Bonjour, bonjour. Voilà ma première FF d'Arrow et surtout des life ruiners que sont Felicity et Oliver. J'espère qu'elle vous plaira, on se revoit au fond.

Bonne lecture

Ps: Merci à Mayluna que ferais-je sans toi très chère? Probablement beaucoup d'erreurs.

"You can't just make me different and then leave. You can't."

Looking for Alaska

Le grésillement interrompit la communication abruptement. Les respirations de ses deux collègues ne faisaient plus échos dans ses oreilles. La seule présence à laquelle elle s'était accrochée jusqu'à présent, s'était évanouie. Ne restait plus que le grésillement et son souffle haletant. Il avait dû interrompre leur communication lorsqu'il avait appris que Laurel n'avait pas quitté les Glades. Elle chassa le pincement qu'elle ressentit au cœur et laissa peu à peu l'horreur des évènements la rattraper. La panique semblait frapper à sa porte et elle mit tout en œuvre pour ne pas y céder. Il fallait qu'elle s'en aille, il n'y avait plus rien à faire pour elle. Elle avait échouée. Elle n'avait pas réussi à désamorcer la bombe, les deux bombes se corrigea-t-elle. Et maintenant, la moitié de la ville n'était plus que poussière. Elle essuya d'un revers de la main les larmes de rage qui s'étaient mises à dévaler ses joues. Elle se leva rapidement et inspira profondément.

Arrête de pleurnicher et fiche le camp d'ici Felicity se réprimanda-t-elle.

Elle attrapa son sac et alors qu'elle se dirigeait vers la sortie, le sol, tout ce qui l'entourait se mit à trembler. Suivit d'un bruit sourd. Les écrans d'ordinateur de la jeune femme s'écrasèrent contre le béton, suivi des flèches, des divers poignards et lames qu'Oliver et Diggle avaient installés derrière son bureau. De larges fissures se dessinèrent sur les murs autour d'elle. Et ce n'est que lorsqu'un large bloc de béton s'effondra à quelques mètres d'elle, qu'elle prit conscience de ce qui était en train de se passer. Elle tenta de se précipiter vers les escaliers mais fut stoppée par un deuxième morceau de mur qui s'était détaché du plafond avant de venir arracher les marches qui menaient à la sortie. Une vague d'horreur prit le dessus, tandis qu'elle scannait les lieux. Elle ne pourrait plus sortir d'ici. Les lumières de l'entrepôt qui ne fonctionnaient plus que sous générateur s'éteignirent brusquement et elle s'abandonna à la panique lorsque l'obscurité l'enveloppa. A tâtons, elle rampa jusqu'à l'arrière de la pièce, là où elle savait les structures plus fortes. Sa respiration se faisait sifflante à mesure que la poussière s'infiltrait dans sa trachée pour finir son chemin dans ses poumons. Elle pouvait sentir quelque chose de chaud couler le long de son crâne, brouillant sa vision déjà amoindrie. Elle se recroquevilla dans un coin et tandis qu'elle ramenait ses jambes contre sa poitrine, les enveloppant de ses bras, elle autorisa enfin les sanglots qu'elle avait retenus jusqu'à présent. La main tremblante, elle actionna l'oreillette qu'elle n'avait pas enlevé et appela Oliver. Encore et encore, jusqu'à ce que sa voix ne le permette plus. Elle ne savait pas combien de temps elle resta à supplier qu'on lui vienne en aide. Dans un dernier espoir futile, elle ferma ses yeux et tenta d'étouffer les bruits qui parvenaient à ses oreilles. Tout n'était que chaos. Elle maitrisait de plus en plus difficilement son train de pensée, sa tête dodelinant d'un côté à l'autre, incapable de la soutenir. La dernière chose qui traversa l'esprit de la jeune femme avant qu'elle ne sombre dans l'inconscience, fut qu'elle allait mourir ici, qu'elle allait mourir et que rien n'y personne ne pourrait la sauver.

Lorsque Oliver fut assez proche du CNRI, il aperçut le bâtiment s'effondrer dans un craquement sordide. L'horreur lui coupa le souffle, il s'apprêtait à s'enfoncer dans les décombres lorsqu'il aperçut deux ombres se dessiner devant l'entrée principale. Oliver s'arrêta presque aussitôt, laissant enfin échapper l'air qu'il retenait dans ses poumons. Tommy et Laurel se tenaient l'un et l'autre, tandis qu'ils fuyaient les ruines derrières eux. A bout de force, ils se laissèrent choir sur le sol, tentant désespérément de reprendre leurs souffles. Le père de la jeune femme se retrouva à ses côtés presque instantanément, l'enveloppant dans ses bras tandis que les larmes du détective laissaient derrière son visage poussiéreux un sillon humide. Oliver ne s'approcha pas, assistant à la scène tapie dans l'ombre. Il n'entendit pas Diggle s'approcher, et fut surpris lorsque sa main se déposa sur son épaule.

