Il prit également une vingtaine de livres sur des sujets peu connus par le commun des magiciens. Il avait passé plus de deux heures et le temps de revenir à Gringotts était déjà vu.
Lorsque Harry pénétra dans le bureau du responsable des héritages de la banque, il se trouva face au Grand Conseil Gobelin au complet.
° Que se passe-t-il pour qu'ils soient tous là ?° pensa Harry.
Ce fut Gringotts V qui prit la parole pour lui expliquer la situation :
« -M. Potter, la mise au jour de votre lignage au complet après l'épreuve de la Pierre de Sang est une grande surprise et un réel danger pour nous.
- Un danger ? s'étonna Harry
- Il vous faut comprendre que normalement plusieurs de vos ancêtres, qui nous sont maintenant connus, étaient sensé être mort sans laisser de descendance. Et, selon un accord confidentiel entre le ministère de la magie et notre banque, leurs possessions ont été partagées entre nos deux institutions. Cet accord stipule que les avoirs monétaires des personnes décédées sans héritier deviennent la propriété de la banque. Toutes les autres possessions, c'est à dire tout ce qui est droit de propriété et droits spéciaux comme les droits de veto sur les décisions du ministère deviennent alors propriété du ministère. Bien souvent ces possessions ne restent pas longtemps propriété du ministère, elles sont détournées par de hauts fonctionnaires à leur profit. C'est, comme cela, que plusieurs des plus anciennes familles du monde sorcier se sont enrichis.
Le danger qui se pose pour nous est que cette découverte va nous obliger à vous restituer une grande partie des capitaux que nous possédons et qui nous assuraient une certaine influence sur la communauté, nous fragilisant aux yeux des sorciers qui nous méprisent. De plus, cela risque d'ébranler complètement le pouvoir de certaines grandes familles qui risquent de vouloir garder leurs privilèges acquis. Et là, le danger est pour vous.
- Je comprends vos inquiétudes concernant votre position mais je suis sur que nous pouvons trouver un terrain d'entente. Je suis même sur que vous avez déjà une proposition à me faire.
-En effet, nous avons déjà mis en place un protocole de restitution que nous souhaiterions vous soumettre, dit le directeur en lui tendant un dossier encore plus épais que celui qu'on lui avait remis lors de ses héritages.
- Eh ! Bien, je vais l'étudier et je vous tiens au courant. J'aimerais également vous préciser que durant l'année scolaire, je ne pourrais me rendre au réunion du Conseil mais quelqu'un mis représentera et veillera à mes intérêts.
- Je suis désolé mais je croyais que vous aviez compris que lors des séances du Conseil nous n'acceptons que la présence d'un Potter car ils furent les seuls au cours des siècles à toujours respecter la stricte neutralité de Gringotts. Je suis sur que celui que vous avez choisi est une personne en laquelle vous pouvez avoir toute confiance. Mais connaissant un peu les personnes qui vous entourent, je suis sur que cette personne est également proche du directeur de Poudlard et le connaissant encore mieux que vos proches, il se servirait sûrement des informations auxquelles celui que vous avez choisi pourrait avoir accès pour nous mettre en position de faiblesse et ainsi asseoir l'autorité du ministère sur la banque et cela nous ne l'accepterions jamais car cela signifierait notre asservissement.
- Je ne voyais pas les choses de ce point de vue et je ne souhaite pas détériorer nos relations. Dumbledore risque de ne pas vouloir que je quitte Poudlard au cours de l'année. Mais je pense quand même pouvoir assister au réunion du Conseil. Il faudra seulement que vous planifiiez les réunions le soir car il ne faut pas que cela me gêne dans la réussite de mes études même si je doute que cela soit le cas.
- Avant que nous vous remettions les bagues représentant vos familles, je souhaiterais que vous nous accompagniez, moi et le reste du Conseil.
- Je vous suis, termina Harry »
Tout le Conseil sortis du bureau suivis d'Harry et commencèrent à se diriger vers la salle du Conseil mais arrivé devant la lourde porte en chêne, ils tournèrent à droite et continuèrent leur trajet. Cela faisait bientôt un quart d'heure qu'ils s'enfonçaient dans le cœur administratif de la banque et Harry s'interrogeait sur où l'emmenaient les gobelins quand, ils s'arrêtèrent devant une porte encore plus massive que celle du Conseil. Elle semblait être faite d'ivoire. Il y était accroché un blason ressemblant quelque peu au Ying et Yang mais c'était deux phénix, l'un noir, l'autre doré presque blanc. Juste devant se trouver une statuette représentant ce même symbole.
