Voilà le petit dernier! :D
Merci, encore et toujours de ton soutien Kat! (J'espère que les gens reviewont plus ta fic que celle-ci! Loll)
DISCLAIMER : le merveilleux monde de Harry Potter appartient à JK Rowling; seuls Véga, et autres OC, sont à moi.
Bonne lecture, pour la suite, j'hésite entre faire deux autres chapitres ou un gros épilogue! Des avis?
Conséquences
POV Véga :
Il était en train de parler, il avait donc la bouche partiellement ouverte quand je m'y suis engouffrée. J'y ai glissé timidement ma langue. Son haleine sent la menthe, ses lèvres sont chaudes, sa langue est douce au contact de la mienne. Je l'ai totalement pris par surprise et il a figé pendant, je dirais, seulement cinq secondes. Ensuite, il a juste mis ses mains sur ma nuque et suivit sans hésitation le rythme – plutôt lent et langoureux – que j'imposais au baiser.
Finalement, j'ai ouvert les yeux et me suis un peu éloignée pour tomber dans deux forêts de questions.
- « C'est ma réponse. Tout est plus vivant quand tu es là » dis-je simplement.
- « C'est Nowel encore? » me demande-t-il d'une voix de petit garçon, tenant toujours délicatement ma nuque de ses larges mains.
Je pouffe :
- « Si tu es sage, le Père-Noël t'apportera des cadeaux! »
- « Il vient juste de passer, tu l'as manqué… » me souffle-t-il avant de reprendre mes lèvres.
Ce baiser est plus fougueux, plus passionné, plus exigeant au final. Plus lui. Ses mains descendent le long de mon corps, caressantes, pour finalement me prendre par les hanches et me serrer contre lui. Je me retrouve assise à califourchon sur lui. Ce baiser nous laisse pantelant tous les deux – je sens d'ailleurs son excitation monté contre mon bas-ventre. Un feu couve en moi, je ne peux pas le laisser sortir, il va tout consumer…
- « Mais tu sais que notre histoire est impossible? » lui demandé-je doucement, me contrôlant encore, après avoir retrouvé mon souffle.
- « Pourquoi? » se renseigne-t-il pendant que ses mains se baladent dans mon dos m'envoyant des frissons incontrôlables.
- « … Je suis ton professeur… Tu n'es même pas majeur… Tu es le fils de mes meilleurs amis… James, arrête… » gémis-je.
Il s'est mis à faire glisser ses lèvres le long de mon cou; il me rendra folle. Complètement dépendante des sensations qu'il fait naître en moi. Le feu brûle.
- « J'essaie de te parler là » lui dis-je, lui prenant le menton d'une main et caressant sa joue de l'autre.
- « Tu te rends comptes des conneries que tu dis aussi? » commence-t-il à s'énerver en se levant – je réussis à ne pas me ramasser sur le cul, je ne sais comment – et s'éloignant, il poursuit : « je t'aime, tu m'aimes… Ça veut rien dire pour toi? Tu viens de me dire justement que tu te sens plus vivante avec moi… »
Sa voix est presque suppliante. Son expression laisse voir son incertitude, l'incompréhension dû à sa jeunesse. Est-ce que l'amour suffit toujours? Bonne question. En fait, c'est la première fois qu'il me dit « Je t'aime » – mon cœur est en fête – mais il va de soi que j'aurais préféré que ces mots n'aient pas été jetées au beau milieu de notre première chicane…
- « … Et que je suis ton professeur aussi. Les choses sont loin d'être simple! » dis-je calmement, mais où perce tout de même mon début d'irritation.
- « Mes avis que c'est toi qui complique tout Véga! »
- « Tu es injuste James, vois les choses en face merde : les lois, les règlements, l'opinion publique… Tout est contre nous! Tu as bien juste seize ans » raillé-je.
- « Alors, c'est ça? C'est parce que je suis pas majeur? J'attendrai tes trois putains de mois avant de te toucher si tu veux! » tempête-t-il en faisant de frénétiques va-et-vient en face de moi.
C'est le problème le plus important, oui, mais pas le seul… Je retrouve soudain mon calme.