- Tu ne veux pas y aller ? demanda Digg compréhensif

- Non. Ils vont bien. Regardez les Digg ! Il posa à nouveau son regard sur les trois concernés et il put apercevoir, la main de Laurel attraper celle de Tommy. Ce dernier, la porta à ses lèvres et y déposa un baiser. Ils vont bien et je crois même que malgré les circonstances, ils sont heureux.

- L'es-tu Oliver ? Je croyais que tu aimais Laurel…

- Notre passé est trop lourd. J'aime l'idée que je me suis fait de Laurel durant mon temps sur l'île. Il était grand temps que nous tirions un trait dessus. Et, elle semble l'avoir compris elle aussi. Digg acquiesça.

- Comment tu vas ?

- Regarde autour de toi ! La moitié de la ville est réduite à néant ! Comment penses-tu que j'aille Digg ! J'ai échoué ! Je n'ai pas réussi à arrêter ce massacre.

- Tu as fait tout ce dont tu étais capable. Nous l'avons fait ! Si toi, Felicity, ta mère et moi ne l'avions pas fait, il n'y aurait plus personne à sauver Oliver.

Oliver s'apprêtait à répliquer lorsqu'une détonation à des kilomètres de là se fit entendre, suivit par des cris d'agonie mélangé à l'horreur. Le sang du jeune homme se glaça et il attrapa violemment un des hommes qui se précipitaient au loin. Il le colla au mur, tandis que le passant tentait de se débattre

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Oliver, la voix rauque.

- Le… le quartier sud, il s'est effondré. Je vous en supplie, laissez moi m'en aller. Par pitié… Oliver se retourna, le visage complètement éteint vers la source des cris et à la façon d'un ballon de baudruche qu'on éclate, la réalisation le frappa.

- Non ! Non ! Non, non ! Il secouait sa tête violemment en signe de négation. Il se tourna vers Digg qui semblait lui aussi tout aussi pétrifié. Felicity, non !

Et puis comme un seul homme, ils se mirent à courir vers l'entrepôt. Oliver tenta de reconnecter son oreillette mais l'unique réponse qu'il reçut en retour ne fut que des intermittences. Il accéléra le pas. Une vague de nausée l'envahit. Il ne pensait plus à rien. Plus aucune pensée cohérente ne se formait dans son esprit. Un seul prénom se répétant encore et encore. Felicity. Il perdit la notion du temps. Et lorsqu'il arriva enfin au night club, son corps tout entier se pétrifia. Il ne distinguait plus les cris autour de lui, ni même la présence de Digg qui n'était pas loin derrière. Il ne voyait que les décombres. L'amas de béton s'entassant devant ses yeux. La douleur qu'il ressentit à ce moment là, n'avait rien de physique. Il avait tant souffert sur cette île. Mais rien n'était comparable à l'horreur qu'il vivait maintenant. Il avait l'impression qu'on lui arrachait une partie de lui. Les nausées le reprirent et il comprit à cet instant là qu'il allait falloir laisser l'archer reprendre le dessus. S'il voulait avoir la moindre chance de la retrouver, il allait falloir éteindre les moindres sentiments, les moindres émotions qui tourbillonnaient en lui. Il inspira une grande bouffée d'air, remonta sa capuche et se glissa parmi les ruines, rapidement suivi par Digg, le visage sombre et déterminé.

Des heures, d'interminables heures, à chercher, à soulever des tas de bétons, à crier son nom sans que jamais sa voix ne s'entende en retour. Des heures durant lesquelles, il pria une divinité suprême de lui laisser Felicity. De ne pas lui arracher l'unique once de joie et de soleil qu'il avait dans sa vie en ce moment. Elle se devait de vivre, parce que sans elle, il était clair qu'il ne survivrait pas. Il n'entendait rien, si ce n'est le sifflement dans ses oreilles que créait la pression de sang contre ses vaisseaux. Digg et lui s'étaient assignés chaque partie de l'entrepôt pour ne pas perdre la moindre minute, et alors que leur réserve d'énergie s'épuisait, Oliver aperçut, un halo de lumière qui filtrait entre les décombres. Le cœur du jeune homme sembla s'arrêter. Il se précipita, empli d'une toute nouvelle force, vers la lumière et hurla à Digg de lui venir en aide. Il attrapa les morceaux de murs pour les jeter violemment au loin, se déchirant la peau des mains, y brisant des ongles, il n'en avait que faire. Elle était là, elle était là dessous. Bien sûr, elle avait eu la brillante idée de se servir d'une lumière. Sa Felicity ne se laissait pas abattre, pas comme ça. Digg lui aussi c'était mis à creuser un sillage à travers les ruines. Et après quelques minutes, il aperçurent quelques mèches blondes, et puis le visage de la jeune femme apparut à son tour, Oliver passa son bras autour de ses épaules et aussi délicatement qu'il le pouvait l'extirpa. Elle respirait encore, une respiration superficielle, mais elle était encore là. Il l'enveloppa dans ses bras et il se laissa aller quelques secondes au soulagement et à la joie de l'avoir retrouvée. Il déposa des dizaines de baisers sur son visage lacéré. Une fois les premières émotions passées, la rage et la colère le frappèrent de plein fouet. Il en voulait au monde entier, il s'en voulait à lui. Felicity n'aurait jamais dû être blessée. Elle n'aurait jamais dû être ici. Elle était restée pour lui et il l'avait laissé tombée. Lorsqu'il se retourna vers Digg, il se dirigeait déjà vers la sortie.

