Bonsoiiiiir !

Comme promis, voilà la suite assez rapidement. J'espère qu'elle vous plaira ! Parce qu'elle est... importante, mais surtout, mouvementée, haha !

Bonne lecture.


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Chapitre 7

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La fin de la Septième année arrivait à grand pas pour Rabastan, Alice, et le reste de leur promotion. Il était temps de choisir leur formation supérieure, et vint alors les entretiens avec les directeurs de maison, étalés sur plusieurs semaines.

Rabastan venait justement de sortir du bureau de Slughorn, et il s'avança vers le hall, avec un dossier cacheté par le Ministère à la main. La fonction publique lui plaisait bien, particulièrement dans le domaine du sport ou des manifestations sportives, et le Seigneur des Ténèbres avait exprimé son souhait d'avoir des fidèles parmi les hautes instances administratives. Parfait, donc. Le Serpentard sortit alors dans le parc, et se dirigea vers la lisière de la forêt interdite, où l'attendait Alice, à laquelle il avait donné rendez-vous par lettre. En l'apercevant, il sourit en coin, et accéléra le pas dans sa direction.

La Gryffondor venait d'ailleurs elle aussi d'avoir un rendez-vous avec McGonagall et feuilletait son dossier en l'attendant. Ce qui l'intéressait c'était d'aider et de sauver les gens. On lui avait donc proposé quelques formations, mais parmi celles-ci, une en particulier l'attirait. Elle n'avait gardé que ce dossier, elle regardait les documents qu'on lui avait fournis avec concentration, ne voyant donc pas Rabastan s'avancer. Elle fut donc surprise lorsque le jeune homme posa ses deux mains sur ses épaules, assez brusquement, justement dans l'intention de lui faire peur. Il s'assit ensuite à ses côté, et posa son propre dossier dans l'herbe, en la saluant d'un air enjoué.

- Salut, Alice !

- Salut, Rabastan, répondit-elle en tournant la tête vers lui, avec un petit sourire plus posé.

Elle referma son dossier, ne voulant pas qu'il découvre comme ça qu'elle voulait devenir Auror, elle savait bien qu'il ne serait pas enchanté. Cependant, il avait vaguement aperçu le dossier, sans en lire le titre, et se mit à la questionner, sachant également que les dates d'entretiens étaient communes.

- Alors, cet entretien ? Comment ça s'est passé ? demanda-t-il alors en tendant la main vers les maquettes, dans un élan de curiosité.

- Il s'est bien passé. Et pour toi ?

Elle recula doucement le dossier pour ne pas qu'il y ait accès et lui sourit doucement pour ne pas éveiller des soupçons.

- Bien aussi, répondit-il en fronçant les sourcils face à son geste.

Elle avait croisé Franck avant de venir et lui aussi avait eu des papiers pour devenir Auror. Cela la rassurait un peu de ne pas être toute seule, mais son angoisse face à la réaction envisagée de son amant restait belle et bien palpable. La blonde jeta un coup d'œil à Rabastan, comprenant bien qu'il n'était pas si content que ça. Il affichait un regard soupçonneux, qui se transforma en sourire narquois, ce qui ne plut pas vraiment à la Gryffondor. Sourire qui n'envisageait pareillement rien de bon.

- Quoi, pourquoi ne veux-tu pas me montrer, Blondinette ? On t'a refusé la formation de Médicommage, et un poste au ministère ne te convient pas ? plaisanta-t-il alors avec un ricanement moqueur. Mademoiselle se serait-elle vue sous-estimée par sa directrice de maison, d'habitude si encline à favoriser ses lionceaux ?

- Non, ce n'est pas ça, répondit-elle en lui souriant pour ne pas l'inquiéter ou lui donner envie de lui prendre son dossier.

Peine perdue.

- Pourquoi tu sembles me cacher quelque chose, alors ? Montre-moi.

Sa voix était soudainement plus froide et défiante. Rabastan la fixait en plissant les yeux, et l'idée de la formation d'Auror lui traversa brièvement l'esprit, avant de se faire refouler brusquement par son subconscient.

- Pourquoi tu veux absolument savoir ? répliqua-t-elle en rangeant le dossier dans son sac, lui tournant un peu le dos.