Le directeur de Gringotts expliqua à Harry l'histoire de cette porte :
« - Vous ne savez sûrement pas que ce bâtiment avant d'être les bureaux de Gringotts était le lieu où Merlin formait ses apprentis dont firent partis les 4 fondateurs de Poudlard. Peu de gens savent que le sort qui protège le Chemin de Traverse aux yeux des moldus, protège en fait cette maison. Une légende est rattachée à cette porte, elle dit que lorsque les êtres de l'or retrouveront l'être héritier des deux phénix alors à l'aide des rivières pourpres, il aura accès à leur sanctuaire. M. Potter vous êtes l'héritier des deux phénix ou devrais-je dire de Merlin et de Morgane, vous pouvez ouvrir ces portes.
- C'est bien joli mais je ne sais pas comment faire ?
- Laissez parler votre sang, dis un gobelin que Harry reconnu comme étant Gonin »
Harry suivit son conseil et se coupa la main pour faire couler une simple goutte de son sang sur la statuette. Elle s'illumina alors et comme pour répondre à ce phénomène la porte se mit, elle aussi à briller. Puis tout s'arrêta d'un coup laissant place au silence, personne n'osait respirer. La tension était palpable. On entendit un soulagement non feint quand les deux battants de la porte se déplacèrent grinçant sur leurs gons.
Une lumière éblouissante venait de l'intérieur de la pièce, Harry mit deux seconde avant de pouvoir distinguer ce que contenait le sanctuaire de ses ancêtres. Elle ne contenait rien à première vue mais cela n'était qu'une illusion car lorsqu'il pénétra, il se trouva dans une prairie dont l'aspect était étrange. Une moitié respirait la vie alors que l'autre partie était une vision de cauchemar, les arbres étaient morts, on voyait des squelettes d'animaux jonchait le sol, on voyait de la fumé au loin. Sans vraiment comprendre comment il savait cela, Harry su où il était, l'antichambre d'Avalon et de son pendant le monde de Morgane.
Les gobelins restaient dehors ne comprenait rien, la pièce leur semblait vide bien qu'ils ressentaient une quantité de magie gigantesque imprégnée la pièce. L'un des gobelins poussait par une curiosité qui ne caractérisait pas sa race, tenta de passer le seuil de la porte mais à peine son pied avait passé le seuil qu'il se retrouva éjecter à l'autre bout du couloir. Tous les autres gobelins suivirent du regard son vol plané et ne virent ni Harry ressortir de la pièce un grand sourire aux lèvres, ni l'aura de magie pure qui scintillait autour de notre survivant. Quand ils se retournèrent, les portes étaient fermées et le blason avait changé. Il ne représentait plus uniquement les deux phénix caractérisant Merlin et Morgane mais également un dragon, un lion, et un basilique.
Ce qui s'était passé dans cette pièce, les gobelins auraient aimé le savoir mais c'est un mystère encore aujourd'hui, et cela le restera pour très longtemps (du moins pour eux, et peut-être aussi pour vous qui sait…). Harry qui voyait l'heure tournée, demanda s'ils ne pouvaient remettre à plus tard, la remise des bagues de famille. Le conseil lui expliqua qu'ils devaient au moins lui remettre les bagues des Blacks et des Potter avant la réunion du lendemain. Harry leur expliqua qu'il préfèrerai les récupérer avec Dumbledore le lendemain car il avait quelque peu échapper à la surveillance de sa famille et de celle de l'ordre et ne voulait pas attirer les réprimandes de Dumbledore. Comprenant la situation, ils firent une chose qui étonna Harry. Ils lui proposèrent de le renvoyer chez lui ou du moins à une distance proche en dehors des protections magiques érigées par son directeur. Quelques instants après les avoir respectueusement salués, notre survivant était en sécurité dans sa chambre du 4 Privet Drive. Il rangea rapidement toutes ses affaires Avant d'aller se coucher exténuer de sa journée.
