BONJOUR ! Me voici avec le nouveau chapitre.
Donc, je voulais vous demander votre avis, c'est super important.. Jugez de ce chapitre, rating M ou pas ?
Bonne lecture !
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Chapitre 8
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Rabastan rentra en trombe dans la salle d'étude non surveillée, pour la chercher des yeux. Il savait qu'Alice se trouvait ici, son talent pour la médisance et les renseignements étant assez développé. Lorsqu'il l'aperçut enfin, il se dirigea vers elle et ferma le cahier qu'elle tenait devant soi, la fixant. La Gryffondor, qui voulait réviser son cours de Métamorphose pour le devoir qu'ils avaient le lendemain, était tellement concentrée qu'elle sursauta en sentant qu'on lui fermait son livre sous le nez. Elle leva les yeux et aperçut le Serpentard à ses côtés, sans pouvoir analyser son attitude. Son imperméabilité la troublait fortement, l'empêchant alors réagir, puis elle se retrouva debout en un rien de temps.
- Suis-moi.
Et sans plus attendre de réponse ou de manifestation, le Serpentard l'entraina hors de la salle, sans ses affaires étalées sur la table de travail. Elle se laissa faire sans rien dire, ne voulant pas le mettre plus en colère qu'il ne le semblait déjà, car enfin, une lueur d'irritation était perceptible dans les prunelles du jeune homme. La Lionne ne savait pas pourquoi le fait qu'elle sache qu'il porte la Marque lui faisait peur. Et pas qu'un peu. Après tout, Rabastan était toujours le même qu'avant… Il lui avait seulement caché ce petit détail, chose qui prouvait allégrement qu'un masque voilait le vrai visage du Serpentard. Sa nature était-elle donc meilleure, ou pire que celle déjà connue de tous ?
Ils arrivèrent alors dans une salle de classe, où son poignet fut enfin libérer de l'emprise du brun, qui sortit ensuite sa baguette pour verrouiller la porte.
- Alice, je crois qu'il faut qu'on parle, déclara-t-il alors d'un ton neutre en se tournant vers elle, baguette baissée.
Ladite Alice se recula pour s'assoir sur la table derrière elle et pinça les lèvres. Elle n'avait pas envie de parler avec lui mais ne voulait pas non plus le contredire. Son courage rouge et or lui paraissait bien loin. Tout ce que la blonde souhaitait, c'était de ne pas tout gâché par des paroles ou des gestes de travers, face au Serpentard. Même si pour elle, leur histoire semblait s'effilocher au fur et à mesure du temps, une dispute ne serait pas la bienvenue. Cette dernière ne serait qu'ombre au tableau, laissant ainsi un dernier mauvais souvenir encore plus vif que l'actuel. Leur dernière rencontre ne s'était pas vraiment déroulée le plus sereinement possible, et aggraver la situation ne demeurait pas vraiment préférable.
- De quoi ? murmura-t-elle sans le regarder. De quoi veux-tu parler, Rabastan ? Il n'y a rien dire, mais tout à voir. J'ai déjà vu.
Après un bref hochement d'épaule, il s'appuya à la porte en croisant les bras contre son torse, sans répondre. À vrai dire, elle avait raison. Aucune conversation n'était à faire, de sa part en tout cas. Mais Alice lui manquait. C'était juste cela. Il voulait la voir, car voilà déjà deux semaines qu'ils s'évitaient. Et le Mangemort en avait assez de perdre du temps avec elle. Trop de leur temps avait déjà était gâché à faire la tête, à s'éviter l'un l'autre, à danser entre les hésitations puis les remords. Et leur temps restant, était justement compté. Rabastan savait que tôt ou tard, se voir relèverait du défi. Du défi permanant.
La blonde pinçait ses lèvres en se triturant les mains. Elle ne le regardait pas et attendait qu'il réponde. Faire le premier pas et parler la première lui étaient inconcevable, car elle considérait que s'il était venu la chercher c'est qu'il avait quelque chose à dire. Mais à son grand désespoir, le Mangemort ne disait rien. Elle releva alors les yeux et soutint son regard pendant un instant. Un long instant, même. Silencieux au possible. Seuls les bruits lointains et étouffés d'élèves rentrant au château se faisaient entendre depuis le parc. Le Serpentard soutenait son regard par la même occasion, les yeux plissés et les doigts crispés. Pour camoufler cela, il se passa doucement une main dans sa chevelure bouclée et brune, puis mis l'autre dans la poche de sa cape ornée de vert et d'argent.
