BONSOIR MES AMIS ! IL NEEEEEEEIGE ENCORE !
Voici le nouveau chapitreeeeuh. (Non, sans blague, Djouh.)
Je tiens à remercier les lecteurs.. Je ne pensais pas avoir autant de "succès" avec cette fic. Vu les deux personnages, inconnus aux bataillons niveau fanfiction. En plus, vu mes idées tordues, genre les mettre ensemble, toussa... Merci merci merci ! Et quadruple meurchi à ceux qui me donne leur avis par review :). Ca me touche, vraiment.
Du coup, j'ai trop peur de décevoir, haha.
Bonne lecture !
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Chapitre 4
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Rabastan laissa quelques jours passer sans adresser la parole à Alice. Même en cours, il l'ignorait, et se mettait le plus loin possible de la Gryffondor, sans savoir s'il en voulait à elle ou à lui-même. Si c'était pour attendre qu'il se calme, ou plutôt laisser passer l'ouragan. Mais lorsque qu'il se décidé enfin, il l'attendit un soir dans un coin sombre d'un couloir, adossé au mur, bien conscient qu'Alice allait passer par ce raccourcis pour se rendre à sa salle commune.
Et en effet, elle rentra seule après le dîner et passa par les chemins les plus rapides pour rester le moins longtemps seule dans les couloirs. Ses pensées s'évadèrent. Toujours fâchée pour le rendez-vous où il l'avait laissé seule et pour avoir fait du mal à Franck, elle avait malgré tout remarqué qu'il l'ignorait et trouvait ça franchement ridicule. La blonde savait très bien que les Serpentard avaient leur honneur mais c'était lui qui lui avait causé du tort et elle attendait ses excuses. Et des excuses sincères, de celles qui allumeraient une étincelle de culpabilité chez Rabastan. Le jeune homme en était capable, mais la volonté lui manquait souvent.
Puis enfin, la Gryffondor passa devant le Serpentard. Ainsi, lorsqu'elle sentit quelqu'un la tirer en arrière en lui plaquant une main sur sa bouche pour étouffer son cri, son cœur rata un battement et un couinement s'échappa d'entre ses lèvres. Elle se retourna vivement en voyant que la personne ne la retenait pas franchement, et reconnut Rabastan, seulement éclairé par un faible rayon de lune passant au travers de la fenêtre. Les yeux du Serpentard, en amande et d'un bleu presque gris, étaient facilement reconnaissables.
Ses lèvres se pincèrent en l'observant, ne s'attendant pas à le voir ce soir ni à se trouver si près de lui. Elle se recula sans le quitter des yeux et s'adossa au mur en face, en prenant garde à ne pas gêner l'intrusion de la lumière. L'éclat bleuté du ciel donnait un air plus paisible au regard habituellement froid de Rabastan. Or, Alice voulait des réponses. Elle voulait qu'il s'explique. Peut-être serait-il plus facile pour elle de s'exprimer si aucun regard assassin ne la fusillait.
- C'est maintenant que tu te manifestes, murmura-t-elle en baissant les yeux.
La honte de ne pas se montrer plus courageuse face à lui l'envahit doucement, et elle tenta de se reprendre, sans grand succès. Le Serpentard la troublait trop pour cela.
- Tu ne m'as même pas laissé m'exprimer quand il l'aurait fallu, répliqua-t-il d'un ton sec, en la fixant. Alors ne me fait pas de reproches, Blondinette.
Il la força alors à relever les yeux en prenant son menton entre ses doigts, pas de la façon la plus délicate qui soit, puis se rapprocha d'elle, bien déterminé à ne pas la laisser partir. Mais la blonde posa ses mains sur son torse, le maintenant à une distance acceptable. Si le Serpentard faisait allusion à la fois où il était venu dans sa salle commune, elle voulait qu'il lui explique.