° Le pire, pensa-t-il, c'est que je remet cela demain.°
La réunion se déroulait à 14 heures et Dumbledore et M. Weasley devaient passer prendre Harry vers 11 heures pour un déjeuner de travail. Harry se leva encore très tôt mais plus par habitude. Depuis qu'il avait commencé son entraînement ave les fondateurs, il ne lui fallait que quelques heures de sommeil. En plus il avait une dernière chose à voir ave Salazar, le camouflage de son aura qui pourrait éveiller les soupçons du directeur de Poudlard.
Tout se passe pour le mieux dans le monde des fondateurs, et Harry descendit attendre l'arrivée des deux autres sorciers bien assis dans le fauteuil de Vernon. Il n'y avait personne dans la maison, sûrement que les Dursleys avaient craint pour leur vie avec autant de sorciers dans les parages. Ce que Harry ne savait pas c'est que tous les Durleys n'étaient pas partis. Dudley était resté, il attendait, depuis près de trois semaines d'être seul avec Harry pour lui faire payer le nouveau comportement de ses parents à son encontre. Le cachalot de cousin d'Harry se glissa le plus silencieusement possible dans le salon et se plaça juste derrière Harry qui n'avait rien senti venir. Toujours dans un pesant silence, Dudley s'empara de la baguette d'Harry que celui-ci avait posé sur la table à coté de lui et la brisa. D'un coup, Harry se sentis se briser de l'intérieur et s'effondra au sol ne comprenant pas ce qui arrivée. Sa vue se troubla et tout ce qu'il distingua vue deux sortes de fontaines multicolores qui semblait jaillir des mains de son cousin. Tout cela ne dura que quelques secondes qui parurent à Harry une éternité. Quand tout cessa, Harry entendit un trémolo qui ressemblait à celui du phénix de Dumbledore, mais il ne vit rien puisqu'une lumière aveuglante émanait de l'endroit où était son cousin. Quand tout redevint normal dans la pièce, il se trouvait à la place de la baguette un petit poussin tout flétri.
Deux autres personnes que son cousin et lui avaient assistées à la scène. En effet, Dumbledore et M. Weasley se trouvait dans l'encadrement de la porte du salon. Ils avaient un air complètement ahuri sur le visage, c'est une chose rare de surprendre le directeur de la plus grande école de sorcellerie du monde. Ainsi, notre survivant n'était pas le seul à ne rien comprendre du phénomène qui venait de se produire. Dumbledore fut le premier à reprendre un tant soit peu ses esprits, ses yeux pétillaient bien plus que d'habitude. Harry l'interrogea du regard. La seule chose que dit alors son directeur fut :
« - Il va te falloir une nouvelle baguette, peut-être que ce nouveau phénix voudra bien te donner une de ses plumes.
- Pourquoi ma baguette donne-t-elle naissance à un phénix ? demanda Harry.
- Je ne peux pas répondre à cette question puisque je n'en connais la réponse. Mais se serait un cas d'études très intéressant pour les langues de plomb, répondit le vainqueur du précédent mage noir. Il faut que tu lui trouves un prénom.
- Qu'est-ce qui vous dit que qu'il m'était destiné ? l'interrogea de nouveau Harry.
-Mais tout simplement, parce que c'était ta baguette ! »
°Pourquoi, se dit-il je dois toujours avoir des phénomènes inexpliqués autour de moi.°
Durant tout le temps de leur conversation, M. Weasley n'était pas sorti de sa béatitude. Il émergea lorsque Harry et le professeur Dumbledore le prirent chacun par l'un de ses bras et qu'il eut la désagréable sensation de se faire crocheter au niveau du nombril. Quelques secondes plus tard, ils s'étaient au centre de l'atrium du ministère. Tous trois se dirigèrent vers le bureau d'enregistrement des baguettes ou les formalités d'usage furent rapidement expédiées. Dumbledore expliqua à Harry que la réunion se déroulerait exceptionnellement au sein du ministère. Normalement, jamais les réunions ne se déroulaient ici mais avec la renaissance de Voldemort, beaucoup de participants avaient souhaité être en quelque sorte sous la protection du ministère. Tout en disant cela, ils déambulaient dans les couloirs jusqu'à arrivée devant une salle où ils pénétrèrent. Ce qui se dit dans cette salle ne fut entendu par personne et sûrement pas par nous. Un temps avant la réunion, Dumbledore et Harry toujours accompagné de M. Weasley se rendirent chez Gringotts.
