Tout l'univers d'HP appartient à JK Rowling.
Merci à vous tous pour vos reviews. J'espère que ce chapitre vous plaira.
Chapitre 30 : La marque
Drago qui était toujours dans le hall ne comprenait pas la réaction de la jeune fille et se demandait ce qu'elle pouvait avoir pour réagir de la sorte.
« Pourquoi es-tu sur la défensive de cette façon Claire ? J'ai dû lui dire quelque chose qui lui a fait du mal pour qu'elle se mette à pleurer ainsi. Il faut que je lui parle, oui mais comment, madame se trouve j'en suis sûr dans sa chambre et avec ces fichus escaliers, je ne pourrais pas monter. Par les escaliers non, mais par……………. »
Il ne termina même pas sa pensée et sortit en courant du hall pour se diriger à la hâte vers le local à balais, non loin du terrain de quidditch. Drago prit son nimbus 2001, l'enfourcha et fit le tour du château jusqu'à arriver à la hauteur de la fenêtre rendant sur la chambre d'Hermione. Avec sa baguette, il frappa sur la vitre ce qui réveilla Hermione qui pleurait encore sur son destin pour l'instant mal parti. Voyant qu'elle ne déniait même pas venir lui ouvrir, il l'appela.
- Claire, ouvre moi !
Hermione se leva et se planta devant la fenêtre.
- Laisse moi tranquille Drago ! Cria-t-elle de l'autre côté.
- Claire, qu'est-ce que tu as ? Répond moi, il faut qu'on parle.
- Laisse moi je t'ai dit, je ne veux pas te parler ! Lui répondit-elle en allant se rallonger sur son lit et en tournant le dos à la fenêtre.
Le jeune Serpentard fut contraint de repartir et rangea son balai dans le local prévu à cet effet. Une fois à l'intérieur du château, il décida de prendre son petit déjeuner dans la grande salle et d'oublier Claire pour le moment. Il s'installa devant son bol et fut dérangé comme à chaque fois par les autres mais aussi par cette chère Pansy qui comme à son habitude vint prendre le sien en même temps que celui de Drago.
- Alors, où est ta traînée ? Demanda-t-elle en affichant un grand sourire béat.
Le jeune homme ne dénia même pas lever un sourcil et continua son petit déjeuner comme si de rien n'était.
- Je savais Drago que tu faisais certaines choses dans ta chambre pouvant rendre un garçon sourd mais le faire à ce point en pensant à moi, je suis flattée.
- Ces choses-là ne rendent pas sourd un homme, bien au contraire ! Et arrête de prendre ton air supérieur parce que crois moi Pansy que le jour du mariage où tu te rendras compte que ton futur mari ne viendra pas, à mon avis devant tous ces invités, tu feras moins la fière ! Lui répondit-il en mangeant une cuillère de céréales.
- Tu sais Drago, j'arriverai à mes fins que tu le veuilles ou non ! « Un petit impérium devrait suffire. »
- Si tu crois que tu me fais peur Pansy ! Franchement regardes-toi, en ce qui concerne la magie tu n'es pas plus douée qu'une cracmol !
- Pour qui tu te prends ? S'exclama-t-elle en se levant de son banc, en prenant son bol de lait et en lui versant sur la tête. Un sale prétentieux, égoïste et imbu de sa personne, voilà ce que tu es Drago Malefoy !
- Tu as fait une parfaite description ma chère Pansy, et tu veux épouser un homme comme moi ? J'ai du mal à le croire. Ce n'est pas moi que tu veux mais ma fortune et crois moi j'arriverai à le prouver ! Répondit-il en s'en allant de la grande salle pour rejoindre son dortoir.
A peine arrivé dans sa chambre, il se déshabilla et fila sous la douche.
« J'en ai raz le bol de cette journée où tout va mal. Il est à peine huit heures du matin et rien ne va ! Et j'ai l'impression que tout est de ma faute alors qu'en fait, je n'ai rien fait. Bon c'est vrai j'ai envoyé balader Claire quand elle m'a parlé de Pansy. Mais la discussion avec elle n'est pas possible, tout ce qu'elle veut c'est ma fortune et mon héritage, mais elle n'aura rien, il faut que je trouve quelque chose sur les biens, une loi me permettant de ne rien partager avec ma future femme. Si j'arrive à trouver quelque chose, elle ne voudra sûrement plus de moi et me fichera la paix. » Pensa-t-il tout en se savonnant de bas en haut.
En passant sa main sur son bras gauche, il remarqua que sa marque était noire et une douleur se fit ressentir.
