Bonjour tout le monde :)!

Voici la suite de cette histoire, avec le chapitre 3, assez mouvementé ! A vrai dire, j'aime bien son contenu. On y cerne un peu plus Rabastan, sans pour autant le saisir complètement. Disons qu'on y voit deux pans très différent, voire paradoxaux, de sa personnalité à notre petit n'amour.

J'espère que ça vous plaira... Bonne lecture !


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Chapitre 3

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Voilà une heure et demie qu'Alice attendait Rabastan près du grillage protégeant le chemin menant à la cabane hurlante. Le temps frais et humide commençait à la faire frissonner, et elle grimaça en frictionnant ses bras. Son choix de veste avait été, malheureusement, plus esthétique que pratique, mais la Gryffondor n'avait pas prévu de rester aussi longtemps immobile et sujette aux coups de vent. Et surtout, elle avait fait un effort pour le Serpentard, connaissant son goût pour les belles choses et son attrait pour le luxe, alors qu'elle-même ne passait que peu de temps à choisir ses tenues.

- Déjà qu'il a du mal à me demander si je veux l'accompagner, il faut en plus qu'il ait du mal à venir au rendez-vous. Je ne vais pas rester ici pendant trois heures à l'attendre, marmonna-t-elle dans sa barbe, en soupirant longuement de lassitude.

Elle resserra alors les pans de son écharpe rouge et or, et s'assit sur le bord d'un gros rocher, à la lisière de la forêt interdite. Son regard se fixa au loin, tandis que ses pensées divaguaient vers les différents pans de la situation.

« Je vais geler si je reste là... S'il voulait juste me faire tomber malade, il aurait pu le dire tout de suite. Ça aurait été plus simple que de m'envoyer là, à poireauter comme une conne. » Pensait-elle furieusement.

Un groupe de Poufsouffle curieux passa quelques mètres plus loin, et se collèrent aux barbelés afin d'apercevoir la Cabane Hurlante. Mais toujours aucun Serpentard à l'horizon. Encore moins un de 7ème année. Encore moins un des frères Lestrange. Encore moins Rabastan.

« Il va plus entendre parler de moi, ça va être simple. Il a qu'à se trouver une autre greluche pour ce rôle. Il s'est bien foutu de moi. »

Alice prit alors le chemin du retour, et se redirigea vers le château, d'un pas rageur. Se promener dans le village, le parc, ou le château ne la tentait même plus, tellement l'énervement, la désillusion et la déception prenaient place en elle. C'était eux qui étaient au rendez-vous, à la place de Rabastan.

- Il a qu'à venir me voir lui-même, grogna-t-elle. Je n'irai plus faire le premier pas. Il peut rêver.

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Rabastan avait sautillé sur place presque toute la matinée, en espérant qu'on le lâcherait à l'heure pour aller à Pré-au-Lard. Malheureusement, ni Lord Voldemort ni son père n'étaient prévisibles. Dès qu'il avait pu se libérer, le Serpentard avait accouru au lieu de rendez-vous qu'il avait donné à Alice. Mais ne la trouvant pas, il préféra attendre le soir pour se pointer devant la salle commune des Lions, le temps que la blonde ne digère un peu le fait d'avoir été laissée en plan. Elle devait penser que depuis le début, tout n'était qu'un jeu pour lui, qu'il ne faisait que se moquer ouvertement d'elle. Ou peut-être n'était-ce qu'un pari de son frère, un défi personnel, ou une volonté d'agrandir son tableau de chasse.

Et cette dernière avait justement passé le reste de son après-midi dans sa salle commune à ruminer dans son coin. Elle s'était occupée en lisant et faisant ses devoirs, laissant aussi ses amies en plan, ne voulant parler à personne. Alice était déçue et se rendait bien compte que ce n'était pas la peine de commencer à s'attacher à lui, s'il commençait comme cela. Son cœur en pâtirait. Assise à une table, elle ne vit pas Rabastan se glisser dans leur salle commune, lorsqu'un jeune Gryffondor sortit. Ce dernier ne protesta pas en voyant le regard noir que lui lançait le Serpentard beaucoup plus âgé, qui arrangea alors fièrement sa cravate verte et argentée, puis s'avança sur le tapis qui jurait avec sa tenue. Plongée dans un livre, elle n'entendit pas non plus le bruit que suscitait Rabastan et ruminait encore et toujours. La blonde n'était pas prête à le revoir. Tout ce que son imagination avait inventé la précipitait maintenant dans la déception. La déception et la fureur de s'être laissé embobiner par les belles paroles d'un roublard Serpentard.

