De l'insupportable ironie du sort 2
Merci Zeugma pour ta remarque, voici la bonne orthographe : Dursley. Je vais tenter de m'y tenir :'d
Merci de vos retours, il y a plusieurs chapitres à cette fic. C'est la première fois qu'une de mes fics connait un tel démarrage ! Notamment autant d'alertes ! J'avoue que c'est une bonne surprise car le sujet a été souvent et très bien traité (je lis beaucoup de fic en anglais). J'espère ne pas vous décevoir. Merci à tous !
En ce moment je travaille sur beaucoup de projets, mais les idées arrivent un peu en désordre donc j'ai bien conscience que je privilégie la quantité aux dépends de la qualité...:-(
Les personnages ne sont pas à moi. Je ne gagne pas d'argent.
De l'insupportable ironie du sort : le sort d'unitas anima
Je me rappelle avoir mangé dans le grand hall, je me rappelle avoir répondu à des questions, je me rappelle avoir cherché à m'isoler dans un pièce abandonnée du château. Il y avait une fenêtre donnant sur le lac et je suis resté le front contre les carreaux en essayant de ne pas sombrer.
Je pense à Sirius, il me manque tellement, j'aimerais qu'il soit là, qu'il vienne me chercher et que l'on s'installe Square Grimmaurd...Tout serait si différent. Je me sens si seul. Je pense à tante Pétunia, sans nul doute que les Dursley ne pensent pas à moi. Si je ne me présente pas devant leur porte le 1er juillet prochain, ils ne poseront pas de question.
Ron et Hermione se doutent sur quoi portent mes fréquentes réunions avec Dumbledore mais ils savent ne pas poser de questions. Je dois en parler avec Snape.
Il est peut-être 16 heures, en ce samedi, les élèves profitent des rares sorties autorisées à Pré-au-lard. A part quelques fantômes, je ne rencontre personne dans les couloirs qui mènent aux donjons de la maison Serpentard. La fière Morgane est la gardienne de la porte du bureau de Snape. Je n'ai pas besoin d'attendre longtemps qu'avant qu'elle ne s'ouvre sur un Snape passablement agité.
(Snape) – Que voulez-vous Potter ?
(Harry) – J'ai besoin de vous parler professeur.
Il semble délibérer en lui même et je suis soulagé quand il s'écarte en m'invitant par ce geste à rentrer dans ses appartements.
(Harry) – Avez vous préparé la potion?
(Snape) – Oui, elle doit encore murir mais elle sera bientôt prête.
(Harry) – Pourquoi acceptez vous cela, je sais que cela vous répugne autant qu'à moi...
(Snape) – Je suis tenu d'obéir aux ordres de Dumbledore.
Je me heurte encore une fois à un mur. J'ai besoin de savoir alors je change de tactique.
(Harry) – Comment se déroule le sort de l'Unitas anima?
(Snape) – Nous boirons la potion et le directeur prononcera l'incantation.
(Harry) – Quels sont les effets ?
(Snape) – Il y en a peu, les effets se font sentir sur le long terme. Par ailleurs c'est une incantation rare, nous avons peu d'information sur le sujet.
(Harry) – Pourquoi est-elle si rare?
(Snape) – (il prend sa voix d'enseignant) l'unitas anima n'est pas un simple contrat comme le serment inviolable. Elle entraîne une union des âmes des deux sorciers qui partagent ainsi de la manière la plus intime leurs pouvoirs magiques, leurs sentiments et leurs idées. La réussite de l'unitas anima dépend de la volonté et de la profondeur de l'attachement des deux êtres qui s'y soumettent. Si les liens ne se développent pas, les sorciers meurent de désespoir, si ils se créent, ils sont indestructibles et la mort de l'un entraîne immanquablement la mort de l'autre. C'est un sort extrêmement puissant et il le devient d'autant que les sorciers qui le contractent le sont. Voilà monsieur Potter pourquoi deux sorciers choisissent plus communément de s'unir par un contrat de mariage.
