Bonjour tout le monde !

Voici le chapitre suivant, oui, je sais, très rapidement :D.

Ayant joyeusement manqué mon réveil ce matin pour aller en oral d'anglais, je me rattrape. Heureusement que ce n'était pas noté, m'enfiiiiin. Je raconte ma vie là, je me tais.

Désolée si ce chapitre peut vous paraître long pour pas grand-chose, mais personnellement, moi je le trouve bien important malgré tout. Il reflète un peu plus leur relation de base, assez ambiguë, ignorée, gênante… Même s'ils savent tous les deux qu'il y en a une.

Mais bref, je vous laisse lire ! Bonne lecture !


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Chapitre 2

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Les autres élèves énervaient Rabastan, avec leurs piaillements, leurs rires exagérés, et leurs mimiques joyeuses pour la moindre raison. Il attendait donc à côté de son groupe d'ami de Serpentard, guettant l'arrivée du professeur de potion. Écoutant distraitement Antonin Dolohov qui parlait, ses pensées dérivaient vers ce qu'il allait manger et faire ce soir, lorsqu'il aperçut Alice arriver à l'angle du couloir. La Gryffondor riait et plaisantait avec ses amies, sur des élèves de première année qui ne trouvaient pas leur salle de classe depuis plus de trente minutes. Elle tenait son livre de potion contre sa poitrine, son sac à l'épaule et leva les yeux vers les personnes déjà présentes. Lorsqu'elle croisa le regard de Rabastan, la jeune femme tenta de rester indifférente mais elle n'était pas aussi douée à ce jeu-là que lui. Son regard se perdit alors vers Marlene McKinnon qui lui parlait.

- Quelque chose ne va pas, ma belle ? demanda alors cette dernière, en arrangeant son pull aux couleurs de Serdaigle.

Le petit groupe de fille s'arrêta alors non loin du Serpentard, et Alice lui tourna le dos pour continuer à discuter.

- Non, tout va bien ! rassura la blonde avec un grand sourire. Pendant un instant, j'ai seulement eu peur d'avoir oublié quelque chose dans ma salle commune, mais je ne pense pas, finalement.

Le Serpentard, qui l'observait discrètement de dos pendant ce temps, se renfrogna alors imperceptiblement, puis émit un grognement frustré en voyant Slughorn ouvrir la porte du cachot. Ne pas avoir cours aurait été plus que bienvenue, mais trop de prévision ne rend la déception que plus saumâtre. Rabastan suivit alors ses camarades de maison à l'intérieur de la salle, puis alla s'assoir à une table, au côté son ami Antonin. Il jeta rapidement un coup d'œil à Alice de nouveau, puis se détourna également.

Alice les entendit rentrer et se précipita à l'intérieur de la classe pour aller à sa place, sortant déjà ses affaires pour commencer le cours. Elle ne savait pas s'ils faisaient de la théorie ou de la pratique aujourd'hui, et pendant sa brève réflexion, profita d'un mouvement des Serpentard pour leur jeter un regard et s'attarder sur son ami. Si elle pouvait l'appeler ainsi. La jeune femme savait qu'il était vexé et esquissa un léger sourire avant de détourner la tête. Depuis leur rencontre, se servir de l'ignorance était la meilleure arme contre lui. Il détestait être ignoré, et encore moins par les personnes auxquels il accordait son amabilité ou sa mansuétude.

- Sortez vos manuels, votre matériel et votre baguette, s'exclama joyeusement le directeur des Serpentard, tout en passant dans les rangs pour déposer des petits pots d'ingrédients.

Rabastan soupira alors longuement, comprenant qu'aujourd'hui, ils ne pourraient pas dormir tranquillement sur la table, pendant la durée de ce cours. Aucune possibilité de finir sa nuit. Il allait donc user de malice pour s'occuper autrement, et surtout éviter toute tâche pénible pour son pauvre cerveau oisif. En plus, les potions, un des pires cours qui soit ! Au contraire, Alice sourit largement en comprenant que cette heure serait un exercice pratique. Elle faisait souvent des préparations assez bonnes et pourrait de ce fait avoir une bonne note en plus. Rapidement, la Gryffondor s'exécuta, cherchant ce qu'il demandait.

- Vous allez faires des duos mixtes.

Rabastan se redressa sur sa chaise en fronçant les sourcils.