Arrivée dans les bureaux du service des héritages, Harry rencontra de nouveaux le gobelin Goldsou qui fait semblant de ne pas le reconnaître. Ils patientèrent quelques minutes avant que le directeur du service ne revienne avec deux coffrets sculptés. L'un était en cèdre rouge incrusté de centaines de petits rubis, l'autre était sculpté dans du métal. Harry reconnut les deux symboles gravés dessus comme étant les créatures emblématiques de ses deux lignées, celle des Blacks et des Potter. Il ouvrit d'abord le coffret représentant sa lignée de sang. Il reposait sur du velours rouge une chevalière d'or jaune sur laquelle était une nouvelle fois gravée le lion à la crinière flamboyante. L'oeil de la créature mythique était fait d'un rubis rouge sang. Lorsqu' il la passa à son doigt, il ressentit une douce chaleur se propager dans tout son corps. Il n'eut pas la même impression lorsqu'il passa la chevalière d'or blanc gravé d'un Dragon noir et serti d'un diamant tout aussi noir des Blacks, il se trouva même à deux doigts de tourner de l'oeil. La cérémonie s'acheva rapidement et nos trois sorciers purent se rendre à la réunion du Magenmagot. Tout ce qui se passa durant celle-ci s'avéra sans aucune importance pour Harry. Dumbledore ne jeta pas dans la balance les droits des Blacks et des Potter.
La réunion se finit tôt et Dumbledore l'emmena chez Florian Fortarôme pour discuter à propos de la lettre qu'on lui avait remis lors de l'ouverture des testaments le concernant. Flash-backHarry venait de retourner dans le monde des fondateurs comme il l'appelait pour mettre au point une version qu'il pourrait présenter à Dumbledore, une version crédible aux yeux de tous.
Après avoir difficilement présenté le problème auquel devait faire face Harry aux autres fondateurs, Salazar présenta une idée complètement folle :
« - Harry, je pense que tu devrais simplement montrer ce qui est écrit sur un chemin et traduire le fourchelangue dans ces termes à peu près.
Toi qui as survécu au sort de la mort et qui a tué le basilic se trouvant dans les appartements de Salazar, j'espère que ton époque trouvera la paix comme la nôtre la trouvait. Ne sous-estime pas le pouvoir de l'amour. Signé les quatre fondateurs.
Il ne faudra pas que tu oublies de lui montrer nos quatre sceaux. Je payerais très cher pour voir la tête de ton directeur qui me semble être un être complètement figé sur ses valeurs.
- Et que donnerai pour voir cela, dit Harry avec un sourire narquois sur les lèvres.
- tu aimerais bien savoir, lui répondit Salazar.
Fin du flash-backHarry qui comme il l'avait prévu avec les fondateurs, et Salazar avait bien raison la tête de Dumbledore valait son pesant d'or. Maintenant Harry comprenait beaucoup de choses sur son passé et voyait ses premières années à Poudlard sous un nouveau jour. Il voyait comment Dumbledore l'avait poussé à ne rien savoir de ceux qu'il désignait comme des vilains pas beaux (oui, vous avez raison je commence vraiment à perdre la tête).
Pendant le temps qu'Harry rigolait intérieurement de la tête de son directeur, celui-ci se demandait pourquoi les fondateurs avaient adressé cet missive posthume à Harry sans lui donner plus que ce simple encouragement, eux qui devenait connaître des moyens fantastiques pour bannir, voire détruire le mal existant à leur époque et que signifiait la présence de l'emblème d'un autre fondateur en arrière plan. (Serait-il légèrement naïf sur les bords ?)
La journée se termina par un détour chez Ollivanders, pour trouver une baguette ce qui s'avera impossible car sa magie avait connu une évolution impressionnante.
