peine les a-t-elle ouvert qu'ils se closent à nouveau sous la douceur d'un baiser du caméléon porté à son front. Ses lèvres ont effleuré un instant sa peau douce, suffisamment longtemps pour envoyer un frisson parcourir sa colonne vertébrale. Cette fois, ses paupières papillonnent, laissant apparaître des prunelles transparaissant la surprise. Jarod ne s'en préoccupe pas et lui souffle à l'oreille.
- Je vais prendre une douche.
Elle se contente de hocher la tête et de l'observer prendre ses affaires avant de quitter la chambre en silence. La laissant seule avec ses pensées qui se bousculent dans sa tête, faisant contraste avec le calme pesant qui règne dans la pièce. Elle se laisse alors basculer en arrière, son dos heurtant le moelleux du matelas, remuant un instant le temps que celui-ci se stabilise. Elle croise les bras sous sa poitrine, les yeux rivés sur le plafond, comme si les réponses à ses questions s'y trouvaient…
Une petite demi-heure plus tard, la porte de la chambre grince sur ses gonds, conséquence du coup porté plus tôt par le p'tit génie, laissant filtrer un faible rayon de lumière provenant du salon dans la pénombre dont était à présent envahi la pièce. Le caméléon apparaît dans l'embrasure, les cheveux mouillés, le visage rasé, vêtu d'un bas de jogging noir et d'un sweat blanc. Un instant surprit par l'obscurité qui l'englobe d'un coup, il finit par distinguer une forme frêle, et recroquevillée en position de fœtus au milieu du lit. N'ayant pas prit la peine de se glisser sous les couvertures, la jeune femme semble dormir profondément. Jarod se dirige alors à l'aveuglette, ne voulant pas réveiller sa chasseresse, tout en avançant à pas feutrés. Il atteint assez facilement son sac où il y dépose ses affaires et se dirige ensuite vers l'armoire. Il en ouvre les battants délicatement, et saisit un plaid en hauteur. Il le déplie alors qu'il s'avance vers Miss Parker le moins bruyamment possible. La fine couverture vient se poser dans un souffle sur la jeune femme alors que le caméléon la contemple en confiance dans les bras de Morphée. Ses yeux se détachent enfin de son amie d'enfance, et il pivote dans l'intention de quitter la chambre pour la laisser y dormir seule cette nuit. Cependant, au moment où il tourne le dos, une petite voix fluette l'interpelle. Il penche la tête pour rencontrer le regard de son interlocutrice qui semble pétiller dans le noir.
- Tu veux bien rester.. ?
Jarod ne répond rien et franchit le dernier pas qu'il lui restait pour atteindre la porte. Il la ferme, et va rejoindre la chaise qui trône prêt du lit, quelque peu étonné par la requête de sa chasseresse. La Miss le regarde faire un instant surprise, ayant peur de ne pas avoir été assez explicite. Elle clarifie donc en ouvrant la couverture du côté du caméléon, et lui murmure, accompagné d'un sourire timide, un : Avec moi…
- Parker…, commence-t-il.
- Non Jarod, pas maintenant…, souffle-t-elle, cependant de façon catégorique.
Le jeune homme hésite un instant, puis se place aux côtés de sa chasseresse avant de rabattre la couverture sur lui. Automatiquement, la Miss s'adosse au caméléon et celui-ci l'encercle de ses bras. Ces gestes sont pour le moins étonnant pour les deux ennemis, mais ils ne se laissent pas surprendre pour autant. Comme l'a dit Miss Parker : pas maintenant. Ils auront tout le temps de réfléchirent après.
Ils s'endorment donc dans les bras l'un de l'autre, cette fois conscient de l'être contrairement à plus tôt dans la journée. Ils oublient, de nouveau, le temps d'une nuit leur jeu du chat et de la souris. Sachant l'un comme l'autre que le lendemain verrait naître le jour où ce jeu prendra fin définitivement. Car un jeu n'existe pas sans protagonistes. Parce que sans souris, le chat n'a plus aucune raison de courir...Parce qu'une fois que Jarod aura disparu, avec son fils, Miss Parker se retrouvera à chasser un fantôme...
Sydney, qui a passé son temps à discuter avec Broots depuis la dispute de son protégé et de sa patronne, finit par s'inquiéter de ne voir personne sortir de la chambre après que Jarod soit revenu de la salle de bain. Il patiente une bonne heure avant de se décider à aller voir si tout va bien malgré les découragements de l'informaticien. Se demandant s'ils ne se sont pas entretués et s'ils comptent venir se nourrir ce soir. Surtout Miss Parker, qui a déjà loupé le repas du midi. C'est avec toutes ses bonnes intentions que le psy ouvre doucement la porte, parvenant miraculeusement à ne pas la faire grincer. La lumière se faufile aussitôt dans la chambre, aveuglante. Tout d'abord surprit que la pièce soit dans le noir, il laisse le temps à ses yeux de s'accommoder à la pénombre suffisamment longtemps pour remarquer ceux qu'il cherche. Un sourire franc vient se peindre sur son visage, et il oublie, en refermant la porte aussi délicatement qu'il l'avait ouverte, l'idée de les faire manger. Laissant les deux jeunes gens à leurs doux rêves...
A suivre ...
La suite très bientôt si ça vous intéresse encore !
Bisous :p