Il n'arrivait pas à faire le premier pas, même s'il savait que c'était son tour. C'était presque devenu un jeu, à ses yeux, bien que cela ne se fasse tout naturellement, de façon alternative. Mais quand venait son moment, cela tournait au challenge épique. La difficulté de se dévoiler semblait ancrée en lui, mais les efforts qu'ils faisaient pour Alice étaient considérables.
- J'avais envie de te voir, murmura-t-il alors après de longues minutes qui parut une éternité pour la Gryffondor. Tu me manquais, c'est tout.
La jeune femme se mordit la lèvre inférieure et baissa les yeux en l'entendant. Si elle lui avouait qu'il ne lui avait pas manqué autant qu'elle à lui, il s'énerverait contre sa personne et ce n'était vraiment pas son envie première. Bien qu'en réalité, la blonde lui en voulait toujours plus qu'autre chose, pour sa réaction démesurée à ses yeux. Elle resta donc muette. Face à son silence, le Mangemort soupira longuement, et détourna le regard en se dirigeant vers la petite fenêtre au fond de la salle de classe. Un juron lui échappa lorsque son tibia se cogna contre une des tables par inadvertance, mais il finit par s'appuyer au rebord pour observer l'extérieur, sans prononcer un seul mot, ni ouvrir les carreaux.
Pendant ce temps, Alice le suivit du coin de l'œil, sans aller le voir. Elle avait toujours peur d'en savoir plus sur lui, de quoi il se présentait capable, tout en ayant envie de tester ses limites, voire leurs limites. La Gryffondor ne voulait pas le contrarier, mais ne voulait pas non plus le rejoindre. C'est lui qui était en tort, à la fin ! Il lui devait des excuses, fierté ou pas. Le voyant se tourner, la blonde esquissa un mouvement de recul, mais le vit également tendre la main dans sa direction.
- Viens, quémanda-t-il simplement d'une voix neutre.
Elle se leva et le rejoignit doucement sans rien dire ni rien exprimer avec son visage. Mais ce que sa conscience les maudissaient, elle et ses impulsions sentimentales et gryffondoriennes. Et également Rabastan, de la rendre si faible, de la faire céder si facilement. Elle prit alors doucement sa main et regarda par la fenêtre. Le Serpentard la plaça alors devant lui, et colla son torse au dos de la jeune femme, pour continuer de s'appuyer sur le rebord. Mais il ne regardait plus dehors, et vint placer son visage dans le cou d'Alice. Même son odeur, son parfum et sa peau lui manquaient. Une de ses mains glissa alors sur son bas ventre, puis remonta doucement sous son uniforme rouge et or, avant de passer sous sa chemise.
La jeune Gryffondor se laissa faire, fixa un point dans le parc et se retint de trembler en sentant ses mains sur elle. Elle n'en avait pas du tout envie mais se laissa faire en se mordant l'intérieur des joues pour s'empêcher de répliquer. Son refus de se faire toucher par le Serpentard était un mystère pour sa propre personne, mais au fond d'elle, elle redoutait qu'il ne la laisse carrément tomber, après être allée trop loin avec lui. Elle connaissait sa réputation, de près comme de loin. De plus, tout cela était totalement nouveau pour la blonde. Jamais aucun garçon n'avait reçu son autorisation pour être aussi intime avec elle que le Mangemort.
D'ailleurs, le silence fut pris comme une acceptation par ce dernier, qui monta sa main jusqu'à sa poitrine. Il la posa alors sur un de ses seins, et déposa un doux baiser sur sa nuque, en commençant à la caresser délicatement, mais avec assurance. Son expérience pouvait se mesurer dans ses gestes. Quant à Alice, elle était tétanisée et tiraillée par ses pensées, par ses peurs, aussi. Sans vouloir qu'il ne la touche comme cela, elle n'oser le frustrer, toujours par crainte de sa réaction. Il était si lunatique et imprévisible, à ses yeux… Au début, c'est ce qui lui plaisait et l'excitait chez le Serpentard, mais avec le temps, cela en devenait plus effrayant qu'autre chose. La blonde se mordit alors violemment la lèvre inférieure et crispa ses doigts sur le rebord de la fenêtre, sans un mot.
