Chapitre 4 mes bébés :3


Un crayon dans une main, Zayn traçait lentement les traits fins d'un visage qu'il avait déjà dessiné des dizaines de fois. Habile était le mot. Le brun leva la tête et fixa son objectif, sa muse. Il crayonnait, effacé parfois, très rarement. Zayn baissa à nouveau les yeux sur sa feuille, continuant à dessiné le jeune homme en face, mais assez loin pour ne pas qu'il s'en rende compte, de lui, avant de reposer ses yeux sur Niall. Il crispa ses doigts contre le crayon de papier dans sa main droite lorsqu'il remarqua que Harry arrivait à sa hauteur, s'arrêtant un instant avant de s'asseoir près du blond qui ne lui prêta pas une seconde d'attention. Un rictus se dessina sur les lèvres de Zayn, la vue de Niall qui continuait de regarder ses chaussures plutôt que de regarder Harry lui fit plaisir, à la limite de la jubilation. Non, Zayn n'était pas jaloux, mais Niall lui appartenait, il était à lui et à lui seul, et savoir que Harry tournait autour de l'être désiré le mettait vraiment en colère. Zayn posa son crayon en s'enfonça dans le fauteuil de la salle de repos.


- Je sais que tu ne veux pas me parler Niall; il se stoppa; Non, en fait, je sais que tu ne parles à personne, ou peut-être que si, bref, je voulais juste te dire que je suis vraiment désolé pour ce qu'il s'est passé l'autre jour, tu sais, dans le placard ...

Le bouclé ne s'attendait pas à une réponse de la part du blond, peut-être un peu, mais il savait qu'il n'en aurait sans doute jamais, il soupira de lassitude, il en avait plus qu'assez du stoïcisme de Niall. Harry sentait la colère monter en lui. Il se leva et attrapa Niall par les épaules. Ce dernier releva la tête et posa son regard sur celui du châtain face à lui.

- Tu vas répondre bordel !; Harry serra ses mains contre les épaules de Niall qui grimaça de douleur; MAIS PUTAIN MAIS RÉPONDS MOI MERDE JE TE DIS QUE JE SUIS DÉSOLÉ MERDE !

Niall était effrayé, complètement paralysé. A chaque fois qu'une situation s'envenimait, il ne pouvait jamais réagir. Il ordonnait pourtant à son corps de bouger, de se dégager, mais il n'obéissait jamais.
Plus loin, Zayn regardait la scène, sentant la rage bouillir dans ses veines, mais il ne bougea pas pour autant. Il ne voulait pas que son statu de dur à cuir en prenne un coup en défendant le blond, bien que l'envie lui brûlait le coeur. Il aurait voulu se lever et le libérer de l'emprise du frisé, mais il ne pouvait pas. Niall n'est rien, merde, rien du tout, il remarqua le Docteur Payne qui s'avançait vers eux, suivit de l'infirmière Danielle, une très belle femme pensa une nouvelle fois Zayn.

- Harry, qu'est-ce que vous faites ?; Liam Payne était arrivé en court de monologue, un peu alarmé.
- Je ... Rien, il ne veut pas me répondre ...; Harry lâcha enfin Niall et baissa les yeux.

Liam s'avança vers Harry et posa une main sur son épaule, un sourire qui se voulait compréhensif aux lèvres.

- Il ne vous répondra pas, Harry, il ne peut pas vous répondre, il ne parle à personne, vous comprenez ?

Harry ne fit qu'un signe de tête en réponse. Il se sentait idiot, vraiment stupide d'avoir réagi de la sorte. Il savait très bien que Niall ne répondrait jamais à ses questions, il ne rirait sans doute pas non plus à ses blagues bidons.


L'institut était plongé dans le noir depuis un moment et tout ses occupants dormaient, mais Zayn Malik en avait décidé autrement. Il s'était couché aux côtés de Louis, comme tout les soirs, pour l'aider à s'endormir, il avait chanté une berceuse que seul lui connaissait et Louis s'était rapidement endormi. Zayn avait fixé le plafond pendant de longues minutes, peut-être même une ou deux heures, il n'avait pas fait attention, avant de fermer les yeux, pas par fatigue, mais par lassitude. Vivre dans le mensonge était quelque chose de particulier et de lourd. Alors, presque instinctivement, le brun ouvrit les yeux et se détacha du mécheux qui marmonna quelque chose d'incompréhensible, puis il se leva pour quitter la chambre, cette chambre du malêtre et du délit.