Elle releva la tête et vit Frank arriver vers elle. C'était un des rares garçons de sa maison qu'elle appréciait et avec qui elle s'entendait particulièrement bien. Mais la jeune femme fronça les sourcils lorsque son camarade lui adressa un large sourire, avant de le perdre quelques instants après, puis de fixer derrière elle. En effet, Rabastan s'était arrêté près de la table où ils se trouvaient, et ce dernier appuyait une de ses mains dessus avec arrogance et effronterie.

- Tiens tiens, Londubat ! s'exclama-t-il avec un sourire en coin.

Alice se releva précipitamment en voyant Rabastan à ses côtés. Comment avait-il pu entrer dans leur salle commune ? Elle se déplaça de côté, les regardant tous les deux. Elle espérait que Franck prendrait sa défense, n'ayant aucun envie de s'expliquer avec lui maintenant.

- Lestrange, que fais-tu ici ? Tu n'as pas le droit d'être là, l'accusa-t-il en lui lançant un regard noir.

- Je fais du tourisme, la décoration avait l'air sympa. Ne fais pas attention à moi.

Sa voix était acerbe, mais pressante. Rabastan n'avait qu'une envie, et c'était que Londubat ne parte, afin de s'expliquer avec Alice. Mais il n'attendit pas, et s'avança vers eux de nouveau, en enfonçant ses mains dans les poches de sa cape.

Mais Frank se mit devant elle, voulant ainsi la protéger du Serpentard. Elle regardait Rabastan du coin de l'œil, les lèvres pincées. La Gryffondor n'avait pas l'intention de les séparer s'ils s'engueulaient, mais en même temps, pensait au fait que la situation pouvait rapidement très mal tourner, avec ces deux-là. Alors agissement par intérêt général, ou personnel ?

- Laisse nous et sort de cette salle commune ! bredouilla furieusement Frank. Retourne dans tes cachots. Si vous venez nous chercher ici, maintenant, mais où va-t-on ?

- Je dois parler avec Hellington, alors dégage, ordonna-t-il alors en le contournant, et en attrapant le poignet d'Alice assez peu délicatement. Et ne t'en mêle pas, où je me ferai un plaisir de renouveler la décoration de cette salle immonde avec un rouge beaucoup foncé, si tu vois ce que je veux dire.

Rabastan était déjà énervé, mais si cette tête de scroutt à pétard en rajoutait, ce serait l'occasion pour lui de mettre en pratique quelques sorts appris cette après-midi avec son père. Et la crainte du renvoi ne tempérerait jamais sa colère. C'est donc avec crainte qu'Alice se dégagea de son emprise, puis retourna auprès de Frank. Elle n'avait aucune envie de le suivre, surtout en voyant son état d'énervement. Tout le monde savait ou se doutait de quoi il était capable, et la Gryffondor avait entendu assez de chose sur lui.

Frank s'avança vers lui, et prit un ton plus ferme et plus calomniateur.

- Dégage, Lestrange. Tu vois bien qu'elle ne veut pas te parler, dit-il en sortant sa baguette, la tenant fermement dans sa main.

Mais en le voyant faire, le Serpentard eut le réflexe de dégainer la sienne. Ayant déjà les mains dans ses poches, il le désarma rapidement, avant de le viser de nouveau, le regard farouchement déterminé.

- Je ne lui demande peut-être pas son avis, après tout.

En voyant Franck désarmé et vulnérable face à son ennemi, Alice se mit devant lui, fixant Rabastan. Elle était presque sûre qu'il ne lui ferait rien. Presque. Au pire, elle irait à l'infirmerie et ça lui donnera l'occasion de se faire pardonner et de venir avec des bonbons ou elle ne savait quoi d'autres. Si la blonde réussissait à lui pardonner, justement.

