Bonsoir ! Voici le chapitre 5, donc.
Je poste avec un peu d'avance, parce que je serai chez mon papa tout le week end, puis chez ma mère aussi un peu.. Je vais profiter d'eux, donc pas trop le temps pour les longs chapitres de cette fic. Mais je pense poster Mission Potion ce week end, par contre ! Si ce n'est ce soir.
Brefffffouuuille, je vous laisse lire !
Bonne lecture.
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Chapitre 5
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Cette fois, cela faisait une semaine que Rabastan séchait la totalité de ses cours. Il avait prétexté la flemme à son frère, priait pour que son père ne sache rien et passait ses journées à faire du Quidditch, ou trainer dans le parc. Cependant, contrairement à lui, Alice restait en cours mais son attention n'était pas du tout au rendez-vous. Elle n'arrêtait pas de penser au Serpentard et à ce qu'il lui avait dit. Toujours aussi surprise, sa volonté de lui parler ne cessait de croître. C'est pourquoi elle prit un jour une initiative qui ne lui ressemblait pas du tout, et fit à son tour l'école buissonnière pour le chercher.
C'est au terrain, en tenue de Quidditch verte et argentée, qu'elle le trouva juché sur son balai, jouant avec sa batte. Elle monta dans les gradins, sans le quitter des yeux, espérant qu'il l'apercevrait avant qu'il ne finisse son entrainement. La Gryffondor semblait décidée à lui parler et prête à l'attendre devant les vestiaires, même si les regards parfois malsains des autres Serpentard tenteraient de la mettre mal à l'aise.
Mais le regard de Rabastan fut attiré par la couleur de l'uniforme d'Alice, et il se tourna vers elle, en plissant les yeux. Il jeta un bref coup d'œil à Rodolphus, qui était le deuxième batteur, et se dirigea vers les gradins en le voyant dos à lui. C'était presque une tradition familiale, d'occuper ce poste, chez les Lestrange. Quand l'héritier n'était pas batteur, il était souvent poursuiveur, au moins une fois durant sa scolarité. Et les deux frères prenaient toujours du plaisir à frapper dans les cognards. Se défouler faisait toujours du bien, et mieux valait que ces vulgaires balles prennent des coups, plutôt qu'un autre élève.
Lorsque la Gryffondor vit qu'il l'avait remarqué et redescendit les gradins pour attendre qu'il la rejoigne. Elle était surprise qu'il prenne l'initiative de la voir alors que plusieurs Serpentard étaient proximité, dont son ami Antonin, assez virulent dans son genre, également. Mais ce que la blonde ne savait pas, c'est que Rabastan n'allait pas se montrer le plus doux qu'il soit avec elle, pour que cela passe inaperçu auprès d'eux. Une fois arrivé au sol, il se posa, mit son balai sur son épaule, et alla se planter devant elle, le regard toujours perçant.
- Hellington, la salua-t-il alors d'un ton froid.
Elle croisa les bras en le regardant arriver, voyant très bien qu'il n'était pas d'humeur très allègre. En même temps, si sa réaction s'était exprimée après son annonce plus que surprenante, il aurait été moins froid aujourd'hui. Alice ne pouvait pas lui en vouloir plus qu'à elle-même.
- Lestrange.
- Qu'est-ce que tu veux donc de si important, pour t'être gracieusement déplacée dans cette fosse aux serpents.
-Que l'on parle, répondit-elle doucement.
La Gryffondor ne voulait pas qu'ils s'engueulent ou qu'il soit brusque envers elle, comme il l'avait été les autres soirs, autant dans la salle commune que dans le couloir, quand elle avait eu peur.
- Je n'ai rien à te dire, personnellement, répliqua-t-il d'une voix plus douce. Rien de plus, en tout cas. Mais vas-y, parle, blondinette. Je t'écoute.
- Pourquoi tu m'as dit ça ? demanda-t-elle en se rapprochant de lui, les bras toujours croisés. C'est... Impossible que tu sois... Sincère.
La réaction de Rabastan ne se fit pas attendre, et il lui lança le regard le plus noir qu'il put, en croisant les bras. De quoi bien la faire reculer, et en même temps la convaincre qu'il n'était pas d'humeur à plaisanter. C'était déjà assez difficile d'accepter lui-même ce qu'il ressentait, alors que jamais cela ne lui était arrivé.