- Tu crois que parce que tu viens dans ma salle commune que tu as tous les droits ? répondit-elle en le fixant alors dans la pénombre. Que parce que tu utilises ce sobriquet ridicule, tu peux m'amadouer ?
Sa hardiesse féline lui revenait peu à peu, pour lui insuffler une assurance nouvelle.
- Je n'ai pas pu venir au rendez-vous, mais ce n'était pas de ma faute, Alice !
Le ton de Rabastan avait été pressant, peut-être même trop au goût de ce dernier. Il aurait voulu rester le plus neutre possible, mais sa saturation prenait déjà le dessus. Le Serpentard soupira alors longuement pour reprendre contenance, mais ne parvint qu'à se frustrer un peu plus, et serra un peu plus son menton entre ses doigts.
- Et puis, avoue, Blondinette… rajouta-il ensuite. Ce surnom te fait de l'effet.
Elle grimaça au ton suave de sa voix et poussa sa main pour le faire lâcher, le regardant toujours avec autant de rancune. Alice avait un doute quant à sa sincérité et détourna le regard pour peser le pour et le contre.
- Tu aurais dû me prévenir. Tu sais combien de temps je t'ai attendu ? continua-t-elle en choisissant volontairement d'ignorer sa deuxième question.
Car oui, la Gryffondor aimait ce surnom, qui la fait autant frémir qu'il l'exaspère.
- Je ne sais pas combien de temps tu m'as attendu, mais j'étais en retard d'exactement trois heures et dix-sept minutes, déclara-t-il d'une voix neutre, en baissant sa main.
Le jeune homme craignait qu'Alice ne prenne cela pour une moquerie, mais ce n'était pas le cas. Il avait vraiment compté sous la pression, et non pour l'amusement. Elle le repoussa cependant en poussant un soupir et baissa les yeux. Sa conscience lui hurlait qu'il ne prenait rien au sérieux, que tout pour lui était dérisoire, qu'elle-même était dérisoire à ses yeux. La Gryffondor tenta de le contourner, même si elle savait qu'il allait la retenir.
Ce qu'il fit, en effet.
- J'en ai marre d'être déçue.
Sans lui répondre, le Serpentard l'attira de nouveau vers lui par le poignet, doucement mais fermement. Il fit alors doucement glisser sa main sous la manche de la jeune fille, pour caresser sa peau du bout des doigts. Ses yeux étaient rivés sur ce qu'il faisait, et non sur le visage de la jeune femme. Celle-ci, au contraire, ne le quittait pas des yeux, se mordant la lèvre inférieure : Rabastan savait très bien que ses petites caresses ne laissait pas Alice indifférente et il la sentit frissonner. Ce qui l'encouragea à continuer.
- J'en ai marre de me faire des illusions, acheva-t-elle en fermant les yeux un instant avant de les rouvrir en comprenant qu'il ne répondrait pas. Mais dis quelque chose bon sang !
Seulement, il se contenta d'hausser les épaules pour seule réponse, avant d'empoigner sa hanche de sa main libre et de la coller à lui sans prévenir. Son bras glissa alors autour de la taille de la blonde, ce qui ne lui laissa pas l'occasion de partir. Elle posa brusquement son poing sur son torse pour lui montrer son désaccord et tenta de se reculer. Alice ne voulait pas être si proche de lui alors qu'il ne s'amusait sans complexe à la faire tourner languir pour se moquer d'elle.
- Laisse-moi, murmura-t-elle. Laisse-moi partir, Lestr...
Mais Rabastan l'ignora encore, et pressa ses lèvres contre les siennes pour la faire taire. Il serait toujours doucement sa taille et son poignet, et ne se détacha pas d'elle. Mais Alice n'en avait pas du tout envie et le repoussa de toute ses forces, reculant sa tête pour ne plus que leurs lèvres se touchent. La peur qu'il s'en prenne à elle était belle et bien présente, plus que la Gryffondor ne puisse l'avouer, depuis qu'il s'était énervé aussi facilement contre Frank.