Mais sans répondre, le Serpentard se redressa rapidement pour attraper les deux poignets de la jeune fille d'une main, et lui arracha le dossier de l'autre, d'un geste assez brusque.

- Rabastan Lestrange ! s'insurgea-t-elle en se tournant pour essayer de récupérer son dossier. Rends-le-moi ! Immédiatement !

- Non, hors de question.

Il la lâcha alors en la poussant doucement dans l'herbe sur le dos, et se releva pour lire. Après s'être éloigné de quelques pas, il regarda la premier page du dossier et se figea de stupeur et d'indignation. Alice n'oserait tout de même pas faire cela, si ?

Cette dernière se releva en grimaçant et en se massant les poignets. Elle avait vu son regard et son air qui ne lui disait rien de bon.

- Auror, murmura-t-il alors simplement, les yeux rivés sur le titre.

Le Serpentard n'osa même pas ouvrir le dossier, et il se contenta de relever les yeux vers elle, toujours avec la même expression faciale. Le contenu ne lui était, de toute façon, pas vraiment inconnu. Auror. Ce mot résonnait à ses oreilles, lui vrillant ostensiblement le tympan, tel un pieu.

« Auror. Auror. Auror. Auror » pensait-il à la suite. Il voulait que cela cesse, et rapidement. Ce n'était qu'un rêve éveillée, une fausse trahison modelée par son imagination, une cruelle illusion. Bientôt, son réveil sonnerait, et les murs sombres et les draps verts de son dortoir le sortiraient de sa torpeur.

Mais non, les minutes passaient pour Rabastan, sans la moindre interruption dans ce cauchemar éveillé.

La jeune femme s'avança alors vers lui, les mains tendues pour reprendre son dossier. Elle ne voulait pas qu'il la réprimande, mais sentait l'orage proche, et sur le point de déverser un véritable tonnerre sur sa personne. Mais avant que la blonde ne puisse l'atteindre, Rabastan déchira brusquement le dossier, à la fois dans sa longueur, puis dans sa largeur. Sa bouche se tordait en une mimique courroucée et son front se plissa d'énervement. Quant à Alice, elle ouvrit la bouche, choquée de ce qu'il venait de faire. Comment allait-elle expliquer à McGonagall ou même à Franck qu'il lui fallait à nouveau les papiers ?

- Rabastan ! Arrête ! Pourquoi tu fais ça ?

- Nous manquons de combustible, dans notre salle commune. Oh ! Ou peut-être parce qu'il n'est pas question que tu t'inscrives à cette formation, répondit-il d'un ton glacial, toujours en la fixant.

- Ce n'est pas à toi de décider ce que je vais faire, répliqua-t-elle, le défiant du regard.

- Je crois que tu ne comprends pas très bien la période que nous traversons. Tu veux te faire torturer, tuer, ou même pire, c'est ça ?

Rabastan était en colère qu'elle ait tant voulu lui cacher, certes, mais également inquiet, voir horrifié. Que ferait le Mangemort, s'il venait à la rencontrer pendant une de ses missions pour le Lord ? Déjà, il se savait incapable de la tuer, mais que si la situation lui imposait, il devrait faire du mal à la petite blonde. Sa petite blondinette. C'était inacceptable pour son for intérieur, mais obligatoire pour sa survie ou son honneur. Voldemort ne faisait de cadeau à personne, pas même à ses fidèles. En témoignaient ses blessures à la rentrée, lorsqu'il avait eu le malheur de rater une de ses initiations. De plus, le Serpentard savait ce dont ces fameux fidèles étaient capables... À savoir, du pire. Et en tant qu'Auror et traitresse à son sang, Alice risquait de devenir une cible prioritaire, si ce n'était point déjà le cas. Il ne manquait plus qu'elle fasse partie de l'Ordre du Phénix, tant qu'elle y était !

- Je veux aider les gens en cette sombre période, justement ! Aider ceux qui sont torturés, ou empêcher leur mort inutile et barbare ! Ce n'est pas à toi de décider, Rabastan ! Si je veux devenir Auror, c'est mon problème, pas le tiens !