Mais Alice ne recula pas et s'avança davantage vers lui, les bras toujours croisés aussi. Elle ne voulait plus avoir peur de lui. S'il l'aimait comme il le prétendait, il ne lui ferait pas de mal.
- Peut-être parce que pour moi, répondit-il d'un ton arrogant, l'amour n'est qu'un mot, et non une émotion mièvre ou un quelconque sentiment mielleux.
Elle le vit alors décroiser les bras, lâcher son balai, et porter brusquement sa main à sa gorge. Ses doigts s'enroulèrent sur la moitié de sa gorge, mais ils ne bloquèrent pas sa respiration. Leurs regards se croisèrent, mais aucun des deux ne détourna le regard. Alice ne cilla pas, laissant ses bras le long de son corps, sans bouger. Pour elle ne savait quelle raison et malgré la dernière réplique cinglante du Serpentard, sa confiance restait. Même l'emprise actuelle sur sa personne ne l'empêcha pas de rester stoïque, sans montrer une once de peur.
Et elle eut raison. En effet, le jeune homme se rapprocha d'elle, mais la lâcha pour agripper doucement son bras. Puis il l'entraina ailleurs, en direction des vestiaires de l'équipe adverse, qui étaient, pour le moment, vides. La Gryffondor se laissa entrainer, regardant autour d'elle en retenant un soupir de soulagement. Elle entra avec lui dans la pièce et le regarda en fermant la porte derrière eux.
Le silence perdura un long moment, pendant que le Serpentard retirait sa cape et s'asseyait sur un des bancs, le visage de nouveau neutre. Alice, elle, resta sans bouger un moment, pour le regarder faire d'un œil attentif, mais s'avança ensuite pour s'installer à ses côtés.
Elle voulait qu'il lui explique pourquoi elle. Pourquoi une simple Gryffondor réussirait à lui faire tourner la tête ? Cette question la hantait, mais Rabastan lui-même avait-il seulement une réponse à cette dernière ? Non, lui-même ne savait pas trop pourquoi, ou plutôt, ne voulait pas vraiment le savoir.
C'était sûrement parce que la blonde l'aidait à se sentir lui-même, lorsqu'ils étaient seuls. Puis, contrairement à ce que tout le monde pouvait penser, Rabastan n'en avait que faire des filles physiquement parfaites, toujours à se pavaner et à s'arranger, à se venter et s'afficher en public pour se faire remarquer. Et pire que tout, les filles faciles l'insupportaient. Celles qui s'offraient trop facilement au Serpentard, perdaient définitivement crédit à ses yeux. Alice, elle, lui avait toujours tenue tête, et il aimait ça.
La Gryffondor prit doucement la main de son Serpentard dans la sienne, exerçant une légère pression sur celle-ci. Elle ne voulait pas qu'ils soient en mauvais termes tous les deux. Pour rien au monde. Son épanouissement s'avérait bien plus grand avec lui, plutôt qu'avec une autre personne et Alice ne pouvait pas l'expliquer. Mais toutes les différences qu'ils avaient lui faisaient peur, bien plus que la personnalité de Rabastan, parfois rebutante, voire effrayante.
En voyant qu'il ne montrait aucune réaction négative, la Gryffondor soupira et posa sa joue sur son épaule. Après cela, elle sentit même la main du jeune homme presser légèrement la sienne, avant de la lâcher pour passer nonchalamment un bras autour de ses épaules.
Elle ferma alors les yeux, se sentant plus en sécurité, maintenant. C'était comme s'ils étaient seuls au monde. C'était ce qui l'étonnait le plus, cette aisance qu'ils avaient tous les deux à passer des moments agréables ensemble malgré tout. Malgré les disputes récurrentes. Malgré sa peur du jeune homme enfouie qui pouvait resurgir à tout moment. Malgré le sombre futur qui s'annonçait. Malgré leurs deux familles ennemies.