- Garçons et filles ? demanda alors Antonin en fronçant les sourcils.

- Non, Gryffondor et Serpentard ! se réjouit-il.

Et après un large sourire, le professeur continua sa tournée, laissant le groupe de serpent, où chacun réagissait différemment, certains plus mécontents que d'autre, qui se révélaient catégoriquement outrés. Souriant en coin comme à son habitude, Rabastan se leva rapidement, pris son sac et se félicita de n'avoir sortis aucune affaire. Il se dirigea alors entre les tables, en faisant mine d'hésiter. Mais il savait déjà où aller.

Côté Gryffondor, Alice perdit son sourire en entendant les consignes de Slughorn, tout en espérant que Rabastan ne laisserait personne d'autre que lui se mettre à sa table. Au moins elle était sûre et certaines qu'elle n'aurait pas de problèmes avec lui. Quoique… C'était à voir, suivant le genre de problèmes. Mais en tout cas, ces derniers seraient toujours moins exécrables. La jeune femme jeta ensuite un regard à ses amies, pinçant ses lèvres pour faire mine d'être gênée, ce qu'elle n'était qu'un peu. Lorsque ses amies partirent enfin, elle vit Rabastan s'installer à la place en face. Il laissa tomber son sac au sol dans un geste nonchalant, puis en fit de même avec ses fesses et la chaise, pour attendre les consignes et se relever en temps voulu.

Alice resta debout, regardant le professeur pour attendre de voir quelle potion ils devront préparer. Elle feuilleta le livre, espérant qu'il leur donne telle ou telle potion facile. Elle ne se fit pas d'illusion, mais elle espérait au moins la réussir. Après un rapide coup d'œil aux ingrédients et étapes, les deux étudiants se doutèrent que cela n'allait pas être simple. Rabastan se redressa alors, et regarda sa coéquipière en haussant plusieurs fois de suite les sourcils d'un air charmeur.

- Prête, blondinette ? demanda-t-il d'une voix langoureuse, en gardant encore son sourire en coin. Je suis un partenaire de choc, chérie, tu verras.

La jeune femme leva les yeux au ciel en secouant la tête de droite à gauche. Le surnom « blondinette », bien qu'habituel, l'horripilait depuis toujours, mais ne voulant pas s'afficher, elle se tut.

Les groupes que Slughorn avait imposés allaient faire des étincelles. Écoutant ensuite les instructions, la classe conserva son calme quasi total, jusqu'à ce que le prof ne termine et que donc, les bruits de chaudron en cuivre installé, les conversations amicales et les bougonnements mécontents ne reprennent de plus belle. Rabastan se tourna alors vers la blonde, et ouvrit son livre à la bonne page, sans pour autant la quitter du regard ou se motiver à travailler.

La jeune femme regarda dans son livre et commença la potion sans le consulter. Elle savait qu'il la laisserait faire de toute façon alors elle se mit au travail sans trop attendre. Plusieurs étapes se déroulèrent sans encombre, tandis qu'Alice écoutait en même temps, d'une oreille distraite, les conversations autour d'eux. Sans toujours essayer de se mêler, elle aimait être au courant de ce qu'il se passait dans le château. Parfois pour aider, parfois par curiosité. Et parfois même, pour se divertir d'une situation déplaisante arrivée à un Serpentard. Il n'y avait pas de raison que ces derniers soient les seuls à se réjouir du malheur des autres, vu tout ce qu'ils faisaient endurés aux autres maisons. Et pour cela, les Maraudeurs étaient doués.

- Tu penses y arriver ?

La voix toujours aussi neutre, Rabastan la sortit de ses pensées, en la fixant d'un air plus nuancé. Ses traits ne montraient rien, mais ses yeux jaugeaient la Gryffondor avec une intensité peu commune. Le Serpentard croisa alors les bras contre son torse, en se levant pour se rapprocher d'elle.

- Je n'ai pas le choix, répliqua-t-elle, un peu agacée. À moins que tu veuilles m'aider ?

