Comment tu m'as rendu heureux…

AUTEUR: Fania a. k. a. Fanfan ou Fanderpg

GENRE: Romance, toujours.

BASE: Tsubasa Reservoir Chronicles

DISCLAIMER: No way. Sont pas z'a moué. Sont a CLAMP

NOTE DE L'AUTEUR: Coucou me revoilou!!! (Oui, je sais, on s'en fout ;P)

REPONSE AUX REVIEWS: Pas individuelles cette fois! J'ai malheureusement pas le temps... Merci à Heaven, Shika, Sedinettes-Sama, Serleena et Gwendolen66!

OS 5: Le goût du Sake

POV Tomoyo

Le temps avait passé. Fye-San vivait au palais. Enfin, dans un pavillon que j'avais mis à sa disposition, mais c'était du pareil au même.

Le véritable point important, c'est que Fye-San était "en visite". Je n'étais pas souvent entrée dans ses appartements, mais je n'y avais jamais rien vu qui puisse laisser penser qu'il habitait là. Tout était toujours trop propre, trop bien rangé pour être personnel. Même quelqu'un de soigneux n'aurait pas rangé comme cela…

J'avais beau essayer de me convaincre du contraire, ce n'était…

POV Kurogane

Pas normal.

Ce n'était pas normal que ton appartement ai été si vide. Si froid.

Depuis le soir ou je l'avais rempli de fleurs des champs, je finissais toujours par revenir à la conclusion ce n'était définitivement pas normal.

Mais comment faire pour t'en parler… tu es tellement secret… encore aujourd'hui c'est très difficile de te faire parler de toi, de ton passé… alors à l'époque, alors que tu te remettais à peine de tout ce que tu avais pu vivre…

Je n'ai jamais abordé le sujet, parce que je savais que tu ne m'en aurais pas parlé. Par contre, je connaissais quelqu'un qui pouvait me renseigner…

POV Mokona

Kuro-Daddy est arrivé un soir dans la chambre de Mokona… enfin, plutôt devant, parce que Mokona n'a pas vraiment besoin d'une chambre d'humain… bref.

Kurogane a ouvert le rideau qui séparait la chambre de Mokona du reste du couloir, et a saisit Mokona par les oreilles.

"Hééééé! Mokona n'a rien fait cette fois!

-Je viens pas pour ça, face de steak.

-Que veut Kuro-Daddy, alors?

-Je veux que tu me dises un truc.

-A propos de Fye-Mommy?"

Kuro-Daddy a retenu un grognement du genre "arrêtes avec ces surnoms débiles" mais ce qu'il avait à demander devait être important, parce qu'il a continué sans insister.

"Il a parlé de repartir?

-…Mokona ne savait pas s'il fallait dire la vérité ou pas. C'était difficile comme décision.

-Oh! Tu m'entends ou quoi? Il a parlé de repartir ou pas?

-…Oui. Fye-mommy dis toujours qu'il partira plus tard. Qu'il ne peut pas rester.

-Mais pourquoi? Pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas rester? Qu'est-ce qui le gêne ici?"

POV Fye

Toute chose a une fin.

Ce qui t'a été donné te sera repris.

S'attacher c'est faiblir.

Ne vis que pour toi.

Les autres sont inutiles.

On n'est jamais mieux servi que par soi même.

Mieux vaut être seul que mal accompagné.

Et tellement d'autre encore. Tellement de chose qu'on m'avait appris à croire… à penser. Dans mon esprit, rester, c'était s'attacher. Et s'attacher, c'était faiblir.

Moi qui était déjà faible avant… perdre encore de la force, non merci.

Et puis surtout… je crois que j'avais peur d'être heureux.

Ce qui t'a été donné te sera repris.

Si je m'attachais, j'allais forcément souffrir. Pas pour rien qu'un des noms de la vie c'est la Grande Salope… elle passe son temps à vous reprendre ce qu'elle vos donne…

Alors pour ne pas souffrir, j'avais appris à ne jamais accepter ses cadeaux. Logique, et efficace. Un plan sans faille. Enfin, jusqu'à toi.

POV Sôma

Plus je le regardais, plus il m'énervait.

Quoiqu'il fasse, quoi qu'il dise, peu importe à quel point il pouvait être distant, impulsif, agressif, Kurogane était toujours la pour lui.

Tomoyo-Hime et moi aurions disparu qu'il ne s'en serait même pas rendu compte.

D'ailleurs, j'ai été conforté par cette idée le soir de l'anniversaire des gamins. C'est ce soir là que j'ai décidé de partir.

POV Fye

Je ne me souviens plus exactement comment s'est déroulée la soirée…

En fait, je me souviens surtout de l'après fête.

J'avais un peu forcé la dose sur le Sake, en fait, et j'étais complètement ivre. Je n'arrivais même plus à marcher droit, et je comprenais à peine le tiers du quart de ce que tu me racontais. Voire moins, en fait.

J'en sais rien. Je sais plus. Je me contentais de hocher la tête de temps en temps, sans vraiment savoir à quoi je disais oui…

Tout ce dont je me rappelle, c'est qu'à la fin, on s'est retrouvés dans une situation assez étrange…

POV Kurogane

Je savais que tu n'écoutais pas. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure. Pourtant, je ne pouvais pas m'empêcher de parler malgré tout. Ou plutôt, parce que tu ne comprenais rien, je n'arrêtais pas de parler. Jamais je n'aurais osé te dire tout ce que je t'ai dis ce soir là si tu avais été sobre… absolument jamais.

Comment t'expliquer, avec ta manie de fuir, que je ne voulais pas que tu partes. Que je voulais que tu te sentes chez toi. Que tu aimes ce pays… que tu m'aimes moi?

Comment faire pour que tu prennes un peu de plomb dans la cervelle? Je ne savais pas. Je n'ai jamais été très doué avec les mots… Mais alors vraiment jamais. Ton état, c'était une vraie aubaine. Je pouvais te dire ce que j'avais sur le cœur sans que tu te rappelles à quel point c'était mal dit. Exactement ce dont j'avais besoin.

Et puis, quand on est arrivé à ton pavillon, tu as trébuché sur la marche. Je t'ai rattrapé de justesse et t'ai aidé à te relever, et nos yeux se sont croisés. Je me rappelle très bien que tu respirais atrocement fort, et que je me prenais ton haleine dans le nez.

Notre premier baiser a été plutôt maladroit. Nos nez se sont entrechoqués, et nous avons rougis, et tu as ris en baissant les yeux. Je t'ai trouvé encore plus beau que d'habitude.

Doucement, presque à l'aveuglette, nous avons fait une deuxième tentative, beaucoup plus réussie. Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés dans cette position, mais j'aurais voulu que ça ne se finisse jamais…

POV Fye

Que ça ne se finisse pas. C'était tout ce que je demandais. Mais, au bout d'un moment, il a bien fallut qu'on respire…

Nous nous sommes séparés, encore tout surpris de ce qui venait de se passer. J'ai rougis, et je me suis réfugié à l'intérieur, te laissant dehors.

Tout en me laissant glisser au sol, je me souviens d'avoir porté mes doigts à mes lèvres. Je t'ai entendu repartir et, un peu plus tard, pousser un cri de joie.

Alors, tout en soupirant, je me suis mordu les lèvres pour m'empêcher de sourire comme un abruti. Ce qui entre parenthèses a lamentablement échoué.

Notre baiser avait le goût du Sake.