- Va-t'en, murmura-t-elle, les yeux rivés sur la moquette devant lui.

Lorsque Serpentard tourna les talons en signe de résignation, Alice soupira et se détourna pour retourner prendre ses affaires. Elle ne le vit pas alors se tourner de nouveau, et envoyer un sort en informulé sur Frank, qui porta ses mains à son cou, en suffoquant. Comme si Rabastan était du genre à se laisser aussi facilement convaincre. Son côté impulsif le poussait toujours à agir de façon souvent excessive, et le laissait imprévisible, à tout moment. C'est en se retournant qu'Alice prit conscience de ce qu'il se passait et elle accouru vers son ami.

- Frank ! Frank ! cria-t-elle en dénouant sa cravate, comme si ça pouvait le soulager.

Elle jeta un regard suppliant à Rabastan pour qu'il arrête et le laisse tranquille. Pourquoi son ami devrait souffrir par leur faute ? Rabastan se contenta alors de fixer Alice, en augmentant la puissance de son sort. Voyant que les lèvres de Frank devenaient de plus en plus violettes, que ses yeux se révulsaient et que ses membres se crispaient davantage encore, il n'en prit que plus de plaisir et ne baissa pas sa baguette.

Mais c'était sans compter sur un des Maraudeurs qui cherchait activement sa baguette dans la poche intérieure de sa cape, un peu plus loin, tandis que la victime tombait alors à genoux, et commença à tourner de l'œil à cause du manque d'air.

- Frank ! continuait de criait Alice d'un ton angoissé, ne pensant pas à réagir avec sa propre baguette tant elle était préoccupée.

Elle le prit contre elle et le soutint pour qu'il ne tombe pas. Sirius, lui, se préparait à riposter. La Gryffondor détourna alors le regard lors de l'attaque contre Rabastan, ne voulant même pas le défendre. Elle ne pouvait pas croire qu'il s'acharnait sur un de ses amis, en sa présence, juste parce qu'il voulait discuter avec elle. Il ne pouvait pas être cruel à ce point.

- Expelliarmus ! finit par s'écrier alors le Maraudeur.

Enfin, la baguette du Serpentard vola dans les airs, roulant plus loin sur le sol. Ce dernier se retourna ensuite, aussi énervé qu'il puisse l'être, et fixa Sirius d'un regard noir, avant de se baisser pour éviter un autre sort.

De l'autre côté de la pièce, Alice prit Frank dans ses bras, le laissant reprendre son souffle en jetant de temps en temps des coups d'œil à Sirius et Rabastan. Elle n'avait aucune envie qu'un des deux ne soient blessés, mais elle devait bien reconnaître que Rabastan l'aurait bien mérité. Cependant, lorsqu'il attrapa une troisième année pour la mettre devant lui, comme un bouclier humain, afin de sortir sans dommage de la salle commune, la blonde eut du mal à se contenir de sortir elle-même sa baguette. Quel lâche ! Le Serpentard, lui, n'adressa de regard à personne, et une fois au portrait, poussa la petite Gryffondor qui hurlait sa peur. Sirius, qui brandissait toujours sa baguette, fut largement frustré de ne pas pouvoir l'attaquer sans risquer de blesser la jeune fille effarouchée.

Là, cette fois-ci, c'était certain. Alice n'était pas prête de reparler à Rabastan. À moins d'y être forcée.

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Voilààà voilà ! J'espère que ça vous met l'eau à la bouche, haha ! Je vous avais dit que ça bougerai, dans ce chapitre-ci.

Vous pensez qu'il va faire comment alors ? Et vous pensez quoi des personnages ?

Rabastan, je voyais bien son côté volage habituel s'effacer pour elle, et qu'il ne devienne très impliqué sans l'avouer. Après tout, faut bien qu'il se sente concerner le chtio.

N'hésitez pas à me laisser une review avec votre avis, impression, toussa quoi. :)

Bisous, Djou.