Chapitre 9

Merci à tous pour vos reviews et votre soutien ! :) Un nouveau chapitre un peu plus court mais je ne voulais pas trop vous faire attendre. Cette petite fic m'était venu en quelques minutes et puis...Je vais commencer une nouvelle fic, ce n'est pas raisonnable mais je finirai celle-ci promis !

Bon lecture !

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- si je t'avais rencontré plus tôt Harry...

- je suis là, ici et maintenant, rien qu'à toi...

- Harry …

La neige continue de tomber et absorbe tous les bruits de la forêt sauf un, le plus beau qui soit, celui de ton cœur qui bat tout contre moi.

- je t'aime Severus

Tu me serres fort, ne me lâche pas Severus, sinon je vais sombrer dans le néant. Je t'aime à en mourir et ce ne sont pas de vains mots.

Nos lèvres se cherchent maladroitement, timidement et lorsqu'enfin elles s'unissent...pour la première fois je me dis qu'il est doux de vivre.

Il s'arrache à mon étreinte et ce redresse, sans un mot il me tend ses mains. Je me relève et enlace mes doigts aux siens, je me noie dans son regard.

Dans l'état second où je me trouve, j'arrive à peine à comprendre ses mots. Il me dit qu'il faut rentrer je crois, je ne lui demande même pas où il n'emmène car cela n'a pas d'importante, ma maison est là où il demeure. Je regarde une dernière fois cette clairière pour la graver à jamais dans ma mémoire.

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Nous avons transplané dans ma chambre Square Grimauld.

- tu seras à moi, rien qu'à moi.

Je ne sais pas si ce sont les mots qu'il vient de prononcer où leur écho dans mon esprit. Je m'avance vers lui sans honte et je dépose mes lèvres sur les siennes. Notre bonheur fait vibrer notre lien d'une douce mélodie. Ses mains enserrent mon visage alors qu'il approfondit notre baiser, je me laisser guider, planant sur cette mer sans rivages, juste l'azur sans fin du bonheur, presque aveuglant, baigné de lumière, incandescent de passion et d'espoir.

Nous sommes à présent allongés sur mon lit, sur le flanc, face à face, nos capes gisent dans un coin.

Sa main est restée sur mon ventre, bien à plat, signe que je lui appartiens autant qu'il m'appartient. Pas de demi mesures pour nous. L'unitas anima fonctionne a plein régime, elle est désormais à l'œuvre dans la moindre de nos cellules. Une telle passion peut-elle durer toujours ? L'engagement que nous avons pris sous le joug des circonstances, nous n'avions pas idée d'un centième des conséquences et pourtant j'ai refusé de l'amoindrir. Au fond, c'est toujours la même histoire j'ai peur qu'un jour il ne me quitte...un baiser sur mon épaule, son étreinte se resserre.

- N'est pas peur mon amour...

- tu l'as ressenti ?

- oui comme si tes pensées étaient les miennes. Je ne te quitterai pas, jamais. Et jamais je ne pourrais te laisser partir...

Et plus que des mots, je ressens ce qu'il ressent, une mélodie douce et sensuelle coule à travers mes veines. C'est si doux, si merveilleux. Je l'embrasse encore et encore. Je sens son sourire sous mes lèvres.

Le sort en est jeté, nous avons choisi de nous unir, d'explorer ce lien unique...pas de retour en arrière possible et c'est bien ainsi car désormais je ne veux penser qu'à notre futur.

J'appelle Kreatur pour qu'il nous montent de la nourriture et des boissons. Nous mangeons avec appétit mais en silence tout ce que l'elfe a préparé. Pour une fois c'est un repas acceptable où peut-être sommes nous dans un tel état d'euphorie que nous sommes incapables de voir clairement ce qu'il y a dans nos assiettes?

Puis nous nous endormons épuisés par les émotions et l'activité de l'anima unitas qui travaille à l'intérieur de nos cœurs et de nos corps. Je me blottis tout contre lui pendant qu'il nous recouvre avec ma couverture. Je sens ses lèvres effleurer mon front.