(Harry) – Vous avez évoqué devant Dumbledore la nécessité de rapports physiques.
Je n'arrive pas à masquer le tremblement de ma voix.
(Snape) – La création de ce lien nécessite que les sorciers développent de puissants sentiments l'un envers l'autre ce qui implique une grande intimité physique également. Elle n'est pas une condition sine qua non mais les quelques écrits sur le sujet concernent des couples au sens premier du terme.
Dumbledore souhaite que la cérémonie ai lieu dès ce soir.
Il a changé brusquement le sens de la discussion car le sujet le met mal à l'aise. Il ne montre rien mais les légères inflexions de sa voix, son calme même dans de telles circonstances trahissent ce qu'il s'impose.
(Harry) – Il sait pourtant que je ne vais pas m'enfuir...
(Snape) – Puisque vous êtes ici, nous pouvons aborder les questions pratiques.
(Harry) – très bien.
Il semble désarçonné par ma réponse. Je n'ai pas été le seul à ruminer mes pensées cette après-midi.
(Snape) – Vous devrez vivre à mes côtés, dans mes appartements. Nous dirons que vous être désormais confiné dans une pièce sécurisée sans donner de précisions. Cela ne devrait choquer personne. Vous ne devez en parler à personne, ni à miss Granger ni à monsieur Weasley. Compris !
(Harry) – Oui.
Je le regarde sans ciller. Qu'ai-je à redouter encore? Il ne me touchera pas, cela le répugne j'en suis sur.
(Snape) – Je jetterai un sort de désillusion partiel dans mon bureau pour que vous puissiez y travailler sans être vu quand les élèves de ma maison viennent me voir.
Je me demande si beaucoup viennent le voir.
(Harry) – Quand dois-je déménager mes affaires ?
(Snape) – Nous allons demander à Dobby de le faire maintenant.
J'appelle mon petit elfe, il est toujours si excité à l'idée de m'aider qu'il ne pose aucune question. Cela m'arrange en un sens car je ne réalise pas encore ce qu'il m'arrive. Tout ce passe avec une effrayante facilité. « Cher professeur Snape, pour ce soir, dormez vous plutôt à gauche ou à droite? Puis-je pisser dans vos WC; Voyons le bon côté des choses, deux hommes : pas de problème pour la lunette! ». Ce matin quand je me suis levé, je n'avais que le Quidditch en tête, j'ai l'impression que cette journée dure depuis un siècle. Snape voit mes pauvres affaires qui tiennent dans une valise délabrée. S'il croyait être envahit, il en est pour ses frais. J'ai une petite joie malsaine en pensant que je viens sans doute de le priver d'une raison de me rabrouer. Mais cela ne dure pas car j'ai vu l'espace d'un instant une once de tristesse traverser son regard.
Il se reprend et me regarde d'un œil mauvais.
(Snape) – Je vous en prie Monsieur épargnez moi cette tête d'animal que l'on amène à l'abattoir.
Je redresse la tête et le regarde bien en face dans les yeux, car à 16 ans je suis maintenant presque aussi grand que lui.
(Harry) – Pourtant professeur n'est ce pas ce que je suis ?
Ils pourraient au moins avoir la décence de ne pas me demander de sourire. Il a perdu pieds.
(Snape) – La cérémonie aura lieu à huit heure dans le bureau de Dumbledore. Après le repas. Je présume qu'il préviendra à ce moment là les élèves des mesures qui vous seront appliquées.
Je pars sans lui répondre. De toute manière, il n'y a rien à dire.
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Le trajet du bureau de Snape jusqu'au grand hall me paraît interminable. Je le hais plus que jamais. Il devait s'y opposer, il en avait la force, le pouvoir. Pourquoi dois-je payer pour ses fautes à lui ? Parfois je me demande si le monde des sorciers vaut mieux que celui des moldus...