« Et voilà, il prévoit quelque chose, ce n'est pas trop tôt ! Ça fait plusieurs semaines qu'il nous fait miroiter mais là, il doit avoir une mission pour nous. Il faut que j'y aille, mais comment sortir de ce château ? Oui je sais ! »
Sur cette pensée, il sortit de la douche, s'habilla, prit un morceau de parchemin et écrivit une lettre en imitant à la perfection l'écriture de sa mère. Il enroula ensuite le parchemin et accrocha la lettre à la patte du hibou de famille avec comme destinataire le professeur McGonagall. Le hibou s'envola et frappa avec son bec au carreau de la directrice. Elle prit le parchemin, lut son contenu et sortit à la hâte de son bureau pour se rendre dans les dortoirs des Serpentards où Drago l'attendait patiemment. Il en profita pour terminer sa toilette et entendit frapper comme il l'avait programmé à la porte.
- Oui ! Dit-il en sachant très bien qui se trouvait derrière cette porte.
- M.Malefoy, je viens de recevoir une lettre de votre mère me disant qu'elle devait absolument vous voir pour une raison familiale, je pense que c'est urgent et vous devriez y aller, vous avez ma permission de prendre la cheminée qui se trouve dans mon bureau.
- Oh heu, je suis désolé mais mère fait actuellement nettoyer notre cheminée, la dernière fois j'y suis ressorti dans un tel état. Non, il faut que je transplane directement au manoir.
- Bon, alors je vous accompagne jusqu'à l'extérieur du château.
« Parfait, quelle idiote, elle s'est fait avoir comme un bleu »
Ils sortirent tous deux du dortoir et au moment où ils arrivèrent dans la salle commune, ils croisèrent Claire qui sortait elle aussi de sa chambre pour se rendre en cours.
- Miss Wood !
- Professeur, Drago ! S'exclama-t-elle en regardant la directrice et ensuite le jeune homme.
Drago se rapprocha, lui prit le bras et l'emmena au fond de la pièce.
- Claire, qu'est-ce tu as ? Lui demanda-t-il en chuchotant.
- Je n'ai pas envie d'en discuter maintenant. Pourquoi étais-tu avec la directrice ? Demanda-t-elle en posant sa main sur le bras gauche de Drago.
Le jeune homme fit une grimace sous la douleur que lui produisit la main sur la marque et cela ne passa pas inaperçu aux yeux de la Gryffondor. Drago se rapprocha d'elle et lui chuchota à l'oreille.
- Il m'appelle.
- Quoi ? Tu ne vas tout de même pas y aller maintenant. De toute façon tu ne peux pas sortir du bureau !
- J'ai fais croire à la vieille chouette que ma mère me demandait au manoir et que le seul moyen pour m'y rendre était le transplanage.
- Tu lui as menti !
- Ce n'est pas la première fois ! Lui répondit-il en lui souriant de son plus fidèle sourire charmeur.
- Et tu vas où ?
- J'aimerais te le dire mais pour ça, il te faudrait toi aussi porter la marque ! Répondit-il en l'embrassant tendrement avant de retourner vers la directrice qui n'avait rien entendu de la conversation.
Le professeur McGonagall regarda Hermione mais la jeune fille ne pouvait rien dire devant Drago et rien faire non plus puisque celui-ci ne la lâchait pas du regard. Le seul moyen qu'elle trouva pour attirer l'intention de la directrice c'est de s'évanouir et de s'écraser au sol en faisant semblant d'être inconsciente.
- Claire !
- Miss Wood !
Ils accoururent aux côtés de la Serpentard qui ne bougeait pas d'un poil.
- M. Malefoy, allez vite chercher Mme Pomfresh, je reste à ses côtés ! Vite !
Le jeune homme ne se fit pas attendre et sortit de la salle commune en courant et se rendit en tout hâte jusqu'à l'infirmerie. Pendant que Drago courait comme un dératé, Hermione ouvrit les yeux et expliqua toute la situation à McGonagall.
« Quelle idiote je suis pour avoir cru une seconde à son histoire ! » M. Malefoy ne sortira pas de Poudlard, je vous l'assure. Merci à vous Claire.
Elle referma les yeux et attendit sagement que l'infirmière et Drago reviennent. Ils arrivèrent quelques minutes plus tard et Mme Pomfresh avec l'aide de Drago et de la directrice emmenèrent Claire jusqu'à l'infirmerie. A peine arrivée à l'infirmerie que Drago demanda à la directrice s'ils pouvaient aller à l'extérieur pour qu'il puisse transplaner.
- Vous ne préféreriez pas rester ici avec Claire, votre mère attendra !
- Non, il faut vraiment que j'y aille, ça doit être important.
- Laissez-moi lui envoyer une lettre pour la prévenir que vous ne viendrez pas.
- Heu, non, je ne pense pas que ce soit une bonne idée ! Intervint le jeune homme
- Mais si je suis sûre qu'elle comprendra !
- Non c'est bon, je vais le faire moi-même ! Répondit-il à la directrice. Je vais de suite à la volière, je reviens dans cinq minutes.
Il quitta la salle et s'arrêta à l'angle d'un couloir, se laissa tomber au sol, posa sa tête sur ses genoux qu'il encercla de ses bras.
