Merci pour vos gentilles reviews ! J'espère que ce chapitre vous plaira... Bisous
Embrase-moi
CHAPITRE III
Piper
Piper l'avait sentit. Depuis le début. Depuis qu'elle les connaissais. Depuis que son regard s'était posé sur ces deux-là. Un lien divin, solaire et indestructible. Qui avait résisté au temps.
Son regard balaya l'horizon et la mer Egée. Le soleil se couchait juste et sa lueur était magnifique. Jason, qui avait un peu parlé avec Frank, ne lui avait rien dit de bon concernant ses chances de retrouver la mémoire qu'il avait perdu. Encore moins les sentiments éprouvés. Cela renforça encore plus sa certitude. Oui, elle le savait. Ils étaient unis, et cela depuis des millénaires. Même eux l'ignoraient. Mais tous ceux qui auraient pu s'immiscer entre eux seraient détruit, à l'image de Frank.
Mais quel dieu serait assez cruel pour faire ressentir des sentiments aussi fort à de si petits et si faibles humains ? Piper avait son idée. Et ils n'étaient pas de taille. Vraiment pas.
Piper sentit Jason arriver prêt d'elle. Il passa un bras derrière son cou et la jeune fille se laissa aller dans ses bras.
- On est perdu dans ses pensées Pip's ?
- Jason, tu sais, je crois qu'on est vraiment … On va avoir de gros problèmes, enfin… lâcha - t - elle.
- Qu'est ce que tu raconte ? Arrête, tu stresse vraiment pour rien des fois … On va les retrouver, c'est sûr.
- Je ne parlais pas de Percy et d'Annabeth…
- Alors, ça n'est pas très grave à mon avis… fit-il en laissant ses doigts courir dans les cheveux ébouriffés de Piper.
La jeune fille soupira. Qu'est-ce qu'il pouvait être insouciant des fois…
- Mais… souffla-t-elle.
Jason l'embrassa tendrement, pour couper cours à tout débat.
Piper posa sa tête sur les genoux de son copain et regarda les étoiles, qui commençaient à apparaître dans le ciel d'été.
- Mère, qu'avez vous fait encore ? … murmura-t-elle.
- Qu'est ce que tu dis Piper ? fit Jason.
- Je t'aime, fit-elle en lui caressant la joue doucement.
Hazel
La jeune fille s'assit sur son lit et sortit sa boite de dessin. Elle l'avait acheté à Rome, avec Frank. Frank. Frank. Le nom résonna à ses oreilles comme un marteau sur une enclume. « Enclume. Marteau. Léo. » pensa-t-elle. « Non, stop. Prend un crayon à papier. Voilà. Dessine. C'est mieux. » La jeune fille griffonna, sans penser sur son carnet.
Une courbe, de l'ombre, un regard brûlant et malicieux, une mèche folle.
Elle savait que ça l'aidait à mettre ses idées au clair. Quand elle sortit de sa rêverie artistique, le soleil était couché et elle aperçut la Lune par le hublot de sa fenêtre. Elle regarda ce qu'elle avait dessiné sans trop y faire attention. Un visage.
Sammy. Ou Léo.
La jeune fille sourit, lassée et résignée. Elle plia la feuille en avion et ouvrit son hublot, lança son dessin. Il irait se perdre dans la mer grecque, emportant cette sensation étrange qui étreignait son cœur.
Léo
- Léo, écoute-moi…
Le fantôme tourna le tabouret pour se placer face à Léo. Le jeune homme hoqueta de surprise.
- C'est pas possible ?! fit-il interloqué.
- Si, Léo, je suis ton grand-père Sammy et je suis là pour t'aider. Et je sais que tu sais à quoi je vais t'aider, fit-il malicieusement.
Le jeune homme détailla le fantôme du regard. C'était son portait craché en culotte courte et chemise à bretelles. Le revenant affichait un air déterminé et sûr de lui. Ses yeux n'étaient pas ceux d'un jeune homme mais plutôt ceux d'un sage. Les yeux de quelqu'un qui avait eu une vie remplit, riche en expériences et en émotions.
- Eeeeh bien, on va dire que je suis légèrement surpris… de vous voir ici… hésita-t-il.
- Oh, tu peux me tutoyer, je t'apparais sous une forme un peu trop jeune pour que l'on me vouvoie comme un vieil homme, je crois bien…
- Ok, ça marche Sammy. « Oh mes dieux, que m'arrive-t-il… Papy Sam, qu'est-ce qu'il fout là ?» Et pourquoi es-tu ici en faite ? Tu n'es pas sensé être mort et enterré ? demanda-il, interloqué.
- Je vais répondre à tes questions par un seul et même mot. Hazel. Elle a besoin de toi plus que tu n'a l'air de le comprendre. Et tu as besoin d'elle par la même occasion. Bref, Sammy-le-fantôme-revenue-du-passé est heureux de vous offrir ses services de coaching sentimental, dit il avec un air de présentateur de télé shopping.
- Attend, tu as dit coaching SENTIMENTAL ?
- Ben oui, tu as le bulbe cervical pétrifié ou quoi ? Toi + Hazel = amour pour toujours ! Toi réceptionner paroles de moi ? demanda Sammy avec l'air d'une éducatrice pour personnes handicapées.
- Sauf que moi bien aimer Hazel, « Ne soyons pas trop démonstratif », pensa-il intérieurement, mais Hazel aimer d'amour FRANK ! Pas moi ! fit-il avec un air désespéré d'acteur de tragédie sentimentale ayant été amputé du cerveau.
- Oui, maaaaaais… Peux-tu me dire ce qui vient d'arriver à Frank cette après midi ?
- Perte de mémoire par choc avec une voile de l'Argo II. Par ma faute, débita Léo dépité.
- Et perte de totale de sentiments. Ca a une autre allure comme ça, non ? Demande à Hazel, elle t'expliquera pourquoi elle est sortit de la chambre de Frank pour aller manger avec la tête de quelqu'un qui vient de rompre, lâcha Sammy avec détermination.
- Rompre ? Hazel ? Perte de sentiments ? balbutia Léo, les yeux écarquillés.
- Tu es vraiment long à la détente mon pauvre petit-fils… Ca ralentit la réflexion l'amour… conclut le fantôme.
- … Je suis sensé faire quoi ? demanda Léo, sans démentir l'affirmation de son ancètre.
- Aimer Hazel, Léo. C'est simple et dur à la fois. Tu l'aimeras comme je n'ai pas su le faire. Tu la protégeras car je n'ai pas su prendre soin d'elle. Tu seras heureux, mijo, comme je n'ai pas su l'être avec elle.
Egée - New-York
Le petit avion de papier avait longé la mer Méditerranée, était passé au-dessus du détroit de Gibraltar. Il avait traversé l'océan Atlantique, remonté vers le Nord et il était enfin arrivé à New-York. Un vent chaud au parfun envoutant l'avait porté jusqu'en haut du World-Trade-Center et déposé délicatement dans la main de la déesse. Celle-ci avait déplié avec grâce l'origami et souris de contentement en reconnaissant le visage dessiné. Enfin, depuis la Guerre de Troie, une histoire d'amour à sa hauteur.