Elle le regarda alors du coin de l'œil et s'avança un peu plus vers la table, faisant ce qu'elle pouvait pour que la potion soit réussie. Elle essayait de se concentrer sur son travail, regardant tantôt le livre, tantôt ce qu'elle réalisait. Rater n'était que peu envisageable, mais la présence de Rabastan la perturbait un peu. En effet, il était maintenant très proche d'elle, mais tourné vers le chaudron. Leurs hanches se touchaient, et sur la table, leurs mains étaient côte à côte. La droite de Rabastan, et la gauche d'Alice, puisqu'elle utilisait l'autre pour faire la potion. Le Serpentard ne voulait pas bouger. Jamais il ne l'aurait avoué, mais être auprès de la blonde lui plaisait, même sans qu'ils n'aillent trop loin. La regarder travailler lui suffisait étrangement, et il suivait ses gestes du regard.

Alice poussa un léger soupir pour se concentrer à nouveau sur la potion. Elle essayait de ne pas le montrer mais elle appréciait bien ces petits gestes qui lui semblaient si importants. La jeune femme se déplaça doucement de son côté pour attraper un ingrédient un peu plus loin et frissonna malgré elle en le sentant encore plus près d'elle. Face à son geste, le jeune homme sourit en coin, et ne bougea pas pour la laisser faire.

- Samedi, tu fais quoi blondinette, dans l'après-midi ? demanda-t-il.

Elle se remit à sa place, continuant la potion en l'écoutant quand même. Puis elle réfléchit un peu puis se dit qu'annuler quelque chose de prévue avec ses amies serait préférable si besoin, ayant bien envie de voir ce qu'il lui proposerait. Ce genre d'invitation était tellement rare et limitée à des sorties dans le parc, de la part de Rabastan. Alice savait cela, mais à chaque nouvelle demande, espérait qu'un jour, il l'invite à Pré-au-Lard ou au Chemin de Traverse.

- Je ne fais rien de spécial je crois, répondit-elle en lui jetant un bref regard.

- Ah génial, s'exclama-t-il discrètement, avec un sourire en coin. Moi, si. Je pense aller au Chemin de Traverse avec une fille.

Elle le regarda avec allégresse, secrètement aussi, avant de reprendre son travail. Alice espérait bien que cette fille ne serait personne d'autre que sa petite personne.

- Espérons qu'elle accepte de t'accompagner alors, répondit-elle en jetant quelque chose dans le chaudron.

- Au pire, ce n'est pas grave, je peux demander à une autre, rétorqua malicieusement le Serpentard. Elle ne sait pas ce qu'elle raterait, en refusant.

Il la fixait en haussant un sourcil. Évidemment, il parlait bien d'Alice, mais espérait qu'elle comprendrait la nuance sans qu'il n'ait besoin de lui demander directement, mettant ainsi un coup à son honneur et sa fierté. Il ne demandait jamais aux filles de l'accompagner, c'était toujours elles qui le faisaient, et bien malgré lui, il faisait une exception avec la Gryffondor. Cette dernière se pencha sur son livre pour mieux comprendre une instruction qui lui semblait difficile et se mordit la lèvre. Elle se surprenait à ne pas vouloir qu'il soit proche d'une autre fille et tenta sans succès de se concentrer sur la potion. Mais la jeune femme finit par se redresser et se tourner vers lui.

- Tu n'as qu'à lui poser la question.

Pris de court, Rabastan émit un léger grognement, et soupira longuement.

- Oh, non. J'espère qu'elle va comprendre par elle-même et me dire oui tout naturellement, railla-t-il alors d'un ton plus acerbe qu'il ne l'aurait voulu.

Alice prit la mouche et lui tourna le dos pour continuer sa potion. Il aurait dû lui demander directement pour cette sortie s'il voulait vraiment passer un moment en sa compagnie. Vexée, elle lu la fin de l'instruction et fit tout pour la finir bien comme il fallait, sans lui accorder un regard durant les prochaines minutes.

Voyant sa réaction, le Serpentard se résigna au bout de dix courtes minutes qui lui parurent être une longue heure, et se pencha au-dessus de son épaule, de façon à lui souffler dans le cou tout en murmurant.

- Bon, Hellington, tu voudrais bien, alors ?

En le sentant venir tout près d'elle et murmurer dans son cou, Alice s'arrêta un instant de bouger, comme figée, et esquissa un fin sourire ravi. Il avait cédé. Lui, le fier Serpentard, avait cédé. Enfin. Elle en oublia totalement la gêne que provoquait sa proximité.

Elle reprit un air neutre, pas aussi facilement que lui et tourna la tête vers lui pour murmurer d'un ton le plus impassible possible.

- Pourquoi pas. Je dois voir si je ne fais rien.