Mais le Serpentard ne vit rien de ce qu'elle faisait. Tout en la collant un peu plus contre son corps, ses doigts auparavant posés sur les briques froides entreprirent de détacher les boutons du gilet de la Gryffondor, puis de son chemisier. Une fois finit, il la tourna vers lui et pressa ses lèvres contre les siennes pour l'embrasser langoureusement, pendant que cette fois-ci, ses deux mains se retrouvaient sur la poitrine d'Alice. Celle-ci ferma instantanément les yeux pour ne pas lui montrer ses larmes naissantes et agrippa ses avant-bras sans lui rendre son baiser. Elle voulait le repousser mais son courage de Gryffondor lui manquait. Où était-il passé, alors que quelques minutes plus tôt, il agitait son esprit de toute part ? Mais elle ne savait également plus quoi penser. Même si c'était la sensation désagréable de se faire tripoter contre son gré qui dominait, un désir presque bestial naquit en elle, la faisant se sentir vivante, bouillonnante. Son amour pour Rabastan l'empêchait d'agir, de bouger, de le modérer.
La jeune femme ne sut pas combien de temps il passa à la toucher ainsi, sans se gêner. Elle le sentit alors descendre une ses mains, pour la placer sur sa cuisse. Malgré son esprit paradoxal, rien ne l'avait préparé à ce qu'il la soulève pour l'assoir sur le rebord de la fenêtre, après l'avoir empoignée. Le Mangemort continua alors son langoureux baiser, en mordant sa lèvre par moment, puis remonta sa main sous sa jupe. N'en pouvant plus, elle repoussa vivement ses mains en laissant couler ses larmes sur ses joues. Elle ne voulait plus qu'il pose les mains sur elle, c'en était trop. La Lionne le poussa et reposa vivement ses pieds sur le sol, en se rhabillant promptement et conformément.
- Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? demanda-t-il alors en toute innocence, les sourcils froncés. Ça ne te plait pas ?
- Je ne veux plus que tu me touches…
Elle se recula vivement en essuyant ses larmes d'un revers de manche tout en continuant de reboutonner sa chemise et son gilet. Elle n'aurait jamais dû le laisser faire jusque-là. Mais surtout, se laisser faire ainsi, laisser ces fameuses agitations naitre en elle, jouant de sa conscience et brouillant sa raison.
Rabastan s'avança alors doucement vers elle, troublé d'être la cause de son état pour si peu, alors qu'elle n'avait pas réagis pendant tout le temps passé dans cette pièce.
- Je ne veux plus que tu me touches, Lestrange, répéta-t-elle d'un ton plus ferme, malgré elle.
- Hé, attends, je ne voulais pas... commença-t-il, sincèrement troublé.
Mais en voyant la Gryffondor reculer vivement à son approche et ses larmes redoubler d'intensité, il préféra ne pas insister, et s'immobilisa sur place. Elle lui jeta un regard et se mordit violemment la lèvre.
- Je ne veux plus qu'on se voit. Nous ne sommes même pas du même monde, nous ne pensons pas pareillement. Je n'ai plus l'audace nécessaire pour te supporter, pour nous supporter. Mais je rassemble ce qu'il me reste de ce fameux courage pour te l'avouer, Rabastan.
Sa voix se brisa au fur et à mesure, comme une vitre éclatée en mille morceaux, une vitre frappée d'un sort perdu. Un puissant sort, produisant ainsi de multiples morceaux de verre, maintenant profondément ancrés dans le cœur du Serpentard, pour qui l'effet se révélait douloureux, dévastateur. Ces simples phrases les laissèrent tous deux sans voix un long moment, dans l'impossibilité de savoir lequel des deux souffrait le plus de la situation. Sans pouvoir alors esquisser le moindre geste, le Serpentard la fixa d'un air ahuri, ne pouvant croire aux paroles blessantes d'Alice, qui se dirigea vers la porte le plus vite possible.
Cette dernière sortit de la salle en trombe, essayant de retenir ses larmes malgré son bouleversement. Elle avait eu tellement de mal à le repousser, mais se sentait mieux maintenant qu'il n'était plus à proximité, malgré tout. Une fois que la Gryffondor fut plus éloignée, le bruit sourd d'un choc contre le sol lui parvint aux oreilles, et elle crut reconnaitre le bruit d'une chute de table, ou de chaise, ou d'un tout autre objet du genre… Ce qui ne fit que l'encourager à accélérer le pas.
Alice pensait bien avoir réveillé le Mangemort qui sommeillait en Rabastan, aujourd'hui… Et cette fois, plus rapidement que jamais.
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ALOOOOORS AVIS ? JE CHANGE LE RATING EN M, ou pas ? Cette scène est un peu plus osée que le reste, disons.
Review :)!
Bisous et à bientôt ! Djou.
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