- « Je suis ton professeur, responsable de ton éducation, je peux pas tout foutre en l'air comme ça, sur un coup de tête. J'ai des responsabilités, tu comprends ça? »
- « Je comprends surtout que je suis un coup de tête pour toi. Que tu veux arrêter de vivre pendant deux ans, le temps que je sorte de Poudlard. »
Il fait ces constatations d'un ton atone. Est-ce que c'est ça que je veux? Je ne pense pas… Je ne voulais pas dire ça… Mais je ne réponds pas. Il doit prendre mon absence de réponse pour un oui, car il continue :
- « Bordel de merlin, je suis prêt à t'attendre trois mois, mais mettre ma vie en stand by pendant deux ans..? Tu te rends compte de ce que tu me demandes? C'est super égoïste de ta part quand même… Je t'aime comme un fou, mais je te verrai de loin sans pouvoir profiter de ma jeunesse. C'est de la folie! Il fallait pas me sauter dessus tantôt si tu ne sais pas ce que tu veux! » s'exclame-t-il mi-rageur, mi-désespéré.
Et il a encore raison. Merlin, comment un jeune de seize ans peut comprendre la vie aussi bien? Pour me faire la morale à moi?
L'âge n'a rien à voir Véga. Chacun voit la vie de façon différente, chacun a son caractère, et chacun l'enrichit de ses expériences propres. Parce qu'il est jeune, il n'aurait rien à t'apprendre? Il a quand même vécu; son bagage d'expérience est encore petit, oui, mais bien présent.
C'est le problème avec vous, les vieux! Vous vous croyez tellement supérieurs… Quelquefois, vous oubliez ce que c'est que d'être jeune. D'avoir des certitudes et de vouloir prendre des risques pour elles.
Techniquement, on a le même âge Julian…
Ouais, mais non. Je suis la partie de ta conscience encore jeune, celle que tu as mise au placard en commençant à enseigner ici. Celle que tu n'as jamais vécue entièrement. Celle qui veut sortir maintenant.
- « Si tu m'aimais vraiment, tu me ferais pas ça… » me dit-il d'une voix sourde en baissant la tête, inconscient du véritable savon que me passe mentalement Julian.
- « Tu as raison et je ne veux pas que tu fasses ça… »
Il relève la tête vers moi. Son visage est sombre, mais dans ses yeux brûle encore une lueur d'espoir.
- « Alors quoi? »
Ouais, alors quoi madame la professeure?
Tu me fais rire quand même; tu disais que tu attendais le grand Amour. Celui qui chamboule tout. Tu l'as trouvé en James. Tu le sais puisque je le sais, toutes les fibres de ton être le savent. Il y aura forcément des changements dans ta vie. Et tu sais que James en vaudra la peine, tu le côtoies depuis si longtemps et tu sais… Oh, oui, tu sais ce qu'il te fait ressentir. Ce sentiment de pouvoir faire n'importe quoi s'il te le demandait. Mais tu bloques.
Pourquoi? Tu dois prendre des risques dans la vie : l'amour c'est ça. C'est le plus beau des risques.
- « … Alors, je crois que Minerva devra se trouver un autre professeur de métamorphose cet été. »
La petite lueur d'espoir commence à s'étendre sur son visage.
- « Pour vrai? » me demande-il, sans vouloir y croire.
Je hoche la tête en lui souriant doucement.
- « Je lui donnerai ma démission dans quelques semaines… »
Il ne me laisse pas le temps de finir ma phrase qu'il me prend dans ses bras :
- « Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime » me dit-il en ponctuant chaque « je t'aime » par un baiser sur mon visage.
- « Moi aussi jeune homme, mon bel amour… »
Son enthousiasme est contagieux. C'est une des raisons pourquoi je l'aime d'ailleurs; être avec lui me fait tout oublier et je me sens pousser des ailes.
- « Mais… Vraiment, on évite les gros contacts rapprochés avant tes dix-sept ans et on agit normalement l'un avec l'autre en public d'ici à la fin de l'année. Quand je songe à comment je devrai annoncer ça à ton père… » dis-je, catastrophée.
Ce qui le fait rire.
- « Je crois que ce qui importe à mes parents, c'est que je sois heureux! Et ça passe par toi. Je suis sûr en plus que ma mère s'en doute. »
Puis, il ajoute :
- « J'entourerai en rouge la date du 5 Mai dans mon calendrier! Après, tu seras à moi. »
Son sourire est carnassier.
- « Pffff, on est Gryffondor ou on ne l'est pas! Même pas peur. Mais à ta place, je dirais un gros merci à Julian! »
Un éclair de compréhension traverse son regard.
- « Ta petite voix? » et comme je réponds affirmativement, il me murmure à l'oreille : « merci Julian! »
De rrrrrrrrrrrrien!
Non mais, Julian, arrêtes de ronronner par Merlin! Il y a de fortes chances que je me mette à le faire aussi sinon.
