Auteur : TenshinNeko

Déclamer : Comme d'habitude. M'appartienne pas !

Note : Je suis étonnée d'avoir été inspirée. C'est la première fois que j'utilise sciemment ce personnage. J'espère avoir été correcte. Bureau des réclamations, c'est sur la touche review ! Ou alors, MP !


Sale temps pour un flic

Arasé. Mort.

Sans force.

Il ne sentait plus aucun de ses muscles.

Faux. Il les sentait roulé, grincé, hurlé leurs mécontentements.

Et c'était ça le problème. Ce n'était plus de son âge.

Sa journée l'avait laissé exsangue. Vidé. Sans plus aucune force. Le coup de grâce avait été donné par une infirmière, une amie qui plus est.

Pourtant ce matin, rien n'aurais pu prédire que tout partirais en couille.

Il avait été difficile de réveiller son fils, comme d'habitude.

Ce dernier, après avoir trébuché sur l'une de ses nombreuses fringues qui trainaient au sol, pris une douche. Rodé comme du papier à musique.

Pour la forme, il lui avait hurlé qu'il devrait un jour ou l'autre ranger sa chambre. Un rire étouffer par le bruit de l'eau lui répondit. Comme d'habitude.

Une fois sortie de la salle d'eau, Stiles s'était affairé à ranger ses affaires scolaires pèle mêle dans son sac à dos, bruyamment. Une cavalcade plus tard, il était installé devant son petit déjeuner. Comme d'habitude.

La routine en somme.

Sauf que cette fois, il était parti sur les chapeaux de roues, laissant Stiles terminer seul, un cambriolage dans le secteur lui avait été signalé, grâce à un appel du central. Il passa rapidement chercher un jeune collègue.

Les cambrioleurs étaient toujours sur place à leur arrivée. Quand ils avaient vus les uniformes, ils avaient tenté de détaler. Le bleu rattrapa sans mal l'un des malfrats, tandis que lui du courir sur plus de cinq cent mètre aux trousses de l'acolyte. Sans oublier les coups qu'il évita de justesse.

C'est à ce moment qu'il aurait dû comprendre que sa journée ne serait pas de tout repos. Cela a continué comme ça, presque sans interruption, il lui fut impossible de terminer son repas de midi. Il eut à peine le temps de s'appesantir sur l'absence de son fils à l'école.

C'est à croire que tous les délinquants c'étaient donner le mot pour être de sortie. Reste à savoir, s'il incluait son fils dans le lot. Le sheriff pria pour que le reste de la semaine soit plus calme.

C'est avec un soulagement sans fin qu'il accueillit la fin de sa journée, jusqu'à ce qu'un appel radio urgent, le fasse dévier de sa route, un braquage à la superette. Dans la rixe qui s'en suivit, son coéquipier se blessa au poignet, moment d'inattention. Il dû l'emmener à l'hôpital, où il fut pris en charge par Melissa McCall, la mère du meilleur ami de son fils.

Le Sheriff aurait dû comprendre, en voyant le visage fermé de Melissa, qu'il devait se taire, ne rien dire. Laissé son subordonné parler. Il avait su, à un moment donné, reconnaitre les signes. Il n'avait pas fait attention, n'avait pas décrypté à temps. Et eu le malheur de parler, de demander comment allait Scott.

Le visage doux, s'était transformé. Les traits s'étaient durcis avant d'exploser, ses yeux se plissèrent en deux fentes où les iris caramel s'étaient teintés d'onyx, sa bouche si pleine s'était étirée en un trait fin et sec. Et sa voix si chaleureuse habituellement s'était faite sèche et dure quand le monologue incompréhensible s'éleva dans la salle d'auscultation. Il avait réussi à saisir : « Scott qui manque l'école encore avec votre fils ! », « depuis qu'il est un putain de bestiaux, il ne m'obéis plus ! », « et cette oncle bizarre que se trimballe Hale, n'arrête pas de m'envoyer des cadeaux… » Ou encore « journée de merde » sans oublier son « irresponsabilité » à propos de son collègue « son premier jour bon sang ! ». Puis d'un coup, comme si quelqu'un avait appuyé sur un bouton, elle s'était tu avant de pleurer à chaude larmes, le jeune homme tapotant son dos dans une vaine tentative d'apaisement. Il était parti à reculons, après un dernier regard a sa recrue. Le service était étrangement vide, comme si, ils savaient que personne ne devait s'approcher trop près de Melissa McCall aujourd'hui.

Ils auraient pu prévenir !

C'est dans un état de fatigue extrême qu'il était entré dans son salon. Il s'était figé. Il y avait du monde, beaucoup trop d'ailleurs.

Derek et Peter Hale assis dans les seuls fauteuils individuels, alors que l'un regardait par la fenêtre, un sourire étrange aux lèvres, l'autre avait le regard rivé sur… son fils, okay, on efface cette information.

Scott discutais avec Isaac dans le milieu du canapé, tranquillement.

Stiles était à un bout et lui offrait un pauvre sourire contrit, un livre sur ses genoux.

Sur l'accoudoir les bras croisés et l'esprit ailleurs, Boyd remplissait l'espace avec ses muscles saillant. A croire qu'avant d'être un loup garou, il avait pris des stéroïdes.

Le plus étonnant c'était la présence de Chris Argent, un peu perdu au milieu de tous, pas sûr d'être à sa place, mais, n'ayant pas le choix. Replis stratégique.

La porte de derrière claque, Jackson et Danny apparaissent. Poliment, ils lui disent bonsoir avant d'aller s'assoir par terre, au pied du canapé.

A croire que le seul endroit sure de tout Beacon Hills était ici, chez lui.

Il a presque envie de rire. Ces hommes si fiers, si forts, si plein de testostérones, fuient face à des femmes. A la place, il range son pistolet dans un geste automatique à l'entrée avant de se diriger vers le fixe.

- Pizza ?

- Kebab ! Cri unanime des jeunes, un grognement de Derek pour approuver leurs choix et des haussements d'épaules pour les adultes.

- Va pour les kebabs !

Il pourrait râler. Tempêté que sa maison n'est pas un refuge pour loup garou mis à la porte. Mais pourquoi faire ?

Un équilibre ténu s'était installé. Une famille étrange, disparate, hétéroclite. Sa femme aurait adoré. Un sourire tendre fleuri sur ses lèvres, et elle aurait été la plus flippante de toutes.

Finalement, sa journée n'était pas si horrible. Il verrait plus tard pour le couchage.


Voilà.

Vous pouvez frapper l'écran mais cela signera le décès complet et idiot de votre écran. Sinon, utiliser votre clavier, votre cerveau et la magie du net pour me laisser vos impressions. Ou votre mécontentement.

Je vous aimes mes petits loups.