Dumbledore a annoncé au début du repas que pour des raisons de sécurité je serais désormais logé dans une chambre spéciale hors de ma maison. Cela n'a visiblement surpris personne. Ron et Hermione me posent quelques questions, ils me demandent si c'est la raison de la visite au directeur de ce jour. Je leur répond que oui et en cela je ne leur mens pas. Je ne mens que par omission. Ils sont évidemment à mille lieux d'imaginer que dès ce soir je vais dormir dans le lit de Snape, dans le donjon. Je mange mécaniquement. La vie chez les Dursley m'a appris que quelque soit les circonstances je ne dois jamais rater un repas car nul ne sait si j'aurais droit au suivant. Je hais ces réflexes qui me rappellent combien mon enfance et ma vie sont anormales.
Je termine avec conscience le morceau de pudding bien consistant que nous ont préparé les elfes. Cette portion représente plus que ce que j'avalais dans une journée à Privet Drive. Je sens le regard de Snape sur moi. Il ne détourne pas le regard quand je me tourne dans sa direction. Son visage demeure impassible, il répond à une question d'un autre enseignant mais il ne m'a pas quitté des yeux. Il semble absorbé par la tragi-comédie dont nous seuls connaissons l'existence.
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A huit heure précise, je suis devant la porte du bureau de Dumbledore. Douze heures exactement que je me suis réveillé. Ma vie a inexorablement basculée. Douze heures qui semblent être des années.
Le directeur, un peu plus grave que d'habitude, et Snape m'attendent debout au centre de la pièce.
(Dumbledore) – te voilà Harry !
Quelle entrée en matière dérisoire. Aurait-il dit autre chose si j'étais venu boire le thé ?
Son visage se raidit sous l'absence de réponse de ma part. Non ils ne me forceront pas à faire semblant d'être content de tout ce chaos. Ce sont eux les adultes, eux qui devraient nous protéger. Tout cela est insensé.
(Dumbledore) – La cérémonie va commencer immédiatement. Tu ne pourras plus revenir en arrière Harry, as-tu pris ta décision?
Je refuse de répondre. Ce prétendu choix n'est qu'un mensonge. Inutile de jouer au dupe. Je crois que c'est à ce moment là que quelque chose s'est brisé entre lui et moi. Nous seront toujours proches mais irrémédiablement la confiance aveugle et l'admiration sans bornes que je lui vouais se sont amoindries. C'est peut-être cela grandir.
Cette minute philosophique se termine quand Snape me tend un flacon contenant un liquide doré à l'odeur de fleur d'oranger.
(Snape) – Buvez monsieur Potter.
Je regarde mon prince charmant et je bois. La potion a un goût délicieux, sucré mais pas écœurant. Snape boit à son tour. Je vois l'étonnement se peindre sur ses traits. Il a l'air surpris par le goût. Il est vrai qu'il ne l'a jamais testé avant. Je sens la potion qui s'insinue en moi, une douce chaleur tendre qui rend le moment plus supportable. Je me demande ce qu'ils ont pu ressentir, ces couples qui s'aiment au point de se soumettre à ce sort... J'ai cette faculté de me replier en moi même dans n'importe quelle circonstance, tournant le dos à cette prétendue réalité qui depuis que je suis enfant n'a jamais eu de sens et qui me fait si souvent souffrir. Dumbledore se met à chanter dans un sabir moitié latin moitié langue de sorcier. Rien ne se passe, seule la sensation douce de la potion comme une caresse demeure.
C'est terminé en quelques minutes.
Nous sommes debout l'un en face de l'autre. Et si je n'avais pas été le principal témoin, il me semblerait difficile de croire que quelque chose a eu lieu, particulièrement une incantation très puissante, rien de spectaculaire. Je n'ai pas vraiment eu le temps de penser à cet aspect des choses. Un mariage a, dans mon imaginaire, un aspect de bouquets de fleurs, de lancé de riz, de gros gâteaux et de gens joyeux. J'ai assisté une fois à un mariage avec Madame Figg quand elle me gardait l'été. Je me suis gavé de bonnes choses jusqu'à m'en rendre malade.