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Les premières lueurs de l'aube entre dans la chambre et je m'éveille. Severus est à mes côtés, ses bras m'entourent, protecteurs. Je reste incertain devant cette vie que j'ai si souvent imaginée... Je le regarde, il a les yeux fermés, je n'ai pas envie de le réveiller, mon amour a besoin de repos, d'attention...je veux lui apporter tout cela. Délicatement j'écarte une mèche de ses cheveux qui barre son visage. Je préfère me rallonger et veiller sur son sommeil, profiter de ce première matin...Je regarde les sillons sur sa peau laissés par des années d'épreuves et de souffrance, si je pouvais les effacer à force de baisers et de caresses...Il ouvre les yeux et me regarde avec un sourire, secret, complice, bon bel amour... Après une brève toilette, nous quittons ma chambre pour affronter le reste du monde.

Lorsque nous descendons pour le petit déjeuner, Lupin est déjà assis dans la cuisine, il fait manger son fils dont les cheveux deviennent bleu quand il me voit avant de tourner à l'orange quand il se fixe sur Severus qui me suit. Androméda nous salue d'un hochement de tête et surveille une casserole. Si elle est surprise ou choquée par la situation, elle n'en montre rien et ne pose aucune question.

Des couverts apparaissent et Kreatur nous sert un copieux déjeuner.

Il est difficile de garder nos distances. Le sort n'aide pas. Il alimente notre désir physique, il nous pousse à l'union la plus complète et intense qui soit. Nous sommes donc assis côte à côte en face de Remus. Nos bras se frôlent au moindre geste et sous la table, la cuisse de Severus est collée à la mienne. Je me verse un café très noir, l'arôme du breuvage m'est irrésistible. Je suis surpris que Severus en prenne aussi alors qu'il préfère le thé. Mais ces réflexions sont futiles car déjà le court répit que nous a offert Remus touche à sa fin.

- Je constate que Severus t'a retrouvé et que vous avez passé la nuit ici. Puis-je demander où tu avais disparu ? Nous étions inquiets !

- Je suis désolé Remus...

- Nous vivons ensemble Harry ! Tu devrais nous parler...Severus tu as fait ton choix ?

- Oui

- Et tu vas venir t'installer ici je présume.

- Nous n'avons pas encore abordé les détails techniques mais je pense que oui.

Je pose ma main sur la sienne. Le lieu où nous vivrons m'importe peu. Je n'aime pas spécialement la maison de Black.

- Harry pour parler franchement, je ne suis pas sur de rester, Andromeda et moi...

- Pourquoi ?!

Pourquoi ne cherche t-il pas à comprendre avant de juger, pourquoi ternir mon bonheur tout neuf ! N'ais-je pas le droit d'être heureux ! Il sait tout ce que l'on doit à Severus !

- Je ne lui fait pas confiance et tu ...

- Tu es prompt à me juger Lupin mais tu oublies un peu vite tes propres actions...

- je ne suis pas moi même, je n'ai pas le choix ! jamais je n'ai consciemment mis en danger la vie d'autrui !

- pas comme certains de tes amis !...

Je sais à quoi fait référence Severus, quand mon père et Sirius l'ont attiré dans la forêt interdite par une nuit de pleine lune, mettant sa vie en danger pour lui jouer un tour...Le visage de Remus devient livide, quelque chose cloche.

- Tu n'as pas été le dernier à couvrir tes amis.

Tant d'amertume dans la voix de mon amour et sans doute de la tristesse. Leurs « amis » les ont conduit l'un et l'autre à faire des choses impardonnables. Je me rappelle avec exactitude les souvenirs de Severus, il aurait pu mourir. Rien que cette pensée fait vibrer le lien entre nous. Severus serre ma main qu'il n'avait pas quitté. Nous faisons front ensemble.

- Même aujourd'hui tu les défends encore, j'étais plus jeune, je n'avais que 15 ans, ma mère était mourante, vous avez éloigné de moi ma seule amie et pour finir vous n'auriez pas hésité à me mettre en bouillie. Alors tes diatribes sur les mangemorts tu peux les garder pour toi. quant à Black et ses années à Azkaban...Moi je ne t'ai pas jugé, je t'ai même soigné !

Voilà, le moment est venu de faire les comptes de ce passé envahissant...Remus est en proie à une grande agitation.

- Severus ! Sirius ne voulait pas !

- Quoi ?

- Remus me regarde complètement paniqué. Il en a trop dit sous le coup de l'émotion. et tout s'éclaire enfin.