Harry devait encore attirer les regards, il en vous vraiment assez de cette faculté de sortir de l'ordinaire mais bon quand on descend de lignée comme les siennes, il ne pouvait pas en être autrement et encore personne ne savait encore qu'il était le véritable héritier de la maison Serpentard. Le jour où le monde serait au courant, cela sera vraiment comique. Mais il espérait que personne ne le saurait avant le jour de la bataille final. Ainsi, il pourrait cracher à la face de tous ces idiots de sang purs qui ne sont même pas assez intelligent pour reconnaître que le monde de la sorcellerie ne serait rien sans toutes les créatures qui sont dotés de magie. Il espérait aussi que Voldemort s'étoufferait en voyant la bague de Serpentard à son doigt alors qu'il s'en croit le digne descendant.
Mais pour l'instant tout devait rester secret au moins jusqu'à ce qu'il s'affranchisse de la tutelle de son citronné de directeur car il se doutait bien que celui-ci ne resterais pas sans utiliser les droits qu'il avait hérité de ses ancêtres très longtemps.
Dumbledore avait préparé une surprise à Harry. Au lieu de le ramener directement chez sa tante, il l'emmena à Poudlard où il avait réuni quelqu'un des amis du survivant afin de lui fêter son anniversaire. Harry fut content de retrouver Hermione et Ron. Mais, il eut drôle d'impression en le serrant dans ses bras, comme si le mal s'était installé en lui. Serpentard ne lui avait pas seulement appris à camoufler son aura mais aussi à voir celle des autres. Et celle de son ami était étrange, elle était roux comme sa chevelure mais elle était également strié de noir. Harry avait l'impression aussi que cette aura n'était pas totalement celle de son ami comme si deux personnes cohabitait dans ce corps. Pour avoir rencontrait plus d'une fois Voldemort, son esprit avait enregistrait l'aura et Harry se demandait si Ron n'était pas possédé par le mage noir. Mais la réalité était pire, et cela Harry ne l'apprendrait que bien plus tard. Se sentant mal en présence de son ami, Harry écourta leur retrouvaille et la fête. Il n'y cela sur le compte de la fatigue de la journée et demanda au dernier membre des Maraudeurs encore en vie de le ramener à Privet Drive.
De retour dans sa famille, Harry s'enferma dans sa chambre pour évacuer le malaise qu'il avait ressenti et pour projeter les souvenirs du testament des fondateurs à l'aide du sort cinésco. Ils avaient un regard qui en disait long sur ce qu'ils pensaient de ce citronné de Dumbledore, bien qu'ils soient tous des experts en occulmencie. Harry avait appris à analyser les éclats qu'ils avaient dans leurs regards. Car selon Lord Serpentard même si l'on est un expert, se n'est pas pour rien que l'on dit que les yeux sont le reflet de l'âme. Après ce petit divertissement, Harry du remettre en place le même stratagème que la veille pour pouvoir récupérer toutes ses bagues familiales. Il devait également se mettre en contact avec un avocat qui pourrait mettre une procédure de récupération de tous ses biens et droits auprès du ministère. Le plus dur serait sûrement que la procédure reste le plus longtemps possible secrète. Peut être que les gobelins pourraient le mettre en relation avec quelqu'un qui soit honnête et qui soit hors des manigances de Dumbledore. Avant de s'endormir étudia le dossier des compensations proposées par les gobelins. Il se surprit à le lire en seulement une demi-heure alors qu'il faisait plus de 600 pages. Il faudrait qu'il fasse des recherches sur cette capacité. Il interrogerait plutôt les fondateurs, ils en savent tellement. En plus, il lui semblait qu'il avait retenu le moindre point qui était développé dans la proposition. Il décida de faire quelques modifications, qu'il soumettrait le lendemain aux gobelins. Encore une fois, il ne mit que peu de temps pour le faire. Il s'endormit en pensant aux découvertes qu'il avait fait depuis deux jours. Il en avait complètement oublier son phénix. Celui-ci s'envola pour se placer sur la tête du lit comme s'il se plaçait là pour protéger le sommeil de celui-ci qu'il considère comme son maître.
Le lendemain matin se passa exactement comme deux jours avant, il arriva cependant plus rapidement à Gringotts. Il avait seulement oublié de prévenir les gobelins de sa visite. Mais à peine, avait-il passé la porte que M. Goldsou arriva pour le saluer et l'emmena dans son bureau.