Il hocha la tête avec un air satisfait, sans se reculer immédiatement d'elle. Leur visage était tout près, et cela lui plaisait. Rabastan ignorait totalement le reste de la classe, qui semblait bien lui rendre.

- Tu n'as rien à faire, blondinette. Alors samedi, 14h aux rochers près de la cabane hurlante, puis je nous ferai transplaner.

Elle esquissa un petit sourire et lui tourna à nouveau le dos pour finir la potion en y ajoutant le dernier ingrédient. Son air réprobateur amusa le Serpentard, et il ne put s'empêcher de rire narquoisement lorsque la Gryffondor appuya ses mains sur sa hanche, avec une allure accusatrice.

- Voilà, c'est fini, en espérant que tu aies assez de force pour écrire ton nom sur l'étiquette de la fiole. Tu n'es pas trop fatigué, j'espère ?

- Si un peu, répondit-il en faisant mine d'être déçu par son ton de reproche. C'est très fatigant, de ne rien faire. Tu peux venir avec moi au dortoir ? Histoire de me border.

- Non, tu peux rêver, dit-elle en riant légèrement.

S'installant à nouveau sur sa chaise pour attendre Slughorn qui devait passer dans les rangs, Alice prit soin de lui tourner le dos pour cacher le rouge qui lui monter aux joues.

- J'y crois pas, une petite Lionne me vexe, et en plus, elle en rajoute quand ça peut se faire pardonner, marmonna-t-il en croisant les bras et en s'asseyant au bord de la table. Et ça se prétend Gryffondor, cette chose ? Et les valeurs morales, alors ?

Elle le regardait de nouveau et donna un coup de talons dans la chaise où il avait paresseusement étalé ses jambes, la faisant un petit peu bouger. La jeune femme n'aimait pas quand il remettait en cause son courage et ses valeurs si spécifique à sa maison. Rabastan répliqua alors en déposant un baiser sur sa joue, sachant pertinemment que jouer avec ces notions équivalait à la faire douter d'elle-même. Ce qu'elle faisait assurément déjà en le côtoyant. Alice en fut surprise et regarda autour d'elle discrètement pour ne pas se faire voir et savoir s'ils avaient été vus. Elle était étonnée qu'il fasse ce geste alors qu'ils étaient en classe et que son frère n'était pas loin. Mais le Serpentard devait se dire que de toute façon, les autres penseraient qu'il tente de distraire la Gryffondor, ou de l'embêter.

Il se décala cependant lorsque le professeur vint vérifier le travail du duo. Slughorn les félicita tous les deux à l'unisson, et souligna la qualité de la potion, qui ne semblait présenter que quelques imperfections. Alice se redressa aussi et esquissa un large sourire en entendant les éloges que faisant Slughorn sur sa potion. Elle espérait alors atteindre une très bonne note. Elle le regarda s'éloigner et se tourna vers le jeune homme à ses côtés.

- Tu peux ranger maintenant, annonça-t-elle en allant voir Marlene, qui visiblement, avait terminé aussi.

Rabastan répondit à la blonde avec un simple éclat de rire amusé, et commença à empiler les pots de façon absurde et inutile, puis partit vers Antonin, qui semblait sur le point d'étrangler le garçon de Gryffondor avec qui il avait dû travailler.

Alice était bien contente de l'avoir laissé en plan comme cela, il n'avait qu'à lui demander plus franchement de venir avec lui au Chemin de Traverse. Elle parla avec son amie, lui demandant comment c'était passé la préparation de la potion tout en jetant des regards discrets à Rabastan pour voir s'il rangeait. Or, ce dernier ne semblait pas décider à faire quoique ce soir du cours, jusqu'à la dernière seconde, et il se contenta de se diriger vers la porte lorsque la sonnerie retentit, sans adresser un quelconque regard à Alice. Mais quand elle voulut suivre le mouvement, elle se fit interpeller par Slughorn pour ranger tout ce qu'il avait laissé. La Gryffondor poussa un long soupir et s'exécuta, se promettant de lui faire la tête un bon moment pendant leur prochain rendez-vous.

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Voilààààà. Ca vous a plu ? Un avis ?

Juste pour vous faire patienter…. (ou pas) : Le prochain chapitre va être… EXPLOSIF ! Sacré Rabastan.

N'hésitez pas à me faire une critique. Je prends tout. Bisous, et à bientôt ! Djouh.