- J'ai compris Remus, Sirius n'aurais jamais mis l'homme qu'il aimait dans cette situation...

- Harry !

Remus me regarde suppliant, mais il faut que tout soit dit, pour qu'enfin nous puissions avancer.

- C'est pour cela qu'il n'était pas le gardien de la maison de Godric Hollow...

- Guère après ta naissance, il m'a demandé de vivre avec lui... Ton père a cru bon d'intervenir...Sirius ne lui a jamais pardonné...

- Pas plus que cette nuit là n'est ce pas Remus ? Ce qui explique pour Pettigrew.

- Harry tu dois comprendre que ton père...

- Remus c'est le passé, je sais ce qu'il a fait...Pourquoi avoir choisi quand même Sirius pour être mon parrain.

- Ta mère espérait ainsi les réconcilier car ils souffraient de cette situation.

Son regard se fixe à nouveau sur Severus

- Je sais ce que tu as fait, je sais ce que tu es, tu l'était déjà à cette époque te vendant au plus offrant

- Lupin ! Je t'interdis

- Harry tu ne peux lui faire confiance...

- Remus, je sais tout de Severus

- Ce n'est pas possible !

Teddy s'est mis à pleurer. Remus l'a pris dans ses bras avant de monter dans sa chambre suivi de prés par Androméda. Il est venu me retrouver quelques heures après me disant qu'ils partaient, qu'ils ne pouvaient vivre sous le même toit que Severus. Je n'ai rien dit, je ne l'ai pas retenu. Je lui en veux énormément de ne pas essayer de surmonter le passé, au moins pour moi.

Severus est une part de moi et désormais plus personne ne peux rien contre cela.

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Severus n'a rien dit. Nous avons passé le reste de la journée dans le canapé en face de la cheminée. Étroitement enlacés, nous échangeons quelques baisers, puis nous tentons d'apaiser nos émotions du matin, avec cette pointe d'amertume envers notre destinée qui refuse que nous puissions un jour connaître un bonheur serein et tranquille. Severus me raconte ses souvenirs, je me laisse bercer par sa voix profonde qui murmure à mon oreille.

- La haine de soi on la distille, elle pénètre en nous comme un lent poison. Je les haïssais, je les méprisais tous autant qu'ils étaient, dans leur médiocrité, leurs petites vanités. Je haïssais cette espèce d'aristocratie du monde sorcier qui ne reposait que sur la naissance, alors je voulais leur montrer que j'étais le plus fort, le plus intelligent, le plus doué, au lieu de cela, j'étais sans cesse rabaissé, humilié. J'ai toujours du me battre pour construire mon avenir, mon futur...Dans leurs yeux je n'étais rien, je n'existais pas. J'en ai tellement voulu à Lily de ne pas comprendre, de ne pas me laisser le bénéfice du doute, de ne pas me soutenir, j'avais tellement besoin de quelqu'un pour moi.

Je resserre mon étreinte.

- Je sais que tu l'as aimé...j'avais peur...

- Je ne t'aime pas de la même manière Harry. Lily était une amie d'enfance, comme une sœur, mes sentiments pour elle étaient très forts mais je ce n'est rien par rapport à ce que je ressens pour toi, je ne pouvais imaginer alors, je ne pouvais savoir qu'un tel lien pouvait exister.

Je sens ses lèvres sur mon front, douces, caressantes.

- Comment as tu pu me pardonner ?

- Pendant tous ces mois quand nous errions à la poursuite des horcruxes, pas un jour ne s'est écoulé sans que mes pensées aillent vers toi, à tout ce que tu as réalisé, à ta souffrance, comment ne pas comprendre, j'aurais aimé être auprès de toi, te veiller, panser tes blessures, même si c'est dérisoire...Je n'avais pas d'avenir...et juste une envie, être à tes côtés. J'ai si souvent eu peur de commettre des erreurs, eu le sentiments d'être dépassé, sans avoir le moindre espoir...La mort toujours...alors qui suis-je pour te juger, tu étais si jeune, si seul...tu as tant fait pour nous sauver.

-Harry...ton amour n'a rien de dérisoire, il est ma rédemption, ma raison de vivre.