- Amène-là dehors, je vais aller nous chercher une voiture !

Combien de temps avait-il passé ici, debout, immobile à classifier ses blessures ? Combien de jours avait-il passé à se haïr et à supplier la jeune femme de se réveiller. Elle semblait faite de porcelaine, couchée dans le lit d'Oliver, la peau si pâle, presque bleutée. Des raccordements de tuyaux dont il n'avait pas connaissance de l'utilité la liaient à des machines aux bruits incessants. Il n'avait pas quitté son chevet. Il savait que du travail l'attendait derrière les portes de son manoir, mais il n'en avait que faire. Il avait signé pour tout ça. L'héritage même de son père était de donner sa propre vie pour sauver cette ville. Mais Felicity, il posa son regard sur elle, Felicity n'avait rien à y faire. Ses motivations étaient bien plus nobles que les siennes, bien plus courageuses. Elle avait tout donné pour sauver cette ville, alors que rien ni personne ne le lui intimait. Non, elle avait acceptée de les aider, d'abord pour Walter et puis finalement parce que peut-être elle avait compris ce qu'Oliver ne lui avait jamais dit, qu'elle était indispensable. Que sans elle, Digg et lui ne s'en sortiraient pas. Elle était leur point d'ancrage. Une lumière dans le brouillard. Au fil des mois, il s'était mis à ressentir des émotions auxquelles il n'était plus habitué. Il avait fini par se convaincre que ce qu'il lui fallait, c'était l'amour de Laurel. Mais il avait tellement tort. Laurel et lui avaient besoin d'un adieu. Et il l'avait compris à la seconde même où il était entré dans l'appartement de la jeune avocate. Mais bien sûr, il était trop effrayé pour mettre ses sentiments au clair. Parce qu'une fois qu'il les aurait accepté, il n'y aurait plus de retour en arrière possible pour lui. Il avait appris durant ses 5 ans de tortures que l'amour, tenir aux gens, n'étaient pas un atout. Et puis, elle était apparue, avec ses cheveux blonds, son sourire aux lèvres teintées de rouge, ses petites robes et ses incroyables discours sans fin, ni chronologie. Un léger sourire se dessina sur ses traits. Elle seule était capable de le faire rire. Et lui, que lui avait-il apporté en retour ?

- Oh mon Dieu, le paradis ne devrait pas faire aussi mal… oh non, oh non, la panique pouvait s'entendre dans ses propos. Et voilà, ma vie de délinquante hackeuse a fini par me rattraper. Je suis en enfer. Sa voix roque se tarit alors qu'elle clignait ses paupières à maintes reprises.

- Felicity ! Sa voix grave et suave résonna en elle, se répercutant sur chaque parcelle de son corps. Elle frissonna.

- Oliver ? Je devrais être morte. Pourquoi je ne suis pas morte ? Non pas que je me plaigne hein. C'est une bonne nouvelle que je ne sois pas morte, mais je devrais l'être…

- Felicity, tais toi ! Tu es là et je ne compte pas te laisser aller ou que ce soit d'autre. Est-ce que tu as mal ?

- Oui, partout. Mais je me sens bizarre, mais pas le mauvais bizarre. Un peu comme la fois du brownie, oui enfin avant que l'allergie aux noix ne fasse effet. Sa voix se brisa, et une quinte de toux la frappa. Oliver s'approcha et se pencha au dessus d'elle, il attrapa la manette de morphine et lui injecta un nouveau bolus. Oliver ?

- Oui.

- Va prendre une douche. J'ai suffisamment de nausées comme ça. Il ne put retenir le rire qui résonna dans la pièce.

- Veuillez excuser mon manque total de bonne manière Mademoiselle Smoak. Elle sourit.

- Est-ce que tout le monde va bien ? Les Glades ! s'exclama-t-elle réalisant enfin les évènements passés.

- Tu as réussi à nous sauver tous Felicity. Maintenant, repose toi !

Elle s'exécuta, elle ne savait pas si c'était par obéissance, ou tout simplement parce qu'elle ne semblait pas pouvoir garder les yeux ouverts.

Et voilà, la fin du premier chapitre. Le prochain arrivera très très vite, promis. Bon, maintenant que c'est lu, qu'attends-tu pour me communiquer ton avis si précieux que j'attends avec impatience?Allez, oust.

Kelly