Zayn arriva face à ce rectangle bleu qu'il connaissait que trop bien, il pensa à Harry, au fait que Niall partageait de nouveau sa chambre avec quelqu'un et poussa la porte, doucement, presque hésitant, il entra dans la pièce où, par habitude, ses yeux se posèrent sur le lit de Niall. Il était vide, aucune tête blonde y était, yeux fermés, silencieuse. Zayn arcqua un sourcil interrogateur, où est passé ce con ?, avant de refermer la porte derrière lui, elle claqua dans un bruit sourd. Le brun tourna la tête et fixa Harry, allongé là, endormi. Abrutis. Un bruit d'objet métallique tombant sur de la porcelaine le sorti de ses pensées, Zayn secoua la tête en se dirigeant vers la salle de bain, il ouvrit la porte lentement pour ne pas réveiller l'autre pensionnaire et posa les yeux sur la silhouette se tenant debout, dos à lui.

- Niall ... Qu'est-ce que tu fais ?

Le blond ne répondit pas, il se retourna sans poser son regard sur le visage du basané face à lui. Niall jouait nerveusement avec ses doigts, les bras alignés le long de son corps.

- Tu me caches quoi là ?; Zayn s'approcha de lui.
- Ri ...

Il arrivait parfois à Niall de parler à Zayn, de répondre, avec des bruits, ou des regards qui en disaient plus que la parole, mais à chaque fois que le blond ouvrait la bouche, pour ne sortir ne serait-ce qu'un son, Zayn restait choqué. Il n'avait pas l'habitude d'entendre la voix de Niall.

- Niall ? Qu'est-ce que tu me caches, hein ?; tout en parlant, Zayn s'était rapproché un peu plus du blond qui ne quittait pas le carrelage du regard; Aller, réponds-moi; le brun attrapa la main de Niall qui se crispa sous le geste; Niall ! Pas encore !

Le blond releva les yeux et les posa sur Zayn. Il se plongea dans ce regard noisette qu'il ne connaissait que lorsqu'ils étaient seuls, il savait que Zayn allait lui en vouloir et qu'une fois de plus, il allait lui faire payer, mais le brun ne fit que soupirer et relever le bras du plus petit, l'air triste sur le visage. "Tu avais promis Niall", Zayn fixait la peau blanche rougit par les blessures qu'il s'infligeait, "Tu m'as promis d'arrêter, tu te souviens ?", il avait poser la question comme on le fait à un gamin autiste lors des tests de progrès, "Tu m'avais dit que tu ne le ferais plus jamais, jamais, tu sais pas ce que ça veut dire "jamais"Niall ?", mais Niall ne répondit pas, bien sur qu'il savait la définition de "jamais", il n'était pas attardé, mais cette fois-ci, ça avait été plus fort que lui, il avait donner un ordre auquel son cerveau n'avait pas obéit, il ne le faisait plus, il se débrouillait par lui-même et Niall n'était plus le metteur en scène de sa vie, il n'était qu'un simple spectateur à présent. "Pourquoi tu fais ça Niall ? Hein ? Ca me fait mal de te voir souffrir, tu veux me faire souffrir pas vrai ?", pour toute réponse, le blond avait secoué négativement la tête. Non, il ne voulait pas voir Zayn souffrir, il ne voulait pas le voir s'énerver parce qu'il savait que le brun ne contrôlait pas les souffrances mentales, tout ce que Niall voulait, c'était sortir d'ici, avec Zayn, et que ce dernier soit heureux et moins agressif.


Louis ouvrit les yeux brusquement, pris d'un sursaut inexplicable. Stupides rêves. C'était toujours la même chose, toutes les nuits ces foutus cauchemars le réveillaient, suivis de cette désagréable sensation de malaise. Le châtain se redressa et mis les pieds hors du lit, constatant l'absence de Zayn. Niall. Il soupira longuement, il ne comprenait pas ce que le blond avait de si extraordinaire, ni même pourquoi Zayn se comportait si différemment lorsqu'ils étaient tout les deux. Le pakistanais n'était jamais entré dans les détails de sa relation secrète avec Niall, il avait juste dit à Louis que Niall était quelqu'un de spécial, mais qu'il ne l'était pas au point de mériter une relation avec lui. Le mécheux soupira une fois de plus, pauvre con. Quelqu'un vint frapper à la porte, pris de panique il se rallongea, faisant mine de dormir. On l'ouvrit pour la refermer discrètement, alors Louis s'aventura à ouvrir un œil, puis deux. Liam. Liam ?

- Louis ? Est-ce que tu dors ? Louis ?; le médecin s'était approché de lui, secouant légèrement son épaule.
- Ca va, pas la peine de me secouer comme un prunier, je suis réveillé !; la voix était agressive, irritée; Qu'est-ce que tu veux Liam ?; il s'était redressé.
- Je ... Tu me manques Louis.

Liam avait à peine terminé sa phrase que deux mains l'agrippèrent pour le tirer sur le lit. Louis le pris dans ses bras, le serrant, un peu trop fort au goût du médecin qui n'en dit rien, préférant rester silencieux et profiter du moment de tendresse si rare que le mécheux lui offrait.

- Je te manque ? Vraiment ?