« Ce n'est pas vrai, comment je vais faire pour y aller ! C'est impossible pour le moment. J'espère qu'il ne me fera pas payer mon absence d'aujourd'hui ! » Pensa Drago en soulevant sa manche gauche. La marque était toujours aussi noire mais ne lui faisait visiblement plus mal, le mage noir avait cessé de l'appeler. Sans doute avait-il compris que Drago ne pouvait pas sortir de Poudlard pour le moment.
Pendant que Drago s'inquiétait sur son sort, Hermione quant à elle ouvrit les yeux avant que l'infirmière ne lui fasse avaler, une de ses mixtures infectes.
- Comment vous sentez vous miss Wood ? Demanda-t-elle inquiète.
- Ça va très bien, je vous assure ! Puis-je me rendre en cours professeur ?
- Oui je pense que c'est bon, enfin si vous le permettez Madame Pomfresh ! Demanda-t-elle en regardant l'infirmière.
- Je ne vois rien d'anormal.
Hermione se leva donc de son lit et sortit de l'infirmerie avec la directrice. Au moment où elles eurent franchies la porte, Drago arriva.
- Claire, tu es levée ? Tu te sens bien ?
- Oui ça va, je ne sais pas ce que j'ai eu, un malaise d'après Mme Pomfresh, rien de grave ! Lui répondit-elle en lui souriant.
- Professeur ! Maintenant que Claire est sortie, puis-je me rendre chez moi ?
- Je n'ai plus le temps M. Malefoy de vous accompagner jusqu'à la sortie je suis désolée mais j'ai un rendez vous important qui m'attend au ministère ! Je dois m'y rendre de ce pas, excusez-moi ! S'exclama-t-elle avant de prendre la direction de son bureau où bien sur elle ne bougerait pas !
- Excuses-moi Drago de t'avoir fait rater ton rendez-vous, enfin votre réunion ! J'espère qu'il ne te fera rien pour cela !
- Je l'espère aussi Claire !
Sur ces paroles Hermione baissa la tête n'osant pas croiser le regard du jeune Serpentard. Il lui prit le menton et lui releva la tête pour capter son regard.
- Qu'est-ce que tu me caches ? Demanda-t-il.
- Rien ! S'empressa-t-elle de répondre.
- Arrête de me mentir Claire, je vois très bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas depuis ce matin, tu es bizarre !
- Bizarre moi ? Non ça va ! Répondit-elle en le regardant cette fois droit dans les yeux.
- Alors pourquoi t'es-tu mise à pleurer ce matin ?
- Pour rien.
- Ne me prends pas pour plus bête que je ne le suis, et dis-moi ce qu'il y a ! Tu es malade ?
- Non mais dis-moi ce que tu ferais si tu savais qu'il ne te restait plus qu'un an grand maximum à vivre ? Demanda-t-elle en plongeant son regard dans celui de Drago.
Le jeune homme ne savait quoi dire, il était tellement abasourdi par la question qu'il s'asseye sur les marches où il fut rejoint par Claire. Drago la serra contre lui en passant son bras autour de la jeune fille.
- Ne me dis pas Claire, que tu es atteinte d'une maladie incurable comme ces moldus !
- Pas moi non ! Mais ma tante qui a veillé sur moi à la mort de mes parents oui ! Répondit-elle en laissant échapper une larme.
- Je ne savais pas, excuses-moi si j'ai été désagréable ce matin avec toi. Mais cette histoire avec Pansy et ce Weasley qui me cherche, d'ailleurs en parlant de ça, Granger a eu un comportement bizarre, je n'ai rien compris, elle prenait ma défense !
Sur ces paroles, Hermione essuya ses larmes qui étaient en fait dû à sa propre mort elle-même si elle ne réussissait pas sa mission et regarda le blondinet.
- Comment ça, elle a prit ta défense ?
- Bon je sais ce que tu vas dire mais quand je les ai vus tous les deux, j'ai été les voir et tout de suite, l'autre abruti de Weasmoche a pointé sa baguette sur moi sans raison en plus, parce que je n'avais rien fait et il s'est mis à m'insulter et avant même que j'ai pu répliquer miss-je-sais-tout s'est plantée devant moi en lui disant que je n'en valais pas la peine.
« Alors elle a quand même fait ce que je lui ai demandé ce matin, c'est au moins ça de gagner, mais il faut qu'elle continue »
- Claire, tu rêves ?
- Non, je pensais.
- A ta tante ?
- Oui ! Tu ferais quoi toi, si tu étais dans son cas ?
- A vrai dire, je n'y ai jamais réfléchi, mais pour l'instant oublie ça tu veux et vis l'instant présent avec moi en oubliant tous les problèmes que nous avons ! Dit-il en posant ses lèvres sur celles d'Hermione et en l'embrassant tendrement.