- Alice... S'il te plait, chuchota-t-il à son tour, en descendant sa bouche à son cou.
Le Serpentard ne la lâcha pas, en augmentant même la pression de sa poigne. Puis il monta sa main à sa taille sous sa chemise pour caresser son dos de la blonde. Celle-ci le repoussait toujours, commençant à agripper ses mains pour ne plus qu'ils touchent sa peau. Elle commençait à indubitablement paniquer et le regardait en repoussant sa tête.
- Arrête...! Lestrange, arrête ! demanda-t-elle en tremblant, le suppliant presque, avec un regard emplit de crainte.
Il releva alors les yeux vers elle, et se détacha un peu, sans pour autant la lâcher. En voyant son effroi, un long soupir de sa part ne put être contenu.
- Je ne comptais pas non plus te faire du mal, Hellington ! déclara-t-il d'un ton acerbe, presque déçu de lire tout cela dans ses yeux.
La Gryffondor le repoussa tout de même violemment pour se retrouver contre le mur de nouveau. Sans vraiment la retenir, Rabastan la regarda faire en plissant les yeux et en croisant les bras. Son air changea radicalement, mais il était toujours aussi difficile de savoir ce qu'il en était. Était-ce une colère profonde, une déception pure, ou un regret sincère ?
Bien des choses circulaient dans les couloirs à son sujet, ou celui de sa famille et même de son frère Rodolphus, qui semblait rester le pire d'entre eux. La blonde incriminait tout ce dont ils étaient capables et avait peur que cela se répercute sur sa vie. Tradition, brutalité, intolérance… Mais aussi Mangemort. C'était le mot « Mangemort », qui revenait souvent. Ces mêmes Mangemorts qui ces temps-ci, par leurs meurtres et tortures sadiques, par leurs sabotages et infiltrations, semaient la terreur dans le monde sorcier. Dans leur monde. Dans le monde d'Alice.
Elle n'avait qu'une envie, c'était de partir en courant. Mais ses tremblements la clouaient sur place, et son subconscient craignait la réaction imprévisible du Serpentard. La jeune femme déglutit et détourna le regard, serrant ses coudes dans ses mains. Surtout, se calmer. Surtout, ne pas craquer devant lui.
- Je crois que je t'aime bien, déclara alors Rabastan d'une voix presque inaudible, après quelques minutes d'un silence qui parut être une éternité pour les deux étudiants. Enfin, beaucoup plus que je ne le devrais, tu comprends ? Peut-on alors suggérer, qu'en quelque sorte, je t'aime ?
Alice se figea et ses tremblements cessèrent peu à peu quand elle tourna son regard vers lui. Elle ne pouvait pas y croire, pas lui, un Serpentard par excellence. Et puis d'ailleurs, pourquoi elle ? Qu'avait-elle donc de spécial ? Même en y réfléchissant bien, aucune réponse ne lui vint. Elle resta là, à l'observer sans ciller, trop surprise pour répondre quoi que ce soit. Mais de toute façon, le Serpentard n'en avait que faire de sa réponse. Cette question se présentait comme étant rhétorique. D'ailleurs, il ne savait même pas pourquoi cette dernière lui avait échappé.
Sans attendre un moment de plus, le brun tourna alors les talons, et marcha vers le bout du couloir, les bras toujours croisés. Alice resta plantée là, le regard dans le vide, sans savoir si c'était un rêve ou la réalité. Ce n'était pas possible. Ce qu'elle venait d'entendre ne pouvait demeurer vrai. Il ne pouvait pas avoir dit ça.
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Voilàààà :) J'espère que cela vous a plu.
Pour certains, la "déclaration" pourra vous paraître précoce, en arrivant au 4eme chapitre... Mais leur relation a commencé un peu avant le chapitre 1, faut pas oublier :) Puis il n'a pas encore clairement dit les choses. Enfin, pas de manière directe.
Votre avis, alors ?
Bisous, bisous ! Djouh.