(Snape) – Monsieur Potter, il est temps de regagner nos appartements.
Je hoche la tête.
(Harry) – Bonne nuit monsieur.
(Dumbledore) – Bonne nuit Harry, Sèverus.
Nous partons sous son regard indéchiffrable.
Les couloirs sont encore remplis d'élèves. Il n'est que huit heure trente. J'entends au loin le tintement de la grande horloge. Cette journée n'aura-t-elle jamais de fin? Certains nous jètent des coups d'œil à la dérobée mais suite à l'annonce de Dumbledore tout le monde doit penser que je suis conduit sous la surveillance d'un professeur dans la pièce sécurisée.
Nous arrivons devant le tableau de Morgane. Elle lève les yeux de son grimoire et nous sourit avec réserve et hauteur. Snape murmure « fleur d'oranger » et la porte s'ouvre.
(Snape) – Voulez-vous du thé ? J'ai des copies à corriger avant de me coucher.
(Harry) – Volontiers, je vous remercie professeur. J'ai des lectures à terminer. Quand souhaitez vous que nous allions nous coucher ?
(Snape) – pas plus de 11 heure. La journée a été chargée et même si demain est une journée de repos, nous devons récupérer.
Conversation banale, désincarnée. Aucun de nous ne lâche prise, refusant de craquer, de céder sous l'invraisemblance de la situation. Garder l'illusion que nous sommes les maîtres de notre destin...cruelle ironie.
Un elfe nous apporte du thé à la bergamote. Il s'installe à son bureau et se met à corriger une pile de devoirs comme si de rien n'était. Je tente avec un succès mitigé de m'absorber dans ma lecture. Je me suis installé dans un fauteuil en cuir tout prés de la cheminée. Ma tasse de thé est posée sur une petite table en bois poli et ouvragé disposée à côté du fauteuil.
Il attend sans doute que je me roule par terre, que je fasse un caprice. C'est l'image qu'il a de moi, il me l'a assez répété. Je ne lui ferai pas ce plaisir. Arrivera-t-il désormais à jouer devant moi le professeur redoutable et inflexible? Lorsque demain il s'éveillera au côté d'un élève de vingt ans de moins que lui?
Vers 11 onze heure moins quart je lui demande si je peux utiliser la salle d'eau. Il se dresse et avec l'attitude la plus neutre qui soit me montre la chambre et la salle de bain attenante. Si le ton vert domine, l'ensemble est plutôt chaleureux. Le lit est grand. La salle de bain est bien plus luxueuse que celle des élèves, le marbre vert domine des éléments richement décorés. Je prends une douche brulante et me brosse les dents. J'enfile mon bas de pyjama, un vieux pantalon de jogging et le pull que m'a tricoté Mme Weasley lors du dernier Noël. Je m'apprête à me glisser sous les draps quand Snape rentre et s'arrête pile devant moi.
(Snape) – vous dormez dans ces horreurs?
(Harry) – Ces horreurs comme vous dites me tiennent chaud.
(Snape) – Vous n'avez pas d'autres pyjamas ?
(Harry) – Non.
Il fronce les sourcils et d'un élégant mouvement de baguette attire un très beau pyjama de flanelle vers nous.
(Snape) – Nous avons la même stature, cela devrait vous aller. Je vais aller me changer, je viens me coucher dans quelques minutes.
Je reste interloqué par son geste. Je préfère me soumettre. Il est onze heure et je n'ai pas la force de lutter, j'ai si hâte que cette dernière heure s'achève et avec elle cette journée. Je me glisse dans les draps qui sentent le propre et la lavande. La couverture est soyeuse et chaude. Je m'enfonce dans le matelas le plus moelleux qui n'est jamais existé. Il vient, lui aussi a pris une douche. Il porte le même pyjama que moi en noir. Il se glisse à son tour entre les draps.