Une frison me parcourt à ces mots, si forts...mon cœur bat à tout rompre.

- je n'avais plus d'espoir Severus, qu'un jour tu pourrais m'aimer...

- Mon amour...

- Je suis désolé pour tout ce qu'ils t'ont fait, tout ce qu'ils t'ont dit...

- Tu n'y es pour rien mon amour et puis je n'ai plus de haine tu sais, pas quand tu es dans mes bras, James et Lily en te faisant ne savaient pas qu'ils créaient mon âme sœur, mon trésor... James trouverais cela insupportable tu sais, il n'approuverait pas ton choix !

- tu en étais toi même pas très convaincu quand tu m'as vu en première année à Poudlard

Point de reproche dans ma voie, juste de l'amusement

-Je n'ai pas pour habitude de tomber amoureux des petits garçons. Mais tu dois admettre que je n'ai pas été indifférent !

bisou sur le nez

- j'aurais du mal à oublier; tu ne m'as pas loupé dès le premier cours.

- j'avoue j'ai été un gros con, un gros con qui ne savait pas qu'il était déjà un petit peu amoureux et ...

je l'embrasse en rigolant, mon Severus

- je regrette de ne pas avoir été là durant ta jeunesse

- je ne suis pas un vieillard !

petite tape sur mes fesses

- pas très réglementaire professeur.

- qui sait j'assouvis peut-être un fantasme inavouable...

Sa main s'attarde, je sens sa chaleur à travers le tissu.

- et toi aucun fantasme

- tu plaisantes, tu me terrifiais !

Rire profond comme je l'aime

- enfin peut-être un mais plus par curiosité pure : je me demandais ce que tu dissimulais sous les couches de tes vêtements et ces millions de petits boutons

- et verdict

- laisses moi le temps de découvrir...

J'ai toujours un peu de retenue quand je le touche, peur de montrer ma faim de lui, peur d'être inapproprié, peur d'être rejeté, peur de mon ignorance, après tout je n'ai jamais touché personne...

Le lien vibre, nos émotions s'emmêlent, il resserre son étreinte ressentant mon trouble intérieur, mes questions.

- j'ai les mêmes tu sais, les mêmes incertitudes...

- pourquoi est-ce si dur pour nous alors que pour les autres cela a l'air si simple

- je crois que nous sommes allé très loin dans le danger, la souffrance, la douleur, pour nous rien n'a été sur, durable, acquis et certainement pas le bonheur ni la douceur...

Nous restons enlacés, perdus dans nos pensées, baignés par la douce chaleur de l'Unitas anima.

Après une bon repas nous regagnons ma chambre sans nous poser de question. Nous avons décidé de passer les derniers jours des congés de Noël ensemble. Nous ne pouvons nous séparer. J'ai envie de lui physique et je sais que c'est réciproque, je ressens son désir, je sais qu'il fait en sorte que j'en ai conscience. Pourtant nous avons besoin de temps, et j'avoue que cette découverte sensuelle de l'autre est une source de délices infinis.

Je m'allonge à ses côtés, je respire son odeur avec cette trace de fleur d'oranger que j'aime par dessus tout, l'odeur de l'Unitas anima. Les grimoires ne mentionnent pas l'évolution du sort. Il travaille profondément en nous, puise dans notre énergie, dans nos émotions. Son intensité semble redoubler de puissance depuis que nous avons avoué nos sentiments. Severus veut que l'on teste nos pouvoirs dans les prochains jours pour faire le point. Physiquement nous ressentons une forme d'épuisement car la sensation n'est pas désagréable, au contraire, nous flottons apaisés dans la béatitude.

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Je me réveille comme à l'accoutumé à l'aube. Je regarde son visage, il a les yeux fermés encore mais je sais qu'il ne dort plus. Je me soulève sur le coude, je me demande si je peux l'embrasser, s'il aimera cela, toujours cette incertitude qui me bride. Je prends sur moi et je dépose mes lèvres sur les siennes, j'essaie d'être tendre, je ne sais rien au fond de la tendresse, est-ce que c'est comme pour les sorts, faut-il le penser très fort pour que la magie opère? Ses lèvres bougent à peine, il sourit. Alors je prend courage et continue sur son nez, sur son front, sur ses joues un peu rappeuses, son cou et je reviens sur ses lèvres, lorsque je me redresse je suis englouti par ses yeux noirs. Il m'oblige à me redresser sur mes genoux, il enserre ma main droite, la guide vers sa bouche et sans me quitter des yeux déposes des baisers sur la paume. Il guide ma main vers sa joue, puis sur sa poitrine avant de m'attirer à lui pour m'embrasser encore et encore...