Il prit la parole dans ces termes :
« -Monsieur Potter, le directeur de Gringotts souhaiterait vous voir après que je vous ai remis les bagues de vos différentes familles. Je reviens dans deux minutes. »
Harry n'eut pas le temps de réagir que le gobelin avait déjà dans une petite porte située derrière son bureau. Il ne réapparut qu'une dizaine de minutes plus tard, suivi de trois autres gobelins, chacun d'entre eux transportaient des coffrets finement ouvragés. L'un était transparent pourtant on ne percevait pas ce qui se trouvait dedans. Un autre était fait dans un matériau noir qu'Harry identifia comme étant de l'obsidienne mais Harry ressenti une sorte de malaise quand il l'observa comme si ce coffret renfermé le mal absolu. Les deux autres étaient moins ouvragés pourtant aux yeux d'Harry, ils étaient tous aussi important. L'un était de jade et l'autre de rubis. Les quatre coffrets furent déposés religieusement sur une petite table devant un divan où Harry pris place sur l'invitation du responsable des héritages. Celui-ci expliqua au survivant qu'à la mort du possesseur les bagues réintégraient d'elle-même ces coffrets et que seul l'héritier par le sang ou désigné dans un testament pouvait les ouvrir. Il expliqua également à Harry qu'une fois, les bagues passaient aux doigts personne ne pouvait les enlever. Face à la réaction d'Harry face à cette information le gobelin précisa que par contre elles pouvaient être dissimulé. Il valait seulement que le porteur le souhaite et la bague disparaîtra de la vue des autres sorciers ou moldus. Harry poussa un « ouf » de soulagement en entendant cela. Il pourrait ainsi continuer à dissimuler l'information sur son ascendance aussi longtemps qu'il le souhaiterait.
Il ouvrit rapidement les quatre coffrets où reposé les bagues de ses ancêtres. Celle de Merlin était faite de diamant, un superbe phénix était gravé dessus, à la place de l'œil était sertis un diamant noir comme l'ébène. Celle de Morgane était faite en obsidienne avec le même phénix gravé excepté que cette fois s'était un diamant d'un blanc pur qui était sertis à la place de l'œil. Les bagues de Griffondor et de Serpentard étaient respectivement en or jaune et en or blanc. La première avait un magnifique griffon gravé dont l'œil était un rubis. La gravure de la seconde représentait un basilique dont l'œil était de jade.
Harry était maintenant en possession de ses six bagues familiales. Il avait assez de droit pour renverser le ministère sans avoir besoin des autres membres du Magenmagot. Mais il ne se mettrait pas toute la communauté sorcière contre lui. Il serait plus Serpentard et ferait en sorte que la proposition ne vienne pas de lui, mais bien de Dumbledore. Maintenant, il devait rencontrait le directeur de la banque. Celui-ci voulait sûrement parler de la proposition qu'il lui avait été fait la veille.
Une nouvelle fois, ce n'était pas uniquement le directeur qu'Harry rencontra mais le Conseil de Gringotts. Harry les salua et les interrogea la raison de cette rencontre. Gringott V lui expliqua que malgré leurs précautions, le ministère avait eu vent de la renaissance de certains des familles qui étaient éteintes. Il lui expliqua également que la restitution de ses héritages avaient été bloqué par le ministre qui avait utilisé une vieille loi pour s'opposer à la neutralité prétextant que cela risquerai de déstabiliser la société sorcière.
Harry qui était resté muet tous le long de l'explication, s'écria :
« - Le ministre veut jouer, alors on va jouer. Pouvez vous me fournir un parchemin est une plume, j'aimerai rappeler quelques petites choses à notre très cher ministre.
- Mais bien sur, mais n'oubliez pas, les Gobelins sont et resteront neutre face au ministère.
- Ne vous en faites pas, je ne vais que rappeler au ministre l'accord signé entre mon ancêtre Godric et le ministère concernant la pierre d'angle du ministère. Je vais lui rappeler le sort qui lie mon sang à la pierre. »
Harry pris une vingtaine de minutes pour rédiger la lettre. Celle-ci faisait clairement comprendre au ministre que si le représentant de chaque une des familles ne se voyait pas restituer ses droits et sa fortune, la protection du sang apposer par Godric Gryffondor disparaîtrait entraînant la disparition des protections du ministère. A peine, avait-il relu sa lettre que son phénix apparu dans une gerbe de flammes d'un blanc flamboyant.