Liam secoua la tête positivement. Oh que oui, Louis lui manquait, tout le temps, tout les jours. S'il pouvait, il lui imposerait des séances privées durant des journées entières, mais il ne pouvait pas, s'il le faisait, tout le monde se douterait de quelque chose, certains même, finiraient par comprendre et les dénonceraient au directeur de l'établissement psychiatrique. Alors non, Liam ne ferait pas cette erreur, il préférait venir ici, en cachette, une nuit sur deux, parfois trois, plutôt que d'être transféré ailleurs, ou que Louis le soit. Des lèvres sur les siennes le sortirent de ses pensées, le corps de Louis se pressait contre le sien. Liam passa ses mains sous l'horrible t-shirt bleu imposé par le code de l'institut pour le bâtiment C. C comme Cas sociaux, ou Catastrophes ambulantes. La sensation de cette peau lisse sous ses doigts fit envoler les papillons qui se reposaient jusque là dans son ventre, une vague de chaleur le submergea. C'était mal, Dieu, que c'était mal de faire ça, mais ils ne pouvaient pas, tout les deux, ils ne pouvaient plus s'en empêcher. Liam retira son t-shirt sans que Louis ne lui demande, c'était devenu habituel, une routine pimentée, c'était toujours la même chose, toujours au même endroit, et tellement bon. L'homme aux cheveux court fit descendre ses mains sur l'élastique du boxer que Louis portait, le faisant glisser jusqu'à ses chevilles pour finalement le lui retirer complètement, et, dans la hâte, Louis détacha le jean un peu trop serré de son amant interdit, libérant une excitation presque vulgaire, obscène. Dans la chambre, on ne pouvait qu'entendre les respirations rapides et saccadées, les gémissements retenus, et quand Liam se décida enfin à entrer, Louis crispa ses mains sur le t-shirt de ce dernier, fermant les yeux un peu plus fort, serrant les dents, il étouffa son gémissement en fermant la bouche du mieux qu'il pouvait. Liam plaqua une main ferme contre les lèvres du mécheux en commençant ses mouvements, pas trop rapides, pas trop lents, pas pour le faire taire, non, mais pour le rendre un peu plus discret. L'idée du bonheur sans confessions traversa l'esprit perverti de Louis qui s'abandonna au plaisir de la chair que Liam lui procurait de temps à autres.


Niall avait fermé les yeux, il ne savait pas si c'était une punition, ou de la tendresse, il profitait tout simplement des lèvres de Zayn qui parcouraient son bras, lentement. La sensation était un mélange de douleur et de plaisir. Parfois, comme ce soir, un autre Zayn apparaissait, plus doux, plus délicat, un peu amoureux ? Non, certainement pas. Les mains du brun contre ses joues le fit se ressaisir, il posa son bleu sur le visage bronzé, prenant soin de ne pas perdre une miette de ce qu'il qualifiait comme la perfection.

- Je ne veux plus que tu fasses ça, Niall, compris ?; la voix de Zayn était posée, calme.

Il n'eut aucune réponse, il s'en doutait, mais il cru lire "oui" dans les yeux du blond face à lui, et, sans trop savoir pourquoi, il posa ses lèvres sur les siennes, longuement, tendrement, puis se recula.

- Je dois partir, plus de bêtises, d'accord ?; Niall hocha la tête; C'est bien.

Zayn avait lâché son visage rapidement avant de s'éloigner du corps pâle de l'Irlandais, quittant la salle de bain. Il sursauta en voyant Harry, debout, face à la fenêtre.

- Putain de merde, tu m'as foutu les boules mec !

Harry se retourna, l'air étonné. Qu'est-ce qu'il fout là, lui.

- Tu fous quoi ici au juste le Pak' ?
- Ferme ta gueule le nouveau.
- Je suis dans ma chambre, j'ai quand même le droit de savoir le putain de pourquoi tu es ici, non ?
- Ta gueule.

L'ancien Zayn était revenu, lui et sa froideur, son absence d'amabilité. Zayn pensa un instant que Niall le rendait différent, ça l'énervait, mais il fit comme s'il n'avait pas songé à ça en quittant la chambre du blond.


Il avait fait plus sombre, cette nuit là. Enfermés dans les mûrs de l'institut Brington, les fous ne l'étaient plus vraiment, les médecins le devenaient. Tout s'inversait dans ce monde où l'amour n'avait pas sa place, n'avait plus sa place. En quittant la chambre de Louis, l'odeur du mécheux imprégné sur sa peau, Liam passa une main tremblante sur son visage. Qui d'eux deux étaient le plus fous ? Les autres auraient répondu Louis, mais Liam, lui, aurait cité son propre nom.


Je vois ai fait attendre, hein ? Je suis sadique, mais j'aime ça ! Je vais vous annoncer la mauvaise nouvelle du jour:

HISTOIRE EN HIATUS JUSQU'AU 16 OCTOBRE 2013 (mais oubliez pas ma review sinon je m'énerve capish ?)

Bisous mes bébés, vous allez me manquer. xx