Aucun des deux ne bougea pendant un long moment, jusqu'à ce que des éclats de rire se fassent entendre, de l'extérieur. Les autres membres de l'équipe avaient atterris, et s'apprêtaient à venir se changer. Rabastan soupira en la lâchant doucement, et la regarda dans les yeux d'un air légèrement, mais sincèrement, désolé.
Alice se redressa alors doucement, plongeant ses prunelles vertes dans les siennes avec un petit sourire. Elle voyait dans son regard métallique que tout avait changé depuis la première fois qu'ils avaient commencé à se voir. Il était plus doux, plus sincère et la blonde se dit qu'elle n'avait plus à craindre qu'il lui fasse quelque chose. Elle sortit, puis prit le chemin du château, le laissant avec ses amis qui rentrèrent quelques instants plus tard dans le vestiaire, non sans la bousculer au passage.
- Hellington, tu nous honores de ta présence ? interpella Antonin Dolohov, un sourire en coin figé sur ses lèvres.
- Une équipe de Quidditch rien que pour elle, entièrement masculine, dans un endroit clos, en plus… continua Rodolphus, sans voir son frère qui plissait les yeux et croisait les bras derrière lui.
Alice, elle, s'empressait de rejoindre la sortie du stade, en ignorant leur parole sous peine de déclencher une bagarre à son désavantage.
- Fais pas ta prude, Hellington, reviens ici ! s'exclama de nouveau Antonin, ses mains autour de sa bouche. Montre-nous toutes tes facettes !
Depuis le début, Rabastan fulminait dans son coin, sans oser ouvrir la bouche. La présence de son frère l'en dissuadait, mais il tenta de reprendre le contrôle, en rassemblant le courage qu'il n'avait pas.
- J'ai déjà essayé, hein.
Sa voix était très posée, mais aussi très artificielle. Le Serpentard n'avait qu'une envie… Leur exploser au visage. Mais encore une fois, croiser le regard de Rodolphus l'aida à garder son calme.
Les yeux sombres de son frère le fixèrent alors, un air mi soupçonneux, ni amusé au visage. Son cadet venait-il vraiment de se prendre un vent de la part de la Gryffondor ? Amusant. La tentation de taquiner son frère avec ce détail grandit fortement en voyant la lueur d'agacement qui brillait au fond de ses yeux.
- Et depuis quand te laisses-tu malmener ainsi par une vulgaire traitresse au blason félin, Rab ?
- Depuis que vous débarquez au moment opportun pour m'occuper d'elle, Rod.
Le ton acide fit inconsciemment plisser des yeux Rodolphus, qui croisa à son tour ses bras sur son torse. Depuis quand cela gênait-il Rabastan d'emmerder un élève devant les autres, et qui plus est, devant ses camarades de maison ?
Non sans se torturer l'esprit de question, l'aîné des Lestrange jeta un regard noir à son frère, puis se tourna pour jeter sa batte et ses protections plus loin. Ce dernier partageait toujours tout avec lui, par volonté ou non. Son obéissance, en tant que cadet, lui était obligée ! De plus, Rodolphus avait particulièrement du mal à tolérer l'insolence de Rabastan, qui par moment, revenait plus vite qu'un hippogriffe au galop.
Mais il s'en occuperait plus tard. Rien ne pressait, après tout. Les vacances de Pâques approchaient, et les deux frères auront tout le loisir de se côtoyer de près, rétablissant ainsi l'ordre naturel des choses.
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Voilààààà, ce chapitre est fini.
Je tiens à remercier Anguis et Stacy pour leur review en anonyme, je vous aimeeeeuh ! Mais les autres, pareil, même si je vous ai répondu. Je prend toujours plaisir à vous lire.
Ce sont toutes vos gentillesses et vos attentions dans les reviews qui me donnent envie de continuer. J'ai jamais trop confiance en moi. Et pour vous remercier, j'envois Rabastan faire un bisou-câlin à toutes celles qui me donnent leur avis. Ou Alice, si vous préférez. Ou même Rod. Hahah, au choix !
Pour Rabastan, tapez 1. Pour Alice, tapez 2. Pour Rodolphus, tapez 3. Pour Frank, tapez 4.
Non, plus sérieusement, quel personnage vous parle le plus, pour le moment ? Niveau geste, personnalité, pensées...
Bisous bisous,
Djou.