(Snape) – Monsieur Potter, entendons nous bien. Il n'est pas envisageable que nous aillons une intimité de quelle que nature que ce soit dans ce lit.
(Harry) – Je n'avais pas le moindre doute à ce sujet professeur.
Ce qui est vrai.
(Snape) – Bien. Bonne nuit monsieur Potter.
(Harry) – Bonne nuit professeur.
J'ai sombré dans un profond sommeil sans rêve avec une surprenante impression de chaleur douce et caressante qui m'enveloppait. J'ai dormis comme rarement je l'ai fait, surtout depuis la mort de Sirius. Son image me sourit furtivement alors que l'inconscience m'emporte.
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Notre vie commune puisqu'il faut bien l'appeler ainsi a commencé sans fracas ni colère. Nous étions peut-être trop écrasés par les évènements. Trois semaines déjà que nous sommes unis. Nous nous voyons peu pendant la journée, juste durant les cours de défense contre les forces du mal et les repas. Je dois aussi m'occuper de la mission que m'a confiée Dumbledore. Mes tentatives d'approche de Slughorn ne donnent rien pour l'instant.
J'avoue que contre toute attente je reste le plus souvent dans nos appartements. Les conversations de dortoirs me manquent un peu mais je me sens de plus en plus loin de tout cela. Ron et Lavande sont dans une phase coller-serrer et Hermione se replie de plus en plus dans ses lectures. Notre amitié est forte, elle le sera toujours, pour me rassurer je me dis qu'elle doit évoluer, que c'est normal. Cela fait des années que je ne me suis pas senti aussi seul.
Je retourne dans nos appartements. Il m'a aménagé un bureau prés de la cheminée. Je m'y installe et l'elfe qui s'occupe de nous m'apporte immédiatement une tasse de thé et une part de gâteau.
Il est là aussi. Je l'ai salué en entrant, il a hoché la tête. Nous avons comme une pacte non écrit de ne pas nous agresser en ces lieux. Il faut dire que cela serait intolérable, pour l'instant c'est vivable. Je veux aussi lui montrer à quel point il a tort. Sans doute croyait-il que je ne connaissais ni politesse ni bonnes manières? J'ai de l'éducation et j'en suis fier, je l'ai acquis envers et contre tout.
Chaque jour qui passe c'est aussi pour moi l'occasion d'en apprendre un peu plus sur cet homme qu'un sort m'a donné pour compagnon.
Snape est un homme discret. Il ne fait pas de bruit, aime sa petite routine et son calme. Il touche chaque objet avec délicatesse. Parmi les choses que j'ai découvertes en vivant avec lui est que sa physionomie est assez trompeuse. Lui qui est tout en angles et raide comme un piquet aime à l'occasion paresser au lit, il s'étire souvent comme un chat repu sous l'édredon. C'est un grand frileux. Il me fait penser à un chat noir.
Depuis quelques jours, il semble se détendre en ma présence. Parfois il s'installe confortablement devant la cheminée et se détend en sirotant son thé à la bergamote, les jambes allongées devant lui.
Il ne reçoit aucun message personnel hormis le mensuel des potions et la gazette du sorcier. Il aime lire son journal avec un premier café avant de se rendre dans le grand hall.
Mes maigres affaires sont rangées parmi les siennes, je suis toujours mal à l'aise face à cette intimité. Il n'a pas énormément d'affaires mais toutes sont de qualité et parfaitement en état. Il m'a proposé d'en utiliser certaines : pyjamas, robe de chambre et même des chaussettes... Je n'ai pas refusé car c'est la première fois que j'en ai des coordonnées.
Hormis ses diplômes et une photo d'Italie, il n'y a pas d'objets personnels.
Il a eu un regard indéchiffrable quand j'ai posé le portrait de ma mère sur mon bureau. Le livre du prince de sang-mêlé est toujours précieusement rangé dans le tiroir.
La vie est confortable auprès de lui ce qui était insoupçonnable.