La passion qui est en nous, toujours dissimulée sous la surface, jaillit soudain incandescente et sauvage, mon cœur bat à tout rompre, je me colle à lui, si seulement je pouvais me fondre en lui pour toujours. Nous roulons et il demeure au dessus de moi, me dévorant de baisers et de caresses. C'est si bon, si cela ne pouvait s'arrêter jamais. Je m'ouvre le plus possible à notre lien et je sais lorsqu'il gémit qu'il l'a ressenti. Nos émotions se mêlent et se décuplent, chaque fibre de nos êtres dansent les unes autours de autres, se caressent et se mêlent. J'ai l'impression de devenir fou sous la force des émotions qui me traversent.

Lorsque tout devient trop fort nous nous séparons à contre cœur mais cela est indispensable pour canaliser le sort. Bien des interrogations restent en suspend, il y a beaucoup d'inconnus mais c'est si merveilleux.

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Nous sommes dans le salon, assis en face l'un de l'autre, nous nous concentrons dans un premier temps à mesurer notre potentiel magique. Je n'arrive pas à percevoir la limite de mes capacités car elles sont comme des vagues mouvantes. Mon attention est un bref instant détournée par un bouquet de roses, sans doute laissé là par Androméda. Des roses rouges, le symbole de la passion, j'aimerais en offrir une à Severus même si c'est un peu cliché.

Je n'en crois pas mes yeux ! Par la force de cette seule pensée, une fleur s'est mise à bouger, elle s'élève doucement dans les airs et se dirige entre nous deux. Je sens le lien qui vibre, Severus a conscience de ma pensée, de mon action, je ressent pour une aspiration vers lui. La rose s'immobilise devant lui, il l'a prend et la sent. Il plonge son regard dans le mien et je ressens physiquement une caresse sur mon visage et un baiser sur mes lèvres. Dans mon esprit je l'entend, il dit « je t'aime ».

Nous avons passé la journée à explorer ce nouveau pouvoir télépathique, il fonctionne d'autant mieux que nous travaillons de concert. Nous constatons que Severus peut entrer facilement dans mon esprit mais je ne ressens aucune douleur aucune gène. Je suis juste un peu timide car l'intimité que nous partageons à ce moment précis est sans égale.

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Me réveiller chaque matin par les baisers d'Harry est ce qui est le plus proche du paradis sur cette terre. Son amour est si pur, il me reconstruit de l'intérieur. J'aime la rougeur de ses joues quand je le caresse, son innocence me bouleverse.

A ces côtés chaque jour est empli de promesses. J'ai peur cependant du regard des autres, de leurs réactions. Je veux le protéger envers et contre tout.

L'anima unitas malgré toutes mes recherches n'a pas livré tous ses secrets. L'expérience est intense, j'ai parfois le vertige. Les couples précédents n'ont pas évoqué une telle puissance, est-ce lié à Harry et à moi qui somment de puissants sorciers ? Nous partageons également un désir d'absolu, nous aspirons tous deux à une fusion totale...

Il me rejoint dans le lit, nous nous embrassons et explorons nos corps, cherchant le plaisir de l'autre sans impatience, nous allons chaque nuit un peu plus loin, jusqu'au au moment où nous consommerons notre amour...C'est irrésistible.

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- tu ne dors pas ?

- non...

- des cauchemars ?

- non...

Je sens ses mains qui me caressent en des gestes apaisants. Je m'immerge un peu plus dans sa présence.

- J'ai peur de m'endormir et qu'au réveil tu ne sois qu'un songe, j'ai peur de perdre chaque instant qu'il nous est donné de vivre ensemble.

-N'est pas peur mon chéri, rien ne pourra plus nous séparer. Nous lutterons ensemble, nous sommes forts, rien ne pourra plus nous faire du mal

Dans deux jours nous allons reprendre le cours de nos vies « publiques ». Je n'en ai pas envie.