Il s'approcha alors d'elle avec un air menaçant, en jetant les bouts de dossier plus loin, au hasard, puis entreprit de déboutonner la manche de sa chemise. Son courroux et son inquiétude l'aveuglait. Le Mangemort remonta alors brusquement sa manche, la mettant ainsi devant le fait accompli, son avant-bras gauche nu devant ses yeux. Sa Marque des Ténèbres ne bougeait pas, mais elle restait bien noire sur la peau pourtant mate du Serpentard.

- Et là, ça devient mon problème ? attaqua-t-il alors d'un voix lente, mais sèche.

Alice était adossée à un arbre, ayant reculée en le voyant venir vers elle si énervée. Elle se figea d'horreur en voyant sa marque et ne bougea plus d'un centimètre. Même sa respiration sembla se couper un court moment, et son cœur rata un battement. La jeune femme ne pouvait pas y croire. Pas lui. Pas ça. Elle pensait rêver. Cette marque, elle savait ce qu'elle signifiait et était tellement choquée de la voir sur le bras du Serpentard. De son Serpentard.

- Oui. Je l'ai. La Marque des Ténèbres. La même qui apparait chaque semaine au-dessus de certaines maisons d'Auror ou autres pathétiques résistants, enchaina-t-il alors du même ton face au silence de la Gryffondor. Donc je crois, si tu me permets cette petite contradiction... Que oui, c'est effectivement mon problème.

La Lionne baissa les yeux, restant muette face au Serpentard. Elle prenait conscience de ce que représentait son inscription à cette formation d'Auror. Mais elle ne voulait pas abandonner. Pas pour lui, même s'il lui tenait à cœur. Sa vie était en jeu, dans les deux sens du terme. S'écouter, c'était prendre le risque de se faire tuer, mais accomplir son rêve, sa volonté. Tandis que l'écouter, c'était abandonner ses ambitions, voire ses idéologies utopistes d'un monde meilleur, mais prendre moins de risque pour sa personne.

- HELLINGTON, RÉAGIS ! s'exclama-t-il alors subitement, en baissant son bras et sa manche par la même occasion.

- Tu ne m'empêcheras pas de faire ce que je veux, murmura-t-elle en pinçant les lèvres, serrant ses coudes et fermant les yeux.

Une partie de l'esprit de Rabastan lui hurlait qu'il risquait de ne plus la voir. Une autre, beaucoup plus petite, lui conseillait de tout laisser pour elle. Mais que faire. Certainement pas la deuxième solution ! Sa famille, son renom et ses convictions passaient avant tout. Puis, laisser quoi pour elle ? La vie ? Car oui, on le tuerait, s'il désertait. Alors franchement, quel intérêt. Non, il resterait fixé, et continuerait à suivre le même chemin. C'était à Alice de changer de voie, pas à lui.

Lorsque ses pensées s'apaisèrent, le Serpentard se rendit compte qu'il serrait si fort les poings que ses jointures blanchissaient et que ses ongles laissaient des traces sanguinolentes sur son épiderme. Ses yeux, eux, ne quittaient pas le visage de la blonde et ne cillaient pas, ne serait-ce même une seule seconde.

Alice se baissa pour ramasser son sac en se mordant la lèvre inférieure, pour ne pas craquer devant lui. Elle ne voulait plus le voir pour l'instant et avait besoin de réfléchir. Le Serpentard ne la retint pas, ayant lui aussi le besoin de se retrouver seul. À la fois pour se calmer et pour réfléchir posément à une solution, ce qui n'était vraiment pas le cas actuellement. La Gryffondor s'éloigna alors rapidement avant qu'il ne change d'avis. Elle était tellement surprise qu'il soit partisan de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom que c'était impossible pour son esprit de réaliser dans l'immédiat.

Tout ce qu'elle voulait à présent, c'est passer du temps avec Frank.

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Je pense que Alice mérite plus le bûcher que ce pauvre Rabastan. On est d'accord, hein ? Dites dites !

Bon, pour le prochain chapitre... J'hésite vraiment à changer pour le rating M... Vous me direz quoi.

Votre avis m'intéresse, les amours !

Bisous, Djou.